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Neuf ans de prison pour avoir transmis le virus du sida à son amie



    Un homme de 35 ans a été condamné vendredi 28 octobre à neuf ans de prison aux assises de Paris pour avoir transmis en connaissance de cause le virus du sida à son amie en 2004, un type d'affaires rarement poursuivies au pénal.

L'accusation avait demandé huit à dix ans de prison, mais l'avocat de la défense, Pascal Garbarini avait, démarche rare, répliqué en suggérant aux jurés dans sa plaidoirie de prononcer une peine de cinq ans de prison avec sursis assortie d'une "mise à l'épreuve", sorte de contrôle judiciaire.

C'est la quatrième affaire de ce type jugée en France mais la première à venir devant une cour d'assises, où la peine maximale encourue pour "administration de substances nuisibles" est de quinze ans de réclusion contre dix ans en correctionnelle.

Hicheim Gharsallah, déja emprisonné depuis trois ans, a reconnu les faits lors du procès ouvert lundi. "Je suis un salaud, un traître, je ne pensais qu'à mon plaisir", a-t-il dit aux jurés. Sa victime était partie civile, ainsi que deux autres ex-amies de l'accusé, qui n'ont pas contracté la maladie mais ont été exposées au risque et demandaient donc réparation.

LEMONDE.FR avec Reuters | 28.10.11 |

 

 

Pour l’assistance sexuelle des handicapés



Par Le magazine «Faire Face» et l’association CH(s)OSE

   Accepteriez-vous une vie sans relation sexuelle, alors que vous en avez le désir ? Accepteriez-vous, alors que c’est votre souhait, de ne pas connaître votre corps dans ce qu’il a de plus intime, de ne pas connaître celui de l’autre ? Aujourd’hui, en France, des hommes et des femmes se trouvent privés de toute vie sexuelle parce que leur handicap les empêche d’accomplir certains gestes. Accepteriez-vous d’être considéré comme un être asexué, désincarné, sans désir ni besoins ? Les personnes en situation de handicap subissent de tels préjugés.
Accepteriez-vous d’accomplir un geste intime pour votre adolescent ou votre jeune adulte parce que son handicap l’empêche de le faire lui-même, alors que vous savez que l’épanouissement d’un individu passe par le respect de son intimité et de son corps ? Les parents d’adolescent(s) et de jeune(s) adulte(s) en situation de handicap sont confrontés à de tels problèmes.

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Taux de sucre aux Antilles et hygiène bucco dentaire


Aujourd’hui doit être voté au parlement le projet de loi visant a interdire aux industriels de l’agroalimentaire de distribuer des produits dont la concentration en sucre est supérieures aux même produits de la même marque vendus dans l’hexagone.
Il est de notre devoir de soutenir cette initiative et d’en suivre sa validation. En effet le Comité Martiniquais d’Hygiène Bucco-Dentaire se bat depuis plus de 30 ans en Martinique pour la promotion de la santé dentaire avec nos partenaires institutionnels et privés ainsi que les medias. Je ne reviendrai pas sur la relation sucre-diabète-surpoids, parfaitement décrit dans le rapport du Député V.L., mais tout le monde sait que sucres et caries ne font pas bon ménage. Tout le monde devrait savoir également, que les pathologies bucco dentaires influent sur le déséquilibre du diabète, influent sur les pathologies cardiaques, pulmonaires , rénales, articulaires, certaines pathologies hormonales, peuvent provoquer des cancers ,des accouchements prématurés et autres maladies neuronales…..liste malheureusement non exhaustive.

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Antilles : guerre du sucre entre députés et industriels


par Catherine Vincent
 

 L'Assemblée nationale a examiné en séance publique, jeudi 6 octobre, la proposition de loi de Victorin Lurel, président (PS) du conseil régional de Guadeloupe, visant à interdire qu'"un produit alimentaire de consommation courante" commercialisé outre-mer contienne "davantage de sucre que le même produit de même marque vendu en France hexagonale".

Après avoir rappelé que la lutte contre l'obésité est une "priorité nationale", le ministre de la santé, Xavier Bertrand, a néanmoins déclaré que le gouvernement "émettra un avis défavorable à ce texte", pour lequel le vote définitif est prévu mardi 11 octobre.

