|

73 – 74 Qu’est-ce que l’on
ne comprend pas ?
DECLIC972 a appelé lors des
dernières européennes à
voter massivement en
simplifiant l’approche de ce
scrutin considéré comme
complexe alors que les
retombées européennes sont
quotidiennes.
Pour les prochains scrutins
qui s’annoncent, il
semblerait que le débat
juridico-technique rende
flou ce qui est demandé aux
Martiniquais de décider. Et
pourtant ce n’est pas faute
de la part des différents
partisans d’essayer
d’expliquer mais peut-être
le font-ils mal ou
intentionnellement de façon
trop éloigné de la
compréhension de chacun.
Pour planter le décor
concernant le 73, nous
dirons tout de suite :
« NOUS SOMMES DEJA DANS LE
73 » ! Donc, nous savons
aujourd’hui ce que cela veut
dire pour ce qui est des
avantages et des
inconvénients.
Le complément qui nous est
demandé d’y ajouter le 24
janvier 2010 est :
« Voulez-vous une Assemblée
unique, donc une assemblée
avec les pouvoirs (ou les
compétences) du Conseil
Général et du Conseil
Régional? » Pour faire
clair….
La Martinique demeure ainsi
département français avec,
depuis 2003, la possibilité
de proposer des adaptations
au regard de nos
spécificités. Notre problème
en Martinique c’est que nos
élus actuels ne sont pas
suffisamment actifs auprès
de l’Etat pour obtenir ces
adaptations.
Et pourtant, dernièrement,
Le député Serge LETCHIMY est
parvenu à obtenir que nous
puissions faire des lois
locales pour le
développement durable dans
le cadre de la modification
de la loi qui dit que les
Départements et Régions
d’Outre mer (sauf la
Réunion) sont «habilités à
fixer elles-mêmes les règles
applicables sur leur
territoire, dans des
matières relevant du domaine
de la loi».
Les Sénateurs Claude LISE et
Serge LARCHER ont remis à
l’ordre du jour au niveau du
Parlement la possibilité
pour La Martinique de
n’avoir qu’un organisateur
du transport public (le
fameux Périmètre de
Transport Unique), cela
règlerait pas mal de nos
problèmes de circulation.
Mais là encore le manque
d’activisme de TOUS nos élus
au Parlement ont fait que 2
ans se sont écoulés depuis
leur première demande. (yo
pa brennen ko yo).
Pour l’instant, l’Assemblée
Unique est le seul consensus
réunissant aujourd’hui la
majorité des Martiniquais.
Nous devons saisir cette
opportunité pour commencer à
construire un projet commun
sur notre développement
économique, social,
sociétal. Il sera question
de dire à chacun ce que nous
pourrons faire dans ce
projet et ce qu’il aura à
faire pour amener sa
contribution.
Les Agenda21 et SMDE devront
être déclinés en chiffres
afin que chacun comprenne
l’effort qu’il aura à faire
et pourquoi il devra le
faire. Sinon, ces travaux de
nos assemblées actuelles
risquent de rester au stade
des « bonnes intentions ».
En clair, comment chaque
Martiniquais est pris en
compte pour faire ensemble
(faire peuple diraient
certains).
L’Assemblée Unique est aussi
le seul point commun avec
l’autre question que nous
développerons ci-après.
Dans le cas du 74, il est
demandé aux Martiniquais de
répondre à une question le
10 janvier 2010 :
« Voulez-vous l’autonomie
pour la Martinique ? », ce
qui induit une seule
Assemblée Territoriale pour
faire simple.
Les avantages et les
inconvénients de cette
nouvelle façon de diriger la
Martinique, qui ne sera plus
département français, ne
sont connus qu’à travers les
exemples des autres (Mayotte
qui vient d’entrer dans le
73, La Polynésie, Nouvelle
Calédonie, St Barthélémy et
St Martin). D’autres, que
nous ne pouvons « singer »
ou comparer à La Martinique
du fait de notre histoire
(certes douloureuse) avec et
dans la France.
Là aussi nous devrions avoir
à construire un projet tout
en étant beaucoup plus
livrés à nous-mêmes sans
garde-fou, dans un monde où
l’économique prend le pas
sur l’humain.
Nos élus ont prévu une
assemblée sans
contre-pouvoir contrairement
à La Polynésie où
l’Assemblée peut mettre en
position de faiblesse le
gouvernement. Ou encore, le
Président peut dissoudre
l’Assemblée. C’est un
fonctionnement démocratique
qui rapproche plus le peuple
des gouvernants et limite
les dérives.
Ainsi, il s’agira là de dire
comment nous voulons que la
Martinique soit dirigée.
Pour DECLIC972, l’évolution
institutionnelle n’est pas
un choix de société en
elle-même. Notre choix de
société doit s’établir avec
et entre nous-mêmes dans une
Martinique que nous devons
choisir dans son
fonctionnement.
Dire ce que nous pourrions
faire pour l’emploi, avec
quels moyens, et notamment
celui des jeunes chômeurs
dont les plus démunis
regardent avec défiance et
amertume nos décideurs.
Dire comment nous souhaitons
organiser notre transport et
avec quels investissements
pour permettre
l’enrichissement du pays par
l’activité grâce à une
circulation fluide et pour
le bien-être de la mère de
famille.
Dire si nous continuons de
profiter des aides
auxquelles nous pouvons
prétendre dans le cadre
européen ou si nous refusons
la libre circulation des
hommes et des biens ce qui
nous exclut d’une partie des
fonds européens.
Dire comment nous voulons
fonctionner avec les pays de
la Caraïbe qui n’attendent
pas beaucoup de nous
franco-caribéens sauf pour
l’émigration de ceux que
nous accueillons parce que
nous pouvons leur offrir une
solidarité sociale
franco-européenne.
Dire encore à nos artistes
et producteurs comment on va
pouvoir leur ouvrir les
marchés internationaux tout
en leur permettant de vivre
au pays.
Dire à nos ingénieurs
comment ils pourront mettre
leur « intelligentsia » au
service de la Martinique
avec un salaire décent.
Dire à nos agriculteurs
comment ils pourront vivre
de leur production et
combien pourront en vivre
sur nos quelques 30 000
hectares de surface agricole
parfois polluée.
Dire à nos vendeurs de
voiture et garagistes
comment ils devront faire
évoluer leur métier parce
que le transport collectif
ne peut que se développer
dans notre pays asphyxié.
Dire à nos commerçants et
artisans qu’il faut ouvrir
pour accueillir les
touristes lorsque le rare
paquebot arrive,
exceptionnellement, en
Martinique même un dimanche
et de sourire à leurs poches
pour engranger de la
richesse (san nou asiz anlè
yo épi dé « prix » wo paske
yo touwist ).
Dire aux partenaires sociaux
de « jouer le jeu » du
dialogue social pour ne pas
mettre en péril notre
économie qui de toute façon
sera fragile du fait de
notre petitesse.
Dire, dire encore et répéter
sans cesse …
Donc les 10 et 24 janvier
2010, DECLIC972 appelle et
appellera solennellement
tous les martiniquais en âge
de voter d’ALLER VOTER pour
que leurs choix soient
conformes à leurs désirs.
D’ici là, qu’ils continuent
de s’informer et d’exiger
des explications simples de
la part de leurs élus
proches sur les deux
questions.
DECLIC972
Le Président,
Jean-Georges VOISIN
decli972@orange.fr
|
|