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Etre enfant d'homo, qu'est-ce que ça fait ?

 

A travers les témoignages se dessine une conception de la famille soudée par les liens affectifs.

  Sarah, 23 ans, éducatrice spécialisée, a une famille hors norme. Elle a pour parents Brigitte, Michèle, Dominique et Jean-Pierre. "Ce sont eux quatre qui ont fait de moi ce que je suis aujourd'hui", dit-elle. Brigitte, sa mère biologique, vit avec Michèle, sa "deuxième maman". Dominique, son père biologique, vit avec Jean-Pierre, qui l'a adoptée. Sarah a "trois soeurs", Audrey, sa soeur biologique, et les deux filles de Michèle. "La famille, ça va bien au-delà des liens de filiation. C'est surtout de l'amour et de l'affection", dit la jeune femme. C'est à l'école primaire que Sarah a compris qu'elle n'entrait pas dans les schémas traditionnels. "On nous observait de loin, comme s'il fallait prouver que nos vies étaient équilibrées et que nous étions heureux", confie-t-elle.
Etre enfant d'homos, ça fait quoi ? Comment vit-on avec ça ? Taina Tervonen, journaliste, a recueilli les témoignages de trente adultes qui ont en commun d'avoir au moins un parent homosexuel ; Zabou Carrière les a photographiés. Il en résulte un livre au ton juste, sans fioritures (Fils de..., éd. Trans Photographic Press, 25 euros).

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"Dépénaliser l'homosexualité"



Ce sont des vies brisées. Certains sont condamnés et parfois mis à mort. D'autres sont humiliés et réduits au silence. Car il paraît que l'amour est un crime. Quand un homme aime un homme, quand une femme aime une femme, ils peuvent être condamnés à mort, arrêtés, ou jetés en prison au nom d'une homophobie officielle : dans soixante-dix pays au moins, l'homosexualité est punie par la loi.

Nous voulons rompre ce silence. Pour témoigner de la dignité absolue de chacun et mettre un terme aux cruautés et aux violences d'Etat. Autant de faits et de méfaits que les messagers de la haine propagent dans le monde entier.

La cause est noble : nous voulons la dépénalisation universelle de l'homosexualité. La cause est complexe, nous ne l'ignorons pas. Mais elle a pour elle des soutiens de plus en plus nombreux. Déjà se lèvent, dans le monde entier, des hommes et des femmes qui réclament le droit d'être libres et d'aimer librement. Tout simplement.

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Un couple de lesbiennes partage désormais l'autorité parentale


Une Francilienne a obtenu la délégation-partage de l'autorité parentale sur la fille de sa compagne. Une décision jugée "conforme à l'intérêt" de l'enfant.

"La juge s'est avant tout référée à l'intérêt de l'enfant", a estimé Me Campi, au sujet de la décision du tribunal de grande instance de Créteil. Dans un jugement du 24 mars, une juge aux affaires familiales de Créteil a accordé à une femme le partage de l'autorité parentale sur la fille de sa compagne, âgée de deux ans.

"L'enquête a fait apparaître que l'enfant évolue favorablement et que la délégation sollicitée est conforme à son intérêt", souligne la juge, qui relève que les "fréquents" séjours en province de la mère biologique pour raisons professionnelles justifient que cette mesure soit ordonnée.

L'avocate du couple estime que cette décision marque une évolution par rapport à la jurisprudence de la Cour de cassation. En effet, dans un arrêt du 8 juillet 2010, la plus haute juridiction française avait rejeté les demandes de deux femmes vivant en couple, qui demandaient chacune la délégation de l'autorité parentale sur l'enfant de leur compagne.

Tout en observant que les enfants étaient "épanouis" et "bien intégrés" dans le couple, la Cour de cassation avait estimé que les deux femmes n'avaient pas rapporté la preuve de "circonstances particulières" qui imposeraient le partage de l'autorité parentale et que les déplacements professionnels qu'elles invoquaient n'étaient ainsi "qu'exceptionnels".

