Tag Archive for Venezuela

« Le Venezuela est à terre » : à la frontière avec la Colombie, des centaines de milliers de Vénézuéliens fuient la crise

Depuis 2015, 1,6 million de Vénézuéliens ont fui leur pays et la crise pour gagner la Colombie. L’un des points de passage entre les deux pays est le pont international Simon Bolivar, non loin de la ville de Cùcuta.

C’est la plus grave crise migratoire de toute l’histoire du Venezuela, et elle se ressent particulièrement autour du pont international Simon Bolivar, à la frontière avec la Colombie. C’est là que des Vénézuéliens à bout de force, de souffle et de nerfs décident de sauter le pas et de quitter leur pays.

Selon la police, chaque jour, 30 000 à 35 000 personnes passent cette frontière poreuse de la région de Cùcuta. Pour les Vénézuéliens, passer le pont-frontière ou traverser le Rio Tachira par des chemins de traverse illégaux, c’est entretenir l’espoir d’un futur meilleur, mais c’est aussi abandonner la patrie.

« Le Venezuela va mal », explique Nubia, accompagnée de sa fille de 12 ans, Angie. « Le Venezuela est à terre. On attendra que le président Maduro renonce pour que le pays se relève. 

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Venezuela: Maduro admet «l’échec» de son modèle productif

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a admis l' »échec » du modèle productif que son gouvernement a mis en application au Venezuela, pays qui fait face à une hyperinflation et quatre ans de récession. « Les modèles productifs que nous avons testés jusqu’à présent ont été un échec et c’est notre responsabilité, la mienne, la tienne », a déclaré lundi soir le chef de l’État socialiste lors du congrès de la formation au pouvoir, le Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV).

« Les pleurnicheries, ça suffit! (…) On doit produire avec ou sans agression (présumée de l’extérieur, selon le gouvernement), avec ou sans blocages, faire du Venezuela une puissance économique (…) Plus de couinement, ce que je veux c’est des solutions, camarades! », a lancé le dirigeant. Le gouvernement vénézuélien a nationalisé des pans entiers de l’économie, comme le ciment et l’acier, exproprié des centaines d’entreprises et, plus récemment, fait appel à l’armée pour contrôler les marchés municipaux afin de tenter de contrôler l’envolée des prix.

L’inflation pourrait atteindre 1.000.000% cette année, selon le Fonds monétaire international, alors que le PIB devait s’effondrer de 18%.

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Le prix Sakharov à « l’opposition au Venezuela » : un « jour noir » au Parlement européen

— Par Jean-Jacques Régibier —

En décernant le prix Sakharov à « l’opposition au Venezuela », le Parlement européen a choisi d’utiliser les droits de l’homme comme une arme politique au service d’un camp. Les Verts parlent de « jour noir » au Parlement européen.

On n’a pas eu droit à l’habituel tonnerre d’applaudissement, encore moins à la standing ovation, ni à « l’émotion palpable » qu’ont toujours l’air de ressentir en pareille occasion les commentateurs avisés. Non.

Cette fois, quand le président du Parlement européen, l’ancien porte-parole de Berlusconi, Antonio Tajani, a annoncé le gagnant, la droite (PPE) a applaudi, une partie des libéraux (ALDE) aussi, mais pas tous, les députés d’extrême-droite, avec ferveur, certains socialistes, et d’autres du bout des doigts. A gauche de l’hémicycle, beaucoup ont souri, puis franchement ri quand Tajani a prétendu que le Parlement européen défendait la démocratie et les droits de l’homme partout dans le monde, sans exclusive.

Autant dire que le prix Sakharov 2017 est loin d’avoir réuni le sacro-saint consensus européen qui prévaut habituellement dans ce genre de récompense symbolique.

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Prix Sakharov 2017 à l’opposition démocratique vénézuélienne

Le Parlement européen distingue l’action de l’Assemblée nationale du Venezuela, privée de son pouvoir législatif, et les opposants emprisonnés.

Comme chaque année depuis 1988, le Parlement européen a décerné son prix «pour la liberté de l’esprit». Après deux femmes yazidies rescapées de Daech en 2016, c’est au tour de l’opposition vénézuélienne de se voir distinguée.

