Terrible rencontre
Le
théâtre amateur suscite un
engouement
peut
commun. Pour la critique et le
public
cette
« Terrible rencontre » serait-elle
accueillie avec un réel
enthousiasme ?
Tous en scène
La question ne se pose pas en ces
termes, puisque Jean Michel Dubray
s’inspire des principes fondamentaux
de « l’école » pour imposer la mise
en scène du théâtre art et
discipline, joué moins
aristocratique que le souffle de ses
maîtres, certes mais un théâtre qui
restitue la base acquise durant ces
nombreuses années où, avec ses
comédiens, Jean Michel était
étudiant stagiaire à l’atelier
théâtre du S.E.R.M.A.C. Chaque jour
répéter, au pupitre de l’expression
qui contribue à lutter contre le
bégaiement du théâtre, quand la
mémoire est une œuvre à construire
sans relâche, plus encore qu’un
devoir : ils étaient là, la leçon
sue sur le bout de leurs doigts, par
cœur, avec le cœur. Et c’est là que
tout est arrivé. L’idée a germé de
créer une association théâtrale où
l’émotion et la gestuelle
privilégiées, portent haut les
couleurs des silences qui parlent,
quand les corps jouent de ces
théâtres d’alentour, dans une
connivence de bon aloi.
Sympathique et grinçant
La pièce baigne constamment dans une
sorte d’ironie mi coco, mi zabrico.
Cinq années que Gisèle partage la
vie de sa cousine Micheline, cinq
années que son mari Luc s’est
volatilisé, cinq années sans aucune
nouvelle de lui, jusqu’au jour où…
la vie jaillit dans la lumière,
cruauté de l’être, passé, présent,
imagination et réalité. Le tout sans
retenue dans les pages d’un conte à
fleur de peau qui titille les
rouages des soupirs et afflictions,
arpente l’étendu de la consolation,
joue la carte du tendre, du rire
grimé de sourires et se plante en
direct dans une arithmétique
froidement comptable de sentiments
jamais dits mais déjà ineffables à
travers une langue crue et
quotidienne. « Terrible rencontre »
« fait se côtoyer esprit de
dérision, humour et tragédie pour
dépeindre, en fait un monde
désenchanter où les hommes (et les
femmes) sont souvent dépossédées de
tout idéal et se contentent
simplement de sourire ».
Ne rater pas ce rendez-vous
sympathique et grinçant.
Christian Antourel
Un
spectacle tout public au Théâtre de
Fort de France
Les
29-30-31 Mai 2008 à 19h30
Renseignements / Réservations : 0596
59 43 29
Mail :
theatre.foyal@mairie-fort-de-france.fr
Distribution :
Metteur en scène : Jean Michel
Dubray
Marlène Reson : Infirmière
Nicole
Perro : Gisèle
Christine Alexis : La tante
Raymonde Carene : Micheline
Jean
Paul Montenot : Luc
Le S.E.R.M.A.C (Service Municipal
d’Action Culturelle) a été créer il
y a plus de trente ans, c’est en
1975 que le Conseil Municipal adopte
le principe de la création d’un
organisme chargé exclusivement de
l’Action Culturelle. Dans un premier
temps l’ O.M.D.A.C (Office Municipal
d’Action Culturelle) naquit et
s’installe dans les locaux du Parc
Floral. Bien vite dépassé par le
succès des ateliers : théâtre,
danse, arts plastiques, musique,
poterie céramique, sculpture,
percussion et bien d’autres, le
nombre des animateurs a due doubler
voire tripler en quatre ans.
Au fils des ans devait apparaître,
pour une meilleure liaison avec la
population.
Le 17 Décembre 2002 est créer la
Régie Autonome du S.E.R.M.A.C
31 Mai
2008