Par LEXPRESS.fr avec AFP, publié le 06/06/2011

 

Prison ferme pour avoir transmis le VIH à sa compagne


  Un homme séropositif a été condamné à trois ans de prison, dont deux ans fermes, pour avoir contaminé sa petite amie avec le sida.
Un rapport non-protégé et de lourdes conséquences. Le tribunal correctionnel de Nantes a condamné lundi à trois ans de prison, dont un avec sursis, un homme qui avait contaminé sa compagne avec le VIH alors qu'il se savait séropositif.
Cet homme de 28 ans avait rencontré en décembre 2008 une femme de 37 ans, mère d'un enfant et récemment divorcée. Il prétendait à l'époque être "clean" et "avoir fait des tests", selon les déclarations de la victime.

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Les homosexuels sont pris pour cibles"

Journée mondiale de lutte contre l'homophobie
Afrique:

  En Ouganda, une projet de loi prévoit de condamner à mort les homosexuels séropositifs et "récidivistes", et rend obligatoire la délation sous peine de prison. La proposition n'a pas été examinée au Parlement, le 13 mai, comme prévu initialement. Mais elle pourrait être présentée de nouveau prochainement.

Le 17 mai marque la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie. A l'origine de cette mobilisation, Louis-Georges Tin*, à Paris, analyse la vague de répression qui frappe le continent africain.

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Obama :la loi interdisant le mariage homosexuel est "anticonstitutionnelle"

 


    WASHINGTON - Le président américain Barack Obama a estimé mercredi que la loi interdisant le mArialge homosexuel était "anticonstitutionnelle", envoyant un signe fort en direction de la communauté gay, malgré ses propres doutes sur l'opportunité de légaliser ces unions.

M. Obama estime que la loi fédérale dite de "Défense du mArialge", qui stipule qu'un mArialge doit être l'union d'un homme et d'une femme, est "anticonstitutionnelle", a indiqué dans un communiqué le ministre de la Justice américain Eric Holder.

"En conséquence, le président a ordonné au ministère de la Justice ne plus défendre cette loi" lors des contentieux juridiques portant sur cette question, a ajouté M. Holder.

Jusqu'ici, le gouvernement pouvait intervenir devant les tribunaux pour s'opposer aux couples homosexuels en invoquant cette loi.

M. Obama a conclu, "après un examen attentif de nombreux éléments, y compris une documentation détaillée sur la discrimination", que la question du mArialge homosexuel devait être examinée "sur la base de critères plus pointus", selon M. Holder.

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Homoparentalité : les statistiques ne disent pas tout

 

     Dès lors que dans un débat intervient aujourd'hui la question de ce que l'on appelle depuis peu l'"homoparentalité", vous pouvez être certain d'entendre un argument présenté comme imparable selon lequel des enquêtes (aux Etats-Unis surtout) démontreraient que les enfants élevés par des couples de même sexe n'ont pas plus de problèmes psychologiques que ceux qui sont élevés par des couples de sexes différents.

L'argument est statistique, il se présente comme scientifique, indiscutable et l'on ne manquera pas d'en tirer la conclusion que la société ne peut plus continuer à réserver l'adoption ou les procréations médicalement assistées aux couples composés d'un homme et d'une femme. Cette nouvelle forme "d'argument d'autorité" a de quoi surprendre. Personne – ou presque – n'ayant eu l'occasion de lire lesdites enquêtes, il laisse coi. Pourtant, ceux qui ont pu y accéder sont généralement d'avis – au mieux – que l'on ne peut rien en conclure.

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Quatre tortionnaires en procès pour avoir passé à tabac un homosexuel

