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« I’m not your negro », documentaire de Raoul Peck

-par Guy Gabriel —

Raoul Peck nous fait entrer dans un univers socio-politique et historique d’une exceptionnelle authenticité qui souligne avec une redoutable efficacité toute la violence qu’a pu vivre et que vit encore la population noire aux Etats-Unis. Partant des écrits de l’auteur afro-américain James Baldwin, il ausculte et décortique la situation dans laquelle les Blancs, en général, n’ont pas évolué, persuadés qu’ils sont, que le sentiment de suprématie qu’ils ont intégré dans leur intellect, est toujours là, intouchable, immuable.

Il utilise pour cela un montage pointilleux, voire pointilliste, qui navigue entre archives passées et documents récents, une manière de faire coïncider les époques et nous dire que rien n’a changé, fondamentalement ; pour appuyer la forme, il laisse parler Baldwin avec ses textes fluides (avec la voix de Samuel. L. Jackson en V.O. et celle de Joey Starr en V.F.), Baldwin qui a dû s’exiler en France pour tenter de connaître le goût de la liberté.

Dans ce documentaire qui a trusté des prix, et des nominations , on découvre un homme brillant, élégant, intelligent, mais aussi le portrait d’une époque pas révolue du tout, l’ensemble s’imbriquant dans une mise en scène, elle aussi très élégante, tout comme s’imbriquent harmonieusement la pensée de l’auteur et celle du réalisateur.

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« Get out », un film de Jordan Peele

A Madiana

Par Guy Gabriel —

Avec Daniel Kaluuya, Allison Williams, Catherine Keeler, Bradley Whitford.

Chris, un jeune afro-américain, est invité chez les parents de sa petite amie blanche ; accueil chaleureux dans une demeure ultra-chic, dans un premier temps, mais très vite, et surtout à l’arrivée d’autres invités, l’atmosphère va se tendre et une série d’incidents va révéler l’inimaginable. Ce qui était proche de la gentillesse va devenir progressivement menaçant, les personnages souriants vont devenir inquiétants…

Voilà un film surprenant, mélange parfait de comédie et d’horreur, sur le racisme latent traité avec un brio réjouissant par un jeune réalisateur afro-américain qui ne manque pas d’originalité.

Jordan nous dit comment le pire peut se trouver dans une situation clean et derrière des visages les plus amènes ; mais assez rapidement, on est mal à l’aise, car tant de gentillesse, semble cacher des douleurs à venir. Tout cela est amené avec un humour déstabilisant, prouvant que l’humour et l’horreur peuvent curieusement cohabiter, le premier étant révélateur du second, ce que Peele exprime en disant lors d’une interview : « J’aime le build-up (accumulation), l’intuition de ce qui va arriver.

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Félicité

— par Guy Gabriel —

Félicité

Réalisé par Alain Gomis ; avec Véronique Beya Mputu, Papi Mpaka, Gaëtan Claudia

Félicité est une femme forte et indépendante qui gagne sa vie en chantant dans un bar de Kinshasa ; des voix puissante, elle fait vibrer les spectateurs qui se défoulent en buvant plus que de besoin et dans un ambiance électrique ; elle vit séparée de son mari et élève seule son fils Samo. Sa vie bascule lorsque ce dernier a un accident de moto ; il lui faut, alors rapidement trouver l’argent qui lui permettra d’éviter l’amputation d’une jambe de Samo. Alors commence pour elle un parcours du combattant incroyable…

Félicité qui vient recevoir, après l’Ours d’Or à Berlin, l’Etalon d’or au dernier Fespaco (Festival du film de Ouagadougou) est ce qu’on appelle un petit bijou cinématographique. Centré sur un personnage de femme forte, qui va se révéler, après un de ces malheureux hasard que la vie vous réserve ; la mise en scène va d’emblée se mettre au service de sa prise en charge d’elle-même ; elle se trouve, en fait obligée de rebâtir sa vie qui va passer de musicale à dramatique.

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« Jackie » de Pablo Larrain

– par Guy Gabriel—

Réalisé par Pablo Larrain ; avec Nathalie Portman, Peter Sarsgaard, John Hurt, Greta Gerwing, Billy Crudup.

