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«Annou
las di nou ké, pou nou vwè si nou ka» par Delile DIMAN-ANTENOR Jacky DAHOMAY Le Comité Guadeloupéen
du Projet a été
officiellement
installé
le 03 juin 2010. Dans sa composition actuelle, il comprend plus d’une soixantaine de membres issus d’associations ou organismes de natures diverses (culturelle, universitaire, politique, patronale, syndicale...) ; autant dire qu’il offre une image de la société
guadeloupéenne
dans toute sa diversité.
Suite au Congrès des 8 et 9 décembre 2011, consacré au projet guadeloupéen
de
société,
les deux présidents
ont
souhaité
que la société
civile, dont le rôle a ainsi été
confirmé,
se charge de relancer et d’animer le débat. Lors de la réunion du comité guadeloupéen
du projet, le 29 décembre, ils nous ont confié la mission de constituer l’équipe de direction du comité. Ils ont par ailleurs affirmé la nécessaire
autonomie du comité par rapport aux instances politiques.
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Région Martinique : le débat du bilan
ANALYSE FINANCIÈRE RÉTROSPECTIVE ET PROSPECTIVE
AUDIT DE LA GESTION BUDGÉTAIRE ET COMPTABLE
Texte de l’intervention de Daniel MARIE-SAINTE :
 Monsieur le Président,
Vous arrivez à la tête de la Région en Mars 2010. Que vous vouliez faire un état des lieux, cela ne nous choque pas, c’est normal.
A l’arrivée d’un nouveau locataire dans un appartement, un état des lieux est fait afin de savoir comment est le logement au moment où il emménage.
Mais vous vous avez procédé différemment, vous avez commencé par dire que tout était mauvais, rien ne marchait au Conseil Régional.
Ensuite vous avez lancé une série d’audits sur la situation de la collectivité régionale : humain, organisationnel et financier. (Je cite vos mots)
Votre but, non avoué, est de détruire la réputation de bon gestionnaire généralement reconnu à Alfred MARIE-JEANNE.
A la suite de la publication de l’audit organisationnel et celui sur la politique sportive, vous vous livrez, lors d’une conférence de presse, à une série d’attaques publiques sur la compétence du personnel existant au Conseil Régional et le mode d’organisation des services mis en place par votre prédécesseur.
Les conclusions de ces premiers audits, financés avec des fonds publics régionaux, n’ont pas fait l’objet, à l’époque, de débats devant l’Assemblée Plénière !
L’ancien Président, Alfred MARIE-JEANNE, attaqué dans son mode de gouvernance, vous a adressé un courrier pour vous proposer un débat public sur cette question, vous ne lui avez pas répondu à ce jour !
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Edgar Morin et la Martinique
par Manuel Norvat
 Edgar Morin est parmi nous à la Martinique dans le cadre du projet Le Grand Saint-Pierre. Il s’agit là — à l’invitation de Patrick Chamoiseau — d’échanger la parole et la sensibilité avec ce penseur autour de notre passé et devenir commun. Sa venue est un rapprochement généreux opposant et rassemblant tout à la fois l’œuvre et l’homme dans leur circulation mondiale. Si on ne présente plus vraiment Edgar Morin, c’est qu’il fait désormais partie de tous les paysages de la pensée. On a enfin renoncé à l’étiqueter, à lui demander des comptes sur sa « spécialité ». Est-il philosophe, sociologue, anthropologue, écologiste, économiste ou cinéphile ? La réponse est qu’il provoque le brassage de nombreux territoires bornés. Son métier est de penser la complexité des sciences, des savoirs et des arts : une cosmosophie.
La cosmosophie d’Edgar Morin nous touche dans notre rapport au réel et à l’imaginaire car elle rejoint les problématiques de nos écrivains-pays. En effet, l’engagement d’Edgar Morin est à mettre en parallèle avec celui de Frantz Fanon, de son actualité. Une même vitalité théorique et d’action les réunit. Son Autocritique (1959) vise à la réévaluation des contextes et situations sans quoi le militant ne se risque qu’à la lutte contre des moulins à vent du Don Quichotte. Ceci est parfaitement condensé par le dialogue entre deux personnages (Patrice et Mycéa, un fils et une mère) de La case du commandeur d’Édouard Glissant : « Maman, je connais, j’ai lu Fanon. Il ne suffit pas de lire, il faut aussi réfléchir ». De même, il est un lien évident entre Edgar Morin et Aimé Césaire, l’auteur de la Lettre à Maurice Thorez (1956), dans leurs rapports au parti communiste et au stalinisme ou sa variante tropicale : le macoutisme, c’est-à-dire les dérives autoritaires exercées sur le plan intellectuel et militaire résultant de la frustration engendrée par la non maîtrise des conditions d’épanouissement économiques. Edgar Morin cultive aussi un lien étroit avec l’œuvre et la pensée d’Édouard Glissant. La Reliance d’Edgar Morin qui consiste à « lutter contre le règne des séparations, des spécialisations, des pensées cloisonnées » est particulièrement au voisinage de la poétique du Divers d’Édouard Glissant. Contre l’essentialisme rivé à l’enfermement, l’enclos de la définition ou encore le figement identitaire, ces hommes proposent de suivre la trace de l’apairon, « l’indéterminé », « l’illimité » d’Anaximandre, « l’horizontale plénitude du Vivant » de Patrick Chamoiseau. Leurs œuvres invitent à poursuivre et parfaire « l’humanisation de l’homme »….
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Triple zéro pour les
candidats!
 