Après un long processus de sélection, en cours depuis juillet dernier, le Parlement européen a finalement choisi son lauréat 2017 du prix Sakharov «pour la liberté de l’esprit». Déjà sélectionnée pour cette distinction en 2015, c’est l’opposition vénézuélienne qui a été distinguée par la Conférence des présidents, composée du président du Parlement Antonio Tajani et des présidents des groupes politiques.
Le prix Sakharov, destiné à «honorer des personnalités collectives ou individuelles qui s’efforcent de défendre les droits de l’homme et les libertés fondamentales», a été créé en 1988. Il tire son nom du dissident soviétique Andreï Sakharov (1921-1989), récipiendaire du prix Nobel de la paix en 1975. Le premier prix Sakharov (1988) a été attribué conjointement à titre posthume à Anatoli Martchenko, lui aussi dissident russe, et à Nelson Mandela.

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Près de cinquante médias fermés par le gouvernement vénézuélien

Le principal syndicat de journalistes du pays a manifesté samedi pour dénoncer la censure du gouvernement Maduro en 2017, qui a empêché radios et télévisions d’émettre.

Un total de 49 médias ont été fermés par le gouvernement vénézuélien en 2017, a dénoncé samedi 26 août le principal syndicat de journalistes du pays, lors d’une manifestation organisée après la censure de deux radios locales très connues.

« Nous avons enregistré la fermeture de 49 médias, pour la plupart des radios, mais aussi des chaînes de télévision payantes comme RCN et Caracol », a plaidé Marco Ruiz, secrétaire général du Syndicat national des travailleurs de la presse (SNTP).

Un groupe de journalistes a manifesté samedi contre la décision de la Commission nationale des communications (Conatel) de couper le signal de deux célèbres radios de Caracas, 92.9 FM et Magica 91.1 FM, présentes sur les ondes depuis près de 30 ans.

Lire aussi : Le Venezuela s’enfonce dans la dictature

Atteinte à l’exercice de la critique

Selon Marco Ruiz, le gouvernement socialiste de Nicolas Maduro applique « une politique systématique d’encerclement et d’asphyxie de tous les espaces permettant encore une libre expression et l’exercice de la critique et de la dissidence ».

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La tentation du «national-stalinisme» au Venezuela

— Par Pablo Stefanoni —

La gauche latino-américaine et européenne devrait préférer le débat sur le sens de la démocratie plutôt que de se barricader dans une défense aveugle du chavisme qui ouvre la porte à la droite. Une analyse de l’ancien directeur de l’édition bolivienne du Monde diplomatique.

En 1920, à l’issue d’un voyage dans la Russie révolutionnaire avec un groupe de syndicalistes ouvriers, l’intellectuel britannique Bertrand Russell écrivit un petit livre (Théorie et pratique du bolchévisme) dans lequel il retranscrivit ses impressions sur la récente révolution bolchévique. Il y abordait, avec simplicité et sens de l’anticipation, quelques-uns des problèmes liés à la concentration des pouvoirs et aux risques de bâtir une nouvelle religion d’État. Dans un texte fortement empathique avec la charge colossale reposant sur les épaules des bolchéviques, il soutenait que le prix de leurs méthodes serait très élevé et que, même en payant ce prix, le résultat était incertain. Dans ce raisonnement, on retrouve la plupart des difficultés du socialisme soviétique et de ce qu’il est devenu au cours du XXe siècle.

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La vraie gauche vénézuélienne

A ce jour, la gauche critique s’est exprimée par des déclarations et de petits rassemblements. En sortant sur le terrain politique de la lutte dans la rue, les batailles électorales ou syndicales, elle peut offrir une alternative aux soutiens de Chavez qui aujourd’hui dénoncent le régime corrompu. C’est la seule issue pour éviter le pire dont la guerre civile, l’invasion US et/ou le fascisme.

Pendant des années, la lutte politique au Venezuela a été présentée comme un affrontement entre un gouvernement dirigé, antérieurement, par Hugo Chávez, puis Nicolas Maduro, puis une Assemblée dominée par l’opposition de droite. Or, il y avait toujours eu d’autres forces de gauche au Venezuela. Et maintenant, des chiffres apparaissent sur le recul du soutien populaire ainsi que sur des groupes de la gauche radicale qui étaient partisans de Chavez, mais rejettent aujourd’hui Maduro. Ces secteurs, dans lesquels s’expriment beaucoup de critiques face au gouvernement ainsi que face à l’opposition de la MUD [Table de l’unité démocratique, marquée par des différences socio-politiques internes nombreuses mais (re)compactée un peu, sur la courte durée, grâce au type de «gestion de l’ordre» par la direction Maduro et par les «pressions» et sanctions internationales qui l’obligent à présenter un front commun pour négocier une transition politique], cherchent à se démarquer au milieu de la polarisation qui balaie le pays.