22 Novembre 1963, John Fitzgerald Kennedy, 35è Président des Etats-Unis, vient d’être       assassiné à Dallas ; Jackie, son épouse, profondément choquée par ce drame, admirée pour sa culture et son élégance, tente de surmonter son deuil et le traumatisme est décidée à mettre en lumière l’héritage laissé par son mari et, du coup, le célébrer.Pour cela, elle va avoir un entretien avec un journaliste du magazine Life, afin de parler du bref « règne » de son mari, et, surtout de parler de son séjour, à elle, à la Maison Blanche

      Nous voilà face à un personnage que l’on croit connaître, du moins le côté glamour et, très rapidement, on se trouve en présence d’un personnage plus complexe qu’il n’y paraît ; le film de Larrain n’a pas la prétention de faire un biopic, mais essaie d’analyser le fonctionnement du personnage à un instant précis de sa vie, afin de comprendre le personnage dans sa totalité ; ici, nous sommes dans la semaine qui suit l’assassinat de son président de mari et Jackie tente, avec un certain sens de l’autorité, d’organiser les funérailles.

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La la land

À Madiana

—Par Guy Gabriel —

Réalisé par Damien Chazelle ; avec Emma Stone, Ryan Gosling, J.K. Simmons, Rosemarie DeWitt, John Legend

A Los Angeles, Mia actrice en devenir, sert des cafés entre deux auditions. De son côté, Sebastian, un passionné   de jazz, joue du piano dans petit club pour assurer sa subsistance. L’un comme l’autre sont à des  lieux de leurs rêves. Le destin, parfois malicieux, va réunir ces doux rêveurs ; mais cette rencontre fortuite part sur de mauvaises bases avant de tourner au coup de foudre; résistera-t-il aux aléas de la vie, à la vie trépidante de Hollywood ?

Que dire après la vision de La la land, le deuxième long métrage de Damien Chazelle, sinon que c’est un vrai bonheur ; un vrai bonheur par une mise en scène fluide au possible, et une interprétation remarquable de Ryan Gosling et de Emma Stone, surtout cette dernière, époustouflante. Damien Chazelle continue, ici, son hommage à la musique et au jazz , en particulier, après son étonnant Whi plash (déjà un hommage au jazz) , mais aussi au cinéma hollywoodien, notamment à la comédie musicale.

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Dalida

-Par Guy Gabriel —

Réalisé par Lisa Azuelo ; avec Sveva Alviti, Jean-Paul Rouve, Ricardo Scarmacio, Nicolas Duvauchelle.

De sa naissance a Caire en 1933 à son premier Olympia en 1956, de son mariage avec Lucien Morisse, aux  soirées disco, de son voyage initiatique en Inde, au succès mondial de Gigi l’amoroso en 1974, on suit le parcours chaotique de Yolanda Gigliotti, alias Dalida (référence évidente au personnage biblique Dalila)

On est toujours un peu inquiet à l’annonce d’un biopic ; reconnaitra-t’ on l’intéressé ? son image ne sera-t-elle pas dénaturée ? Rien de tout cela avec le dernier film de Lisa Azuelo (LOL), car la réalisatrice adopte une mise en forme du sujet rien moins que linéaire ; en effet, si on suit l’évolution de la chanteuse de sa naissance au Caire à sa mort c’est par le biais d’une mise en image qui tente, et y réussit le plus souvent des rapports que ses chansons entretiennent avec sa propre vie.

Du coup on se trouve en face d’une véritable héroïne tragique au sens de la tragédie grecque ; toute sa vie défile devant nous comme un écartement permanent entre sa vie personnelle et sa vie professionnelle.

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« Madiafilms » 2

–Le coup d’oeil de Guy Gabriel–

SULLY de Clint Eastwood

sully-affichavec Tom Hank, Aaron Eckhard, Laura Linney

Chesley « Sully » Sullenberger a des milliers d’heures de vol à son actif, lorsqu’il prend les commades de l’Airbus A320 du vol 1549 d’US Airwaiys, avec personnes à bord. Tout se déroule bien jusqu’au moment où des oiseaux font exploser les deux réacteurs. Sully avertit la tour de contrôle afin de trouver un aéroport où atterrir ; il se rend vite compte qu’il lui faudra envisager une autre solution et décide de se poser sur l’Hudson.Grâce à son talent et son sang-froid tout se passe pour le mieux et on ne déplore aucune victime.

Cependant, une commission d’enquête va tenter de mettre à mal son statut en se demandant si le pilote a pris la bonne décision.

