Emeutes en Guadeloupe
février 2009.
Une approche
anthropologique du contexte de la
révolte

La chanson de Jocelyne Labille : " Je
n'ai pas demandé mes dents blanches, mon
nez plat, mes cheveux crépus…." remporte
en ce moment un succès incroyable. Cette
reprise permanente sur les radios de
cette chanson devrait nous amener à nous
poser des questions sur les causes de ce
succès.
En repartant assez loin en arrière dans
le temps, on peut tenter de dégager les
raisons profondes de l'adéquation entre
une révolte populaire en cours - qui
s'exprime par une grève générale dure et
digne jusqu’à maintenant - et la chanson
d'une artiste jusque là peu connue du
grand public. Nous savons par
expérience, et toute personne qui occupe
des responsabilités le sait bien, dans
le cas de la moindre négociation, que
nous vivons dans une société dont les
mots qu’utilisent ses membres ne disent
pas ce qu'ils semblent exprimer.
L'exprimé se situe presque à chaque fois
dans le registre du non-dit et pourtant
du bien compris. Les échanges verbaux
dans un contexte conflictuel ou de
simple opposition hiérarchique, se
produisent de façon croisée. On ne
répond pas à ce qui est dit. On répond à
ce qui est supposé avoir être signifié.
L'un des fantasmes exprimés les plus
fortement et clairement se réfère à
l'actualité de l'esclavage. " nou pa
esklav !". La locution signifie en fait
que le locuteur veut imposer à l'autre
sa croyance : Toi qui me parles, tu
penses que je suis esclave. Alors, si on
admet la forme de pensée à laquelle nous
sommes confrontés quotidiennement pour
appartenir à la société guadeloupéenne,
le " nou pa esklav " ne veut pas dire
que nous sommes au temps de l'esclavage.
Le fait est admis. Il est du domaine de
l'acquit.
Que signifierait alors la référence
permanente à un état antérieur dont on
sait bien qu'il n'existe plus. Il faut
se souvenir que Lacan a bien montré, et
l'école freudienne l'a accepté et
utilisé, que "l'Imaginaire est le Réel".
L'esclavage a bien été aboli, rétabli et
aboli à nouveau. Ici, le rétablissement
de l'esclavage dans sa proximité
temporelle 1802 et sa présence dans les
mémoires par la révolte de Delgrès,
constitue un traumatisme et
paradoxalement une honte. Il est curieux
que personne ne parle en ce moment de
Louis Delgrès, officier métis originaire
de la Martinique, présenté pourtant
comme le héros de l'indépendance
temporaire et de la résistance au
colonialisme de la Guadeloupe. C'est
peut-être qu'il n'est pas considéré
comme un héros dans un inconscient
collectif traumatisé par le
rétablissement d'un régime ancien
abominable. Il est un perdant. Delgrès
n'a pas gagné, il n'a pas rusé, il s'est
suicidé. L'esclavage a été rétabli
malgré la révolte. Plus tard, 1848,
c'est l'abolition définitive. Le
contexte tel qu'il est fantasmé présente
cet évènement fondamental et fondateur
sous un jour différent. L'esclavage n'a
pas été aboli par un soulèvement général
d'une population. La liberté a d'abord
été concédée par la République, le
maître blanc fantasmé, c’est un fait
établi historiquement - bien que
contesté et c’est leur droit par des
auteurs - et exprimé par la formule
lapidaire : « A pa Schoelcher ki libéré
Nèg ! ». Les
révoltes d’esclaves ont accéléré
l’aboutissement d’un processus
d’émancipation déjà enclenché, que des
penseurs et des êtres éclairés avaient
contribué à mettre en œuvre.
Révolte et opposition au pouvoir dans un
cas (c'est le soulèvement de la
Guadeloupe en 1802 avec la rébellion
conduite par Louis Delgrès) acceptation
et concession d'un nouvel état en 1848
malgré des sursauts de révolte (émeutes
à Trois Rivières, Guadeloupe, par
exemple).