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Venezuela: l’opposant Leopoldo Lopez de nouveau placé en résidence surveillée

L’un des chefs de l’opposition vénézuélienne, Leopoldo Lopez, qui avait été libéré de prison samedi 29 juillet, est de nouveau assigné à résidence à son domicile à Caracas, a annoncé son épouse Lilian Tintori.

« Ils viennent de transférer Leopoldo à la maison », a écrit sur Twitter ce dimanche 6 août l’épouse de Leopoldo Lopez, qui avait été incarcéré mardi 1er août. « Nous avons encore plus de conviction et de fermeté pour parvenir à la paix et à la liberté au Venezuela! ».

Leopoldo Lopez, 46 ans, et le maire de Caracas Antonio Ledezma, 62 ans, avaient été conduits mardi à l’aube à la prison militaire de Ramos Verde, dans les faubourgs de Caracas, en application d’une décision du Tribunal suprême de justice (TSJ). Le TSJ avait révoqué leur placement en résidence surveillée en les accusant d’avoir projeté de s’enfuir.

Tous deux avaient lancé des appels contre l’élection de l’Assemblée constituante voulue par le président Nicolas Maduro. Cette assemblée a tenu sa séance inaugurale vendredi sur fond de rejet de l’opposition, d’accusations de fraude électorale et de condamnations internationales.

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Venezuela: le bureau de la procureure générale encerclé par l’armée

La procureure destituée par l’Assemblée Constituante aux ordres de Maduro!

— par RFI —

Les forces de sécurité vénézuéliennes ont pris position samedi autour du bureau de la procureure générale Luisa Ortega au lendemain de l’entrée en fonction de l’Assemblée constituante qu’elle juge illégitime. Elle n’a pas pu entrer dans son bureau et dénonce un acte arbitraire.

La procureure générale du Venezuela Luisa Ortega, devenue un des principaux adversaires du président Nicolas Maduro, a affirmé samedi que l’armée assiégeait le siège du parquet à Caracas. « Je rejette le siège du ministère public. Je dénonce cet acte arbitraire devant la communauté nationale et internationale », a écrit Luisa Ortega sur Twitter.

Vendredi, le parquet général qu’elle dirige a demandé à la justice d’annuler l’inauguration de l’Assemblée constituante prévue ce vendredi, en raison de soupçons de manipulation du vote par les autorités.

Les opposants redoutent que cette nouvelle Assemblée, que plusieurs pays dont les Etats-Unis ont refusé de reconnaître, octroie les pleins pouvoirs au chef de l’Etat. Le président Nicolas Maduro estime que la création de cette Constituante apaisera le pays après quatre mois de manifestations antigouvernementales qui ont fait plus de 120 morts, dans un pays miné par les pénuries et la récession.

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Venezuela : « Défendre le gouvernement relève d’un aveuglement idéologique néfaste »

— par Collectif —

 En tant qu’universitaires, intellectuels ou militants de la société civile, nous souhaitons exprimer notre profonde préoccupation face à la situation incontrôlée de violence politique et sociale au Venezuela qui a déjà entraîné plus de cinquante morts, des centaines de blessés et de détenus renvoyés devant des tribunaux militaires.

Nous sommes conscients que la situation de violence dans laquelle le Venezuela est plongé aujourd’hui a des origines nombreuses et complexes, dans un contexte de polarisation politique de plus en plus virulente et de désintégration du tissu social.

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Inflation, pénurie… le Venezuela plongé dans une crise sans précédent

criseco_maduroLa situation dure depuis plusieurs mois et ne semble pas s’infléchir. Confronté à de nombreuses crises, dues notamment à la chute des cours du pétrole, le Venezuela ne s’en sort pas. Le président Nicolas Maduro a décidé de réquisitionner les principaux ports du pays et des usines.