Evidemment on pense au film Flight de Zemeckis (avec Denzel Washington) ; mais passé le côté spectaculaire du propos, Clint Eastwood nous met en scène, brillamment, la manière dont les institutions des Etats-Unis peuvent, en un clin d’œil, transformer l’héroïsme en doute déstabilisateur et mettre en conflit l’individu et le collectif.

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« Madiafilms » 1

Le coup d’oeil de Guy Gabriel

aff_mal_de_pierresMal de pierres, de Nicole Garcia ; avec Marion Cotillard, Alex Brendemühl, Louis Garrel

Gabrielle a grandi dans la petite bourgeoisie agricole ; elle rêve d’absolu et fait scandale ; mariée par ses parents à un ouvrier agricole, qu’elle n’aime pas et n’aimera jamais dit-elle. Tout va basculer quand elle est envoyée en cure thermale pour soigner ses calculs rénaux ; elle y rencontre André Sauvage, un soldat qui revient de la guerre d’Indochine.

Mal de pierres est le récit d’un amour contrarié, on pourrait même dire d’une vie contrariée ; en effet, Gabrielle fille de la petite bourgeoisie agricole rêve de passion absolue à une époque où les jeunes femmes sont destinées au mariage ; dans ce contexte, elle finit par déranger et même considérée comme folle.
On ne sait plus si elle vit son rêve ou rêve sa vie.
Ce destin de femme est filmé avec maestria par Nicole Garcia qui nous montre une Marion Cotillard au sommet de son art et qui n’a jamais été aussi belle ; elle reflète toute l’angoisse et la mélancolie de son existence, empêchée, serait-on tenté de dire.

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La fille du train

 

aff-fille-trainLa fille du train de Tate Taylor d’après le roman de Paula Hawking ; avec Emily Blunt, Rebecca Ferguson, Haley Bennett, Justin Theroux

—-Par Guy Gabriel—-

Rachel prend tous les jours le train et passe devant la même maison. Dévastée par son divorce, elle a sombré dans l’alcoolisme, elle fantasme sur le couple qui y vit et leur imagine leur vie parfaite…jusqu’au jour où elle est témoin d’un événement qui la choque et se retrouve étroitement mêlée à un angoissant mystère

L’adaptation de ce best-seller littéraire de l’année, signé Paula Hawkins, était l’idée casse-gueule par excellence, car le portrait croisé de ces trois femmes hors norme, surtout celui de Rachel, ne manquait ni d’originalité, ni d’ambiguité ; cependant, contrairement à beaucoup d’avis, le film retranscrit efficacement l’ambiance du roman, en sachant à la fois prendre la distance nécessaire pour éviter la tentation du copier-coller dévastateur et faire un objet filmique tout-à-fait honnête.
Plus proche de
Fenêtre sur cour (par son côté voyeur) de Hitchcock que de Gone girl (pour la disparition) de David Fincher, La fille du train est un excellent thriller psychologique, avec ses zones d’ombre qui souligne bien l’obsession de Rachel, héroïne borderline, alcoolique, qui fantasme sur la vie des autres, après avoir raté la sienne.

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Le gang des antillais

— Par Guy Gabriel —

le_gang_des_antillaisLe gang des Antillais de Jean-Claude Barny ; avec Djedje Apali, Ericq Ebouaney, Adama Niane, Zitat Hanrot, Vincent Vermignon, Romane Bohringer, Jocelyne Berorard

Nous sommes dans les années 70 le BUMIDOM (Bureau pour le  développement des Migrations des départements d’Outre-Mer) promet de favoriser l’insertion des français des DOM-TOM et de la Réunion dans ce qu’on appelle la Métropole ; Jimmy Larivière, arrive à Paris pour se faire sa place au soleil ; sauf qu’il ne parvient pas à la trouver dans cette société ; c’est d’autant plus ennuyeux qu’il a une petite fille avec qui il ne sait même pas où dormir. Sa rencontre avec un groupe de trois jeunes antillais va l’entraîner dans une série de braquages retentissants.

Jean-Claude Barny s’attaque, par le biais d’un film de braquages (à l’américaine) efficace, à une page de l’histoire antillaise qui raconte celle, vraie, de jeunes gens qui sont le reflet des dommages collatéraux de la politique française dans ses département ultra-marins. Le gang des antillais arrive à trouver l’équilibre qu’il faut entre grande histoire et les histoires personnelles ; des histoires personnelles qui montrent l’avortement du miroir aux alouettes que le Bumidom a été pour bien des jeunes, qui ne demandaient qu’à vivre le rêve qu’on semblait leur proposer.