Nous vivrions ici dans une société
analogue dans son fonctionnement à l’une
de celles que l'ethnopsychiatre G.
Devereux a étudiées et qualifiées de
sociétés "pathologiques normales". C'est
à dire une société dans laquelle la
névrose collective établit la normalité
des comportements. L’une des différences
entre la constitution de la société
Guadeloupéenne et celle de la Martinique
provient des conséquences sur sa
formation sociale de l’absence de
l'épisode révolutionnaire conduit par
Victor Hugues, celui du soulèvement de
Delgrès et le traumatisme d'un
rétablissement de la servitude. Les
différences de structure sociale entre
ces deux sociétés insulaires n’excluent
pas les ressentiments et l’ambigüité des
relations inter communautaires en
Martinique dus à la présence toujours
tangible d’un groupe endogame,
descendant des colons. Ce groupe qui
assoie sa légitimité sur l’antériorité
de l’occupation d’un territoire conquis,
comme pendant des centenaires d’autres
groupes l’ont fait avant lui, a engendré
une société métisse avec laquelle il
entretient des relations de haine et
d’amour dont la complexité n’a rien à
envier à celles d’autres sociétés
pluriethniques.
En Guadeloupe, la position du groupe des
blancs créoles est différente. Ils ne
sont pas perçus comme étant au sommet de
la pyramide sociale et économique. Ils
sont guadeloupéens, historiquement là,
et peut-être même que leur statut de
survivants des révolutions de 1774 et
1802 concourt à leur faire reconnaître
leur légitimité dans une société qui est
sans homogénéité, sans classes définies,
sans stratifications affichées.
La
caractéristique de la Guadeloupe, me
semble-t-il, est d'être constituée de
groupes ethniques, de communautés. Ces
groupes, les Indiens, les Syro-libanais,
les Blancs-créoles, les Métropolitains,
les Haïtiens et depuis quelques années
les Juifs d'Afrique du Nord, se côtoient
et se mélangent, peu ou pas du tout.
Cette hétérogénéité sur un territoire
éclaté sur plusieurs îles est sans doute
l'un des facteurs qui explique l'absence
de projet d’ensemble pour la Guadeloupe.
Chaque élu ne pense qu’à ses échéances
électorales et met en œuvre une
politique à courte vue, quand la
motivation d’une élection ne serait pas
les perspectives de l’enrichissement
personnel toujours possible que confère
la détention du pouvoir au détriment de
l’intérêt général du pays. C’est
pourquoi la question de l’indépendance
n’est pas à l’ordre du jour. La
population a une vision négative de ses
élus alors qu’elle constitue la
clientèle de la classe politique qu’elle
met au pouvoir, dont elle sollicite les
faveurs et l’octroi de privilèges. Le
revendication évoquée d’un changement de
statut, sous jacent au discours, comme
remède à tous les maux, solution à tous
les problèmes est actuellement, une
autre ruse. S’agit-il-pour la Guadeloupe
du statut politique qu’il faut revoir,
ou plutôt d’une forte demande de
changement de statut social, de respect,
que réclame la population toute
entière ? N’avons-nous pas entendu à
maintes reprises au cours des
négociations : « Respectez-nous » ?
Le Ministère des DOM TOM de
la rue Oudinot ne se trompe-t-il pas ?
A-t-il une vision claire de l’Outremer.
Le pouvoir central d’une France perçue
d’ici comme lointaine, blanche et
dominatrice, s’oppose point par point à
l’image idéalisée d’une Caraïbe proche,
noire et libérée. Il n’y a pas
l’Outremer des Départements Français
d’Amérique, DFA. Il y a des Outremers.
Ce sont trois pays, la Guyane, la
Guadeloupe et la Martinique, avec trois
structures sociales et trois histoires
différentes.
Le reconnaître marquerait un respect pour les populations de ces trois
DFA et la reconnaissance de leurs
identités particulières.
