L'affaire Confiant, je l'espère, fera référence dans les débats à venir
de notre pays. Elle a clairement
révélé quatre points :
1°) LE débat en Martinique ne
se fait pas par l'échange
d'idées mais par l'échange
d'invectives, d'insultes, par la
mise en cause de "l'autre". Non
pour ce qu'il dit, mais pour ce
qu'il est. Il s'agit d'une forme
de terrorisme intellectuel pour
faire taire "l'autre";
2°) L'Université n'est pas le
lieu de l'ouverture au monde et
du débat d'idées comme elle
devrait l'être. Certains la
pensent comme un lieu
d'exclusion, d'intolérance, de
refus de l'altérité;
3°) Pour se faire une opinion
dans notre pays, on ne juge pas
les idées mais la couleur de la
peau de celui qui les émet. cela
s'appelle le communautarisme.
Ainsi on peut diffuser des
propos inadmissibles, et être
soutenu par une partie de ses
pairs au nom de son appartenance
à une communauté définie par
l'origine;
4°) Le silence des hommes
politiques de notre pays sur
cette affaire est assourdissant.
Aucun n'a pris position. Ils
sont prompts à dénoncer, à juste
titre le racisme, les
discriminations, les propos
intolérables ailleurs (
notamment en France), mais pas
chez nous.
André Marie-Rose
Schoelcher
F-A le 1er/ 02/07