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Café Society

— Par Guy Gabriel —

cafe_societyCafe Society ; film américain de Woody Allen ; avec Kristen Stewart, Jesse Eisenberg, Steve Carell, Blake Lively.

New-York dans les années 30, Bobby Dorfman semble étouffer entre des parents toujours en conflit, un frère gangster et la bijouterie familiale. Il décide de tenter sa chance à Hollywood où son oncle Phil, un puissant agent de stars, accepte de le prendre sous ses ailes, en l’embauchant comme coursier. Il ne tardera pas à tomber amoureux ; mais la belle Vonnie n’est pas libre et ne peut lui offrir que son amitié…Sauf qu’un jour, la voilà qui débarque chez lui en lui annonçant que son petit ami vient de rompre.

L’amour semble renaître…

Cafe Society est un Woody Allen grand cru où tout le monde, ou presque, semble passer à côté de lui-même et de ses désirs, tant le destin s’amuse à compliquer les choses.

Sans donner l’impression de régler des comptes Allen nous parle de Hollywood avec suffisamment de distance et d’humour pour qu’on se rende bien compte que ce ne sera pas l’essentiel du propos, mais plutôt une occasion de mieux revenir à New-York, l’eldorado du réalisateur, mais aussi, et surtout celle de parler d’amour, de son impossibilité, en tout cas de son côté tempétueux, imprévisible.

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« Julieta », de Pedro Almodovar

— Par Guy Gabriel —

julieta_almodovarJulieta , film de Pedro Almodovar avec Emma Suarez, Adriana Urgate, Daniel Grao

Julieta s’apprête à quitter définitivement Madrid avec son compagnon, pour s’installer au Portugal ; mais une rencontre impromptue avec Bea, l’amie d’enfance de sa fille Antia, l’amène à changer ses projets. Bea lui apprend qu’elle a croisé Antia, il y a quelque temps. Julieta nourrit alors l’espoir de la retrouver alors qu’elle ne l’a pas vu depuis des années. Elle décide d’abandonner tout désir de partir, au grand dam de son compagnon ; elle décide, en même temps, d’écrire à Antia tout ce qu’elle a gardé secret depuis toujours.

Voilà que, du coup, que le film va parler de destin, de culpabilité, de lutte contre une incertitude déstabilisatrice, du mystère insondable que représente l’abandon de ceux qu’on aime, les effaçant d’un trait.

Comment une femme mûre décidée à se construire un futur va se retrouver obligée de replonger dans son passé, pour le reconstruire, en faisant resurgir rancœur, remords, regrets ; autant de notions qui vont faire apparaître celle de culpabilité.

Mais coupable de quoi donc ?

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« Truth » le prix de la vérité

— Par Guy Gabriel —

truth

Truth de James Vanderbilt; drame américain, avec Cate Blanchett, Robert Redford,Dennis Quaid…Etats-Unis
Nous sommes en septembre 2004, Dan Rather, présentateur vedette CBS et sa productrice Mary Mapes sont au cœur d’une polémique, après la diffusion d’un reportage dans leur émission 60 Minutes Wednesday, mettant en cause G.W.Bush, qui, semble-t’il, aurait essayé d’échapper à ses obligations militaires, entre 1968 et 1974 ; ce dernier aurait bénéficié d’appuis familiaux et politiques pour échapper à la guerre du Vietnam. Cette affaire pourrait porter préjudice à la suite des événement, car nous sommes également à la veille de l’élection présidentielle de 2004. Curieusement, peu après, l’opinion publique et les médias mettent en doute les documents-clés de l’affaire, qui pourraient être des faux crées par Microsoft.

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FATIMA : César du meilleur film 2016

 V.O. Madiana Le Mardi 19 et le Jeudi 28 Avril à 19h30

fatima— Par Guy Gabriel —

Réalisateur : Faucon Philippe ; avec Zita Hanrot, Soria Zeroual, Kenza Noah Aïche Genre : Drame Nationalité : Français Durée : 1h29mn Festival : Festival de Cannes 2015
Fatima vit seule avec ses deux filles : Souad, 15 ans, adolescente en révolte, et Nesrine, 18 ans, qui commence des études de médecine. Fatima maîtrise mal le français et le vit comme une frustration dans ses rapports quotidiens avec ses filles. Toutes deux sont son moteur, sa fierté, son inquiétude aussi. Afin de leur offrir le meilleur avenir possible, Fatima travaille comme femme de ménage avec des horaires décalés. Un jour, elle chute dans un escalier. En arrêt de travail, Fatima se met à écrire en arabe ce qu’il ne lui a pas été possible de dire jusque-là en français à ses filles.
Inspiré des textes autobiographiques « Prière à la lune » et « Enfin, je peux marcher seule », écrits par la vraie Fatima (Elayouri), le film de Philippe Faucon est un superbe portrait de femme, une femme marocaine, face à la dure réalité de l’intégration, à la violence de la situation, une situation qu’elle tente de gérer au mieux.