Alors que les bananiers manifestent dans les rues de
Basse-Terre devant l’effondrement des cours de la banane
occasionné par le démantèlement de l’OCM banane, que la
production de sucre est au plus bas, que les prix des
produits alimentaires continuent à flamber, que les
problèmes de l’eau et du traitement des déchets ne sont
toujours pas réglés, que Pôle emploi dénombre chaque
jour plus de chômeurs, que les fonctionnaires
manifestent pour défendre les services publics, que la
jeunesse vit de plus en plus mal l’absence de
perspectives qui lui est offerte ; nos élus s’adonnent,
à l’occasion des élections sénatoriales, aux délices du
jeu politicien.
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Qui donc pourrait
nier à «Tous Créoles!» sa légitimité
à célébrer le 22-Mai?
par Patrick
Samba
 Avant de répondre à cette question
importante, la notion de légitimité
étant fort complexe, quelques
préalables ou critères à même
d’esquisser la dimension d’une
légitimité sont nécessaires
à poser.
Qui en effet pourrait dénier
à des hommes et des femmes de
bonne volonté, respectueux de
l’Histoire, ancienne et contemporaine,
soucieux de la défense de la
dignité des Humains et sans
passé personnel trahissant ce
souci, la légitimité de commémorer
une date historique symbole
de la libération d’une catégorie
d’humains? De mon point de vue,
personne.
A tout être humain épris de
dignité et développant un esprit
de résistance à l’oppression
de l’humain par l’humain, quiconque
serait-il en droit de lui interdire
de commémorer un symbole de
ce genre. Je ne pense pas.
Tout réel défenseur, tout militant
du respect dû à la dignité de
l’Humain, tout individu mettant
bien au dessus de la défense
du profit celle de cette dignité,
pourrait-il se voir dénier ce
droit et cette légitimité? Ma
réponse est sans ambiguïté:
non.
Qui donc oserait s’autoriser
à lui dénier cette légitimité
? Qui?
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Précisions sur Tous Créoles.
par
Jacky Dahomay
 Je comprends
qu’Alain Ménil soit indigné
de voir son nom apparaître dans
le comité directeur d’une action
prévue par l’association Tous
Créoles. La même chose m’arrive.
J’ai été surpris de voir mon
nom indiqué dans le même projet.
Certes, j’avais été contacté
mais jusqu’ici je n’avais jamais
répondu à cette invitation.
Comment expliquer mon hésitation
? D’un côté, je trouve positif
que nos sociétés tentent de
dépasser les clivages ethniques,
héritage de l’histoire sans
doute, mais qui les minent.
Si on ne peut nier que le pouvoir
dominant au plan social et économique
de certains « Békés » soit le
résultat de l’histoire, celle
de l’esclavage et de la colonisation,
toute stigmatisation à outrance
d’un certain groupe social,
celui des Békés en l’occurrence,
contrairement aux apparences,
ne peut avoir d’effet libérateur.
Ainsi, lors des mouvements sociaux
ayant secoué nos îles en 2009,
la désignation des Békés comme
essentiellement responsables
de notre crise actuelle a eu
comme effet idéologique de masquer
les formes plus subtiles de
domination du capitalisme mondialisé
dans nos îles.
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L'aspiration de tout citoyen est l'accès à un
logement décent.
par Alfred Marie-Jeanne
 C'est la colonne vertébrale de la vie en
société.
Ce besoin légitime a été reconnu par la loi
comme un droit fondamental.
Vivre dans un logement précaire peut être un
facteur d'humiliation, de frustration, mais
aussi de révolte.
L'humain peut se détruire. Les rapports
entre les humains peuvent s'altérer. La vie
en société court le risque de se détériorer.
La Guadeloupe, la Guyane, la Martinique, et
la Réunion, sont concernées à des degrés
divers par ce problème.
Aussi, le gouvernement a-t-il jugé utile et
opportun de donner mission au collègue Serge
LETCHIMY pour y dresser un état des lieux.
Suite à cette mission, les députés ont
adopté à l'unanimité le 26 janvier 2011, la
proposition de loi portant dispositions
particulières relatives aux quartiers
d'habitat informel et à la lutte contre
l'habitat indigne dans les départements et
régions d'outre-mer.
Cet intitulé montre bien que cette mission
était expressément circonscrite à ces
territoires où plus de 150 000 personnes
sont en attente d'un logement social.
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Qui donc pourrait nier à «Tous Créoles!» sa légitimité
à célébrer le 22-Mai?
par Patrick Samba
 Avant de répondre à
cette question importante, la notion de légitimité étant fort complexe,
quelques préalables ou critères à même d’esquisser la dimension d’une
légitimité sont nécessaires à poser.
Qui en effet pourrait dénier à des hommes et des femmes de bonne
volonté, respectueux de l’Histoire, ancienne et contemporaine, soucieux
de la défense de la dignité des Humains et sans passé personnel
trahissant ce souci, la légitimité de commémorer une date historique
symbole de la libération d’une catégorie d’humains? De mon point de
vue, personne.
A tout être humain épris de dignité et développant un esprit de
résistance à l’oppression de l’humain par l’humain, quiconque serait-il
en droit de lui interdire de commémorer un symbole de ce genre. Je ne
pense pas.
Tout réel défenseur, tout militant du respect dû à la dignité de
l’Humain, tout individu mettant bien au dessus de la défense du profit
celle de cette dignité, pourrait-il se voir dénier ce droit et cette
légitimité? Ma réponse est sans ambiguïté: non.
Qui donc oserait s’autoriser à lui dénier cette légitimité ? Qui?
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Le 22-Mai nous
appartient à tous !
 Lors de sa création en 2007, notre association
« Tous Créoles ! » a inscrit dans ses statuts, entre
autres devoirs, celui d’œuvrer à l’acceptation
générale de la date du 22-Mai pour la commémoration
de l’abolition de l’esclavage à la Martinique. Par
conséquent, il est pour nous statutairement naturel,
mais aussi moralement nécessaire, de célébrer chaque
année l’événement qui constitue, selon nous, l'acte
de naissance du peuple martiniquais. En effet,
quelle autre date de notre courte histoire pourrait
être plus symbolique que celle qui a vu, pour la
première fois, uniquement des citoyens libres
peupler notre île ?
Mais voilà que, cette année encore, quelques
contestataires viennent dénier à « Tous Créoles ! »
la légitimité d'une telle commémoration, au motif
que seuls des descendants d'esclaves seraient
habilités à célébrer ce jour où leurs ancêtres
captifs ont conquis à la fois leur liberté perdue et
cette humanité qu'on prétendait leur nier...
Une telle vision des choses traduit tout d'abord une
certaine ignorance de la diversité des membres de
notre association. Mais cela nous pouvons le
comprendre, dans la mesure où il est toujours plus
facile d'affirmer une fausse information conforme à
une conception intellectuelle cloisonnée de notre
société martiniquaise, que de rechercher les vraies
données, celles-ci pouvant contredire la
construction figée de cette même société que se sont
faite ces grincheux. Car notre association « Tous
Créoles ! » est constituée de femmes et d’hommes
issus de toutes les composantes de la communauté
créole antillaise : Noirs, Mulâtres, Indiens,
Chinois, Békés, Syro-libanais, mais aussi des
Métropolitains et des Africains ayant adopté depuis
longtemps la créolité comme démarche de vie et de
pensée.
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Le
bonheur des
peuples requiert
d’urgence l’après
capitalisme.
par
Pierre SUEDILE
 La question se pose car
il semble évident que la
fin de la période
idéologique appelle une
réflexion sur la nature
de la société de demain.
Nombre d’observateurs
ont cru qu’avec la fin
du communisme, le
capitalisme s’imposerait
de façon durable et
structurelle et d’aucuns
ont alors accéléré le
passage amorcé à une
forme évoluée du
libéralisme, le
néo-libéralisme, porté
par le triomphe de la
valeur suprême, les
libertés individuelles.
Enterrées les théories
qui prétendaient que la
société devrait
s’analyser à travers le
prisme de la classe
sociale, abandonnés les
intérêts dudit
prolétariat et oubliée
cette lutte prétendument
moteur de l’histoire des
hommes. Au grand dam des
seigneurs de l’Olympe,
du marché, ce début du
XXIe siècle a montré
qu’il en était autrement
et que les dynamiques
sociétales historiques
ne sauraient souffrir
des injonctions de
groupes économiques ou
politiques, voire de
celles d’individus
isolés.
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« SEUL LE COUTEAU SAIT CE QU’IL Y A DANS LE GIRAUMON »
« SÉ KOUTO SÈL KI SAV KIAN TCHÈ GIROMON »
par George Arnauld
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Une grève générale annoncée
contre la vie chère, contre la pwofi tasyon (l exploitation). Oui,
elle s impose, c est normal. Lors du journal télévisé du soir, à la
question du journaliste, un représentant syndical répond : « Nous
attendons 2 500 personnes. »
Optimiste, le monsieur ! En tous les cas, nous y serons, nous les
femmes, avec nos T-shirts UFM (Union des femmes de la Martinique).
Rendez-vous à 8 heures.
T-shirt, tennis, une journée de grève, une matinée de manifestation
pour montrer notre solidarité avec les mots d ordre, comme d habitude
et, dès 13 heures, d autres activités nous attendent...
Pendant trois semaines nous n avons jamais quitté la rue !
... Nous sommes nombreuses à avoir répondu au rendez-vous au pied de l
Atrium, le grand bâtiment culturel de notre capitale.
Les gens arrivent par vagues. Des femmes dans tous les coins qui se
cherchent, qui s interrogent :
-- Tu te mets dans quel cortège ? Moi je ne suis dans aucun syndicat.
--On peut se mettre avec vous à l UFM ?
On se perd très vite. Les portables sonnent, on ne s'entend plus,
mais, heureusement, de petits fanions permettent le ralliement.
Notre joie est immense. Ceux et celles qui ne sont pas au pays
appellent :
--Combien de monde dans la rue ?
--Je n entends pas !
-- Oui, 15 000 !
-- On dit plus je crois, et puis pas le temps de parler au téléphone, à
ce soir !
Nous sentons de la surprise dans les directions syndicales
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…Pour un autre 22 mai…
Le grand
enseignement théosophique de l'Histoire
des Antilles
 Les
Antilles
se
sont construites sur des violences
modales au nom d’une expansion économique justifiée par une
hiérarchisation
oppressive ; hiérarchisation elle même fondée sur une
différenciation
ethnique…
C’est ce que l’on
nomme la « société
de plantation…» ; une société au capitalisme sauvage, lovée aux
rondes des violences mondaines.
Cette société de
plantation
construites sur la systématisation systémique de la domination, de
l’expropriation, de la déportation, de l’acculturation, de la violation
et de
la soumission de la Nature, des choses, des Êtres et des Personnes,
s’est
construite dans une communication
pathogénique de violences inter et multi modales…;… une sorte d’archi-violence qui au final n’a fini
par engendrer qu’une monstruosité relationnelle pyramidée et texturée
de violences claniques…
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L'Histoire
n'est pas terminée
par Pierre Suédile
 Il y a quelque vingt années,
une certaine presse, celle qui se réclame de « la communauté
internationale » aux contours on ne peut plus insolites,
qualifiait d’apprentis sorciers les frondeurs qui imaginaient, pourtant
à voix basse, que ce XXIe siècle apporterait son lot de changements
inattendus et pourquoi pas de révolutions. Il est vrai que l’époque
invitait à pourfendre sans retenue tous ceux qui s’accrochaient,
« sans avenir », à l’idéologie dite de la classe ouvrière.
Chacun gagnait à s’en éloigner sous peine d’être honni. Hérésie,
qu’était cette prétention de certains de faire intervenir l’Etat pour
faciliter ou établir les équilibres économiques et sociaux. Système
insignifiant face aux promesses de bonheur, inscrites dans la
mondialisation et que l’Etat providence étouffait avec son cortège
d’allocations aux familles, d’HLM, de contrats à durée indéterminée,
d’indexation du SMIC sur la hausse des prix, de fonctionnaires, de
contrôles des productions d’intérêt général telles que le gaz,
l’électricité, les transports, la poste ou le téléphone. La libre
course à la richesse que suscitait le marché rayonnant de splendeur se
trouvait dès lors à portée de l’effort minimal et peut-être même dans
le potentiel de chance de chacun. Et puis et d’ailleurs, la liberté
individuelle ne vaut-elle pas la réduction de l’intérêt général à la
portion congrue. Pour réussir, pour passer là où les autres ont échoué,
ne suffit-il pas de faire vivre ce principe fondateur de rêves
qu’est : « c’est le risque qui justifie le profit ».
Mais en fait de quel risque s’agit-il ? Pris par qui ? Quel
profit ?
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Toutes
nos
promesses
sont des mensonges potentiels
par Pierre Pastel
 Il y a quelque temps déjà, un jeune
homme plein d’enthousiasme se présente à mon Cabinet Conseil pour se
voir aider à clarifier son projet professionnel. Le dynamisme avec
lequel il me parle de son projet montre qu’il y a longuement réfléchi,
et qu’il n’y a pas l’ombre d’un doute qu’il vit ses propres
déclarations d’intention comme un vibrant succès déjà acquis.
« Deux ans, au plus ! C’est la promesse que je me suis
fait », me dit-il.
Voyant le caractère fort ambitieux de son projet et la certitude d’une
réussite prochaine qui anime mon interlocuteur, je tente de le ramener
à des considérations plus pragmatiques.
Pour l’aider à enregistrer de manière non équivoque ma perception de la
situation, je l’interroge : « savez-vous que toutes nos
promesses sont des mensonges potentiels ? »
Surpris par cette étonnante intrusion dans notre échange, il accepte
néanmoins d’examiner la question.
« Cela veut-il dire, Monsieur, que si d’ici deux ans, je ne tiens
pas parole, si je n’atteins pas mes objectifs, si je ne réalise ce que
je dis, je peux dès aujourd’hui me considérer comme un menteur en
puissance » ? me répond -il.
« Oui », lui dis-je sans détour.
« Ah non », reprend-il ! « Je ne veux pas être un
menteur, je veux mener ce projet jusqu’au bout ».
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L'éloge de la
colonisation est de
retour
par
François Gèze et Gilles Manceron,

Dans la continuité des
propos tenus par Nicolas
Sarkozy durant sa
campagne électorale de
2007 sur le thème du
"refus de la repentance"
à propos du passé
colonial de la France,
trois faits témoignent
de ce que l'éloge de la
colonisation et les
tentatives de
réhabiliter les plus
farouches partisans de
son maintien sont, de
manière inquiétante,
remis à l'ordre du jour.
D'abord, la loi du 23
février 2005, qui
demandait que "les
programmes scolaires
reconnaissent en
particulier le rôle
positif de la présence
française outre-mer,
notamment en Afrique du
Nord", vient d'être
exhumée et réactivée.
Bien que, devant les
polémiques qu'elle avait
suscitées, le président
de la République d'alors
avait eu la sagesse de
faire retirer cette
phrase de son article 4
et, en même temps, de ne
pas appliquer son
article 3, qui prévoyait
la création dans le même
esprit d'une Fondation
pour la mémoire de la
guerre d'Algérie, le
secrétaire d'Etat aux
anciens combattants,
Hubert Falco, a
installé, le 19 octobre,
à l'hôtel des Invalides,
ladite Fondation, avec
pour vice-président
celui qui avait été le
principal artisan de la
loi de 2005, Hamlaoui
Mekachera.
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Le devoir de cohérence
« Jouer le jeu »
par Édouard de Lépine
Dans le numéro du 6 octobre 2010 de
Montray Kréyol, le nouveau journal
officiel de l’adulation posthume de Césaire
et de la détestation consubstantielle de son
parti, le PPM, sous le titre « Le
devoir de responsabilité », le
Président du Conseil Général vient de
publier un article que nous avons lu avec
intérêt, avec attention mais aussi avec
tristesse. Non que tout y soit triste mais
ce qui est correct et qui en tout cas mérite
discussion est noyé dans une foultitude
d’incohérences qui frisent
l’irresponsabilité.
Ce qui inquiète ce n’est évidemment pas le
procès d’intention intenté à Serge Letchimy
pour « déni de démocratie » au nom du
respect du RDM, du MIM et de leurs alliés
pour la volonté exprimée le 24 janvier
dernier par les électeurs Martiniquais en
faveur de l’article 73 de la constitution.
Les faux débats sur les compétences, le
calendrier, la gouvernance (je déteste ce
mot), les ressources, n’intéressent pour
l’instant ni le grand public ni ceux que
préoccupent vraiment ces problèmes sans
doute importants mais dont l’urgence ne
semble pas indiscutable.
Ce qui nous gêne c’est les silences du
président plus que son indignation. Nous
reviendrons plus loin sur son silence de
loin le plus affligeant, celui qu’il observe
sur le mode de désignation de la future
assemblée unique. Le reste, tout le reste,
n’est pas sans intérêt mais secondaire au
stade actuel de la discussion. Nul ne le
sait mieux que le Président du Conseil
Général.
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Nos élus roulés
dans la farine ?
par Edouard de Lépine