Alors, si ce
qui est dit n'est pas ce qui est
signifié, le succès d'une chanson qui
défie toute les ventes au hit parade des
chansons en créole en cette période de
grève générale et de fortes
revendications, traduit bien ce
qui n'est pas exprimé. Si on continue à
emprunter le chemin du langage camouflé,
on découvre alors que l'abolition de
l'esclavage est une réalité admise
contre laquelle on ne peut pas aller.
Les faits sont là dans leur réalité.
Personne sur le territoire de la
République française n'est encore
maintenu en esclavage. Cette situation
serait perçue comme effroyable car elle
ne peut pas être changée. Personne n'est
plus esclave, et contre quoi
pourrions-nous nous insurger, contre qui
pourrions-nous nous révolter ?
Il semble alors apparemment possible de
saisir ce qu'exprime profondément et
tragiquement la chanson de Jocelyne
Labille. Ce serait le désamour pour
eux-mêmes des individus qui composent
notre société post esclavagiste.
Le, Je n'aime
pas le, Moi. Je ne m'aime pas. Je suis
un Noir. C'est là, sur cette question, -
comme l’a montré l’anthropologue Jean
Luc Bonniol dans son ouvrage « La
couleur comme maléfice » - d’être
différent du « Blanc », qui reste chaque
fois la référence en tant qu’individu et
comme couleur.
C’est autour de la question de
couleur que se situe le point de
convergence de toutes les contradictions
de notre société, le cœur du problème
social. Ce qui est exprimé dépasse ce
qui est pensé et autocensuré.
Le langage devient précis, car
l'expression dans sa réalité n'est pas
l'expression du : "Je suis descendant
d'esclave", mais bien celle d'un
imaginaire rendu réel et actuel : "Je
suis fils d'esclave". Autrement dit, moi
en tant qu’individu, je me perçois comme
étant dans la relation d’immédiateté
qu’établit le lien père-fils, celle d’un
père présent et esclave. La notion de
père présent semble contradictoire et
devoir s’opposer à la réalité
sociologique d’une société matrifocale
au sein de laquelle le père est absent
ou relégué au rang de géniteur. C’est
aussi un des points sur lequel il
faudrait s’attarder pour l’englober au
sein d’une analyse plus vaste.
Le fait historique est aboli au profit
d'une réalité actuelle. Dans
l'expression orale, les discours, les
revendications, on parle de l'esclavage
pour n'avoir pas à accepter la réalité
d'un fait perçu comme une souillure
indélébile qui, elle, ne peut pas être
lavée, celle de se situer dans la lignée
d'une descendance d'asservis. Ce fait,
être le descendant d’êtres humains
chassés, capturés, déportés contre leur
gré, vendus, réduits en esclavage,
considérés comme des biens meubles, est
vécu comme une souffrance permanente et
odieusement insupportable. Il occulte
toutes les autres situations qui
permettraient à l'inconscient collectif
de faire le travail nécessaire d'une
psychothérapie de groupe. C’est pourtant
peut-être ce qui se passe en ce moment
avec la libération de la parole à
laquelle on assiste. Jamais on n’a
autant échangé, confronté d’idées, de
façon affichée ou de façon anonyme par
le truchement d’internet. L’écrivain
Ernest Pépin l’a fait, l’un des tout
premiers après le professeur de
philosophie Jacky Dahomay, qui a pris
position par un article paru dans la
presse locale dès le début des
évènements. Il n’en reste pas moins qu’à
aucun moment autant de personnes ont
laissé si librement cours à leur besoin
de s’exprimer, d’évacuer un mal-être.
Nous vivons un mai 68 guadeloupéen.
