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Dieudonné
condamné à payer 75 000$ à
Patrick Bruel
par
Christiane Desjardins
La Presse
Pour avoir tenu des propos
injurieux contre Patrick Bruel
en le traitant de «menteur» et
de «militaire israélien» lors
d'une émission des
Francs-tireurs, à
Télé-Québec, l'humoriste
Dieudonné est condamné à payer
75 000 $ au chanteur-acteur.
Dieudonné n'a jamais répliqué à
cette poursuite en diffamation
intentée au Québec en 2007, et
il n'a jamais mandaté d'avocat
pour le représenter. Il a été
condamné par défaut cette
semaine par Me Danièle Besner,
greffière spéciale de la Cour
supérieure à Montréal. La
requête visait essentiellement à
obtenir des dommages moraux et
exemplaires. Elle avait été
déposée par Patrick Bruel
Benguigui (de son nom
véritable), contre Dieudonné
M'Bala M'Bala (de son vrai nom
aussi), et se chiffrait au
départ à 175 000$. M. Bruel
soulignait le «caractère
répétitif» des agissements de
Dieudonné ainsi que sa «mauvaise
foi».
Me
Besner a toutefois réduit les
dommages étant donné que
l'émission n'a été diffusée
qu'une seule fois, le 29
novembre 2006, à Télé-Québec.
S'étant découvert un «souci»
juridique après la première
diffusion, Zone 3, producteur de
l'émission, avait en effet
décidé de ne pas la rediffuser.
Cela avait franchement déplu à
l'animateur Richard Martineau,
qui avait qualifié le producteur
de «pleutre». L'extrait s'est
cependant retrouvé sur YouTube,
où il avait été visionné 57 615
fois au 8 juillet dernier.
«C'est peu élevé, compte tenu du
potentiel reconnu de YouTube», a
noté Me Besner.
L'entretien de Richard Martineau
avec Dieudonné avait été tourné
en France. Au sujet de Bruel,
Dieudonné avait déclaré: "Il
soutient activement l'armée
israélienne. C'est quasiment un
militaire israélien. Donc quand
on bombarde le Sud-Liban et
qu'on tue des enfants
palestiniens, lui, pour lui,
c'est normal.»
Dieudonné avait poursuivi sur sa
lancée en soutenant que Bruel
«est un produit même de ce
système politique ultrasioniste,
c'est un supermilitant... il a
le complexe de supériorité de
certains Israéliens». Il avait
ajouté que Bruel est un «menteur
qui ment à son public depuis
toujours». Il faut dire que, peu
de temps auparavant, à
l'émission Tout le monde en
parle, à Radio Canada, Bruel
s'était étonné de la tribune
qu'on donnait à Dieudonné. De
toute évidence, les deux ne
s'aiment pas beaucoup.
En
mains propres
Dans la foulée de cette
déclaration, Bruel a intenté une
poursuite.
«Il y a un choix clair des
termes dans le but de choquer...
Il est conscient du fait qu'il
blesse M. Bruel et le choque par
ses propos. Le défendeur utilise
la notoriété de monsieur Bruel
pour augmenter sa propre
notoriété et c'est pourquoi il
s'attaque également à l'image de
monsieur Bruel en tant que
vedette... Il a déjà tenu des
propos antisémites dans le
passé», avaient notamment fait
valoir les avocats de M. Bruel
dans leur demande.
Dieudonné ne s'est jamais
défendu, mais des huissiers lui
ont remis signification de
l'action en mains propres,
assure Me Catherine Mandeville,
l'une des avocates qui
représentaient M. Bruel dans
cette affaire. Quelle est la
portée d'un tel jugement, étant
donné que Dieudonné réside en
France? «Normalement, il y a une
procédure relativement simple
pour faire exécuter un jugement
entre les pays qui ont des
systèmes de justice semblables.
On devrait être capable de faire
exemplifier ce jugement-là en
France», explique l'avocate.
Comme Patrick Bruel est en
voyage, Me Mandeville n'avait
pas encore réussi à le joindre
pour l'aviser du jugement.
Spécialiste de la provocation,
Dieudonné a déjà été condamné en
France pour des propos jugés
comme des incitations à la
«haine raciale.»