À l’avant-dernière
rencontre entre le Président de
la République et les élus d’Outre-Mer,
le 6 novembre 2009, après le discours
flamboyant qui avait clôturé un
Conseil Interministériel historique,
le premier exclusivement consacré
aux problèmes de l’Outre-Mer,
on avait pu croire à une réelle
volonté du Président Sarkozy « d’ouvrir
un nouveau cycle historique marqué
par une relation rénovée »
entre la France et ses anciennes
colonies, de prendre en compte
« la revendication d’un
modèle économique endogène, susceptible
de favoriser la création de richesses
et d’emplois locaux. »
La tragique incapacité d’une
droite ultra conservatrice à saisir
cette ouverture autant que l’impréparation
de la gauche à la négociation
d’un indispensable compromis
historique avec le pouvoir central,
sur la base d’un accord,
non moins indispensable, entre
toutes les forces vives de la
nation sans exclusive, ont probablement
brouillé le jeu. Le Président
de la République s’est rabattu
sur l’arme traditionnelle
de tout pouvoir peu sûr de lui
en période de crise : semer
la suspicion, susciter la division,
jeter le trouble et le doute chez
l’adversaire.
Il l’a fait avec un indéniable
savoir-faire. Cela a commencé
avec le bal masqué de l’article
74 de la constitution, s’est
poursuivi avec l’imbroglio
de l’article 73 et, si les
Martiniquais ne se révoltent pas
contre le faux arbitrage rendu
par M. Sarkozy dans sa récente
lettre à nos parlementaires et
aux présidents de nos deux assemblées,
cela risque de s’achever
dans la triste pantalonnade de
l’élection à la proportionnelle
de la future assemblée unique.
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Par Yves Dejean,
PhD, Indiana University
à Bloomington
I.
Prélude à l’irrationalité
1.
Questions d’un
visiteur américain
Mardi
10 octobre 2000, vers
une heure de
l’après-midi, alors que
je marchais de la
station-service «Paloma»
jusqu’à l’impasse où
j’habitais en face de
l’entrée du marché de
Carrefour, j’ai été
submergé par le flot
d’élèves déversé par les
écoles de la zone, en
particulier le Juvénat
des Frères du
Sacré-Cœur.
J’ai sans doute croisé
un millier d’enfants et
d’adultes qui les
accompagnaient.
Heureux de ce bain de
foule, je me suis
longuement arrêté près
de la sortie du Juvénat.
J’ai imaginé une
rencontre, à cet
endroit, entre un
visiteur américain et un
enseignant haïtien
parlant l’anglais.
Prêtant l’oreille au
bourdonnement de ces
centaines de voix d’un
flot humain émettant un
flot de paroles, j’ai
pensé au dialogue
échangé entre eux:
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Cynthia Fleury " Diriger, c'est conduire un peuple avec son
assentiment "
Sur le dossier des retraites, la
philosophe juge que le pouvoir refuse de " reconnaître la
valeur, la nécessité, la légitimité des acteurs publics "
ENTRETIEN
Philosophe, professeur à l'Université américaine de Paris,
Cynthia Fleury, 35 ans, enseigne également à l'Institut
d'études politiques de Paris et à l'Ecole polytechnique.
Auteur de plusieurs ouvrages - elle a publié ce printemps La
Fin du courage (Fayard, 208 p., 14 euros) -, la philosophe
travaille sur les outils de régulation de la démocratie.
A l'heure du conflit social autour de la réforme des
retraites, Cynthia Fleury estime qu'il est urgent de réunir
" les différents acteurs publics " afin d'" orchestrer le
compromis démocratique ".
Au-delà, la philosophe juge urgent d'écrire un nouveau
serment du Jeu de paume et de réinventer la République.
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Soupçons de corruption à la société
HLM de Guyane
Une information judiciaire a été ouverte

Bien qu'elle ait été dissoute en novembre 2009 par
l'Etat, la SA d'HLM de Guyane refait parler d'elle, sur le
terrain pénal cette fois. Le parquet de Cayenne a ouvert,
jeudi 21 octobre, une information judiciaire contre X...
pour " corruption ", " abus de biens sociaux ", "
favoritisme " et " travail dissimulé ". Cette procédure met
implicitement en cause des responsables et des salariés de
la société, ainsi que des entreprises ayant travaillé pour
elle.
Les faits susceptibles de poser problème se sont déroulés
entre 2006 et 2009, précise le vice-procureur de la
République en charge des affaires financières, Denis Kenette.
C'est la juge d'instruction Marie-Thérèse Dubuis qui
conduira les investigations. Elles s'inscrivent dans le
prolongement d'une enquête préliminaire lancée en 2009 sur
la base d'une dénonciation de l'ancien directeur de
l'organisme HLM et d'un contrôle de la Miilos, le " gendarme
" du logement social.
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D’un procès l’autre…
par Yvon
Joseph-Henri

Le procès contre Alain Huyghes- Despointes se
termine, et on en attend le verdict.
Pour notre
part nous sommes curieux de connaître la sanction contre un
vice-président du conseil général et du conseil régional
qui, maître de sport, a enseigné pendant bien 40 ans au
lycée Schœlcher ce qui ne l’a pas empêché de malmener les
élèves et leurs professeurs en déclarant devant tous les
médias présents, froidement, sans aucune colère, mais pour
blesser, que ce qui le gênait était de voir de petits nègres
conduits par des professeurs blancs mal coiffés et qui
sentent .
A ceux qui
vilipendent Huyghes-Despointes parce qu’il est béké, nous
répondrons qu’on n’est pas coupable par sa couleur mais par
sa conduite. A ceux qui prétendent – notamment par une
pétition– soutenir cet enseignant issu du lycée Schœlcher,
qui, en pleine bataille pour la survie de ce même
établissement, salit l’ensemble des professeurs et des
élèves du lycée, nous rappellerons qu’il est d’autant plus
coupable qu’il était professeur et qu’il savait parfaitement
ce qu’il faisait
. Ne serait-ce que parce qu’il a eu en charge des enfants
adolescents et post-adolescent, en face desquels il se doit
d’être un modèle, monsieur Cayol doit être condamné. Mais il
doit aussi être condamné parce qu’il a occupé des fonctions
parmi les plus hautes dans les instances des collectivités
que sont le Département et la Région. On n’imagine en effet
pas tolérable que nos plus hautes instances véhiculent
racisme et xénophobie …même s’il est plus que surprenant que
certains des représentants actuels ou passés de ces
instances, après avoir condamné les propos de Claude Cayol,
prétendent le soutenir face à la justice.
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Explication de texte à l’usage des "malparlants"
par Manuel Norvat

Le petit texte de Patrick Chamoiseau intitulé Le père
de la nation a suscité bien des déchaînements malveillants
dès sa parution. À la fois par son titre et son
rapprochement à la phraséologie d’un parti politique
existant (ou ayant existé, diraient les mauvaises langues).
Il faut vraiment une bonne dose de mauvaise foi pour vouloir
assimiler Serge Letchimy au dit « père de la nation » évoqué
dans ce texte. Il est encore plus que démagogique de
suggérer que l’auteur de ce texte, Patrick Chamoiseau,
serait subitement le doxographe de Serge Letchimy, le
successeur de fait d’Aimé Césaire au Parti Progressiste
Martiniquais (le Parti Porte Malheur disent ses
détracteurs).
Il apparaît que des insinuations d’allégeance et de
clientélisme circulent à l’endroit de son auteur envers
Serge Letchimy. Le manichéisme politicien ambiant n’arrange
rien à l’affaire. Ce petit texte sur la responsabilité est
pour le moins dérangeant. Car l'absence de
responsabilisation mène à une société à irresponsabilité
illimitée (c'est la situation actuelle de la Martinique) ou
encore au macoutisme prônée par la créolistique.
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Le père de la nation

Il n’existe pour nous, en
Martinique, qu’une question qui soit véritablement politique
: celle de la responsabilisation.
L’idée de responsabilisation nous permet d’échapper aux
écartèlements des vieux mots d’ordre (Assimilation,
Autonomie, Indépendance) qui n’ont fait jusqu’ici que nous
diviser, et en finale : nous paralyser.
L’idée de « souveraineté optimale » est ici précieuse : elle
signifie que nous nous efforçons d’investir le maximum
d’espaces de souveraineté qu’il nous sera possible, compte
tenu de notre niveau de conscience collective et de l’état
des forces politiques en présence.
Dans le monde contemporain, « souveraineté » signifie : non
pas rupture, mais maîtrise des interdépendances qui nous
sont nécessaires.
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Approche comparative
par Louis Dupont
 Depuis la création
des nations unies en 1945, plus de 80 anciennes colonies ont accédé à
l’indépendance, beaucoup sont des îles qui toutes, sont situées dans
les grands océans notamment la Jamaïque et la Barbade (Caraïbe), Malte
et Chypre (méditerranée), Seychelles et île Maurice (océan indien),
Fidji, îles Salomon et Vanuatu (pacifique). Cependant, depuis plus de
deux décennies, le rythme de décolonisation s’est considérablement
ralenti. En effet, depuis 1983, seules quatre îles ont accédé à la
souveraineté: trois sont des anciens territoires américains situés dans
le pacifique- la Micronésie, les îles Marshall, et Palau- et plus
récemment (2002), le Timor oriental. Par ailleurs, des douzaines de
petites îles politiquement dépendantes à travers le monde, avec des
degrés variés de juridiction constitutionnelle restent attachées à leur
mainland. Cette interruption dans les mouvements d’indépendance
nationale a conduit l’organisation des nations unies à déclarer les
années 1990 ‘ décennie pour l’éradication du colonialisme’ et à
renouveler cet appel pour la période 2001-2010 (ONU, 2000).
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Revenir au fondamental
par Pierre Suédile

La difficulté rencontrée de faire adhérer les
Martiniquais à la simple idée d’une avancée mineure vers la
responsabilité, vers quelques insignifiants pouvoirs, pour être en
mesure de défendre leurs intérêts, leur terre, leurs emplois, leurs
activités, invite à l’analyse. Au lendemain d’un échec retentissant dont
les causes immédiates et superficielles sont multiples, il convient de
tenter d’en révéler la ou les véritables origines.
D’aucuns avancent l’incapacité des perdants à communiquer de façon
moderne, tant à la tête de la collectivité dirigée que pendant la
campagne électorale. C’est absolument vrai. Ceux qui n’ont pas compris
que la communication sous toutes ses formes et surtout sous celles qui
la lient le plus aux fondamentaux du XXIe siècle est devenue le passage
obligé de toute réussite, n’ont plus leur place sur la scène publique.
Les oreilles, les yeux, les appréhensions et les espoirs se nourrissent
dorénavant de rêves, d’engagements et de messages, peu nombreux, mais
qui doivent être impérativement attachés au ciment de la communauté.
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Changement de règne à la Région
par Michel Herland

Les ultimes tentatives du vieux leader du MIM pour
convaincre les Martiniquais qu’il valait mieux le conserver
à la tête de la région que de le remplacer par le fringant
maire de Fort-de-France ont échoué plutôt piteusement. Le
second tour a confirmé et même accentué les résultats du
premier tour. Avec 7 points d’avance Serge Letchimy a
remporté une victoire qui ne souffre aucune contestation.
Après le coup de maître politique que fut son choix de se
ranger dans le camp des adversaires de l’article 74, son
accession sans coup férir à la tête de la région apporte
donc une nouvelle confirmation de son talent. On peut gager
sans risque qu’il sera le premier président de la future
assemblée unique.
L’équation du succès de Serge Letchimy est assez facile à
écrire : une apparence extérieure séduisante et dans
laquelle tous les Martiniquais peuvent se reconnaître ; un
pedigree incontestablement populaire et foyalais ;
l’habileté à se présenter comme quelqu’un qui est et restera
toujours un « gars de Trénelle », quelles que soient les
responsabilités et les honneurs qui ne manqueront pas de lui
échoir ; un sens politique qui lui permet de percevoir tout
de suite les souhaits même non avoués de la population ;
enfin le choix stratégique de ne jamais tenter de s’opposer
à la volonté populaire. Sur ce dernier point en particulier
Serge Letchimy est le digne disciple d’Aimé Césaire : plutôt
que de guider le peuple – ce qui entraîne le risque évident
d’être désavoué – le politique qui est soucieux de durer
s’attache à le suivre.
Lire la suite |
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Le Bilan Désastreux d’Alfred Marie-Jeanne,
par Jean Crusol
"Le président sortant de la
région Martinique, avec ce qui lui reste de zélateurs, sillonne la
Martinique en répétant : « j’ai un bon bilan, je n’ai pas endetté la
région, j’ai même des excédents, je mérite que l’on me confie une
troisième fois la région » sous-entendu « en dépit de toutes mes
turpitudes à la Dominique, à la Grenade et ailleurs ».
Il est grand temps de tordre le cou aux fausses vérités et aux âneries
que le sortant prétend présenter comme des preuves de bonne gestion.
Comment il a cassé la croissance économique de la Martinique ;
Lire la suite et la réponse de Michel Branchi
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Pourquoi il faut voter pour la liste conduite par
S. LETCHIMY
par Max AUGUIAC