Cette libération de l’expression de
toutes les frustrations par la grève
générale pourrait entraîner, et on doit
l’espérer, la fin de ce repli
confortable dans la rébellion d'un état
névrotique que l’on
pourrait
qualifier d’infantile. Ecartons d’emblée
le cliché du Noir grand enfant que
laisserait supposer l’emploi du
qualificatif « infantile ». Utilisé dans
un contexte d’examen des manifestations
discursives d’une crise sociale, avec
les outils que fournit l’anthropologie,
il se réfère à la phase d'opposition par
laquelle passent tous les êtres humains
quand ils grandissent. A un moment donné
de leur existence, pour mûrir, pour
affirmer leur personnalité, ils doivent
s'opposer à l'autorité, quelle qu'elle
soit. C'est la période du refus de
céder, du non ! Alors, la rupture de
négociations dont on rejette la
responsabilité sur l’autre partenaire au
risque d’entraîner des dommages
irréparables, économiques et
sociologiques, sur une société déjà
fragilisée par un coût de la vie contre
lequel elle s’insurge, la mise en cause
de l’action de l’Etat pour faire
respecter la libre circulation des
personnes par la destructions de
barrages érigés par des adolescents
révoltés, trouverait peut-être ses
fondements psychologiques dans un
système traditionnel d’éducation de
l’enfant. N’alterne-t-il pas
permissivité la plus totale et ferme
répression, soudaine et imprévue, le
châtiment corporel, le coup de
ceinture ? Une personnalité solide ne
peut pas se construire sans la
frustration dans l’enfance des désirs,
et sans les limites qu’impose
l’éducation à la vie en société, quelle
que soit la société, sa localisation et
sa culture. L’absence de bornes mises à
l’infini possible du vouloir, débouche
immanquablement sur l’insatisfaction
perpétuelle.
Le slogan, refrain phare des manifestants
du LKP, «"liyannaj kont pwofitasyon" »
contre la vie chère, se situe lui aussi
dans le registre du dit non dit. Ce
slogan scandé, chanté par la foule des
manifestants, rythme depuis un mois tous
les déplacements du collectif : «La
Gwadloup sé tan nou, la Gwadloup sé pa
ta yo»… la Guadeloupe est à nous, la
Guadeloupe n’est pas à eux ! Le « yo »
qui se traduit par « eux » renvoie à un
autre indéterminé. Les « eux » ne sont
pas nommés. Eux, ne désigne personne en
particulier. Il s’inscrit dans le
registre d’une pensée somme toute
commune à nombre de sociétés
précapitalistes ou traditionnelles qui
ont conservé des relations étroites avec
leur environnement naturel. Dans ces
sociétés, il est interdit de nommer une
chose dangereuse, un être craint, sous
peine de le faire apparaître. En
Martinique, le chasseur ou le pêcheur
d’écrevisses en forêt ne prononce jamais
le mot « serpent ». Il parlera
prudemment de la bête longue, d’une
cravate pour le désigner. Le «yo» dans
un climat de crise, de tensions inter
ethniques ravivées par un reportage
télévisé, «Les derniers maîtres de la
Martinique», et commenté pour les propos
racistes, inadmissibles, d’un membre de
la communauté békée, désigne
l’oppresseur, l’exploiteur, et met en
garde. La Guadeloupe ne leur appartient
pas, ils n’y feront pas ce qu’ils
veulent.
On pourrait craindre que le slogan
fédérateur du mouvement LKP ne se
transforme et ne livre précisément à la
vindicte populaire l’oppresseur, le
colon toujours présent, le « blanc pays.
La signification apparente esquive la
confrontation. On ne dit pas : «La Gwadloup
sé tan nou, sé pa ta zot», la Guadeloupe
n’est pas à vous.
On ne peut pas
soutenir cette affirmation sans rentrer
dans le champ ambivalent de l’admis et
du contesté.
