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La Gay Pride ne
vieillit pas
Par N.M leJDD.fr
Samedi à
Paris, entre 200 000 et 700
000 personnes, dont la
chanteuse Liza Minnelli, ont
participé à la
traditionnelle Marche des
fiertés lesbiennes, gays,
bis et transsexuelles. Une
"gay pride" particulière
cette année aux quatre coins
du globe, 40 ans jour pour
jour après les émeutes de
New York, qui marquaient le
point de départ du combat
pour l'égalité des droits.
Un peu partout dans le monde
- y compris en Chine, une
première - les rues de
nombreuses grandes villes se
sont offertes aux
traditionnels défilés,
souvent hauts en couleurs,
de la "gay pride" (ou marche
des fiertés en français),
qui fêtait ce samedi son 40e
anniversaire. C'est en effet
dans la nuit du 27 juin au
28 juin 1969, suite à une
descente de police dans le
Stonewall Inn (un bar gay de
New York) qui avait débouché
sur plusieurs jours
d'émeutes, qu'était né le
combat des homosexuels pour
l'égalité des droits.
Invitée d'honneur à Paris -
où la première marche fut
organisée en 1971 - la
chanteuse Liza Minnelli,
véritable icône dans la
communauté gay, n'a
d'ailleurs pas manqué de
saluer, poing levé, la
résistance du Stonewall,
considérée aujourd'hui comme
le point de départ de la
lutte pour la reconnaissance
pleine et entière des
homosexuels dans la société.
"'1969-2009: Fièr-e-s de nos
luttes, à quand l'égalité
réelle?'", tel était
d'ailleurs le mot d'ordre du
jour.
Entre 200 000 et 700 000
participants à Paris
Car, malgré d'indéniables
avancées sociales, le
malaise des homosexuels est
encore grand. Selon une
étude publiée par la Halde
(Haute autorité de lutte
contre les discriminations
et pour l'égalité), 85%
d'entre eux déclarent avoir
ressenti au moins une fois
une marque d'homophobie
implicite sur le lieu de
travail et deux tiers
d'entre eux expliquent
préférer cacher leurs
orientations sexuelles. "Ce
n'est pas simple d'être homo",
témoignait avant le début
des festivités, Philippe
Castel, porte-parole de
l'International LGBT
(Lesbiennes, Gays, Bi,
Transsexuels), à l'origine
de la marche parisienne,
dans les colonnes du JDD.
"On doit encore subir le
rejet de la société.",
ajoutait-il, précisant: Quand un juif est victime
d'injures antisémites, il
peut trouver du réconfort
dans sa famille. Un homo,
très souvent, n'a pas de
refuge."
Alors, pour lutter contre le
rejet et pour la
reconnaissance des "droits
réels", lesbiennes,
gays, bis et transexuel(les)
sont massivement descendus
dans la rue. Dans la
capitale française, entre
200 000 et 700 000 personnes
ont défilé en musique, à
pied ou sur des chars, de
Montparnasse à la place de
la Bastille. Des
responsables politiques,
comme Bertrand Delanoë ou
Jack Lang entre autres,
avaient pris part à ce
cortège suivi tout au long
de son parcours par des
milliers de badauds. Un
succès qui n'a pas été du
goût de tous. Plusieurs fois
confronté aux associations
homosexuelles devant les
tribunaux, le député UMP du
Nord, Christian Vanneste, a
fait entendre une voix
discordante et appelé ses
collègues de la majorité "à
faire extrêmement attention
à ne pas (se) laisser
instrumentaliser". Un
message qui, dans l'ensemble
des métropoles du pays, fut
cependant vite recouvert ce
samedi par la musique techno
et les tubes du regretté
Michael Jackson...
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