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Sankara : seul contre tous ?

À propos de « Sank, ou la patience des morts » d’Aristide Tarnagda

— Par Roland Sabra —

Il va mourir, assassiné probablement, et il le sait. Mais la mort ne lui fait pas peur. C’est par elle qu’il vivra, ou plus exactement c’est l’idée de la révolution dont il est porteur qui vivra. Du moins le croit-il. A tort. Comme après toute mort d’un personnage porteur d’espoir, fauché à la fleur de l’âge se construit un mythe. La révélation n’ayant pu s’accomplir totalement, un vide est à remplir. La littérature, le cinéma, les arts en général mais aussi la politique foisonnent de ces vies trop vite abrégées et qui donnent matière à imaginer, à rêver. La mort prématurée du héros est la condition de construction du mythe et c’est même une des caractéristiques essentielles du héros que de manifester un courage qui s’exprime par le mépris pour la mort. Le Christ est mort à 33 ans. Thomas Sankara a été emporté à 37 ans par le coup d’État organisé par Blaise Caompaoré.

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Capitaine Thomas Sankara

Mercredi 12 octobre à 19h30 en V.O. à Madiana

capitaine_sankara_400Christophe Cupelin – Suisse – 1h30 – 2015
Synopsis

Le parcours du président du Burkina Faso, de son élection en 1983 à son assassinat en 1987. Révolutionnaire, féministe et écologiste, Thomas Sankara a porté la voix des exclus jusqu’à la tribune de l’O.N.U. pour réclamer l’annulation de la dette africaine. Ces archives redonnent la parole à ce leader charismatique qui a marqué les consciences bien au-delà de l’Afrique.

La presse en parle:
Les Fiches du Cinéma par Gilles Tourman : Portrait édifiant d’un homme charismatique.
Première par Damien Leblanc : Par la vivacité du montage, le film crée avec son sujet une familiarité qui rend sa fin d’autant plus brutale.

aVoir-aLire.com par Nicolas Bonnes : Un portrait passionnant de Thomas Sankara, président atypique du Burkina Faso (…). Un feel good documentaire aussi précieux qu’essentiel.

Le Journal du Dimanche par Alexis Campion : Sans prendre parti, Cupelin révèle cette résonnance universelle au fil d’extraits parfois abîmés mais forts, ravivant le souvenir d’une modernité dérangeante, face à laquelle Mitterrand s’avoua perplexe.

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