Celui-ci, pourtant, avait été adopté, mercredi 28 septembre, par la commission des affaires sociales, les députés UMP s'étant partagés entre votes favorables et abstentions. Mais le vent, depuis lors, semble avoir tourné.

"Nous voulons bien travailler sur des produits moins sucrés, mais il faut qu'ils correspondent à la demande des consommateurs, et aussi que la législation s'applique aux produits étrangers", a déclaré, au lendemain de ce vote favorable, le président de l'Association nationale des industries alimentaires (ANIA), Jean-René Buisson.

Les industriels de l'Association martiniquaise pour la promotion de l'industrie (AMPI) ont estimé, quant à eux, dans un communiqué publié mercredi, qu'une telle loi "n'est pas fondée", et que la prévention de l'obésité doit s'inscrire "dans le cadre des programmes nationaux".

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Arrêter de fumer améliore les performances sexuelles


Par Cyrille Vanlerberghe   
 

Les bénéfices ne durent pas pour les hommes qui reprennent le tabac.

   Une étude médicale américaine montre que les hommes qui arrêtent de fumer voient tout de suite des progrès au lit.
 
 
Le Viagra n'est pas le seul moyen de régler les problèmes d'érection. Il y a bien plus simple et bien moins cher: arrêter de fumer. D'après une étude menée par des chercheurs américains, les hommes qui abandonnent la cigarette ont eu une amélioration immédiate de leurs performances sexuelles. Les bénéfices ne durent en revanche pas pour ceux qui rechutent.
 
Les deux scientifiques ont recruté 65 volontaires dont 20% avaient avoué avoir des problèmes d'impuissance et les ont fait participer à un programme de sevrage de huit semaines avec des patchs à la nicotine. Avant l'expérience, à mi-parcours et quelques semaines après la fin du sevrage, les hommes ont été soumis à des séances de mesures précises avec un appareil appelé un pléthysmographe pénien pendant qu'ils regardaient des films érotiques.
 
La nicotine est coupable

Au terme de l'étude, seuls 20 participants n'avaient pas rallumé une seule cigarette, alors que les 45 autres avaient recommencé à fumer. Et pour ces 20 cobayes, les scientifiques ont mesuré des progrès très notables sur l'importance de l'érection. Avec le sevrage, le temps qu'ils ont mis pour être excités (mais pas pour atteindre l'orgasme) a aussi été réduit. En revanche, ces bénéfices n'ont été mesurés qu'après le retrait des patchs à la nicotine, ce qui prouve bien que c'est ce dernier produit qui entrave les performances sexuelles. Mieux, trois quarts de ceux qui avaient déclaré avoir des dysfonctionnements érectiles avant l'expérience ont affirmé ne plus en avoir après l'arrêt du tabac. 

 L'impact du tabac sur les performances des hommes au lit est connu depuis longtemps, du fait des effets néfastes de la nicotine sur le système cardiovasculaire qui altèrent la vascularisation dans tout l'organisme, y compris dans cette extrémité si importante du corps masculin. Cette récente étude publiée dans le British Journal of Urology International souligne pour la première fois que les bénéfices sont immédiats pour ceux qui arrêtent de prendre de la nicotine. 

Le figaro le 17/09/2011 à 10:57  

 

 

Pour l’assistance sexuelle des handicapés


Par Le magazine «Faire Face» et l’association CH(s)OSE

   Accepteriez-vous une vie sans relation sexuelle, alors que vous en avez le désir ? Accepteriez-vous, alors que c’est votre souhait, de ne pas connaître votre corps dans ce qu’il a de plus intime, de ne pas connaître celui de l’autre ? Aujourd’hui, en France, des hommes et des femmes se trouvent privés de toute vie sexuelle parce que leur handicap les empêche d’accomplir certains gestes. Accepteriez-vous d’être considéré comme un être asexué, désincarné, sans désir ni besoins ? Les personnes en situation de handicap subissent de tels préjugés.
Accepteriez-vous d’accomplir un geste intime pour votre adolescent ou votre jeune adulte parce que son handicap l’empêche de le faire lui-même, alors que vous savez que l’épanouissement d’un individu passe par le respect de son intimité et de son corps ? Les parents d’adolescent(s) et de jeune(s) adulte(s) en situation de handicap sont confrontés à de tels problèmes.