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« Spotlight » : une enquête fascinante!

— Par Guy Gabriel —

spotlight-2Spotlight – Réalisateur : Tom McCarthy Avec : Mark Ruffalo, Liev Schreiber, Michael Keaton
Rachel McAdams, Stanley Tucci Genre : Thriller, drame Durée : 2h08mn
Adapté de faits réels, Spotlight retrace la fascinante enquête du Boston Globe (couronnée par le prix Pulitzer) qui a mis à jour un scandale sans précédent au sein de l’Église Catholique. Une équipe de journalistes d’investigation, baptisée « Spotlight », a enquêté pendant 12 mois sur des suspicions d’abus sexuels au sein d’une des institutions les plus anciennes et les plus respectées au monde. L’enquête révélera que L’Église Catholique a protégé pendant des décennies les personnalités religieuses, juridiques et politiques les plus en vue de Boston, et déclenchera par la suite une vague de révélations dans le monde entier
Spotlight se situe dans la lignée des grands films sur le journalisme d’investigations ; on pense aux films
 » Les Hommes du Président » (Alan J.Pakula) ou, à « Zodiac» (David Fincher déjà avec Mark Ruffalo) ; des films où, au-delà du sujet, essentiel, qui n’est jamais sacrifié, on voit poindre un vibrant plaidoyer pour le métier de journalisme, notamment celui de la presse locale.

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Carol : un vrai beau film!

— Par Guy Gabriel —

carol

Vu à Madiana. Séance VO.

Carol –  Réalisateur : Haynes Todd. Acteurs : Cate Blanchett, Sarah Paulson, Rooney Mara, Kyle Chandler, Cory Michael Smith Genre : Drame, Romance, Mélodrame Nationalité : Américain, Britannique Durée : 1h58mn
Dans le New York des années 1950, Thérèse, jeune employée d’un grand magasin de Manhattan, fait la connaissance d’une cliente distinguée, Carol, femme séduisante, prisonnière d’un mariage peu heureux. À l’étincelle de la première rencontre succède rapidement un sentiment plus profond. Les deux femmes se retrouvent bientôt prises au piège entre les conventions et leur attirance mutuelle.
Amours interdites, solitude et différence, voilà ce que l’on pourrait considérer comme les éléments essentiels de ce qui nous ramène aux mélos flamboyants des Douglas Sirk ou Billy Wilder ; tout cela, sans l’ombre d’une nuance péjorative.
Tiré du roman (semble-t-il autobiographique) d’une romancière de haut niveau, puis qu’il s’agit, ni plus, ni moins de Patricia Highsmith*, qui signe son roman sous le pseudo de Claire Morgan. (The price of salt)
En effet, on est au début des années 50 (1954), et l’homosexualité est considérée comme une tare, une maladie dont il faut se soigner ; seulement, l’amour étant ce qu’il est, il faut savoir assumer sa passion ; ce que vont faire Thérèse et Carol ; d’un côté, la petite vendeuse émerveillée, de l’autre, la grande bourgeoise qui a mal du côté du cœur, car elle est en instance de divorce, mais merveilleuse.

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Les Huit salopards

— Par Guy Gabriel —

les_huit_salopardsA Madiana

Les Huit salopards film de Quentin Tarantino ; avec Samuel.L.Jackson, Tim Roth, Michael Masden, Jennifer Jason Lee, Kurt Russell…
Interdit aux moins de 12 ans

Quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques.
Alors que la tempête se confirme, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons. L’un de ces huit salopards n’est pas celui qu’il prétend être ; on pressent que tout le monde ne sortira pas vivant de l’auberge de Minnie…
Bien que situé juste après la guerre de Sécession Les huit salopards parle, peu ou prou, de l’Amérique d’aujourd’hui, celle qui n’a pas encore éradiqué totalement ses relents de racisme et d’intolérance.

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