  Le procès des quatre hommes accusés d’avoir passé à tabac et torturé Bruno Wiel un soir de 2006 parce qu’il était homosexuel, s’est ouvert mardi devant la Cour d’assises du Val-de-Marne.
Dans la nuit du 19 au 20 juillet 2006 M. Wiel, alors âgé de 28 ans, avait croisé la route des quatre accusés à la sortie d’un bar gay de Paris.
Conduit dans un parc de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), il avait été passé à tabac, brûlé, sodomisé à l’aide d’un bâton, avant d’être laissé pour mort.
Hospitalisé près de sept mois, il a gardé de graves séquelles de son agression.
Aujourd’hui âgés de 25 à 30 ans, ses quatre tortionnaires présumés ont fait leur apparition dans le box. Après avoir décliné leur identité, ils ont écouté la lecture de l’acte d’accusation, prostrés et le visage tourné vers le sol.
Ils devront répondre d’actes de torture et de barbarie et de tentative de meurtre aggravés par un mobile homophobe.
«L'homophobie brise des vies»
Selon Me Sophie Maltet, l’avocate de M. Wiel, les faits montrent sans équivoque l’«aversion» des accusés pour les gays, leur «dégoût» exprimé devant le comportement de M. Wiel comme la violence extrême de l’agression.
L’association SOS Homophobie, qui s’est constituée partie civile, espère que ce procès rappellera que «l’homophobie brise des vies» et que trop d’agressions restent impunies.
Deux autres personnes comparaissent à Créteil pour avoir, avec deux des agresseurs présumés de M. Wiel, commis d’autres forfaits au cours de ce même été 2006: l’agression suivie de vol d’un homosexuel et le vol sans violences d’une troisième victime, hétérosexuelle mais croisée dans un bar gay de Paris.
Le mobile homophobe n’a pas été retenu pour ces deux actes dont les victimes ont annoncé mardi à l’audience qu’elles retiraient leur constitution de partie civile.
Elles seront entendues comme simples témoins.
Le verdict est attendu le 28 janvier.
(Source AFP) (18/01/11
 



 Lesbian & gay prides" ou "marches des fiertés", les manifestations qui traversent les villes chaque année, en couleurs et en musique, portent un message politique. Elles perpétuent l'hommage rendu aux émeutiers new-yorkais de 1969 qui se sont élevés contre le harcèlement policier des personnes LGBT (lesbiennes, gays, bis et trans). Depuis quarante ans, ces marches permettent aux personnes LGBT de mener leur combat en s'exprimant à la première personne. Elles rassemblent aujourd'hui bien au-delà des seuls militants LGBT.
 

Un prof change de sexe pendant l'été


Par Natacha Polony


Vincent est devenu Martine lors des deux mois de vacances, sans que cela ne trouble la quiétude du lycée Saint-Dominique.

Tous les ans, le même rituel: les professeurs qui défilent, matière par matière, et présentent l'année scolaire à venir. Martine n'a pas dérogé à la règle. Dans le petit lycée Saint-Dominique de Saint-Herblain, établissement privé sous contrat d'association avec l'État à quelques kilomètres de Nantes, près de l'estuaire de la Loire, elle a accueilli une fois encore ses élèves de sciences physiques. À ce détail près que Martine, au printemps dernier, s'appelait encore Vincent

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Le choix de Valérie

 

  Tout commence par cette bombe paisible, envoyée le 15 juillet d'un petit bourg du département de l'Isère à quelque 500 cadres et employés de Lowe Alpine International : "Depuis que je suis née, je suis différente des autres. Mon cerveau m'indique que je suis une femme, alors que mon corps est celui d'un homme ", lit-on dans la missive électronique, rédigée en français et en anglais. Son auteur est chef d'entreprise. Son auteure, plutôt. Hier, il s'appelait Yves Denu ; aujourd'hui, sa carte de visite est au nom de Valérie Denu. Celle-ci porte jupe et collants noirs, bagues aux doigts, maquillage discret.

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Il a 18 ans et il va être pendu

AFP
Trois trafiquants de drogue exécutés par pendaison à Qom, Iran (2008)

Par Par Gilles Leroy, Philippe Besson, Marie Ndiaye, Atiq Rahimi, Jonathan Littell, Viviane Forrester, Claude Lanzmann...BibliObs.com

 Après Sakineh Mohammadi Ashtiani, condamnée à la lapidation pour adultère, l'Iran persiste et signe en condamnant à la pendaison un jeune homme soupçonné d'homosexualité. Les écrivains Philippe Besson et Gilles Leroy publient cet appel, rejoints par Jonathan Littell, Camille Laurens, Dominique Blanc, Alfredo Arias, Chantal Thomas, Arthur Dreyfus, Claude Lanzmann, Viviane Forrester, Marie Ndiaye, Atiq Rahimi, Isabelle Gallimard, Paul Otchakovsky-Laurens, Catherine Cusset, Benoît Legemble, Christophe Girard, André Glucksmann, Caroline Fourest, Alain Jakubowicz, Mathieu Vidard, Valentine Goby, Stéphane Bern, Christophe Hondelatte, Marilù Marini, Colette Kerber, Pascale Kramer, Arnaud Cathrine, Clara Dupont-Monod, Vincent Josse, Bertrand Delanoë.

