APRES LE DISCOURS DE
NICOLAS SARKOZY
RENFORCONS LA LUTTE POUR
LA SATISFACTION DE NOS
REVENDICATIONS !
Le discours de Nicolas
SARKOZY n'a pas fait
illusion longtemps
Bèl pawol mé.... !
De fait, il relevait
plus de l'opération de
communication que de
l'annonce d'un
quelconque plan de lutte
contre les maux dont
souffre la société.
Rien n'est annoncé qui
réduirait le chômage,
garantirait l'emploi des
actifs, donnerait des
perspectives à la
jeunesse, soulagerait
les bénéficiaires de
minima sociaux, ou de
retraites de misère,
apporterait un peu de
baume aux
personnes souffrant de
handicaps.
Ces fortes demandes
exprimées par le
mouvement social de
février-mars sont
restées sans réponse,
malgré la reconnaissance
obligée par SARKOSY de
la légitimité de ce
grand mouvement.
Ayen poko klè !
Cela veut dire que le
combat continue pour
obtenir un changement en
mieux de nos vies.
La négociation détournée
par le pouvoir au moyen
de l'opération vèglaj
des Etats-Généraux doit
reprendre sans délais.
Nou péké moli ba yo ! sé
dèyè konba kini konba !
LE SENS DES MESURES DU
POUVOIR
Le collectif déclare
que:
1- les belles phrases
sur l'égalité, la
diversité, le métissage,
la reconnaissance des
apports de "l'Outre-mer"
à la France cachent mal
la volonté de
recentralisation du
pouvoir : en témoigne la
nomination de
commissaires du
gouvernement, l'annonce
de la substitution dans
certaines situations de
l'Etat aux Collectivités
au lieu de l'attribution
à celles-ci de moyens de
faire face à leurs
missions.
2 - Les recettes
néo-libérales de cadeaux
aux entreprises
capitalistes (soit
disant pour sauver
l'emploi alors qu'en
réalité aucune
obligation concrète de
créer des emplois
n'accompagne ces
cadeaux!) ont déjà
montré ce qu'elles
valent. Les précédents
cadeaux n'ont pas
empêché la liquidation
de cinq hôtels avec plus
de 500 licenciements à
la clef .Et il en est de
même dans le bâtiment,
le commerce et ailleurs.
3 - Aucun plan n'est
annoncé pour la Santé,
l'Ecole, le logement
social, alors qu'une
politique active
d'intervention publique
dans ces domaines aurait
le mérite d'améliorer
sérieusement les
services à la population
tout en créant des
emplois utiles et
durables.
4 - Même les quelques
mesures positives
annoncées appellent de
notre part la plus
grande vigilance quant
aux modalités et aux
délais de leur mise en
œuvre. D'autant que
l'accord sur la priorité
aux originaires dans
l'enseignement a été
foulé aux pieds à la
rentrée de septembre
2009.Et cela ne
l'empêche pas de
déclarer comme si de
rien n'était qu'il faut
placer des
Martiniquais-es aux
postes de
responsabilités !
Nous devons avoir l'œil
ouvert pour que, pour
prendre un
autre exemple, l'aide à
la diversification des
cultures bénéficie aux
petits agriculteurs et
non aux " gros mordants"
spécialistes en
détournement des fonds
publics.
Sé pa nou ki pou péyé
kriz yo - a !
Le mouvement de
février-mars 2009 visait
une amélioration de la
situation des plus
démunis, une mise au pas
des profiteurs, un recul
des inégalités par une
nouvelle répartition des
richesses.
Depuis plus d'une année,
les capitalistes du
monde entier ont
entrepris une grande
offensive pour nous
faire payer la crise
dont leur système est le
seul responsable. C'est
pour cela qu'ils veulent
nous culpabiliser et
réprimer le mouvement
syndical et populaire.
Nous n'avons pas à nous
laisser faire. Au
contraire, annou di-yo :
tout jé sé jé mé....
Les salariés de L'H.P.
de Colson, de l'hôpital
de Trinité, des Urgences
de Pierre ZOBDA-QUITMAN,
les intérimaires du
port, les salariés de la
sous traitance du
transport, de l'hôtel
Karibéa,du libre service
Champion-François ont eu
raison de se mettre
debout pour arracher
partiellement ou
totalement leurs
revendications. Nou
toujou la !
Le Collectif du 5
février lance un appel
aux forces mobilisées en
février/mars 2009 pour :
- amplifier le combat
pour une application
sérieuse des accords
signés et la reprise
réelle des négociations
sur les sujets non
traités.
- poursuivre la
réflexion et la
discussion collective
pour une plateforme et
une stratégie de luttes
enrichies.
- rejoindre toutes les
structures de travail du
collectif.
- refuser fermement
toute nouvelle
augmentation des prix du
carburant.
- se rassembler pour
garder l'initiative et
aller jusqu'au bout de
la lutte pour changer
nos vies
POURSUIVONS LA LUTTE !
PARTICIPONS AUX
RENDEZ-VOUS SUIVANTS:
Samedi 21 novembre à 10
h Maison des Syndicats :
réunion publique pour la
défense des retraités et
l'amélioration de la
situation des personnes
âgées.
Jeudi 26 novembre dès 7
heures: soutien à la
marche intersyndicale
pour sauver l'hôtellerie
et les emplois
.Rendez-vous devant le
golf des Trois Ilets.
Vendredi 27 novembre à
18h30: rencontre-débat à
Schoelcher
Vendredi 4 décembre :
rencontre publique avec
les syndicats de
Guadeloupe, de Guyane,
de Kanaky, de Corse.
Pour le "Collectif du 5
février"
Philippe Pierre-Charles