28/02/09
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L' arbre et la forêt.
A propos
de quelques polémiques récentes
par
Michel Giraud
Fallait-il répondre à la « somme
d'inepties » - comme les a nommées
le philosophe guadeloupéen Jacky
Dahomay dans la livraison du Monde
datée du 1er décembre dernier - à
laquelle se réduit le texte que
l'écrivain martiniquais Raphaël
Confiant a commis pour dire sa
compréhension de la présence de
l'humoriste Dieudonné à la récente
fête « Bleu Blanc Rouge » du Front
national? Oui, parce que jouer sur
le double sens, objectif et
dépréciatif, du mot « innommable »
pour désigner « les Juifs » ne peut
pas être pris pour une plaisanterie
et, plus largement, parce que
proférer des incitations à la haine
raciale (dans le cas présent, contre
« les Juifs » mais aussi contre «
les Blancs ») ne doit pas être
considéré comme l'expression d'une
simple opinion que l'on pourrait
discuter à l'instar de n'importe
quelle autre conviction. De tels
propos constituent tout simplement
un délit, ils n'appellent donc
qu'une condamnation absolue.
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Lettre à Jacky
Cher Jacky, mon
ami, mon frère…J’ose prendre
d’emblée ce ton familier pour bien montrer que
je ne m’adresse pas au membre du Haut Conseil à
l’Intégration, mais à celui que je garde en
mémoire, du temps où il s’appelait tout
simplement « Jacky ». L’enfant de la Cour
Charneau et de Les Mangles, avec qui j’ai
partagé les années de jeunesse militante à l’AGEG,
puis, de retour en Guadeloupe, à travers
l’action populaire de la première moitié des
années 1970… Je ne cherche pas à t’avoir à la
nostalgie, non. Je tiens seulement à donner à
mon propos le même point de départ que nous, qui
sommes partis d’ici, il y a longtemps, pour
faire tout ce chemin qui nous amène à
aujourd’hui.
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Entre
Dieudonné et Kémi Séba, il y a
des hauts et des bas.
L'humoriste avait d'abord
accepté de prêter son théâtre
(La Main d'Or) à l'organisation
noire radicale de Séba, la Tribu
KA, pour les meetings de
celle-ci. Mais, après avoir
appris que ce groupe refusait
l'entrée aux non-noirs, il
indique par communiqué (1) le 13
avril 2005 qu'il ne
"renouvellera pas de location
auprès de ce groupe" si cela
était avéré. Et pourtant, moins
de trois mois plus tard, la
Tribu KA tient à nouveau meeting
à la Main d'Or (2), toujours en
filtrant les entrées selon la
couleur de peau ; ceux qu'on
laisse entrer peuvent alors
écouter des réflexions de Séba
telles que "Hitler a pris
conscience qu’il y a trop de
gens, les juifs, qui occupent
les postes importants,
banquiers, et il n’est pas allé
assez loin… et la Shoah est un
détail de l’histoire, une
virgule…" (3). En octobre 2005,
Dieudonné organise une
mobilisation anti-Fogiel, suite
à l'affaire du sms sur l'odeur
des Noirs. C'est ainsi que le 16
de ce mois, se retrouvent autour
de Dieudonné des artistes comme
Joby Valente, Stomy Bugsy, des
membres du groupe de rap "La
Brigade" (4) ; mais il y a aussi
Kémi Séba, qui est même invité à
la tribune. Dieudonné s'en
justifie au micro des
journalistes du Vrai Journal de
Canal+ : "Je pense que la Tribu
KA est moins dangereuse que SOS
Racisme", traitant
l'organisation antiraciste
d'"officine sioniste" (5).