Dimanche prochain il y aura trois listes en présence : la
liste des « patriotes martiniquais et sympathisants » conduite par
Alfred Marie-Jeanne, la liste « rassembler la Martinique » emmenée par
André Lesueur et enfin la liste « ensemble pour une Martinique
nouvelle » animée par Serge Letchimy. C’est incontestablement cette
liste qui me paraît le plus correspondre aux attentes des Martiniquais
et qui en tous cas me semble la plus à même de s’adapter à nos
préoccupations.
La prise en compte réelle des
questions économiques………et par conséquent sociales !
S’il est une constante
dans la politique martiniquaise c’est bien la non prise en compte des
questions économiques : nous raisonnons tous comme le général de Gaulle
qui en son temps avait déclaré « l’intendance suivra « en réponse à
des arguments de nature économique avancés par des opposants ( voire des
partisans ) ; si cette réponse avait paru pleine de superbe et pour
certains d’entre nous légèrement ridicule, elle concernait la quatrième
puissance mondiale ( à l’époque) un pays dont l’agriculture était
relativement performante, l’industrie parmi les plus développées au
monde, la première destination touristique, un pays qui grâce à ses
atouts pouvait faire face aux soubresauts mondiaux. Il n’en est bien sûr
pas de même pour une île de la Caraïbe de 1000 km2 et 400 000 habitants
ne possédant , dans l’état actuel de nos connaissances, aucune richesse
significative de son sous-sol . Donc un pays qui devrait toujours avoir
à l’esprit une claire conscience de ses véritables capacités.. Les
personnes présentes sur la liste de S. Letchimy et en tout cas bon
nombre d’entre elles ont exprimé à plusieurs reprises des préoccupations
économiques et un désir de développer un certain nombre de secteurs pour
créer des emplois, le leitmotiv de la plupart des membres de cette
liste. Ils ont tous conscience que c’est à la condition d’avoir
une économie florissante qu’on peut espérer améliorer la situation des
salariés, créer des emplois etc…l’économie conditionne le social et
non l’inverse !
Lire la suit et une autre tribune libre de Dominique DOMIQUIN
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Entretien avec
Elie Domota,
Porte
parole du LKP (Liyannaj Kont Pwofitasyon)
Secrétaire général de l’UGTG (Union Générale des Travailleurs de
Guadeloupe)

Nous sommes le 18 février
2010, il y a un an jour pour jour le syndicaliste Jacques Bino était
assassiné après les 28 premiers jours de grève générale en Guadeloupe.
Où en est-on dans la recherche de la vérité sur cet assassinat ?
Elie Domota : Aujourd’hui encore les
choses sont très floues. La GGTG qui est le syndicat d’origine de
Jacques Bino a tenté de déposer un recours devant le tribunal pour avoir
accès au dossier. Ce recours a été rejeté. Un jeune homme a été arrêté,
il était présumé être celui qui aurait assassiné Jacques Bino. Mais
aujourd’hui il y a beaucoup de zones d’ombres car d’après un autre
journaliste qui a fait des investigations, il y a d’autres douilles qui
ont été retrouvées aux abords d’une rue où une personne a été blessée
par balles à la jambe et visiblement ces indices là n’ont pas été
retenus par la police. Donc, on n’a pas d’informations précises sur ce
qui s’est passé ce fameux 18 février 2009. Hier il y a eu une messe en
hommage à Jacques Bino et aujourd’hui il y a un dépôt de gerbe et
ensuite un meeting du LKP à Petit Canal qui est la commune de son
enfance. Ce meeting sera également en hommage à tous les travailleurs
qui sont tombés lors des précédents mouvements de grève…..
lire la suite
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Ce qui a triomphé aux Régionales
Par Frantz Succab
Que d’autres se flattent de la victoire écrasante de
Victorin Lurel aux élections régionales ! Il faut, en tout état de
cause, rester fier de s’y être opposé. Une question demeure, cependant,
en suspens parmi ses adversaires : s’agissait-t-il seulement de lui
ravir son poste et sa majorité ou bien, avant tout, de promouvoir à
travers le débat politique une autre idée de la Guadeloupe ?
On ne peut pas dire que les deux principales têtes de listes adverses
avaient habitué l’opinion à une contestation du système politique qui
nous régit. Au cours des mandatures passées, qui dans l’opposition qui
dans la majorité, elles n’avaient jamais démontré une vraie remise en
cause du statut colonial. Même les partis indépendantistes ou
autonomistes qui ont sauté dans la course électorale à partir du
tremplin du mouvement social n’attestaient pas d’une dynamique politique
stupéfiante. Leur apport électoral au « lyannaj » avec les partis
traditionnels « de gauche » s’opposant à Lurel fut conforme à leur
faiblesse politique réelle. C’était certainement le prix à payer pour
une étrange précipitation, oublieuse du fait qu’un long reflux de la
pensée et de l’action politique anticolonialiste avait précédé
l’émergence du LKP.
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Marigot,
laboratoire du 74
par Kenjah

On a beaucoup glosé sur ces maires palayi-palaya, «
Oui padouvan/Non padèyè », qui après leurs
macaqueries de 2003, font aujourd’hui la
démonstration que la « mûre réflexion » du Congrès
de décembre 2008 n’était qu’une mise en scène
politicienne. Un de ceux qui sont suspectés de
pratiquer le double langage est Ange Lavenaire,
Maire-Conseiller général du Marigot, Président de la
Communauté de Communes du Nord et fidèle bras droit
de Claude Lise au RDM. Suspecté sans doute parce que
ses états de service de militant de gauche ne sont
connus que de rares initiés, et qu’une simple
allégeance au patron du Conseil général ne saurait
servir de cache-sexe à 15 ans de politique
conservatrice appliquée avec persévérance dans le
fief bananier du Marigot. Ce dékalaj du politique
par la rhétorique creuse et la démagogie hypnotique
crée, avec mépris, l’abstention et l’apolitisme des
masses par lesquels se maintiennent ces hommes de
réseau. Ayant conquis une majorité par le vèglaj et
la reconnaissance, formé et soutenu de manière
occulte par son « parrain », Michel Renard,
il fait partie de ces élus qui aiment à discourir
sur le développement ou la jeunesse tout en confiant
les clés de la commune au 3ème âge quand ses très
nombreuses responsabilités (?) l’amènent hors de la
commune, qu’il n’habite pas. Après 15 ans de
conservatisme, d’immobilisme, de démission et
d’incompétence le bilan de cette gouvernance est
désastreux. On peut dire que le Maire n’a investi
sur rien (à part des parkings), et que ce que nous
avions obtenu avec Michel Renard, nous l’avons
perdu. A part la carrière politique du Maire, tout a
vieilli, s’est tassé et effondré en silence. Le
Marigot est sans doute la seule commune de l’île à
n’avoir aucun terrain homologué dans aucun sport
collectif. Les bénévoles et les jeunes de l’ASC
Dominante, multiples championnes de Martinique dans
les catégories de jeunes, doivent compter sur la
compréhension de communes voisines, la JS Marigot
joue à Macouba. Les deniers publics sont dilapidés
par des décisions incohérentes et des chantiers mal
gérés. Même Mona est passé par pertes et profits.
Politique du trois-tapes-en-dos, du vin d’honneur,
du job-6-mois (sé san ayen ki pa bon…) et de la
gestion en « bon père de famille »…
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Un coup de
gueule qui coûte cher!

La situation n'était pas
brillante mais d'un étiage de 19% d'intention de
votes en septembre 2009 on arrivait fin novembre
à 32% d'intention de votes en faveur du oui.
Dans le même temps le Non s'étiolait doucement
en passant de 53% à 49%. La progression du oui
était lente mais continue. C'est cet élan qui
semble aujourd'hui brisé. Le dernier sondage LH2
dom enregistre un score de 28 % pour le Oui soit
une baisse en valeur absolue de 4
points de % ou de 12.5% en valeur relative.
Cette baisse ne profite pas au camp du non qui
stagne à 49%, incapable qu'il est lui aussi de
faire campagne sur un projet, mais profite intégralement, si l'on
peut dire aux indécis. Comme le suggère Rudy Rabathaly dans France-Antilles du 15-12-09 c'est
très certainement le coup de gueule de M. Alfred
Marie-Jeanne contre un professeur qui lui posait
sereinement la question : "Pourquoi ne
pouvez-vous pas rencontrer M; Letchimy pour
trouver une solution à la reconstruction du
lycée Schoelcher" qui a brisé ( momentanément?)
la dynamique du oui. La violence exacerbée et
les incivilités d'Alfred Marie-Jeanne avaient
été confirmées le lendemain soir dans un meeting
au Robert. A ce moment il s'en était de nouveau
pris à ce professeur "venu d'ailleurs" et il se
glorifiait en créole de l'avoir "envoyé
chier et de l'avoir "renvoyé la queue entre les
jambes". La vulgarité et l'excès du propos en
ont choqué plus d'un. Ces actes de
violence ont été commis pendant la semaine de
lutte contre les violences, et les pédagogues
n'ont pas manqué de souligner l'exemple négatif
d'un tel comportement vis à vis des jeunes dont
ils ont l'éducation en charge. Les élèves
eux-mêmes avaient été scandalisés, outrés.
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Lettre
ouverte aux candidats, têtes de listes, aux
élections régionales de mars 2010, en Guadeloupe
 Messieurs,
mesdames, Aucune
politique conséquente si elle veut répondre aux
aspirations du Pays-Guadeloupe ne saurait désormais occulter
ou négliger le puissant mouvement social qui a
secoué la Guadeloupe au début de
l’année 2010. Des hommes et des femmes de tous âges ont
défilé en masse et montré,
qu’ils croyaient que l’on pouvait changer la vie,
bousculer l’ordre des choses, refuser cette
fatalité ordinaire qui nous broie. « La souffrance réelle du plus grand nombre, a
rejoint des aspirations diffuses, encore inexprimables mais bien
réelles, chez les jeunes, les grandes personnes,
oubliés, invisibles et autres souffrants
indéchiffrables de nos sociétés
» Et nos cris étaient si justes qu’ils sont parvenus
aux oreilles du monde entier, et petits pays, soudain nous
fûmes les premiers exemples de sociétés
post-capitalistes, capables de remettre en selle la vraie vie. Au vu d’un tel mouvement et de ses revendications, les gens
de Guadeloupe ne peuvent qu’être
offensés par le retour, en cette période
électorale, (à peine un an plus tard) aux
méthodes et recettes politiciennes d’avant. Cette crise a créé un «
dérangement » qui ouvre à la
possibilité d’une métamorphose de notre
vision sur nous-mêmes, sur la Guadeloupe et sur sa
présence dans ce monde. Une réflexion s’est
déclenchée au niveau de chacun, dans la
conscience et dans l’esprit de chacun. Elle chemine sans
chaînes dans les imaginaires de tous. Il faut
impérativement la prendre en compte.
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Lakouzémi
: "Maintenant que nous avons touché le fond..."
Ce texte de Monchoachi, écrivain, est le texte introductif
au débat de la journée Lakouzémi qui
se tiendra le 30 janvier 2010 à Sainte-Anne, en Martinique. "pèd pou pèd" "Sur le désastre du 10 janvier 2010, après la
furie qui l’escorte, pouvons-nous entendre quelques
considérations ? 1. Il
s’agit d’une humiliation qui atteint la Martinique
dans son ensemble et chaque Martiniquais en particulier car elle est la
manifestation de la décomposition d’un peuple dont
la seule volonté collective en mesure aujourd’hui
de se manifester avec force est de ne pas vouloir
s’appartenir. Pire que l’esclavage est la servitude
volontaire. De ce point de vue, il faut être
habité d’une singulière conception de
la liberté pour se réjouir de pareil «
attachement » qu’on s’illusionnerait par
ailleurs débordant de lyrisme et se rapporter à
« la France et aux valeurs républicaines
». 2. Parler
en l’occurrence de « lucidité
» et de « courage » devant le spectacle
d’un peuple qui se dissout sous le poids d’un
pragmatisme élémentaire ou aux relents
d’un parfait cynisme, cela revient à peindre la
fleur pour tenter d’en masquer l’odeur. Les
motivations et considérations qui ont conduit à
une telle humiliation, si elles sont sombres, ne sont pas pour autant
tenues secrètes : les gens les ont largement et clairement
fait connaître. Le plus renversant de tout, ce sont ceux qui
s’engouent à clamer « peuple »
une communauté dont ils s’activent par ailleurs
rageusement à soutirer les penchants avilissants et
autodestructeurs. 3. Quant
aux politiques qui rêvent tout haut s’attribuer le
« mérite » d’un tel
désastre, pour être misérable leur
posture n’en est pas moins surtout présomptueuse.
Car ce qu’illustre à
l’évidence la votation du 10 janvier
c’est l’absolue mise hors jeu des politiques.
C’en est même l’une des leçons
majeures : le court-circuitage de la représentation
politique dès lors que l’on se persuade
qu’une quelconque initiative du politique risquerait tant
soit peu de contrecarrer les logiques accumulatives (consommer plus)
auxquelles l’on est assujetti.
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Avançons dans l'obscurité