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Taxes et obésité, le choix des plus pauvres



Par PIERRE-YVES GEOFFARD professeur à l'Ecole d'Economie de Paris, directeur d'études à l'EHESS.

 Comme il est à la fois difficile de réduire les gaspillages du système de soins et peu pertinent de bloquer l’augmentation des dépenses, mais comme il serait également dangereux de laisser courir un déficit peu soutenable, personne ne niera la nécessité d’augmenter les recettes de la Sécurité sociale.

De ce point de vue, le projet de loi de financement de la Sécurité sociale, présenté la semaine dernière devant l’Assemblée nationale, ne fait pas dans la dentelle.

Mais l’incohérence des mesures proposées révèle bien dans quelle urgence le gouvernement les a conçues.

 

 

Le Danemark lance la première taxe sur le gras


Par Hayat Gazzane


  Désormais, tous les produits, danois ou importés, contenant des graisses saturées seront taxés pour lutter contre une consommation excessive. Les industriels parlent de «cauchemar».

Alors que le gouvernement français tente de faire accepter une taxe sur les sodas, le Danemark choisit d'aller plus loin. Le pays est devenu ce samedi le premier au monde à introduire une taxe sur les graisses. Présentée comme une mesure pour lutter contre l'obésité, celle-ci fera augmenter le prix des produits de 16 couronnes (2,15 euros) par kilogramme de graisses saturées. Exemple: le prix d'une brique de beurre de 250 grammes, qui contiendrait 63% d'acides gras saturés, augmenterait de près de 3 couronnes (environ 40 centimes d'euros). La taxe s'appliquera à tous les produits contenant plus de 2,3 % d'acides gras : des viandes au beurre en passant par les huiles, les fromages, les crèmes et les produits transformés.

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Regardez vos doigts, ils parlent !
 

Pourquoi les hommes ont l'annulaire plus long que l'index, et pas les femmes ? Réponse.
Regardez vos doigts, ils parlent !

  Regardez attentivement vos mains. Si vous êtes un homme, votre annulaire est plus long que votre index. Si vous êtes une femme, c'est l'inverse. Enfin, normalement.... Cette différence anatomique entre les deux sexes est connue depuis l'Antiquité. Par exemple, les Romains associaient la longueur de l'annulaire à la fertilité et c'est pour cela qu'ils y glissaient un anneau. Mais, personne, jusqu'ici, n'était capable d'expliquer sérieusement cette curiosité. Il aura fallu attendre jusqu'à ce jour que deux biologistes de l'université de Floride (États-Unis) pointent du doigt la bonne explication. Leurs récents travaux leur font affirmer que la taille de l'annulaire est sous la coupe des hormones sexuelles présentes dans l'embryon.

Dans un article scientifique publié par les Comptes-rendus de l'Académie des sciences américaines (PNAS), les deux biologistes du comportement Martin Cohn et Zhengui Zheng précisent que la proportion des doigts chez l'homme et la femme dépend de la proportion d'hormones mâles et femelles présente dans les doigts au cours du développement embryonnaire. On s'en doutait depuis quelque temps, mais eux en apportent enfin la preuve.

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Guadeloupe, l'école de la malbouffe



Par Axel Gyldén,


Alors que l'obésité atteint des proportions alarmantes dans l'île, la moitié des collèges et lycées du département accueillent des camionnettes-snacks à l'heure de la récré. Instructif.

Au collège de Pointe-Noire (Guadeloupe), la grande récré du matin sonne à 9 h 55. Aussitôt, les élèves dévalent les escaliers quatre à quatre pour se ruer vers... la roulotte d'un marchand de restauration rapide stationnée dans la cour! C'est à celui qui arrivera le premier pour s'approvisionner en sandwichs, pizzas, chips, boissons sucrées ou barres chocolatées. Une scène saisissante: alors que la file des clients s'étire sur une dizaine de mètres, une odeur de cuisson s'échappe de la camionnette et enveloppe la cour du collège. Puis les élèves réintègrent la classe tandis que le commerçant fait des maths appliquées en calculant son chiffre d'affaires.