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Le dernier déporté homosexuel témoigne

 

Par Thomas Vampouille



  Après la guerre, Rudolf a refait sa vie à Mulhouse avec son compagnon Edi.
Après la guerre, Rudolf a refait sa vie à Mulhouse avec son compagnon Edi. Crédits photo : AFP
A 97 ans, Rudolf Graza est probablement le dernier survivant des «Triangles roses», ces hommes déportés par l'Allemagne nazie parce qu'ils étaient homosexuels.

Déporté pour ce qu'il était. Rudolf Brazda, qui a passé presque trois ans à Buchenwald pour le seul fait d'avoir eu des relations homosexuelles, publie aujourd'hui le récit de son histoire. Dans «Itinéraire d'un triangle rose», le survivant raconte ses 32 mois de souffrances en camp de concentration.

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Homoparentalité : la psychanalyse peut-elle dire la norme ?


Par CLAUDE RABANT Philosophe, psychanalyse


Il y a beau temps que certains psychanalystes lacaniens nous rebattent les oreilles avec un «ordre symbolique» d’où ils déduisent un «ordre sexuel» dont l’impératif catégorique n’est autre que le modèle dominant de l’hétérosexualité. Une telle position, strictement anhistorique, est pourtant mise en cause par l’évolution des mentalités et des pratiques sociales qui sont aujourd’hui les nôtres.

C’est pourquoi ils cherchent un ultime recours contre cette évolution en invoquant la nature indépassable d’une «différence sexuelle» biologique dont l’«effacement» dramatique par les nouvelles technologies remettrait en cause «les interdits fondamentaux» et menacerait d’effondrement la raison elle-même… Telle est notamment la position de Jean-Pierre Winter dans son dernier livre (1), qui milite contre toute légalisation de l’homoparentalité. Cette position, pourtant, est loin de faire l’unanimité parmi les psychanalystes. Je dirais même quelle représente une déviation du lacanisme.

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Les agressions homophobes ont augmenté en 2009

"Kiss-in" contre l'homophobie, le 14 février 2010 à Paris

   Selon le rapport annuel de SOS homophobie, "l'agressivité" des jeunes envers les homosexuels est en hausse et internet est devenu un "défouloir" pour les homophobes.

Malgré une législation qui réprime fermement les actes homophobes, le nombre de témoignages sur des agressions physiques à l'encontre des homosexuels a progressé en 2009, passant à 88 contre 61 en 2008, indique l'association SOS homophobie dans son rapport annuel rendu public mardi 11 mai.

Il n'existe aucune statistique officielle sur les agressions homophobes et les chiffres avancés par SOS homophobie s'appuient sur les témoignages reçus sur la ligne d'écoute de l'association (1.200 par an environ). "Nous savons cependant qu'il y a beaucoup plus d'agressions homophobes en France", remarque Bartholomé Girard, le nouveau président de SOS homophobie.

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Appel contre l'homophobie et la transphobie

par Olivier Abel, Jean-Claude Guillebaud, Tarek Oubrou, Rivon Krygier

 

 

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Nous sommes plusieurs intellectuels de diverses confessions inquiets des discriminations, des violences et des humiliations dont les homosexuels et transsexuels continuent à être l'objet. Bien éloignés de croire à un "sens progressiste de l'histoire" qui serait en quelque sorte irréversible et fatal, nous sommes inquiets de voir cette tendance répressive augmenter. Au-delà des convictions spirituelles, éthiques et même théologiques, nous croyons que nos Eglises et nos confessions religieuses ont une parole publique commune à tenir à ce sujet. Elles en auront l'occasion, d'ailleurs, avec la Journée mondiale de lutte contre l'homophobie et la transphobie, qui aura lieu dans deux mois exactement, le 17 mai prochain, et dont le thème porte justement, cette année, sur les religions.

