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Les chroniques culturelles de Christian Antourel

 

 
 

Et tu dis que tu m’aimes !

Dans son livre, Nicole Cage-Florentiny, l’auteur-analyste livre la trame quasi intimiste de la violence faite aux femmes.

L’histoire commence ex abrupto par l’amour fait et déjà qui fait peur, l’amour violent comme un hussard sur le moi. « L’amour qui s’use, l’amour qui blesse, l’amour qui tue, mais l’espérance cependant, l’impérieuse nécessité de dire non  à l’inacceptable ! »… et la volonté de comprendre. Et tu dis que tu m’aimes ! Rien que le titre vaut un livre. Ce livre est un cri, pas une supplique, un constat pas un aveu, une décence à la condition humaine. C’est une révélation écrite dans le corps, dans la chair de chaque femme, un droit au respect, à une identité propre. Ne pas figurer encore et encore. Non ce livre n’est pas davantage un prétexte, une liberté prise par l’auteur pour coïncider avec la maltraitance de la femme. A chacun de ses titres et jusqu‘à la flamme de ces poèmes, quand chaque coup d’amour la pénètre au cœur, Nicole se laisse enfermer dans les plis du drame qu’elle consomme et invente l’expérience du roman à vue de ses propres réserves physiques et psychiques. Alors, le style prend la force du vécu, sans doute à cause qu’elle explore l’excès sous toutes ses formes, la singularité qu’on déforme, de l’ignorance la barbarie, la lâcheté ordinaire et la violence hypocrite du monde contemporain. Ce monde où il ne reste qu’à croire que le meilleur est à venir. Nicole Cage-Florentiny écrit des livres avec des techniques de vie vraie, architecturés avec des jeux subtils de visualisation entre le roman et sa réalité.

 

Installations Ephémères

Création sonore et chorégraphie picturale enjoliveront la rue Lamartine et le « Soup Bar ». Tous viendront se ressourcer autour de l’Ô. Une aventure polymorphe de Isabelle Digue et Patrick G. Bride

L’Art Insolite en liberté.

 

La Boutique Galerie Yeelen SO

L’Afrique de toutes les couleurs


 

Rosange Dia, montre que l’artisanat traditionnel et nostalgique, ne s’oppose pas à une volonté dynamique d’une Afrique originale colorée et résolument actuelle : Une autre Afrique.

 

Le Musée au Jardin amérindien.


Le musée vecteur culturel, est un lieu de ressources pour l’Histoire de la Martinique. Là se trouve conservé le patrimoine le plus ancien retrouvé dans l’île et sa collection amérindienne est de loin la plus riche et diversifiée des petites Antilles. Des céramiques peintes et gravées, des outils en pierre et en coquillages, des objets ethnographiques vous font revivre le quotidien des amérindiens qui ont habité la Martinique de 200 avant J-C à 1600 après. Outre le fait d’être le miroir de la vie de l’île à travers les âges (les fouilles archéologiques locales témoignent de la Martinique avant l’arrivée de Christophe Colomb à la Martinique), c’est le lieu touristique par excellence. De plus, à sa vocation de conservateur et de recherches, à l’écoute des différents publics, le Conseil Général/Musée d’archéologie et d’ethnographie développe, propose et organise des outils pédagogiques lors d’animations, d’ateliers, d’échangent et de projections, dans l’optique toujours d’une appropriation éducative et ludique des connaissances. Cette exposition s’inscrit à la fois dans le cadre de l’objectif « Développement durable et solidaire » du Conseil Général et dans le cadre « Rendez-vous jardin de la D.R.A.C (Direction régionale Des Affaires Culturelles) », dont le thème est cette année « Le voyage des plantes ». La culture du manioc respecte l’environnement depuis plus d’un millénaire et répond exactement aux caractéristiques d’une culture participant à la philosophie du développement durable par sa plantation et sa consommation – farine, kassav, matété, couac, féroce, tapioca - qui appellent à une démarche de partage et de solidarité. La calebasse elle, à longtemps été destinée et sert encore à la fabrication de toutes sortes d’objets à usage ménager, tels que : récipients (kwi), tasses, bouteilles, chass’pann (sorte de louche). Ce fruit se prêtre aussi à la fabrication de mobilier, masques, luminaires et d’instruments de musique (kora, berimbau, maracas, sitare entre autres. Deux plantes du jardin amérindien : un art de vivre.

 

Un Marmonneur Providentiel.?

Je suis un gueuleur …

Aimé Césaire a mis de la dynamite dans le cœur de celui qui l’écoute, du piment comme amour, sur la blessure qui s’ajoute …

« Il faut rêver, il faut agir »

- Tout est dit, le voyage de l’homme noir vers la lumière. Dire le venin et cracher la hargne, toute la rage de l’imprécateur, mais «  passeur »de rêve. Le poète a capté dans l’espace d’extraordinaires messages… «  pleins de poignards de nuits, de gémissements ; une vaste improvisation de tornades, de coups de soleil… » Reste maintenant la façon d’écrire la manière de restituer limpide «  tout le sang dans sa mémoire … homme seul emprisonné de blanc.

 

Jocelyne Fortuné

Série Noire pour lumières, une « peinture lyrique » mise en scène

Camille Ravin, l’or au bout des doigts


Camille Ravin possède cette double ambiguïté : l’avantage d’être homme – insecte, oiseau et homme à la fois et tout cela au service de la sculpture.