par Serge
HARPIN
Les contorsions de quelques-uns pour rester
dans le sens du vent, dans le sens de l’opinion, ne sauraient
détourner les gauches Martiniquaises, ou ce qu’il
en reste, de la mission qu’elles
s’étaient assignée il y a plus de 30
ans (Convention du Morne Rouge) : tourner la page de la
départementalisation et aller à la
responsabilité. Une responsabilité que les
indépendantistes avaient souhaitée, en
d’autres temps, maximale. Rien ne saurait non plus les
écarter de leur présente obligation :
anticiper la fin annoncée mais déjà
effective de l’Etat Providence. Anticiper sans se laisser
distraire par les déclamations sur la modernisation et
l’efficacité de l’Etat qui, fort
d’une opinion hostile aux fonctionnaires, ne cache rien
d’autre qu’une logique d’imposition des
valeurs de l’entreprise — et principalement la
rentabilité quel qu’en soit le coût
— dans le fonctionnement des institutions publiques. On
notera d’ailleurs que cette volonté
affichée de modernisation et
d’efficacité évite soigneusement dans
sa frénésie du changement de mettre en cause les
privilèges de l’aristocratie politique et de la
haute fonction publique, dont la réforme pourtant devrait
être une étape préliminaire mettant fin
à l’ancien régime. C’est
cela, l’intégration des valeurs de
l’entreprise dans les institutions d’Etat, la vraie
finalité du projet Balladur. Une finalité
à laquelle devra aussi se soumettre la
Collectivité unique dans le 73 qui vient
d’être votée en Guyane et en Martinique.
Pour parachever l’offensive Outre Mers, Paris
n’attend plus maintenant que les régionales, avec
le secret espoir de voir l’emporter dans ces
contrées imprévisibles ceux qui ont fait la
preuve au cours de ces deux dernières années, au
delà des doctrines affichées, de leur aptitude
à bien servir un tel dessein.
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L'intégralité des mesures
pour la Martinique
Les Etats généraux de
l'Outre-mer ont été lancés
en Martinique le 18 avril
2009. Huit ateliers
ont été constitués pour
traiter les huit thèmes
arrêtés par le Président de
la République, en
liaison avec les élus
locaux. Le rapport final
constate :
- que le débat visait à
permettre aux Martiniquais
de définir un projet de
société pour la
Martinique, prenant en
compte les revendications
populaires avec un objectif
de
modernisation sereine du
rapport avec la France ;
- que la Martinique est à la
croisée des chemins, si elle
veut tendre vers un
développement
endogène et harmonieux ;
- que la Martinique vit un
paradoxe économique où se
côtoient confort social et
chômage
particulièrement élevé, dans
un contexte
d’affaiblissement de la
solidarité traditionnelle ;
- que tout projet de
développement ne peut
prospérer sans valoriser
l'identité culturelle
martiniquaise et rétablir la
confiance, notamment chez
les jeunes ;
- que les Etats généraux ont
cherché à proposer de
modifier des règles du jeu,
dans un but
d'efficacité et de
tolérance, sans exclure
telle ou telle catégorie
sociale ou économique.
Le rapport final présente
les priorités de la
Martinique sous la forme de
trois axes
stratégiques :
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Tribune
libre du Collectif du 5
février (K5F)
APRES LE DISCOURS DE
NICOLAS SARKOZY
RENFORCONS LA LUTTE POUR
LA SATISFACTION DE NOS
REVENDICATIONS !
Le discours de Nicolas
SARKOZY n'a pas fait
illusion longtemps
Bèl pawol mé.... !
De fait, il relevait
plus de l'opération de
communication que de
l'annonce d'un
quelconque plan de lutte
contre les maux dont
souffre la société.
Rien n'est annoncé qui
réduirait le chômage,
garantirait l'emploi des
actifs, donnerait des
perspectives à la
jeunesse, soulagerait
les bénéficiaires de
minima sociaux, ou de
retraites de misère,
apporterait un peu de
baume aux
personnes souffrant de
handicaps.
Ces fortes demandes
exprimées par le
mouvement social de
février-mars sont
restées sans réponse,
malgré la reconnaissance
obligée par SARKOSY de
la légitimité de ce
grand mouvement.
Ayen poko klè !
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« Ti artizan
a la fayit, ti komèrsan
fèmen boutik »

Situation
Critique !
Partie du
texte d’une chanson de La
Perfecta « ayouskous pa fè
fou » qui décrivait une
situation difficile que
vivait déjà la Martinique
après le premier choc
pétrolier, nous revoilà
« partis pour un tour » qui
pourrait être plus grave
encore même si nous devrons
TOUS nous mobiliser pour
nous en sortir.
Depuis
plusieurs mois DECLIC972,
dans ses réflexions,
pressent et redoute les
évènements qui risquent de
ponctuer la société
Martiniquaise. Non que nous
soyons des voyants ou
sorciers, mais les analyses
des uns et des autres
viennent enrichir notre
fonds documentaire et
précisent nos doutes.
En Décembre
2009 nous devrions recevoir
le « coup de bambou » qui
sonnera le glas de beaucoup
d’entreprises dans le pays.
Les professionnels disent
déjà l’effondrement de pans
entiers de l’économie
martiniquaise qui subit les
contrecoups de la crise
financière mondiale.
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L'imposture
néo-autonomiste Le néo-césairo-sarkozisme
par Édouard de Lépine
« Vous
voulez adapter la loi française
aux départements d'outremer,
autrement dit, vous voulez
changer les détails alors qu'il
convient de changer l'esprit…
C'est là une entreprise absurde,
et tout le génie du monde n'y
parviendra pas.
Ce qu'il
faut, c'est créer quelque chose
de neuf, non une adaptation de
la loi française à nos
départements, mais quelque chose
qui réponde à notre situation
économique vraie. Et cela,
seuls, en définitive, les
habitants des départements
d'outre-mer peuvent le faire. »
A. Césaire discours à l’A.N.
1.12.1960
Il y a quelque chose de puéril
et de tragi-comique dans
l’empressement des partisans de
l’article 74 de la constitution
française à accorder à Monsieur
le Président de la République un
certificat de loyauté
républicaine guère différent,
quant au fond, de celui que lui
décernent les partisans du 73.
« Vous voyez bien,
disent
les uns et les autres, c’est
monsieur le président de la
République lui-même qui le dit :
pas question de l’indépendance,
pas question de sortir du cadre
de la République française. »
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Représentation, statut
d'intermédiaire stable
mais à délégation
révocable
La
deuxième quinzaine de
janvier 2010 verra le
suffrage universel de
Guyane et Martinique
sollicité sur
l’évolution
institutionnelle et
statutaire de leurs
régions. Le motif de cet
appel à l’expression de
la base sera pour cette
fois imposé par la
constitution mais, au
fait, malgré la
démocratie
représentative, quelle
est la perception
générale du recours plus
fréquent à la démocratie
directe ? Par exemple,
quelle réflexion
devrions nous tenir s’il
apparait une divergence
entre la représentation
et le suffrage universel
sur cette question du
moment ? Il est évident
que …
Lire la suite
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L’évolution
institutionnelle de la
Martinique
intéresse-t-elle les
artistes martiniquais ?
par Louis Laouchez –
artiste plasticien
Le
créateur que je suis, le
plasticien s’étonne du
silence, de la passivité
de certains Martiniquais
et plus particulièrement
d’artistes qui sont
censés être témoins de
leur temps, voire des
précurseurs. Je fais
allusion à des
plasticiens qui
appartiennent à un
réseau dont la tête
pensante est
complètement déconnectée
des réalités culturelles
martiniquaises.
Dès lors les concernés
s’autocensurent, les
dénonciations ne sont
pas permises sinon pas
de privilèges, pas de
subventions, pas de
voyages, ni
d’expositions à
l’extérieur de la
Martinique.
Je conçois mal que nous,
artistes martiniquais,
ne prenions pas notre
part à ce débat
institutionnel quels que
soient les avantages
dont nous bénéficions,
car nous avons peur que
l’on sache de quel bord
nous sommes. Nous
n’avons pas le droit de
nous taire. Englués dans
nos habitudes, instruits
de notre servitude,
campés sur nos acquits
illusoires, nous faisons
fi de notre passé en
fermant les yeux sur
notre devenir et celui
de nos enfants. Quel
héritage ! Avons-nous le
droit de renier les
luttes de nos ainés,
leur exemple ?
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Sondage LH2 dom :
OUI au
74 : 32%;
NON
au 74 :49 %
Ne
sait pas : 19%
Télécharger l'étude
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La
Guadeloupe encayée
par
Jacky Dahomay
 Loin
de nous l’idée de
comparer les acteurs de
vie publique ou sociale
à des pêcheurs.
Toutefois, il est vrai
que chacun (l’Etat, les
élus politiques, le
patronat, le LKP) envoie
ses lignes, dans la
logique de ses intérêts,
et on a le sentiment
que, sans doute à cause
d’on ne sait quelles
eaux troubles, leurs
lignes s’enlisent dans
les cayes de nôtre île
sans pouvoir nous
ramener un bien
substantiel.
La
Guadeloupe, on peut le
dire, est encayée. Elle
l’est car elle vit une
crise sociale intense
depuis bientôt un an
sans qu’on en aperçoive
jusqu’à aujourd’hui le
dénouement heureux. Une
société peut-elle
supporter d’avantage une
pression si longue de la
protestation sociale ?
Cela ne risque-t-il pas
de déliter le lien
social ? D’habitude, une
crise sociale exprimée
par une longue grève
générale aboutit soit à
des accords soit à une
insurrection. Si un
système, tout
contestable qu’il soit,
n’est pas renversé,
patrons et travailleurs
s’accordent sur un
consensus social
permettant la poursuite
de l’activité économique
et de la coexistence
dans un monde malgré
tout commun.
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L’impensé de l’autonomie
ou la passion de
l’égalité
par Elisabeth Landi
Quelques éléments
d’interprétation sur les
véritables enjeux de
l’évolution
institutionnelle aux
Antilles françaises.