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L'affaire Confiant-Dieudonné
:
une partie des
pièces du dossier par ordre
chronologique
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Quatre constats
L'affaire
Confiant, je l'espère, fera
référence dans les débats à
venir de notre pays. Elle a
clairement révélé quatre points
:
1°) LE débat en Martinique ne
se fait pas par l'échange
d'idées mais par l'échange
d'invectives, d'insultes, par la
mise en cause de "l'autre". Non
pour ce qu'il dit, mais pour ce
qu'il est. Il s'agit d'une forme
de terrorisme intellectuel pour
faire taire "l'autre";
2°) L'Université n'est pas le
lieu de l'ouverture au monde et
du débat d'idées comme elle
devrait l'être. Certains la
pensent comme un lieu
d'exclusion, d'intolérance, de
refus de l'altérité;
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Le bal des sauterelles
Par Jacky Dahomay
Tu ne
peux pas savoir, mon cher Dédé,
comment ton dernier texte, pourtant
très injurieux et haineux à mon
égard, m’a fait rire. Il peut
sembler étrange de trouver un
quelconque intérêt à une polémique,
ouverte depuis l’ « affaire
Confiant », qui se fait glauque et
entretient en apparence un climat
malsain et inquiétant dans le monde
intellectuel antillais,
particulièrement en Martinique. Mais
nous ne choisissons pas les
conditions historiques de
l’émergence d’un débat et, compte
tenu de l’histoire des Antilles et
de celle son « espace public », il
était inévitable que la polémique
prît cette tournure très
affligeante. Mais il n’y a pas
d’accouchement sans douleur et il
arrive souvent que le négatif
travaille pour le positif selon la
célèbre logique dialectique. Ainsi,
quoi qu’on puisse en penser, plus
rien ne sera comme avant dans la vie
intellectuelle antillaise après
l’affaire Confiant et nos
interventions réciproques.
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Les « innommables » et la bataille
pour une nouvelle liberté humaniste antillaise
par Yvon JOSEPH-HENRI
Le débat
qui s’est élevé en France et en Martinique a permis de
révéler un certain nombre de comportements qui méritent
qu’on s’y attarde.
Avant
toute chose, il n’est dans le fond pas étonnant que
certains comportements fascistes puissent s’exprimer
même s’ils révulsent tous les humanistes, au premier
rang desquels se trouve l’immense majorité des
Martiniquais : nous sommes en démocratie et toute
démocratie sécrète à sa marge des extrêmes de gauche et
de droite, qui souvent, d’ailleurs, se rejoignent dans
l’extrémisme.
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La
pauvreté d'esprit parfaitement narrable de Monsieur Dahomay
par
André Lucrèce
Je tiens d’abord à mettre en garde les
lecteurs. Utilisant un subterfuge d’appellation, M.
Dahomay semble laisser croire aux lecteurs de sa
diatribe parue sur Internet qu’on se connaît au
point de s’appeler par des diminutifs. Or je tiens à
préciser que je n’ai pour M. Dahomay ni sympathie,
ni sentiment d’une quelconque proximité, encore
moins de l’estime.
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Une lettre de Jacky Dahomay
A mes détracteurs martiniquais.
Mes chers détracteurs,
Dans une déclaration circulant sur
Internet, reprise dans la presse martiniquaise et intitulée « Les
néocolonialistes sévissant en Martinique
ne nous feront pas taire », vous êtes un certain nombre d’intellectuels
martiniquais, si je peux m’exprimer ainsi, dont entre autres Daniel
Boukman et Gerry L’Etang, à faire
clairement référence à moi comme à un « mercenaire, ‘intellectuel’
guadeloupéen, coutumier de basses œuvres ». Vous, les signataires
de cet écrit, assurez Raphaël Confiant de votre solidarité à « l’occasion
de cette campagne de diffamation dont il est victime ». Selon
vous, ce serait une machination orchestrée par « des petits
blancs des dernières colonies françaises » assumant une « caldochisation
des esprits » et qui se seraient trouvé des « affidés »
comme moi pour réaliser leur basse entreprise. Comme vous allez
fort, les gars !
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D’un silence embarrassé
au mépris semi définitif
par CLA
Un quarteron d’écervelés feignent la surprise
et la consternation en découvrant que Dieudonné,
le célèbre pitre médiatique a éprouvé le
besoin de se commettre en public avec le sinistre
Le Pen le représentant le plus authentique,
le plus déterminé le plus dangereux de l’extrême
droit française.
Un écrivain martiniquais non moins médiatique
se croit obligé d’élucubrer pour faire savoir
qu’il comprend Dieudonné qui, à son docte
avis, serait durement confronté à
des problèmes existentiels liés à son métissage.