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Prison ferme pour avoir transmis le VIH à sa compagne



  Un homme séropositif a été condamné à trois ans de prison, dont deux ans fermes, pour avoir contaminé sa petite amie avec le sida.
Un rapport non-protégé et de lourdes conséquences. Le tribunal correctionnel de Nantes a condamné lundi à trois ans de prison, dont un avec sursis, un homme qui avait contaminé sa compagne avec le VIH alors qu'il se savait séropositif.
Cet homme de 28 ans avait rencontré en décembre 2008 une femme de 37 ans, mère d'un enfant et récemment divorcée. Il prétendait à l'époque être "clean" et "avoir fait des tests", selon les déclarations de la victime.

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Cinq ans de prison dont trois ans ferme pour un homme accusé d'avoir transmis le sida
 


  Des associations s'élèvent contre "la pénalisation de la transmission du VIH", mettant en avant "la responsabilité partagée" des partenaires.

Déjà condamné à cinq reprises dans des affaires de vol et de stupéfiants, Emmanuel Baudard a été écroué vendredi pour avoir sciemment transmis le virus du sida à son ancienne compagne en 1999.
Source AFP

La cour d'assises du Bas-Rhin a condamné vendredi à cinq ans de prison, dont deux avec sursis, un homme de 40 ans reconnu coupable d'avoir sciemment transmis le virus du sida à son ancienne compagne en 1999. Emmanuel Baudard, qui comparaissait libre et répondait d'administration de substance nuisible suivie d'infirmité permanente par concubin, a été écroué.
 

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1989-2011 : les œillères des sciences sociales



Par ARIEL COLONOMOS Directeur de recherche au CNRS et Ceri- Sciences-Po


En 1989, le monde des sciences sociales fut pris de court. Rares furent les brillants esprits qui eurent la vision d’un monde soviétique et communiste prêt pour l’implosion finale. Les relations internationales, la discipline la plus directement concernée, fut incriminée pour son aveuglement, fustigée pour son ignorance et critiquée pour son conservatisme. Comment des milliers de spécialistes avaient-ils pu être à ce point aveugles face aux signes avant-coureurs d’un changement d’une telle ampleur ? Un grand nombre d’entre eux se targuait d’user de leur savoir à des fins pratiques. En pariant sur la stabilité de l’équilibre de puissance alors qu’il s’agissait là de la façade d’un déséquilibre écrasant, ne donnaient-ils pas la preuve de leur incompétence ?

Deux décennies plus tard et en passant par le 11 Septembre, autre occasion manquée de voir le vent tourner, voici de nouveau venu le temps de la perplexité et de l’embarras. La chute des dictateurs dans le monde arabe et le formidable effet de contagion qui balaie la région laissent bouche bée celles et ceux qui ont traditionnellement voix au chapitre. Il est de bon ton d’adopter un profil bas. Car, une fois encore, rares sont ceux à pouvoir affirmer la tête haute et sans ciller : «Je vous l’avais bien dit !».

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Le projet de loi de bioéthique concerne toutes les femmes enceintes



     Plusieurs travaux scientifiques montrent qu'aujourd'hui, la plupart des femmes enceintes sont loin de connaître les enjeux du test de dépistage de la trisomie 21 effectué chez une très large majorité d'entre elles. Beaucoup ne comprennent pas qu'en cas de positivité, ce test pourra donner lieu à un prélèvement invasif de la grossesse qui n'est pas sans risque pour sa bonne évolution, et pourra conduire en cas de confirmation du diagnostic de trisomie 21 à la réalisation d'une interruption médicale de grossesse.

Ce test est en apparence anodin puisqu'il ne consiste qu'en la mesure échographique de la nuque de l'embryon âgé de 3 mois, couplée à une simple prise de sang maternelle. Il a pourtant des conséquences très souvent méconnues. Si la femme enceinte n'a pas conscience des enjeux de ce test, on est en droit de penser que le choix de s'y prêter est loin d'être réellement éclairé.