« Nous
sommes à l’âge de la
décolonisation. La
France a eu le mérite de
le comprendre et vous ne
pouvez pas décoloniser
l’Afrique et recoloniser
les Antilles. Voilà
pourquoi je demande au
Gouvernement de mettre à
la refonte le statut
même des départements d’Outre-Mer
et de rechercher sans
préjugés, avec les
collectivités locales,
toutes intéressées, une
formule nouvelle qui
concilie à la fois leur
attachement à la France
et leur besoin légitime
d’autonomie ». Voilà
comment en juin 1960,
Aimé Césaire ponctuait
son intervention lors de
la discussion d’un
projet de loi-programme
pour les DOM. Tout est
dit dans cette formule,
la volonté de demeurer
dans l’ensemble
républicain français et
le besoin d’autonomie.
Aimé Césaire ne va pas
cesser de marteler cette
revendication
apparemment paradoxale
et qui pourtant est au
cœur même de ce qui
constitue la culture
politique des Antilles
depuis deux siècles.
L’intention de cet
article est de tenter de
mesurer, à l’âge
démocratique et de la
globalisation des
cultures ainsi que de
l’intégration dans
l’ensemble européen, ce
qui donne toujours à la
revendication
d’autonomie une
modernité irréductible
et une dimension
révolutionnaire.
La revendication
d’autonomie dans les
départements d’outre-mer
pourrait-elle être
comprise et appréciée
indépendamment de ce
contexte ?
Lire
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INTRIGUE STATUTAIRE,
POUR D. S. L. C’EST UN
« NON » PEDAGOGIQUE
La Martinique n’a
plus de temps à perdre
pour prendre les
dispositions face aux
défis qui se dressent
sur son chemin. Comme
dans tout territoire,
ces défis s’abordent au
travers d’une
architecture de
management en
« tabouret », c’est à
dire dont la viabilité
repose sur
l’indispensable solidité
simultanée et
indissociable de trois
piliers : –
Organisations – Projets
– Hommes. A souligner
l’interaction plus
particulière au
quotidien entre le
pilier « Projets » et le
pilier « Hommes »
Au rang des nécessités
de pilotage figure
évidemment celle de
l’organisation de son
fonctionnement avec son
contexte tant proche
qu’éloigné. Mais si la
Martinique, obsédée de
ne s’envisager qu’au
travers de relations
avec l’externe, perdait
de vue l’organisation de
son fonctionnement avec
elle-même ce serait la
pire des tragédies. La
question statutaire et
institutionnelle résume
quasiment à elle seule
cette équation. De quoi
s’agit-il ? De
déterminer premièrement
comment rationaliser nos
instances élues
internes, deuxièmement
de préciser notre
relation avec la
hiérarchie Française et
Européenne. Toutefois la
deuxième question dite
statutaire, distincte de
la première dite
institutionnelle, fait
quand même référence
imparable à
l’organisation interne
des institutions à titre
de fondations à étudier
et ancrer solidement
pour accueillir
l’édifice statutaire.
Prendre en compte cette
évidence est une absolue
nécessité pour aborder
un processus impliquant
plusieurs décennies.
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73 – 74 Qu’est-ce que
l’on ne comprend pas ?
DECLIC972 a
appelé lors des
dernières européennes à
voter massivement en
simplifiant l’approche
de ce scrutin considéré
comme complexe alors que
les retombées
européennes sont
quotidiennes.
Pour les prochains
scrutins qui
s’annoncent, il
semblerait que le débat
juridico-technique rende
flou ce qui est demandé
aux Martiniquais de
décider. Et pourtant ce
n’est pas faute de la
part des différents
partisans d’essayer
d’expliquer mais
peut-être le font-ils
mal ou
intentionnellement de
façon trop éloigné de la
compréhension de chacun.
Pour planter le décor
concernant le 73, nous
dirons tout de suite :
« NOUS SOMMES DEJA DANS
LE 73 » ! Donc, nous
savons aujourd’hui ce
que cela veut dire pour
ce qui est des
avantages et des
inconvénients.
Le complément qui nous
est demandé d’y ajouter
le 24 janvier 2010 est :
« Voulez-vous une
Assemblée unique, donc
une assemblée avec les
pouvoirs (ou les
compétences) du Conseil
Général et du Conseil
Régional? » Pour faire
clair….
La Martinique demeure
ainsi département
français avec, depuis
2003, la possibilité de
proposer des adaptations
au regard de nos
spécificités. Notre
problème en Martinique
c’est que nos élus
actuels ne sont pas
suffisamment actifs
auprès de l’Etat pour
obtenir ces adaptations.
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la suite
|
« Sortir de la ruse des
slogans politiques et
passer à la pensée... »

Entretien
Rudy Rabathaly
France-Antilles
Martinique
19.11.2009
En quoi, ce
dé Il doit
avoir à
l'esprit
qu'en 2 003
il y a eu un
changement
de la
Constitution.
Et que
depuis,
trois
statuts sont
possibles
pour les
régions de
l'Outre-mer.
Notre ancien
statut que
la Réunion a
choisi de
garder,
l'article 73
dans lequel
nous sommes
et qui nous
permet de
faire des
règlementations
spécifiques
grâce à des
habilitations,
et l'article
74 qui romp
avec
l'identité
législative,
statut de
Tahiti .
Lire
la suite
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Eloge de la troisième
voie
par
Kenjah
Laissons
un instant aux
constitutionnalistes le
débat byzantin sur les
avantages relatifs,
prétendus ou supposés,
de tel ou tel article de
la Loi fondamentale de
la moribonde Vème
République française. En
vérité 73 ou 74 ne sont
que des supports, des
moyens au service de
stratégies bien plus
essentielles à
décrypter, car elles
expriment aussi bien des
visions contrastées de
l’à venir du pays que
des conceptions opposées
sur le mode de
gouvernance propre à
assurer un véritable
décollage solidaire de
la Martinique. Evitons
d’offusquer l’avenir en
hypothéquant la
nécessaire unité qui
devra succéder au débat,
quels que soient les
résultats de la
consultation. Nous
partageons tous (ou
presque) la même
aspiration au
changement, et autour de
moi les partisans des
deux options proposées
sont tous intensément et
sincèrement préoccupés
de l’état du pays.
Quelle que soit l’option
choisie, j’ai beaucoup
de respect pour les
motivations exprimées
par les uns et les
autres, d’autant que les
convictions sont souvent
très proches. Il est
d’ailleurs paradoxal de
mesurer combien nul
n’est dupe du bocal
constitutionnel. Le
débat porte donc en
réalité sur la nature et
l’ampleur du changement
à entreprendre, et donc,
très fondamentalement,
sur la méthode
organisant ce processus
d’évolution. Gardant en
mémoire que le débat en
filigrane sur la
méthode, le « comment »,
reste profondément lié
aux logiques du « quoi »
et du « pourquoi »,
c'est-à-dire ici, non
pas tant la question
sans réponse effective
du développement, que
celle du leadership
politique et de l’action
partisane (la stratégie
des partis) qu’il
déploie.
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L’
autonomie se conquiert ! par
Serge Letchimy,
Président du Parti
Progressiste
Martiniquais

La
demande de report de la
consultation des
Martiniquais sur
l’évolution
institutionnelle et de
l’élection régionale par
les deux présidents des
collectivités de la
Martinique, se solde par
un échec.
En
effet, la réponse du
Président de la
République Française
augure avec évidence des
difficultés que nous
Martiniquais
rencontrerons lors de la
négociation de la loi
organique dans le cadre
d’un changement de
régime politique fondé
sur l’article 74.
Cela,
les Progressistes s’en
sont inquiétés dès la 1ère
réunion du
Congrès le 18 décembre
2008.
Après
ce triste résultat,
comment peut-on encore
gloser sur le succès de
cette démarche!
AUCUN
report de consultation
n’a été accordé sinon un
déplacement de quelques
jours après les vacances
de Noël , et pendant la
période du Carnaval.
Les
élections régionales ont
été MAINTENUES à leur
date initiale !
Ce
résultat ne peut que
renforcer les
incertitudes et les
peurs qui entourent le
processus d’évolution
demandé dans le cadre de
l’article 74.
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Prendre toute la mesure
de l'enjeu
Par
Serge Harpin

Il
faudra bien, le plus tôt
serait le mieux puisque
l’échéance semble-t-il
va être rapprochée, que
les politiques, tous les
politiques, comprennent
que ce qui est vraiment
en jeu dans le débat
statutaire actuel c’est
notre pouvoir de faire
enfin émerger, par la
négociation, la
confrontation et même le
compromis, une volonté
collective claire et
suffisamment forte pour
assumer pleinement son
choix ; et ce, quel que
soit le point de vue qui
l’emporte. Cela
signifie, que dans une
consultation d’une telle
importance, où le
présent et l’avenir de
chacun est autant
engagé, une
participation aussi
médiocre que celle du 07
décembre 2003 serait
pour tous un échec
lamentable. La
démonstration par les
chiffres pour 2003 est
édifiante : le vote
majoritaire, 50,48%
sur 108 359
suffrages exprimés et
une participation de
43%, ne représentait
qu’un peu plus d’un
cinquième, 20,55%,
des 266 134
inscrits.
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Pour que naisse une
société humaine
Par
Ninoska Espinola, Mylène
Polomack, Thierry
Eliazord