 

Une étude novatrice sur les mères lesbiennes met en lumière les nouvelles parentalités



  Parce qu'elle estime que l'homoparentalité constitue un excellent observatoire des mutations de la famille contemporaine, Virginie Descoutures a consacré plusieurs années à étudier les mères lesbiennes, ces femmes qui, malgré leur homosexualité, choisissent d'avoir des enfants. "La catégorie famille homoparentale apparaît à la fin des années 1990, au moment où la famille relationnelle - une famille davantage fondée sur les liens électifs entre les individus qui la constituent au quotidien que sur ceux traditionnels de la filiation - devient clairement perceptible, explique-t-elle. Le but de ma recherche est à la fois de révéler, au travers de l'exercice parental, une vie quotidienne peu connue, souvent rendue invisible par le stigmate de l'homosexualité, et de contribuer à réfléchir sur "la" famille et le cadre hétéronormatif dans lequel elle se définit."

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On tue des trans’.
Dans le silence?

       Chaque année, le 20 novembre, est célébré le TDOR, le Trans Day of Remembrance. Du coup, vendredi dernier et pendant tout ce weekend, des actions ont eu lieu dans plusieurs villes du monde entier, pour célébrer la mémoire des personnes trans’, transsexuelles ou transgenres, qui ont été victimes de passages à tabac, de viols, de meurtres, etc. Sur Internet, plusieurs vidéos (cliquez ici, ici ou ) tentent de donner quelque idée de cette violence effrayante, dont on ne parle guère.

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Lettre ouverte au ministre de l'éducation nationale :

 "l'école doit être le rempart contre l'homophobie dans les cités ghettos"

par Franck Chaumont

 


  Monsieur Chatel, avez-vous entendu les cris de détresse de jeunes filles et garçons homosexuels vivant dans les cités qui se sont exprimés dans des livres et dans la presse depuis le mois d'octobre ? Je n'en doute pas !

Qui sont-ils ? Ils font partie de la jeunesse sur lequel notre pays doit miser. Ils habitent dans des quartiers populaires devenus depuis plus de trente ans des cités ghettos où sévit la misère sociale, affective et sexuelle.

Ils s'appellent Nadir, Sébastien, Cynthia, Dialo ou Nadia. Ils sont blacks, blancs ou beurs. Certains rasent les murs, le regard fuyant. D'autres se la jouent virils et vont même jusqu'à casser du pédé à l'occasion. Mais tous ont en commun le mensonge et la schizophrénie liés à leur double vie et à la peur d'être démasqués.

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Délégation d'autorité parentale autorisée pour un couple homosexuel séparé

SOCIETE - La cour d'appel de Rennes, dans un arrêt rendu le 30 octobre, a donné à un couple séparé de femmes homosexuelles la délégation d'autorité parentale avec exercice partagé, au profit de celle qui n'avait pas porté leur enfant, a-t-on appris dimanche auprès des intéressées. Dans son arrêt, la cour d'appel "dit que l'autorité parentale sur l'enfant sera ainsi partagée en Anne R et Emilie B pour tous les besoins de l'éducation de l'enfant".

Selon Anne B, animatrice de l'association de familles et de futur familles homoparentales "les enfants d'arc en ciel - l'asso", "Anne et Emilie sont le 2ème couple séparé en France à obtenir cette délégation, et le 1er à l'obtenir en appel" car le TGI d'Aix-en-Provence avait accordé une délégation d'autorité parentale à un couple de femmes le 10 septembre 2008. La cour infirme ainsi un jugement rendu en novembre 2008 par le tribunal de Grande Instance de Rennes, qui avait rejeté leur demande de délégation d'autorité parentale, invoquant principalement la séparation des deux femmes, le caractère récent de cette séparation, et une "hypothétique dégradation future de leurs relations". Anne et Emilie ont eu une petite fille en septembre 2006. Anne, inséminée en Belgique, en est la mère biologique, mais depuis la conception jusqu'à aujourd'hui, elles se sont positionnées toutes deux comme les deux parents de l'enfant. Depuis leur séparation en juin 2008, elles ont organisé "une garde alternée, et s'investissent de manière égale dans la vie de leur fille, malgré l'absence de cadre juridique" affirment-elles. Lors de l'audience, le parquet avait mis en avant l'intérêt du lien existant entre Emilie et la petite fille, et reconnu que "son engagement actuel
s'apparente bien à celui d'un parent dans le cadre de la séparation d'un couple". L'arrêt de la cour d'appel de Rennes représente "un espoir dans la reconnaissance des familles homoparentales" ont affirmé les deux femmes dans un communiqué.

(AFP) 09/11/09