En tant que
Président d’IDEA,
j’ai l’honneur
de déclarer le
27 novembre
Journée
Internationale
de l’Education
Artistique en
Théâtre. Nous
avons désormais
une date
spécifique pour
célébrer notre
riche et
singulière
contribution au
projet global de
développement de
l’éducation des
hommes, des
droits de
l’homme et de la
paix pour tous,
et tout
particulièrement
pour les jeunes,
les enfants et
les exclus
menacés par la
violence.
Ce n’est pas,
bien sûr, la
meilleure
période pour une
célébration.
Toutes les
générations et
tous les
continents
prennent
douloureusement
conscience du
réchauffement de
la planète, des
nombreuses
inégalités
sociales, de la
violence, de la
pauvreté et du
SIDA qui
touchent nos
vies
personnelles et
menacent notre
avenir. Chaque
professeur de
théâtre, chaque
élève, artiste
de théâtre et
communauté
semble placer au
cœur de son
activité
artistique
quotidienne la
question de la
déshumanisation
croissante et du
désespoir des
jeunes soumis
aux pressions
insoutenables de
la compétition
mondiale. Et
depuis le 11
septembre, des
crises
financières
quotidiennes
menacent de
transformer vos
maisons, écoles
et lieux de
travail en un
atelier global
du désespoir ou
en un théâtre du
déni.
Mais il y a
aussi de réelles
raisons
d’espérer. Aux
quatre coins du
monde, des
groupes, écoles,
collèges, lycées
et centres
culturels
produisent de
nouvelles
manifestations
de solidarité et
de coopération,
mettant en avant
des décennies
d’expériences,
de recherches et
de
collaborations.
Des déchets
industriels sont
transformés en
instruments de
musique et en
mémoriaux
visionnaires.
Des rangées de
bureaux poussés
le long des murs
transforment les
salles de
classes, lieux
de compétition
reposant sur la
peur et de
l’aliénation, en
lieux de
performances
innovantes et
collectives. Des
artistes de
théâtre et des
départements
universitaires
d’études
théâtrales
travaillent avec
les
enseignants, la
police, les
prisonniers et
les communautés
les plus
démunies pour
rétablir la
confiance, les
droits de
l’homme et les
réseaux de
coopération.
Dans chacun des
90 pays
composant
l’association
IDEA, votre
capacité à
offrir un
nouveau modèle
d’éducation
basée sur les
langages
artistiques
coïncide avec un
consensus
émergeant qui
dit que nous
avons besoin de
changer les
actions du monde
avant que cela
ne soit trop
tard.
Cependant, bien
qu’il semble que
nous soyons
d’accord sur le
fait que nos
langages
artistiques ont
besoin d’être
complètement
intégrés dans
l’éducation pour
nourrir nos
intelligences
multiples et
nous préparer
avec soin et
créativité à un
changement
permanent pour
tous, aux
évolutions
technologiques
et à un monde
basé sur les
connaissances,
nous ne devons
pas être naïfs.
Dans de
nombreuses
parties du monde
développé,
l’éducation
artistique est
remplacée par
l’ordinateur
portable et les
savoirs
fondamentaux.Et
dans chaque
région du monde,
la plupart des
parents et des
enseignants
pensent
également que
les arts et les
industries
créatives sont
un luxe élitiste
ou ne faisant
pas partie de
leur vie.
Aussi, quand
nous célèbrerons
le Jour IDEA ce
27 novembre2,
adressez-vous à
quelques
voisins,
enseignants,
journalistes,
industriels,
politiciens ou
amis travaillant
dans d’autres
domaines que
l’éducation
artistique en
théâtre pour
qu’ils se
joignent à nous.
Dites, ou encore
mieux, jouez vos
histoires de
théâtre et
d’éducation
artistique, et
écoutez les
questions de
ceux qui ne sont
pas vos
partenaires de
ce projet.
Faites de ce 27
novembre une
journée
d’apprentissage
pour partager
vos savoirs et
élargir la scène
de la
transformation.
Dan Baron Cohen,
Président d’IDEA
Coordonnateur de
la l’Alliance
Mondiale pour
l’Education
Artistique
1 Cette
situation a
décidé les
éducateurs de
théâtre,
musiques et arts
plastiques à
former
l’Alliance
Mondiale pour
l’Education
Artistique.
Voyez la
déclaration
ci-jointe dIDEA,
InSEA et ISME
présentée à la
conférence
mondiale de
l’UNESCO en
2006.
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Kara Walker |