L’histoire moderne nous
le démontre celui qui
prêche le rassemblement
est celui qui triomphe.
Obama
a privilégié le
rassemblement du peuple
américain contre la
division raciale.
Martin Luther King a
rêvé que les enfants
noirs et blancs
grandiraient ensembles
avec les mêmes droits.
Nelson Mandela par sa
détermination a posé les
fondations d’une nation
arc-en-ciel
Gandhi a obtenu
l’indépendance de l’Inde
en prêchant la
non-violence.
Le
Dalaï Lama n’a jamais
prôné la haine malgré le
massacre de son peuple
par les Chinois.
Qui
sommes-nous ? Où
sommes-nous ? Où
voulons-nous aller ?
Comment ? Et pourquoi
faire ?
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|
La
Guyane et la Martinique
voteront le 17 janvier
sur leur statut
La
question posée par ce
référendum sera «celle
du juste degré
d’autonomie et de
responsabilités, et non
celle de
l’indépendance», a
prévenu Nicolas Sarkozy.
La Martinique et la
Guyane se
prononceront, le 17
janvier 2010, par
référendum sur un
éventuel changement
de statut de leur
territoire, ont
annoncé les
présidents des
exécutifs des deux
départements
d’outre-mer, à
l’issue d’un
entretien mercredi
avec Nicolas
Sarkozy.
Ce scrutin proposera
aux électeurs des
deux départements
«d’approuver ou
de rejeter le
passage au régime
prévu à l’article 74
de la Constitution»,
dont relèvent les
collectivités
d’outre-mer
(Polynésie par
exemple) et qui leur
accorde une
autonomie encadrée,
a précisé l’Elysée
dans un communiqué.
Si une majorité
d’électeurs
répondait en
majorité «non»,
Martiniquais et
Guyanais seront
alors appelés à se
prononcer, le 24
janvier et toujours
par référendum, sur
le passage à une
collectivité unique
regroupant les
compétences de leurs
actuels conseils
généraux et
régionaux, a ajouté
la présidence.
La Martinique et la
Guyane sont
aujourd’hui des
départements-régions
(DOM-ROM) régis par
l’article 73 de la
Constitution.
«Le peuple va
trancher»
L’instauration d’une
collectivité unique
en Guadeloupe et
Martinique avait été
repoussée,
respectivement à
72,98% et 50,48%,
lors d’un précédent
référendum le 7
décembre 2003.
Lors de son
entretien avec les
élus, Nicolas
Sarkozy a souhaité
«que cette
consultation se
déroule dans des
conditions de clarté
démocratique
irréprochables».
«La question qui
est posée aux
électeurs de Guyane
et de Martinique est
bien celle du juste
degré d’autonomie et
de responsabilités,
et en aucun cas
celle de
l’indépendance»,
a souligné la
présidence de la
République.
Les élus des deux
départements,
partisans de ces
référendums, ont
accueilli avec
satisfaction les
décisions
présidentielles.
«Nous sortons
satisfaits de la
réunion», a
commenté le
président du Conseil
régional de la
Martinique, Alfred
Marie-Jeanne.
«Nous considérons
que la démocratie a
été respectée et que
le peuple dans sa
souveraineté va
trancher sur une
question que nous
nous posons depuis
des années en
Guyane», a
abondé son collègue
de Guyane, Antoine
Karam.
«Souci d’avoir le
meilleur statut»
Les élections
régionales prévues
en mars en
Martinique et en
Guyane, comme dans
les 24 autres
régions françaises,
métropolitaines et
d’outre-mer, auront
lieu à la date
prévue, a également
confirmé la
secrétaire d’Etat à
l’Outremer
Marie-Luce Penchard
à l’issue de la
réunion. «Le
président de la
République a rappelé
que, tout un ayant
un attachement fort
de ces territoires
au sein de la
République, il est
évident que l’on ne
peut pas gérer la
Martinique et la
Guyane de la même
manière que la
Lozère ou les
Hauts-de-Seine»,
a-t-elle rapporté.
Sarkozy a également
exprimé son
«souci d’avoir le
meilleur statut qui
correspondait à ces
territoires pour
leur permettre un
développement
économique», a
ajouté Penchard.
Les élus de
Guadeloupe avaient,
eux, demandé en juin
au chef de l’Etat un
«moratoire»
de dix-huit mois
avant d’éventuelles
consultations sur
des évolutions
statutaires,
estimant que les
esprits n’étaient
pas prêts dans leur
territoire.
(Source AFP)
|
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«
L'assimilation,
l'autonomie,
l'indépendance » trois
vieux démons
par
Patrick Chamoiseau
L'avenir
de la Martinique et des
Martiniquais est-il
vraiment lié à une
évolution statutaire ?
N'est-ce pas un leurre ?
La question n'est pas
celle d'une évolution
statutaire en soi, elle
est celle d'une
accession à un processus
de responsabilisation.
Il s'avère que dans
notre cas, pour passer
d'un système
d'assistanat-dépendance
à un processus de
responsabilisation, il
faut une redéfinition
des structures
institutionnelles. Je
crois que c'est la tâche
de notre génération que
de sortir de la mise
sous tutelle et
d'actionner le seul
ingrédient qui n'a
jamais été de mise dans
tous les plans de
développement que l'on
nous a assénés depuis
1946. Cet ingrédient
c'est la
responsabilisation. La
prise en main de notre
destin dans le monde. Et
ça, c'est fondamental.
Lire la suite des propos
recueillis par R.
Rabathaly.
France-Antilles, le
jeudi 17 septembre 2009
|
Christian
Rapha, conseiller
municipal UMP de
Saint-Pierre
Juin 2003 :
colloque
pour les 90
ans d'Aimé
Césaire. Un
intervenant
souligne que
« ce qui
peut
apparaître
paradoxal
dans la
politique
d'Aimé
Césaire
relève d'une
profonde
conviction
démocratique
qui l'amène
à considérer
qu'un leader
politique
doit être
particulièrement
attentif aux
aspirations
du peuple,
qu'il n'a
pas à forcer
le pas du
peuple mais
qu'il doit «
aller au pas
du peuple »
. Décembre
2008 :
assemblée
plénière du
conseil
général. Le
même homme,
président du
conseil
général, et
devenu
entre-temps
président
d'un
Rassemblement
Démocratique,
refuse le
vote à
bulletin
secret
demandé par
des
représentants
du peuple!
En accord
avec son
alter égo du
conseil
régional, il
fait alors
adopter, à
main levée
et à la
majorité
simple, une
demande de
changement
du statut de
la
Martinique.
Même les
vives
contestations
autour de
certains
décomptes de
voix n'ont
pas semblé
les
émouvoir.
Pour
justifier ce
véritable
viol des
consciences
des élus du
peuple, il
se réfère à
la Loom qui
ne prévoit
pas, selon
lui, le vote
à bulletin
secret.
Cette
tentative de
justification
est une
véritable
escroquerie
intellectuelle.
Rappelons
que la Loom
émane du
célèbre
rapport
Lise- Tamaya
; et que ce
dernier
avait été
contesté et
déchiré
publiquement
par Alfred
Marie-Jeanne.
Lire la suite |
|
+
D’impôts ou +
d’activités ?

Le
discours ambiant, tant
de l’Etat que de nos
collectivités locales,
sur la
« non-augmentation » des
impôts laisse
DECLIC972 interrogateur
sur les raisons
inavouables ou les
raisonnements obscurs de
nos décideurs.
La Martinique exprime
depuis plusieurs mois
une nécessaire
demande de solidarité
notamment envers les
plus démunis auxquels
peu de perspectives
d’emplois, donc
d’activités, sont
offerts.
Pendant les
manifestations de
février 2009 une attente
de solidarité de tous
ordres s’est exprimée au
travers du souhait d’un
nouvel ordre sociétal
après la crise dans
laquelle les financiers
ont entraîné les
populations.
Le Collectif du 5
février est habilement
parvenu à faire engager
les deniers publics
locaux en réponse à ses
revendications
salariales afin que les
bas salaires puissent
affronter le coût de la
vie chère à la
Martinique.
Lire la suite
|
|
L’ œil d'un cyclone
Par Dominique Domiquin

"Je n'ai pas le droit,
moi, homme de couleur,
de souhaiter la
cristallisation chez le
Blanc d'une culpabilité
envers le passé de ma
race. Je n'ai ni le
droit ni le devoir
d'exiger réparations
pour mes ancêtres
domestiqués […]. Je ne
suis pas esclave de
l'esclavage qui
déshumanisa mes pères."
Frantz Fanon
Les
évènements du 1er
trimestre 2009 me
laissent un goût amer.
Tout avait pourtant si
bien commencé. C’était
un jour banal d’un mois
de janvier ordinaire. Je
ne sais comment, au gré
d’un zapping désabusé,
je m’étais retrouvé
scotché à mon écran
télé, comme hypnotisé.
Il nous arrivait quelque
chose d’inédit,
d’inattendu, de
fondamental : Ça se
passait au WTC à Jarry.
Sous mon regard
joyeusement incrédule,
un bougre à cheveux
grainés était en train
de secouer le cocotier
Guadeloupe. Et avec
quelle vigueur ! Ça a
duré des heures et ça
m’a pourtant paru trop
court, j’en
redemandais ! Le gars
avait la tchatche, i
té ni lokans ! J’ai
pensé en moi-même « Il
nous ressemble ». Non,
il ne s’en laisserait
pas compter et son
équipe soudée semblait
bien déterminée à river
leurs clous à l’Etat
complaisant, aux
politicards
inconséquents et aux
patrons voyous ! Au
téléphone, parents,
voisins, amis et
collègues exultaient :
Enfin nous allions faire
sauter le couvercle du
canari ! Enfin, nous
allions stopper la
macération et le
manger-cochon dont nous
étions tous complices
pour initier autre
chose, AUTREMENT. Pour
moi, c’était limpide :
des Etats Généraux se
déroulaient sous nos
yeux, créés et conduits
par une société civile
consciente de sa force
et sachant ce qu’elle
voulait ! Puis il y eut
le deuxième jour. Et
puis un autre…
Lire la suite
|
|
Montagne et Souris
A PROPOS DE L ' "ACCORD
DU 23 JUILLET
par
Max DORLEANS,
Gilbert PAGO, Philippe
PIERRE-CHARLES.
« L’accord politique »
signé par une pléiade
d’organisations
politiques (allant de
MIM à OSONS OSER en
passant par le PCM, le
MODEMAS, le PALIMA, …)
développe, au delà même
de la proposition qu'il
contient, une
argumentation que nous
ne pouvons partager.
En
soi, le "Rassemblement
martiniquais" né pour
l’occasion ne réclame
rien d’extraordinaire.
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|
|
« LES ILES DU SUD »,
UNE REALITE
REVOLUTIONNAIRE !

par
Bernard Leclaire,
écrivain marie-galantais
C’est
ensemble que nous
arriverons à
sensibiliser l’opinion
sur les carences
persistantes qui
gangrènent depuis plus
de vingt ans
l’épanouissement des
îles parsemées autour du
papillon de Guadeloupe,
et c’est aussi ensemble,
d’audace à force que
nous trouverons enfin
des solutions
suffisamment fortes et
susceptibles d’endiguer
la banqueroute
programmée de notre
Archipel.
Depuis 1985 les
Socioprofessionnels ont
toujours attiré
l’attention de la
population et des
politiques sur
l’inexorable descente
aux enfers de l’économie
de ces îles. Les
prémisses étaient déjà
là !
Lire la suite
|
|
Les habitants de
l'outre-mer attendent
une autre politique
Les
incidents qui ont
agité la
Nouvelle-Calédonie
au début du mois
d'août à propos d'un
conflit social entre
les dirigeants de la
compagnie aérienne
Aircal et les
militants de l'Union
syndicale des
travailleurs kanaks
et des exploités (Ustke)
en sont une nouvelle
illustration. Les
relations restent
fragiles entre
l'Etat et ses
territoires
d'outre-mer. Toute
amorce de tension
peut se transformer
en poudrière.
Après la crise qui,
au début de l'année,
a paralysé les
Antilles, le
président de la
République, Nicolas
Sarkozy, avait cru
pouvoir sortir du
conflit en ouvrant
un large débat sur
l'avenir de
l'outre-mer. De
cette consultation,
il attend des pistes
et orientations pour
tenter de faire
émerger de nouvelles
relations qui ne
soient plus fondées
sur la
traditionnelle
politique
d'assistance.
Lire la suite
|
|
Le président Sarkozy
et l’autonomie :
encore un effort de
pédagogie !

