REPRESENTATION, STATUT
D’INTERMEDIAIRE
STABLE MAIS A DELEGATION
REVOCABLE
La deuxième quinzaine de
janvier 2010 verra le
suffrage universel de Guyane
et Martinique sollicité sur
l’évolution institutionnelle
et statutaire de leurs
régions. Le motif de cet
appel à l’expression de la
base sera
pour cette fois imposé par
la constitution mais, au
fait, malgré la démocratie
représentative, quelle est
la
perception générale du
recours plus fréquent à la
démocratie directe ? Par
exemple, quelle réflexion
devrionsnous
tenir s’il apparait une
divergence entre la
représentation et le
suffrage universel sur cette
question du
moment ? Il est évident que
….
Dans le fonctionnement de
toute structure manageant un
groupe d’individus il y a
généralement mise
en place d’une cellule plus
petite pour coordonner
l’action. Cela se voit dans
le monde du travail et des
structures annexes
(syndicats, comité
d’entreprise, …), dans la
vie sociale avec les
associations qui
représentent
les citoyens, puis des
dirigeants d’association qui
représentent à leur tour les
associations. C’est le
principe de
délégation et de «
REPRESENTATION ». Dans la
sphère des élus et des
décideurs il n’en est pas
autrement
puisque la France fonctionne
avec des élus selon la règle
de la démocratie
représentative qui se
reporte sur le
fonctionnement des partis.
Le revirement de la position
de la FSM à propos des
échéances prochaines,
traduction de cette règle,
doit alors
être apprécié de façon
mineure sous l’angle du
désaveu mais surtout de
façon majeure sous l’angle
de la
démocratie totalement
vivante. En clair, c’est la
position autoritaire du
dirigeant, qui détient la
vérité absolue
auxquels les « sujets »
doivent se soumettre, qui
est inacceptable. La
représentation, loin d’une
dictature de
pensée et d’action, est une
commodité d’organisation
efficace de la réflexion et
de l’exécution mais le
recours
à la démocratie directe ne
doit être ni une exception,
ni une anomalie, ni une
malveillance voire un «
casus
belli » (traduire ici : «
cause de guerre »). Au
contraire, la consultation
citoyenne doit plus que
jamais
apparaitre en principe, en
acte courant afin d’en finir
avec cette situation où
l’individu désigne des
représentants sur qui il se
dédouane, il se défausse, il
se repose, parfois derrière
lequel il se camoufle ; Les
mauvaises habitudes données
ne feront que polluer de
plus en plus le comportement
de la représentation. Un
retour à la normale s’impose
à savoir que le citoyen,
certes, désigne sa
représentation mais
simultanément
vérifie, corrige. Il ne
devrait pas se défaire de
son pouvoir, de son
droit-obligation à
l’initiative et à la parole,
vu
la difficulté croissante de
repérage d’une action de
plus en plus compliquée de
sa représentation. Si la
représentation se fait
défaillante, l’action ne
devra pas pour autant
s’éteindre car les citoyens
passeront en
mode relai et suppléance
certes, mais dans un rôle
qui est pleinement le leur.
Et les difficultés
grandissantes
actuellement en Martinique
ne sont pas loin d’évoquer
le besoin de démocratie
directe ;
En effet la discrétion de
certaines prises de
positions ou l’illisibilité
de certains actes venant des
décideurs
alimentent une pile de
dossiers classés sans suite,
alors que les questions,
récurrentes ou d’actualité,
sont bien
là, des plus évidentes aux
plus complexes et par
exemple :
L’incivilité et la prise de
risque sur la voie publique,
La violence généralisée y
compris celle précise faite
aux femmes,
La programmation de (re)construction
des hôpitaux – pourquoi
celui du Lamentin à 5 km de
F de F
avant celui de Trinité ou
celui du centre-sud ?
L’opacité de la politique
des transports publics de
personnes : – pourquoi
l’amendement du Sénateur
Claude LISE traduisant des
résolutions actées de longue
date devient il caduc alors
qu’il ne s’agit là que de
simple et normal, tardif
même, activisme
parlementaire (un peu comme
on représente à
l’encaissement un
chèque précédemment rejeté
pour absence de signature) ?
Les bonnes priorités sur le
traitement immédiat du
chômage et de l’emploi : –
protectionnisme ou
rationalisation ? Lucidité
ou affectif ?
Le port : – quid de son cout
de fonctionnement par
rapport au niveau de vie
réel de la Martinique ?
Ces exemples prouvent la
persistance du besoin
d’adéquation permanente
entre les individus et leur
représentation et par
conséquent que le recours
usuel et apaisé à la
consultation citoyenne ne
doit être ni
excessif, ni une solution de
sauvetage ou de renfort ou
de secours ou de sanction
mais une juste normalité qui
prend toute sa place. La
possibilité de fossé entre
la représentation et les
citoyens existe mais surtout
se
renforce quand la
consultation générale
devient l’exception. En
illustration des
conséquences d’un acte
courant transformé en
dérogation, citons le cas de
certains désavoués qui ont
poussé le panache, la
noblesse
et l’esprit Mapipi jusqu’à
se retirer de leur mandat ou
de la scène après le
verdict.
Pour revenir à l’actualité
institutionnelle et
statutaire en Martinique et
poursuivre la question posée
au
début, quelle réflexion
devrons-nous tenir s’il
apparait une divergence
entre la représentation et
le suffrage
universel sur cette question
du moment ? Pour DECLIC972,
il est évident que ….nous ne
devrons faire
l’économie ni de la
recherche des messages et de
leur sens, ni d’une analyse
intransigeante qui
n’occultera pas
le rôle du citoyen en tant
que balise ou garde-fou de
sa représentation. En effet,
le citoyen pour fonctionner
en
symétrie avec le panache, la
noblesse et l’esprit Mapipi
évoqués précédemment doit
remettre en cause sa
pratique vis à vis de ses
élus, des dirigeants de
structures diverses à
caractère conventionnel ou
d’associations
auxquelles il a plus
librement adhéré.
Cela aussi est en plein dans
l’action que DECLIC972 s’est
engagé à mener en voulant
convaincre et
démontrer au citoyen que les
vicissitudes, que lui même
souvent dénonce, prennent
pour partie leurs sources
dans le manque d’implication
de chacun, au risque de
perdre de vue que la
démocratie représentative
est une
pratique d’intermédiaire
tout à la fois intermittent
et permanent, précaire et
stable, mais à délégation
révocable.
Fort de France,
Le 19/10/2009
Pour DECLIC972,
Le Président
J-G VOISIN
declic972@orange.fr