Pour l’honneur de l’esprit public
antillais, Jacky Dahomay, dans Le monde
daté du 1/12/ 2006 a dit ce qu’il fallait
comme il le fallait des délirantes et honteuses
élucubrations de Confiant
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Réponse à deux "psychanalystes"
par Daniel Boukman
Au silence (provisoire ?) du «quarteron des
petits - blancs des dernières colonies françaises » a
succédé la « motion ethnique » d’un
conglomérat d’enseignants originaires de
France, qui sévissent à l’Université des
Antilles et de la Guyane... Et puis voilà (cf F-A du
samedi 30 décembre 2006) que deux individus se
disant « psychanalystes membres du Groupe
Antillais de recherche d’Etude et de
Formation Psychanalytique ( ??) » tentent
de relancer la campagne visant à médiatiquement
lyncher Raphaël Confiant.
« En être ou ne pas être de... ? En
tant que quoi, que qui ? » telles sont
les questions posées par ces dames revêtant la
tenue de psychanalystes.
Faisant partie de ceux qui ont manifesté leur
solidarité avec Confiant, je réponds que
je suis de la mouvance de ceux et celles qui
œuvrent pour que la Martinique, leur pays,
accède à l’exercice de son droit à une souveraineté
nationale lui permettant d’établir
avec la France comme avec le reste du monde
des relations plurielles de respect et d’intérêt
mutuels.
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Quelques réflexions à la
suite des articles parus autour des propos de
Mr Raphaël Confiant
En être ou ne pas en être de… ?
En tant que quoi ? En tant que qui ?...
Poser la problématique identitaire en ces termes
nous évoque l’article 1 du code noir qui
requiert l’expulsion des juifs, leur désignation
comme ennemis ? ainsi que les autres articles
qui font des nègres des objets. Entre les hommes
il n’y pas d’autre mesure que la parole.
Parler est habiter son être.Que devient chacun
de nous quand cette parole nous est refusée au
nom d’une appartenance à une identité, pas
seulement imaginaire mais unique. « Innommable » :
terme hautement investi puisqu’il apparaît
onze fois dans le texte de Mr Confiant et qui
viendrait masquer au-delà de l’antisémitisme
chez certains, bien réel hélas, le mythe de l’identité
unique, celui-ci entraînant immédiatement l'exclusion
de ceux qui n'en sont pas, de là…
.
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Nous
sommes tous des juifs noirs
Par Emmanuel MAISTRE et Tristan MENDES-FRANCE
et Michel TAUBE
Il
existe un moyen très simple de clouer le
bec à tous les Dieudonné qui essaient
de mettre en concurrence les porteurs de mémoires
des génocides et autres crimes contre l’humanité.
Il suffit de relire l’article 1 du code
noir par lequel, en 1685, Louis XIV instaura l’esclavage
dans le royaume de France : «Voulons
que l’édit du feu Roi de Glorieuse
Mémoire […] soit exécuté
dans nos îles ; ce faisant, enjoignons à
tous nos officiers de chasser de nos dites îles
tous les juifs qui y ont établi leur résidence,
auxquels, comme aux ennemis déclarés
du nom chrétien, nous commandons d’en
sortir dans trois mois[…], à peine
de confiscation de corps et de biens.»
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Dieudonné chez Le Pen : quand la passion judéophobe l'emporte sur toutes les autres
Les détracteurs les plus acharnés de Dieudonné et du dieudonnisme n'auraient même pas osé rêver confirmation aussi éclatante de la dérive d'un humoriste qui ne fait plus rire personne. Sa visite soigneusement préparée, samedi 11 novembre, à la fête Bleu-Blanc-Rouge - on dit maintenant BBR - du Front national au Bourget, sa brève rencontre, nullement fortuite, avec Jean-Marie Le Pen au croisement de deux allées, venant après son soutien à Bruno Gollnisch poursuivi pour négationnisme, devraient ouvrir les yeux aux plus incrédules. Quand deux passions contraires viennent à cohabiter chez un individu, il faut qu'à la fin l'une d'entre elles l'emporte, comme les gènes dominants l'emportent sur les gènes récessifs....