Ecorce de Peines


Ecartant les légendes et affirmations controversées, R.I.P.O.S.T.E retrace ce qu’on sait de l’horreur de l’esclavage et propose le Slam dans le rôle fondateur d’un monde moderne.

La musique des mots

 

BIGUINE, à la fois documentaire et fiction


Comme chaque fois où un tubercule est recherché, cultivé, fouillé et finalement débusqué, réalisé, la satisfaction ressentie alors peut-être à son comble mais l’effort fut-il de toute beauté, il n’en demeure pas moins sûr qu’un tubercule reste une racine et n’est jamais un arbre.

Terrible rencontre


Le théâtre amateur suscite un engouement peut commun. Pour la critique et le public cette « Terrible rencontre » serait-elle  accueillie avec un réel enthousiasme ?


Tous en scène

 

Mon enfant, mon royaume

Ballet-théâtre mis en scène par Frédéric Salard

Chorégraphié et interprété par Laurence Couzinet et Thierry Sirou

Une production Compagnie Car-Av-An

 

La Maison du peuple

De Louis Guilloux

Avec Marcel Maréchal

 

Donner de la voix au roman, c’est la gageure d’un passionné que le Théâtre de Fort de France a tiré de sa collection « Arts et Dialogues »

Rares sont les artistes qui savent se dépasser, qui s’engagent sans mesure, pour la seule nécessité d’un supplément d’âme. Ceux–la transmettent leur témoignage humain comme un choc lyrique qui nous électrise dans un souffle d’élan total. C’est le cas de Marcel Maréchal. Cet habitué du grand théâtre, comédien surdoué, promène sa bonhomie dans l’enseignement généreux d’un théâtre souvent populaire. Dans des registres des plus divers, du classique Molière au tonitruant Arrabal, du répertoire héroïque d’une comédie française aux facéties jouées des dramaturgies contemporaines; il excelle simplement.

 

Joby Bernabé

Dit les paroles de son répertoire

 

Pendant 25 années, le répertoire des paroles de Joby Bernabé a été en constante évolution, par son chant, par sa voix et la fascination qu’elle provoque, pour une émotion, l’artiste bonifie ses textes jusqu’à l’ultime version.

Son aventure est celle de l’imagination. Ne pas faire de la littérature, mais dire les choses, des choses qui sont préoccupantes bien sûr. Alléger leur thème grave et faire en sorte qu’on en rit, est-ce un art ou un don ? Il sait en partant du quotidien le plus banal, d’une situation simple et habituelle, tirer la quintessence d’une histoire à dire. Il jongle avec les mots et surtout les met en situation. Ici c’est un portrait plus vrai que nature, un pamphlet élégant ou quelques diatribes aux accents si cocasses et coquins qu’on en oublie la raillerie ou la satyre originale. Là, une caricature si peu contestable, qu’elle force le respect et dévoile le talent de l’artiste qui emporte avec lui nos hypocrisies, notre hypocondrie et nos histoires cachées.

 

Chronique du Théâtre ordinaire

Dans l’apparente tranquillité d’une distraction publique se cache une tragédie régulière, un cycle infernal.

Il y a toujours eu beaucoup d’angoisse autour du Théâtre art majeur, dans l’Illustre théâtre : celui de Molière. Comédie, tragédie, farce et spectacle théâtral en recherche d’identité, de quiétude évidemment. La création, la vie se donne dans la douleur. Sous les projecteurs, alors que sur nos scènes s’active la mise en scène décuplée, se joue dans nos vies un tout autre théâtre, celui-ci, en habit de lumière-tristesse-joie, selon le cas. Théâtre ordinaire de nos nuits et de nos jours. Plutôt que de dauber avec entrain sur le théâtre en Martinique, d’agiter nos quolibets, nos applaudissements en représentation systématique, où nos « ti sonson » marinent encaqués gwo siwo et subtilité soleil. Théâtre ou théâtre ? Lequel est caricature, imposture de l’autre ? Il faut donc s’isoler. Mais c’est à l’Endroit libre où le jeu de maux s’impose où l’intellect s’évacue, que la pensée à l’envers en danger d’anachronisme notoire reste fausse et sceptique. Devant la quantité spirale de l’interrogation, ce catalogue de nos bassesses et de nos petites grandeurs, on retiendra un « Huis Clos » à ciel ouvert où se cultive un paradoxe stratagème sans alternative, qui pose, s’oppose, autant se repose, sexe pose et finalement s’explose. Nos attitudes, les comportements sont des rôles de composition, nos adaptations ou répliques improvisées. Des réponses au quotidien qui revient. L’occasion de suivre « Moïse » terre promise, rêve suspendu. Vouloir dire, vouloir croire tous les défauts et qualités de l’homme aimable et de l’homme sensible, estimable, ses vices de caractère ici défauts artificiels du rôle, là, malice, simplicité naturelle. Qu’est-ce que « Les enfants de la mer », dont le nom est l’ouvrage disent en substance ? A ne percevoir que le mal que ferait la franchise accolée à la vie ?

 

« Kò an Manniman » à l’Atrium

Dans un cadre conceptuel agité où l’Art Nègre

tente de se frayer un chemin, on observe partout

le regroupement d’artistes audacieux et de bonne volonté.