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+ D’impôts ou + d’activités ?

 

   

Le discours ambiant, tant de l’Etat que de nos collectivités locales, sur la « non-augmentation » des impôts laisse DECLIC972 interrogateur sur les raisons inavouables ou les raisonnements obscurs de nos décideurs.

La Martinique exprime depuis plusieurs mois une nécessaire demande de solidarité notamment envers les plus démunis auxquels peu de perspectives d’emplois, donc d’activités, sont offerts.

Pendant les manifestations de février 2009 une attente de solidarité de tous ordres s’est exprimée au travers du souhait d’un nouvel ordre sociétal après la crise dans laquelle les financiers ont entraîné les populations.

Le Collectif du 5 février est habilement parvenu à faire engager les deniers publics locaux en réponse à ses revendications salariales afin que les bas salaires puissent affronter le coût de la vie chère à la Martinique.

Prime de vie chère dit-on aujourd’hui ? Voilà que les fonctionnaires font des émules chez les salariés du privé alors qu’ils sont incriminés dans les raisons de ce surcoût par certains de ceux qui n’ont aucune vision de développement à proposer alors qu’ils sont « aux manettes ». Alors, l’indemnité de compensation est-elle la cause du coût de la vie chère ou est-ce ce coût qui induit cette indemnité ?

Evidemment, aucune collectivité n’a encore annoncé comment et par quel dispositif elle engagera les deniers publics martiniquais qui, à l’origine, ne sont pas faits pour compenser les salaires. En effet, le budget du Conseil Général en matière sociale ne l’avait pas prévu et une fois de plus le Conseil Régional sort de l’argent de l’on ne sait où (peut-être que notre connaissance limitée en la matière vient tempérer, ici, notre propos).

Bref, DECLIC972 a pour vocation de poser des questions afin que le Martiniquais s’en accapare et que nos décideurs apportent les réponses.

L’impôt perçu par ces collectivités pour alimenter ces budgets ne devrait-il pas être revu à la hausse ne serait-ce que dans un cadre solidaire appelé par tous ?

Au nom de quel consensus ou pour quel jeu « politique » personne ne souhaite augmenter les impôts alors que les budgets « limités » des collectivités sont déjà affectés à d’autres secteurs tout aussi importants ? Les impôts et taxes doivent-ils assurer plutôt le fonctionnement ou être investis en plus grande proportion dans l’incitation à une activé pérenne d’avenir ?

Pour l’association des Maires, la réponse de condescendance au soutien des manifestations du 5 février a été complétée par un « ne touchez pas à notre octroi de mer ». En analysant cette déclamation de nos Maires « fonctionnaires », DECLIC972 s’interroge de savoir ce qu’ils font de ces revenus garantis alors qu’ils n’ont rien fait pour inciter à les produire ?

En effet, combien de Maires créent suffisamment d’activité sur sa commune, à part quelques grosses villes, afin que leurs populations puissent y vivre et en tirer les bénéfices ?

Combien de nos responsables élus favorisent, entre autres, la mise en place de structures de production artistique afin que nos artistes puissent en vivre quelque peu dans leur pays au-delà du concert gratuit offert à la population? Nos musiciens en sont à demander des quotas d’entrée pour les groupes extérieurs…

Voilà un octroi de mer qui est perçu sur TOUT ce qui entre qu’il soit vendu ou pas.

Pour certains, la manne est trop belle pour que les Maires s’efforcent de favoriser un véritable développement de l’activité commerciale. Pour DECLIC972, cette voie serait génératrice d’emplois, ne serait-ce que dans le tourisme, axe de développement reconnu pour la Martinique, ou encore dans les activités de loisirs intégrés aux infrastructures portuaires ou autres promenades, jetées, « Malécon » . Que ne remettent-ils pas en fonction certaines voies intérieures navigables (canal du François, Rivière Salée…) avec un concept d’activités connexes ? Pourquoi ne pas concevoir commercialement un aménagement de nos plages en se gardant de détruire l’écosystème ? Ne serait-ce pas là un développement d’emplois privés et publics ?

Donc, si l’impôt ne doit pas être augmenté, il ne reste plus que l’incitation à la création de l’activité commerciale même si elle doit venir principalement de la commande publique mais en pensant aussi à la consommation des ménages.

Nos entreprises du BTP sont en difficultés et de grosses comme le sponsor de la yole de Joseph MAS disparaissent. En même temps, nous entendons une grande satisfaction pour ce qui est du kilométrage de l’enfouissement des lignes électriques commencé après DEAN (2 ans). Lorsque l’on constate ce qu’il reste à faire, pour DECLIC972, nos entreprises du BTP pourraient largement profiter de la commande publique surtout lorsque l’on sait l’importance des fonds européens mobilisés pour cela.

Ou sont alors nos dirigeants qui travaillent pour le pays, au service des Martiniquais et qui n’ont pas la capacité de permettre une utilisation plus profitable des fonds européens ?  Il est vrai qu’ils dénoncent (« donneurs de leçons » ?) nos entrepreneurs qui sont, selon eux, incapables de fournir les prestations et documents nécessaires dans les délais exigés…. .

Mais alors que dire du choix de nos responsables de collectivités qui sont capables de confier, par exemple, la réfection de la cuisine du collège de Coridon à une entreprise dont on sait qu’elle ne pourra pas parvenir au bout du chantier puisque sur la place publique on sait que son patron avait déjà des difficultés à respecter les règles de bonne gestion d’une entreprise pourtant basée en zone franche ?

Que penser en même temps du choix final d’une entreprise extérieure à la Martinique, adossée à un grand groupe européen, en charge de concevoir et de suivre la réalisation d’un ouvrage routier majeur alors que des entreprises Martiniquaises avaient fait l’effort de se regrouper pour être suffisamment concurrentielles et répondre de façon équivalente techniquement et administrativement ? Dans cet exemple, il nous semble que la préférence martiniquaise aurait dû jouer surtout dans le contexte de crise actuelle et à dossiers identiques. Les conséquences de ce choix sont la mise au chômage de plusieurs de nos compatriotes et le rejet de notre intelligentsia martiniquaise compétente.

Pendant ce temps, les travaux du front de mer sont interrompus pour défaillance de nos entreprises, dit-on, tout comme la décision de reconstruction du Lycée Schœlcher objet de joutes « politiciennes » desservant l’intérêt des jeunes martiniquais.

Alors, quel espoir donne-t-on à nos travailleurs ? A quoi leur auront servi les formations qu’ils ont suivies ? Que fait-on pour notre fragile économie ?

Mesdames, Messieurs les décideurs vous avez le choix d’augmenter les impôts ou d’inciter à créer de l’activité pour permettre à ce pays Martinique de prendre le chemin de sa réalisation économique mais mieux sociétale.

DECLIC972 estime que ce chantier est beaucoup plus important et formateur qu’une quelconque errance gouvernementale qui serait activée par les mêmes qui ne réussissent déjà pas !

DECLIC972, declic972@orange.fr Fort de France, le 29/08/09

Le Président

J-G VOISIN