Le président
Sarkozy est venu
apporter au
président Alfred
Marie-Jeanne un
renfort qu’il
aura sûrement
apprécié à sa
juste valeur.
Certes, il n’a
rien appris à
personne en
affirmant, dans
son discours du
26 juin, que
« les
Martiniquais
sont libres de
choisir le
chemin qu’ils
souhaitent
emprunter ». Il
y a longtemps
que tout le
monde a compris,
de Bastia à
Nouméa, qu’aucun
gouvernement
français ne fera
plus obstacle à
l’émancipation
d’aucun de ses
territoires
insulaires. La
question n’est
pas celle-là. La
révision
constitutionnelle
de 2003 a mis
suffisamment les
points sur les
i : chaque
collectivité
territoriale
d’outre-mer est
libre de choisir
le statut qui
lui convient le
mieux.
|
|
FORT-DE-FRANCE,
CORRESPONDANT
Sortie par la porte en 2003,
l'autonomie des Martiniquais
est réapparue à la fenêtre,
vendredi 26 juin, à
l'initiative de Nicolas
Sarkozy, au deuxième et
dernier jour de sa visite
aux Antilles. "Je vous
annonce clairement que je
consulterai les Martiniquais
sur l'évolution
institutionnelle de leur
territoire, comme la
Constitution m'y autorise",
a lancé le président de la
République dans le hall de
l'aéroport de Fort-de-France
après avoir baptisé les
lieux du nom d'Aimé Césaire.
Après la longue crise
sociale de l'hiver qui a
secoué la Guadeloupe et la
Martinique, le chef de
l'Etat a créé la surprise en
proposant cette nouvelle
consultation au département,
dont les habitants devront
choisir, à une date encore
indéterminée, entre le statu
quo, la création d'une
collectivité unique
associant la région et le
département dans le cadre de
l'actuel article 73 de la
Constitution, ou le statut
d'autonomie de l'article 74.
Lire la
suite |
|
 Le
président du PPM nous
explique les raisons
pour lesquelles son
parti reste opposé aux
modalités retenues par
le congrès du 18 juin.
Résolument déterminé à
faire aboutir son idée
d'autonomie
constitutionnelle, il
dit cependant ne pas
fermer la porte à la
discussion avec le MIM
et le RDM.
Le
congrès s'est achevé par
un appel du MIM au PPM.
Est ce que cet appel a
été perçu, entendu ?
C'est moi qui ai tendu la main
en faisant des
propositions très
concrètes. On n'a pas
souhaité débattre de ces
propositions en début de
séance ce qui aurait
permis d'ouvrir un débat
fructueux, transparent
et très démocratique.
Malgré cela, j'ai poursuivi,
j'ai encore tendu la
main. Je reste ouvert à
toute perspective pour
réussir la consultation
et pour atteindre
l'objectif d'une
autonomie qui respecte
l'égalité des droits et
les libertés nécessaires
à une gouvernance
locale.
Lire la suite
|
Alfred Marie-Jeanne,
président du Conseil
régional :
«La place
de Letchimy est à nos
côtés»
Entretien
Gabriel Gallion
France-Antilles
Martinique
23.06.2009
Pour le leader du
Mouvement
indépendantiste
martiniquais, l'année
prochaine devrait
permettre de rassembler
toutes les forces
autonomistes, y compris
le PPM pour
l'instauration de la
collectivité autonome
Martinique.
 L'après-congrès
est-il très
positif ou
faut-il
encore mûrir
encore le
projet de
collectivité
autonome ?
Il faut dire
qu'au-delà
de certains
comportements,
de certains
reniements,
le niveau a
été très
enrichissant
et de très
haute tenue
démocratique.
Nous avons
avancé.
Regardez les
scores
obtenus :
ils sont
relativement
élevés. Sur
la première
résolution
portant sur
l'organisation
et le
fonctionnement
de
l'assemblée
unique, plus
de 86% des
suffrages
des élus.
Sur la
deuxième
résolution,
relative au
conseil
consultatif,
le CESCEE et
le conseil
des
communes, ce
sont plus de
77%. Sur les
compétences,
ce sont plus
de 74%. Avec
ces
éléments, je
ne vois pas
comment le
président de
la
République
pourrait
faire marche
arrière.
Maintenant, il y
a un
objectif à
atteindre :
convaincre
le président
de la
République.
Il doit être
convaincu de
la nécessité
d'une
évolution
institutionnelle.
Je l'ai
entendu
dire, hier
au congrès
de
Versailles,
que les
choses ne
peuvent plus
être comme
avant. Or,
partout dans
le monde, on
change de
braquet. Et
pourquoi ne
pourrions-nous
pas le faire
ici ? Ce
serait une
aberration.
Et le
président de
la
République
ne pourrait
pas ne pas
tenir compte
de la
volonté
exprimée par
une très
large
majorité des
élus.
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Chantal
MAIGNAN
secrétaire départementale de
l'UMP
Plus de deux mandatures sous la férule éclairée des présidents actuels des deux collectivités territoriales : deux mandatures à se désespérer du désengagement de l'État et de l'insuffisance des pouvoirs locaux. Des présidents de gauche, soutenus par des maires de gauche, majoritaires dans ce département où l'emploi est principalement offert par la fonction publique, notamment la Santé et l'Éducation nationale : deux mastodontes traditionnellement à gauche. Dans un pays comme le nôtre, désenkayant et palantchant depuis 12 ans, patriote convaincu, nourri de la pensée de Césaire, persuadé que les « spécialistes des affaires martiniquaises sont les Martiniquais » , qui pourrait penser une seule seconde que le 972 n'est pas le département qui a utilisé jusqu'en ses ultimes compétences les possibilités de l'article 73 de la Constitution, parachevant une décentralisation qui donne enfin à ce peuple les rênes de son destin.
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Philippe
PIERRE-CHARLES
La question du statut
politique de
la
Martinique
aurait pu
être une
affaire de
toute la
population.
Car chacun
constate que
la
concentration
à Paris des
pouvoirs de
décision sur
des
questions
qui auraient
pu et dû
être réglées
sur place
est une
anomalie
typiquement
coloniale.
Même ceux
qui
craignent de
façon
irrationnelle
de perdre
tel ou tel «
avantage »
se rendent
bien compte
du caractère
stupide et
infantilisant
de la
situation
actuelle. Il
est frappant
que les
passions qui
étaient
déchainées
sur ces
questions
dans les
années 60,70
et début 80
ne sont plus
guère de
mise en ce
moment.
Une des raisons du recul
de la
politisation
sur ce sujet
provient de
la volonté
des élites
de maintenir
le plus
longtemps
possible le
débat entre
les mains
des chefs
pour ne
donner la
parole au
peuple qu'en
bout de
course, pour
dire Oui ou
Non.
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Le
changement statutaire de
la Martinique ou les
ruses de l'histoire
Dossier à l’usage des
Martiniquais pour
comprendre les enjeux
d’un changement
statutaire
Par : Claude Gelbras,
Expert près la Cour
d’Appel et du TA des
Antilles Guyane 1er
février2009)
1- INTRODUCTION
Une
fois de plus la
Martinique se distingue
des autres DOM en
décidant, avec
précipitation, au cours
du récent congrès
réunissant le conseil
général et régional, de
soumettre à référendum
populaire, la
transformation du
département – DOM -
(art.73 de la
constitution) en COM
(Communauté d’Outre-Mer)
régie par l’art.74
sans en tirer les
conséquences sur
l’organisation
économique actuelle. En
clair, cet article se
propose de donner à la
collectivité de nouveaux
pouvoirs pour la gestion
des affaires locales
avec une grande liberté
pour évoluer vers
l’autonomie selon un
cadre décidé par
l’assemblée nationale
-loi organique- sur la
base de revendications
locales. Une assemblée
unique serait alors
créée à cet effet avec
des instances
fonctionnelles
périphériques
(gouvernement, conseil…)
après un vote auprès
d’un collège électoral
qui ne satisfera
personne. A l’identité
législative s’ajoute la
spécialité législative,
expression politique
d’un projet
émancipateur.
C’est
ainsi que les lois
DEFERRE (1981-1982) de
décentralisation se
sont, substantiellement
enrichies par la réforme
constitutionnelle du 28
mars 2003 offrant à la
Martinique une grande
liberté dans la gestion
des affaires publiques.
Ces
lois marquent la volonté
politique d’opérer une
redistribution des
pouvoirs entre l’Etat et
les collectivités
locales avec comme
objectifs une meilleure
efficacité de l’action
publique et le
développement d’une
démocratie de proximité.
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Pas d'autonomie sans
courage politique !
par Pierre Suédile

Le
courage politique est le
passage obligé vers la
revendication sincère et
éclairée de l'Autonomie
et les autonomistes
véritables ne semblent
pas pointer massivement
le nez à l'horizon.
Beaucoup d'«
auto-désignés » se sont
simplement attachés à
une revendication
institutionnelle ne
présentant aucun risque,
car il n'y a aucun
danger à prôner une
autonomie vidée de sa
substance
Parmi les autonomistes
il y a d'abord ceux qui
ne veulent que
l'Assemblée unique, par
peur d'une hypothétique
mauvaise gouvernance ou
par crainte d'une
sanction du peuple
attaché aux conquêtes
sociales et
démocratiques et trompé
par des apprentis
sorciers qui prétendent
qu'elles
disparaitraient. En
vertu de quel principe ?
Personne ne sait. Ce que
l'on comprend cependant
c'est que les élus du
congrès, adroitement, en
une courte phrase, ont
signifié qu'ils
renonçaient au domaine
social, qui restera donc
dans le champ
d'application du
principe de
l'applicabilité de plein
droit des lois et
règlements (art. 73 de
la Constitution).
Volonté du peuple et
surtout absence de
moyens financiers pour
le gérer, obligent.
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Réformer les
institutions car la
dignité passe aussi
par la
responsabilité

La plénière du 18
décembre du Congrès des
élus régionaux et
départementaux a
consacré la demande
d’une évolution
institutionnelle de la
Martinique au sein de la
République. C’est la
Constitution qui en
offre l’opportunité,
étant entendu que la
République, depuis 1946,
a abandonné toute
volonté d’être « une »,
pour ne conserver que
son « indivisibilité »,
qui définit le Parlement
comme exclusive source
de la loi. La France est
donc toujours un Etat
« unitaire » mais n’est
pas une République
« une ». En 1958, la
nouvelle mouture de la
Constitution initiée par
le général de Gaulle, se
plaçant dans le sillage
de celle de 1946, a
alors proposé aux
populations, le libre
choix du régime
juridique leur
paraissant le plus
adapté à leur situation.
Ainsi aujourd’hui, l’île
de France, la Corse, la
Martinique, Saint-Pierre
et Miquelon, la
Polynésie,
Saint-Barthélemy,
Saint-Martin, par
exemple, sont autant de
régimes distincts au
sein de la République.
Le principe républicain
de l’égalité entre tous
les citoyens continue à
s’appliquer très
normalement en chaque
point de l’ensemble
français et la
République ne saurait
être animée de quelque
volonté de revanche à
l’endroit des uns ou des
autres. Les apprentis
sorciers qui laissent
entendre qu’une simple
modification des
institutions
provoquerait le courroux
de la République lui
font alors un procès qui
ne peut trouver ses
attaches dans une
démocratie, mais plutôt
dans des cerveaux
formatés par des espaces
à l’écart de la pensée
démocratique et
moderne. Dans le même
ordre d’idées, en
matière d’organisation
administrative, deuxième
volet d’un statut
accompagnant le régime
juridique, la République
invite les territoires à
se doter à leur guise
d’une ou plusieurs
collectivités
territoriales permettant
de répartir et d’exercer
efficacement les
compétences dévolues par
la loi. La Martinique en
possède trois, la
commune chargée des
actions de proximité
tels l’urbanisme et
l’école, le département
responsable de la
solidarité envers les
personnes âgées, les
handicapés ou la petite
enfance, et la région en
charge du développement,
de la formation
professionnelle et de la
planification. En clair,
ce n’est pas la création
du département, outil
administratif, par la
loi du 19 mars 1946, qui
a permis à la Martinique
d’obtenir l’extension de
lois démocratiques et
sociales, cette option
n’a représenté que le
volet secondaire de la
réforme, notamment en ce
que la collectivité
territoriale communale
existait déjà.
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Deux habilitations
reçues par la région de
la Guadeloupe
LOI N° 594 du 27 mai
2009 du 27 mai 2009/ JO
du 28 mai 2009
CHACUN SON CHOIX :
Les Présidents du
Conseil régional et du
Conseil général de la
Martinique utilisent
leur influence auprès du
Gouvernement et du
Président de la
République pour obtenir
le changement du statut.
Il semble pouvoir
obtenir bientôt un
second referendum.
Le Président de la
Région de la Guadeloupe,
usant de la même
audience, a obtenu deux
habilitations pour
travailler dans le cadre
de l’article 73.
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Les compétences de la
nouvelle Collectivité
unique
La
Collectivité de
Martinique se substitue
au Département de la
Martinique et à la
Région de Martinique.
Cette Collectivité est
dotée de l'autonomie.
La Collectivité de
Martinique demeure une
Région ultra
périphérique dans
l'ensemble européen.
La Collectivité de
Martinique exerce les
compétences dévolues par
les lois et règlements
en vigueur au
Département et à la
Région de Martinique.
Dans l'exercice de ses
compétences, la
Collectivité
territoriale de
Martinique bénéficie de
ressources dont
disposaient le
Département et la
Région. Elle se voit
attribuer des ressources
d'un montant équivalent
aux charges financières
qui résultent des
compétences transférées.
La Collectivité de
Martinique bénéficie
d'une dotation de
péréquation destinée à
favoriser l'égalité
entre les Collectivités.
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