Les statistiques nationales nous indiquent que les femmes enceintes se prêtent massivement à ce dépistage alors que leur autonomie décisionnelle est mise à mal par un manque d'information. Ajoutons qu'aux facteurs qui contribuent à entraver cette autonomie décisionnelle s'ajoute une forte pression sociale conduisant à un rejet de plus en plus systématique de la différence. Cela se traduit par un taux très élevé d'interruption de grossesse en cas de diagnostic anténatal de trisomie 21.

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Pour allonger le pénis, les méthodes divergent

Lors de l'exposition du divertissement pour adultes, à Las Vegas (AFP) Lors de l'exposition du divertissement pour adultes, à Las Vegas (AFP)

   Pour les micro-pénis (moins de 7,5 cm en érection), plusieurs techniques d'allongement existent, certaines parfois dangereuses.
Pour ceux qui ont un pénis vraiment petit, ce qui est rare, les "extenseurs péniens" sont plus efficaces que les pompes, les exercices ou les injections de botox, et moins risqués que la chirurgie, selon une analyse de la littérature scientifique réalisée par des urologues italiens. L'étude est publiée dans le Journal de l'Association britannique des chirurgiens en urologie.
Selon Marco Oderda et Paolo Gontero, de l'Université de Turin, on peut estimer que le pénis est normal quand il mesure, sur sa partie supérieure et de la jonction avec la peau pubo-pénienne jusqu'au méat, au moins quatre centimètres quand il est flacide et 7,5 cm en érection. Avec des variables en fonction de la taille et de la corpulence. En dessous, il s'agit de micro-pénis, ce qui est très rare.

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Les régimes contre l'obésité sont inefficaces

par Gérard Apfeldorfer, Jean-Philippe Zermati et Bernard Waysfeld
 

 Depuis dix ans, le nombre d'obèses a augmenté de 50 %. Il faut donc agir ! Certes, mais comment ? Les solutions proposées par les différentes instances gouvernementales mettent à jour l'insuffisance des connaissances, tant sur le plan théorique que pratique, et aboutissent à des politiques de Gribouille.

Comment, par exemple, le Programme national nutrition santé (PNNS) français peut-il encore engager tout un chacun à réduire sa consommation de gras, s'opposant ainsi à l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) qui, en 2010, vient de relever les apports conseillés en lipides de 35 % à 40 % au lieu de 30 % à 35 % ? L'agence note que 30 % des Français se situent au-dessous du seuil de consommation recommandé. Elle note aussi que la proportion de lipides de la ration alimentaire ne saurait être la cause de l'obésité. Pourtant, l'Afssa conclut en recommandant à tous de suivre les préceptes du PNNS : manger moins gras. Que de contorsions, pour protéger ce programme dont les slogans, à force de se vouloir universels, finissent par se révéler faux et culpabilisateurs.

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De l'importance de connaître les origines de l'épidémie de choléra en Haïti

 

 par Dr. Marie-Pierre Allié, présidente de Médecins sans frontières


  Plus de 2 000 morts et près de 100 000 malades, tel est le bilan provisoire deux mois après l'apparition du choléra en Haïti, où Médecins sans frontières a soigné plus de 51.000 personnes à ce jour. Surprenante par son ampleur et sa vitesse initiale de propagation, la maladie soulève d'importantes questions demeurées sans réponse. Son origine et le recensement quotidien des cas figurent ainsi parmi les inconnues qui constituent pourtant le B. A.-BA dans la compréhension de la dynamique d'une épidémie.

Essentiel pour guider la réponse, le système de surveillance et d'information mis en place par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) présente des lacunes. Outre l'absence de données précises sur le type de contamination initiale, il aura fallu attendre près de deux mois pour obtenir enfin une présentation de chiffres permettant aux acteurs de terrain de répondre, région par région, aux questions posées par l'évolution de l'épidémie : quand a-t-elle commencé dans cette zone ? Quelle est sa dynamique ? Peut-on craindre un rebond ? Pour sa part, le Center for Disease Control refuse officiellement d'enquêter sur l'origine de la maladie. Contrairement aux principes justifiant son existence, l'agence d'investigation et de surveillance épidémiologique du gouvernement américain affirme que "la réponse à cette question ne fait pas de différence en matière de prévention des cas".
 