Crise politique, crise économique, crise sociale… La situation est critique depuis plusieurs mois au Venezuela. Le pays dirigé par Nicolas Maduro, qui a pris la succession d’Hugo Chavez, est touché par la chute des cours du pétrole, dont il tire la quasi totalité de ses revenus.

Face à cette situation, le président vénézuélien a prolongé en mai de trois mois l’état d’urgence économique et déclaré l’état d’exception qui permet notamment au gouvernement de prendre le contrôle des sources d’approvisionnement et des produits de première nécessité. Mais ces derniers jours, Nicolas Maduro a également décidé de réquisitionner certains ports du pays.

Réquisition des principaux ports et d’une usine

Le président a ainsi annoncé mardi que lui et le ministère de la Défense prendraient « le commandement total de l’approvisionnement du pays ».

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Le délabrement de l’économie du Venezuela s’accélère

venezSur fond de lutte politique, l’hyperinflation et la chute des prix du pétrole minent un pays très dépendant de ses exportations de brut

Le premier bras de fer entre le président vénézuélien, Nicolas Maduro, et son opposition, majoritaire au Parlement depuis mardi 5 janvier, est engagé. Il a pour enjeu la Banque centrale du Venezuela (BCV). Par décret-loi, signé cinq jours avant l’investiture de la nouvelle assemblée, M. Maduro s’est arrogé le droit de nommer le directoire et le président de la BCV, sans l’accord du pouvoir législatif.

Le 7 janvier, la Table de l’unité démocratique (MUD), qui regroupe tous les partis d’opposition, a fait savoir qu’elle entendait déroger à la norme et défendre l’autonomie de l’institution monétaire.  » Ce n’est pas un jeu, la situation est très grave « , a souligné l’économiste José Guerra, un des nouveaux députés de la MUD.

Sur fond d’effondrement des prix du pétrole, le délabrement de l’économie vénézuélienne s’accélère. Le gouvernement Maduro continue, lui, de se poser en victime d’une  » guerre économique  » menée par ses adversaires politiques.

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Au Venezuela, la santé publique s’écroule

Le fleuron de la politique sociale d‘Hugo Chavez n’a pas résisté à la crise et à la corruption

sante_venezuela2— Par Marie Delcas —
Sous le soleil de midi, -Emilia Lares, 72 ans, fait la queue depuis quarante minutes, devant la pharmacie de la place d’Altamira, dans l’est résidentiel de Caracas.  » Mes réserves d’insuline s’épuisent « , explique-t-elle, angoissée. Tous ses amis malades sont dans le même état,  » qu’ils souffrent d’hypertension, de problèmes cardiaques ou de cancer « .

Sa voisine âgée de 24 ans s’inquiète, elle, pour sa pilule  » de plus en plus difficile à dénicher « . Les préservatifs ont depuis longtemps disparu des rayons. Selon la Fédération pharmaceutique vénézuélienne, le déficit de médicaments atteint 70 % des besoins du pays. Le secteur santé est au bord du coma.

A l’autre bout de Caracas, dans le quartier populaire de Coche, -Geomar, 19 ans, se remet de son opération. A l’aube, ce samedi-là, il s’est présenté au service des urgences avec deux balles de 9 mm logées dans la cuisse droite.  

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Le Venezuela à l’heure des pénuries et de l’inflation

— Par Marie Delcas —

chavez_penuriePlus que jamais, les plus radicaux des chavistes rêvent d’un grand soir vénézuélien, fait de nationalisations, contrôles et arrestations. Pour leur plus grande satisfaction, jeudi 5 février, deux directeurs de la chaîne de pharmacies Farmatodo ont été arrêtés, accusés de  » boycott et déstabilisation de l’économie « . Quatre jours plus tôt, les 167 succursales de l’entreprise avaient été occupées par la police. La force publique a également investi, lundi, les 36 magasins de la chaîne de supermarchés Dia a Dia.

Pas sûr que cela règle ce qui est devenu l’un des premiers problèmes du Venezuela : des problèmes d’approvisionnement. Promenez-vous à Caracas. Et vous verrez partout… des queues. Des files d’attente pour acheter de la farine de maïs ou des couches de bébé. Pour un litre de lait. Ou du shampoing. Les Vénézuéliens font la queue, parlent des queues et, toutes tendances politiques confondues, râlent contre les queues. Elles durent depuis des mois. Et cela empire.

Comment un pays immensément riche en pétrole en est-il arrivé là ?

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