C’est un fait que les blancs au
17° siècle, s’insérant au sein de la
société des Caraïbes insulaires, qui
occupent les îles depuis au moins 600
ans, avec violence en Guadeloupe, avec
plus de douceur en Martinique, ont forgé
ces pays. Ils l’ont fait d’abord en tant
qu’engagés, les 36 mois, ou comme petits
colons, les habitants, puis avec l’aide
et l’exploitation d’esclaves. Personne
pour l’instant ne veut transgresser le
tabou de l’institutionnalisation des
clivages sociaux historiques. Le langage
camouflé permet un artifice pour rejeter
l’animosité sur un objet caché, afin que
chacun des protagonistes du jeu
dramatique qui se déroule, s’exonère de
la culpabilité de ne pas pouvoir entamer
le dialogue. Se parler, se connaître
conduirait l’une et l’autre communauté à
apprendre à se comprendre, à abandonner
les relations intransgressibles dans le
registre du dominant/dominé, au profit
de relations entre classes socialement
différentes, qui seraient, elles,
porteuses d’espoir et d’apaisement, car
la mobilité sociale y aurait sa place.
On constate le repli
grandissant d’une Guadeloupe sur
elle-même, la montée de la xénophobie,
les bouffées discriminatoires. Cette
attitude de protection narcissique dans
sa quête de construction,
reconstruction, de son identité, exclue
toute ouverture de la Guadeloupe sur le
monde, d'accepter ce qui vient de
l’extérieur et d’envisager avec réalisme
un projet de société qui reste à
élaborer et à bâtir.
Il ne suffit pas de dire qu’il y a des
jeunes diplômés et que l’on recrute des
non guadeloupéens, façon déguisée de ne
pas dire un métropolitain, un blanc, un
« étranger ». Il conviendrait de
s’interroger sur les raisons qui font
que nombre de ces jeunes diplômés
d’origine guadeloupéenne, quand ils
reviennent au pays, sont rejetés.
Beaucoup d’entre eux insérés dans la vie
professionnelle dans l’Hexagone,
n’envisagent même pas de revenir en
Guadeloupe malgré le désir qu’ils ont de
rapporter au pays leur expérience, leurs
qualités. Ils sont ici considérés de
façon méprisante, comme des « Bounty »,
noirs dehors, blancs dedans.
L’acceptation de l’histoire, du métissage
culturel et biologique de la société qui
compose la Guadeloupe, conduira peut
être notre pays à se tourner vers
l’avenir pour préparer et travailler
avec réalisme et sans exclusion à ce
désir contenu ou exprimé, un changement
de statut. Ce qui est encore du domaine
de l’utopie pourrait devenir alors une
réalité tangible et offrir à toutes les
composantes ethniques de la Guadeloupe,
d’origine européenne, africaine,
indienne, syro libanaise, pour citer les
plus anciennes, qui chacune a sa
justification historique de
guadeloupéanité, un fonctionnement de
société démocratique, respectueuse de
toutes ses différences et résolument
tournée vers le futur.
Prendre une
autre voie risquerait de nous conduire,
après la destruction totale du tissu
social, à rebâtir une société
entièrement fondée sur les abus de
toutes sortes, les passe-droits,
l’instauration d’une nomenklatura et de
ses gardes, autant de ces « pwofitasyon »,
que tous dénoncent aujourd’hui.
La Guadeloupe comme sa parente
proche et différente, la Martinique,
doit devenir une île cannibale non pas
pour dévorer tous ceux qui la gênent,
mais au contraire où tout ce qui
passerait à sa portée, courants
littéraires, musicaux, plastiques…
serait examiné, reniflé, capturé,
transformé et assimilé pour créer un
nouveau courant métis multiforme, une
nouvelle créolité guadeloupéenne.
H. PR. le 17 février
Henry Petitjean Roget Dpl.
VI° section Sciences Economiques et
Sociales
EHSS Paris.
Docteur en Préhistoire
Cette approche repose en grande partie
sur les travaux de, Jean Benoist, Edith
Kovacks-Beaudoux, Jean Luc Bonniol, A et
J Petitjean Roget, Michel Giraud,
Georges Devereux, Claude Levi-Strauss,
Sydney Mintz, R et S Price …
Lire la réponse de
Huguette Emmanuel
Bellemare,
martiniquaise, sociologue
de formation,
enseignante du second
degré