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Dieudonné
à la fête du FN : une visite pas si
mystérieuse
.
Il y a
une semaine, le fantaisiste se
rendait à la Fête bleu, blanc,
rouge. Le FN se déclarait surpris.
Pourtant, leurs connexions sont
nombreuses, par Christophe Forcari.
, Tout le monde l'a vu, certains
l'ont reçu sur leur stand. Mais
officiellement, aucun des
responsables frontistes n'était au
courant de la venue du fantaisiste
Dieudonné, samedi 11 novembre, à la
convention présidentielle bleu,
blanc, rouge de Jean-Marie Le Pen au
Bourget. Une «visite
spontanée», assure Dieudonné,
venu «en homme libre». Il
est pourtant difficile de croire que
le pourfendeur de Marie-France
Stirbois à Dreux en 1997, condamné
en mars 2006 en première instance
pour avoir déclaré que les juifs
«étaient tous des négriers
reconvertis dans la banque», ait
pu s'inviter au BBR sans s'être
assuré auparavant qu'il pourrait
effectivement rentrer de manière
courtoise. Ou se faire
complaisamment photographier à sa
sortie du Parc des expositions du
Bourget en bonne place au milieu
d'une escouade de DPS, les gros bras
du FN, hilares.
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Dieudonné : Enquête sur un
antisémite .
Dieudonné est donc le diable, il
doit être content. Il y a une
jouissance de la chute chez ce
comique, désormais incarnation
du «nouvel antisémitisme», lâché
par ses amis, conspué par la
totalité de la presse et du
monde politique. Un acharnement
à dévoyer son talent, comme s'il
fallait prouver l'existence de
l'ennemi par son propre martyre.
«Si Dieudonné est exécuté,
c'est bien que les juifs sont
intouchables», suggère un
ancien compagnon de l'artiste,
pas encore échaudé. La
transgression a bon goût: des
mots hideux que l'on se met en
bouche, que l'on prend plaisir à
proférer, à suggérer, à
instiller. Lobby, puissance
occulte, pouvoir juif. Les juifs
contre les Noirs. Auschwitz
contre l'esclavage. |
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Voici
une petite partie des réactions
suscitées par le texte de R.
Confiant. Des dizaines de
courriers à la suite des propos sur
les "Innommables" |
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Lettre ouverte à un
vieux frère et ami,
par Marius Gottin
Pendant longtemps je me suis dit que ma petite
voix ne servirait à pas grand chose dans ce que
l'on présente comme un débat fondamental,
important certes, mais fondamental, allons bon! D'autant que de si belles
plumes s'étaient déjà exprimées, disant
pratiquement tout et son contraire, selon le
bord que l'on a choisi... Je ne partage pas (tu t'en
serais douté) ni votre soutien ni vos arguments
concernant un écrivain dont je persiste à croire
qu'il persiste à montrer, fondamentalement, dans
la vraie vie, la face sombre, oukaziste et anti
démocratique ayatollesque des êtres si
séduisants et rieurs qu'ils nous laisse
entrevoir dans sa littérature, en plus
d'être assez manipulateur pour faire croire à
qui veut bien le lire, qu'il ne veut pas dire
ce qu'il a dit, voire même ce qu'il n'a pas
dit.... ou écrit. |
Raphaël Confiant et le nom nié
par Jeanne
Wiltord psychiatre et
psychanalyste.
Raphaël Confiant
est un écrivain martiniquais au
succès incontestable. A la suite
de la visite de l'humoriste
Dieudonné à la fête de Front
national, un texte intitulé «La
faute (pardonnable) de
Dieudonné» a circulé sous sa
signature sur l'Internet, dans
lequel il se défend d'y
«faire de la psychanalyse
sauvage». Ce texte me
paraît être un exemple
remarquable de la distorsion du
langage qui structure certaines
subjectivités et de la gravité
des dérives racistes auxquelles
elle peut conduire. Il rejoint
les propos d'un militant FN qui
justifiait son adhésion au
discours du dirigeant de ce
parti parce que, disait-il,
«avec
lui c'est la peau qui pense»...