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Manifeste pour l'adolescence


(PHOTO AFP) Anorexie ou obésité, mise en danger du corps et addictions : il faut inventer des manières nouvelles d'écouter et de soigner ces souffrances singulières

  Banals mais sublimes, familiers mais inquiétants, tels sont nos adolescents d'aujourd'hui et de demain, d'ici et d'ailleurs... On dit les aimer, souvent ils nous intriguent et trop souvent, ils nous font peur. Les regards sur nos adolescents doivent être interrogés, l'évolution des savoirs et des manières de faire avec eux, aussi.

On dit, en effet, que c'est le plus bel âge de la vie, et c'est souvent ainsi. Pourtant, en même temps, on l'associe à l'ennui, à la révolte, aux transgressions, aux questionnements identitaires ou au besoin d'utopie. On l'oublie dès qu'on en est sorti, au moins en partie et dans ses aspects les plus spécifiques. Pourtant, on cherche à retrouver notre adolescence dès que l'occasion se présente, c'est le fameux " jeunisme " auquel on a du mal à échapper, si on en croit les magazines.

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Les bébés crient dans leur langue maternelle

  Dès les premiers jours suivant leur naissance, les nourrissons français et allemands ne crient pas la même langue : tandis que les premiers ont la voix qui monte, celle des seconds va de l'aigu vers le grave, selon une étude publiée jeudi 5 novembre par une équipe franco-allemande.
 

"La raison en est probablement les différences d'intonations dans les deux langues, qui sont ressenties dans le ventre de la mère et reproduites plus tard", explique dans un communiqué l'Institut Max-Planck, dont deux chercheurs ont participé à l'enquête aux côtés du Laboratoire des Sciences cognitives de l'Ecole normale supérieure de Paris. "L'ouïe est le premier système sensoriel qui se développe" chez les foetus, qui sont des auditeurs attentifs durant le dernier tiers de la grossesse, selon Angela Friederici, l'un des auteurs de l'étude parue dans Current Biology

 

PREMIER DIALOGUE AVEC LA MÈRE

Selon l'analyse des cris réalisée par la psychologue Kathleen Wermke du CHU de Würzburg (Allemagne), "les nouveau-nés ont une prédilection pour les modèles mélodiques qui sont typiques pour leurs langues maternelles". Or les mots en français sont accentués à la fin, si bien que la mélodie est ascendante, tandis que c'est généralement l'inverse en allemand, des intonations qui se retrouvent dans les cris des bébés des deux langues, comme on peut le constater sur un enregistrement sonore publié par la BBC.

En imitant leur mère, les bébés de tous pays chercheraient à établir un premier contact avec elle. Selon les scientifiques, cette sensibilité précoce pour les mélodies linguistiques les aideraient par la suite à acquérir leur langue maternelle, bien que l'origine de cette faculté soit selon les chercheurs antérieure à l'apparition des langues parlées telles que nous les connaissons aujourd'hui.
 

LEMONDE.FR avec AFP | 07.11.09 | 15h02

 

"Si on ne consomme pas moins d'antibiotiques, on court à la catastrophe"


Propos recueillis du Pr Schlemmer  par Louise Cuneo

   La consommation d'antibiotiques reste "trop élevée en France", a déclaré la semaine dernière la ministre de la Santé Roselyne Bachelot. Le professeur Benoît Schlemmer, président du Comité de suivi du plan antibiotiques mis en place par le gouvernement, fait le point sur la situation.

Le Point.fr : À quoi sert le "plan antibiotiques" ?

Benoît Schlemmer : Fin 2001, nous étions les plus grands consommateurs d'antibiotiques d'Europe. Le plan a alors été mis en place pour préserver l'efficacité de ces médicaments. Les antibiotiques ne sont actifs que sur des bactéries, pas sur des virus. Or, dans plus d'un cas sur deux, ils sont prescrits sans preuve que le malade est bien atteint par une bactérie. Néanmoins, grâce aux premières campagnes de communication à destination des professionnels et du grand public - le fameux : "Les antibiotiques, c'est pas automatique !" -, nous sommes aujourd'hui à la troisième place en termes de consommation, derrière la Grèce et Chypre.

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