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Le problème
avec Confiant par
Pierre Assouline
Depuis
une dizaine de jours, je reçois
d’Afrique et des Antilles des
courriels mettant à nouveau en cause
l’ écrivain martiniquais Raphaël
Confiant
pour un dérapage
raciste. “A nouveau” car il avait
déjà dit sa détestation des
Africains il y a quelques mois sous
prétexte de dénoncer violemment
un reportage de
Serge Bilé en
marge de la coupe du monde de
football, et il ne perd pas une
occasion de pointer ce qu’il croit
être la malfaisance des Juifs. Le
dossier que tous ces courriels me
transmettaient en pièce jointe me
paraissant tellement effarant, et
l’internet étant le lieu de toutes
les fausses rumeurs, manœuvres
d’intoxication et règlements de
compte anonymes, je voulais d’abord
vérifier ce qu’il en était auprès de
l’incriminé. En vain puisque son
dernier texte controversé La
faute (pardonnable) de Dieudonné ne
renvoyait à aucun site. Il n’avait
permis à personne de le
reproduire. Le pamphlet faisait le
tour des Antilles exclusivement par
la voie du courrier électronique. Patrice
Louis, correspondant
du
Monde
à Fort-de-France, a pu,
lui, vérifier sur place. Et
confirmer. |
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L’IMPUDEUR
par André Lucrèce .
Je suis comme
Raphaël CONFIANT. Je n’aime pas
qu’on s’en prenne à mon peuple.
Nourri à l’humanisme de mon
grand-père, l’historien Jules
LUCRECE, et aux valeurs morales
transmises par mon père, toute
injustice, contre une personne ou
contre quelque peuple que ce soit,
blesse ma conscience et me projette
comme frère de cette personne ou de
ce peuple. Or, disons-le tout net,
le lynchage médiatique que subit
depuis quelques temps l’écrivain
Raphaël CONFIANT est injuste et
inacceptable. Et cette lapidation
fait, pour moi, de lui un frère.
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Patriotisme, université et
développement de nos pays par
Jean Bernabé .
La
genèse de notre université nous fait
obligation d'approfondir la notion
de "race" et son corrélat, le
racisme, héritage de l'esclavage et
de la colonisation, véritable
dissolvant de l'unité que suppose le
patriotisme que j'appelle de mes
voeux. Qu'on en juge : aux Antilles,
quand un individu en insulte un
autre, si les deux protagonistes
sont de la même "race" (on notera
les guillemets dont j'assortis ce
mot), on impute son comportement à
de la grossièreté. Quand un Blanc
insulte un Noir, on le taxe de
raciste. Quand enfin un Blanc se
fait insulter par un Noir, on parle
de xénophobie, variante cosmétique
et rhétorique de l'imputation de
racisme. Si la scène se passe en
France, depuis peu, on n'hésite plus
à désigner la montée d'un "racisme
noir", au terme d'un jugement qui
renverse les données historiques en
faisant de la victime traditionnelle
un bourreau. Stratégie subtile et
innovante, dont je n'analyserai pas
plus avant la perversité.
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Raphaël
Confiant et les "Innommables"
par Patrice Louis,
correspondant du journal Le
Monde à Fort-de-France .
L'écrivain
martiniquais Raphaël Confiant a
décidé d'apporter son appui à
l'humoriste Dieudonné. Il ne
s'agit pas d'une simple
déclaration, mais d'un texte qui
circule sur Internet*. Et
la polémique grandit très vite
aux Antilles. S'agit-il d'un
soutien mûrement réfléchi ? D'un
dérapage du romancier à succès ?
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Y a-t-il
un antisémitisme nègre ?
La réponse de Raphaël
Confiant. Il y a quelques
années de cela, des milliers de
Martiniquais s’étaient mobilisés
afin d’occuper l’aéroport
international du Lamentin, le seul
de l’île, afin de s’opposer à
l’atterrissage de l’avion d’Air
France qui transportait un passager
qui n’était pas le bienvenu :
Jean-Marie Le Pen. Après 8h de vol à
travers l’Atlantique, cet avion fut
contraint de rebrousser chemin après
une brève escale technique en
Guadeloupe. Il y a quelques mois de
cela, des milliers de Martiniquais
se sont à nouveau mobilisés devant
le Palais de Justice de
Fort-de-France pour soutenir
Dieudonné qui avait été agressé aux
abords de son hôtel par deux jeunes
Israélites. L’humoriste était, en
effet, venu donner un spectacle dans
l’île. Aujourd’hui, la télévision
nous renvoie l’image de Le Pen,
Bruno Golnish et Dieudonné hilares,
se serrant les pinces dans les
allées de la fête
« Bleu-Blanc-Rouge » du Front
National. |
L'innommable
Raphaël Confiant
?
L'intégralité
du texte de Jacky Dahomay dont Le Monde
publie des extraits dans son
édition du vendredi 1er
décembre datée samedi 2
décembre.
L'écrivain martiniquais
Raphaël Confiant est-il un
théoricien de la
"créolité", un critique
comme Edouard Glissant des
théories simplistes de
l'identité "racine",
ou, au contraire, un
néo-nationaliste antillais
concevant l'identité de
façon substantialiste avec
tout ce que cela implique
d'exclusion et de haine de
l'autre ? Serait-il le
prêtre d'une nouvelle
judéophobie noire ? On ne
peut le dire, mais il est
difficile de nommer son
texte La Faute
(pardonnable) de Dieudonné,
qu'il fait circuler sur
Internet et qui suscite un
émoi certain aux Antilles. |
|
Ni
Dieudonné ni maître
par Pierre Pinalie
Décidément,
il est préférable d’attendre
patiemment d’avoir des
preuves plutôt que de se lancer
nerveusement dans des pamphlets
dénonciateurs. En ce qui concerne
l’individu Dieudonné,
la récente accolade entre le
lieutenant tortionnaire de la
guerre d’Algérie et le
triste amuseur parrain d’une
petite maffia antisémite est
la démonstration qu’on
pouvait attendre du parallélisme
raciste entre le vieux blanc
breton et le jeune noir métis.
Et la chose n’a rien de
surprenant pour ceux qui ont
vu très tôt un escroc méchant
dans la personne de l’artiste
raté fils de l’Afrique
mythique et d’une mère
désespérément blanche.
... |
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Les
innommables
par Pierre Pinalie .
Il est assez désespérant
d’assister, de la part d’un
écrivain martiniquais, au
soutien de Dieudonné dans
son comportement raciste et
dans son rapprochement avec
un individu qui éditait,
dans le passé, des chants
nazis et qui s’est, un jour,
livré à une sinistre
plaisanterie sur le
patronyme d’un homme
politique, en l’appelant
« Durafour…crématoire ». Il
est également très
significatif de voir des
membres d’un parti
d’extrême-droite nier des
faits historiquement prouvés
et contester le chiffre des
victimes des camps de
concentration. Par ailleurs,
aucune loi n’interdit de
prononcer ou d’écrire le mot
« juif », et il est assez
abject d’employer l’adjectif
« innommables » pour
désigner les membres de
cette communauté ! En effet,
si le premier sens du mot
convient pour ce qui ne peut
pas être nommé, l’usage
habituel correspond à ce qui
est trop bas ou trop vil
pour être prononcé. IL faut
donc être vraiment bas et
honteusement vil pour jouer
sur les mots en utilisant « innommables »
à propos des Juifs.
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Citer
Fanon sans l'avoir compris
par Pascal Vaillant
Réagissant à une tribune de Pierre
Pinalie sur les accointances de
Dieudonné et de Jean-Marie Le Pen,
Raphaël Confiant a diffusé récemment
un pamphlet en « réponse » à son
ancien camarade, intitulé « La faute
(pardonnable) de Dieudonné »*. Ce
pamphlet n'a circulé jusqu'ici que
par courrier électronique, mais par
le jeu des clics et des double-clics,
toute la Martinique a eu vite fait
d'être au courant (l'auteur s'est
d'ailleurs assagi : ayant compris le
fonctionnement de ce mode de
diffusion de l'information, il a
perdu quelques vieilles mauvaises
habitudes - par exemple, il se
contente de traiter les gens de
racistes ; il ne les traite plus de
pédophiles, ça coûte trop cher). |
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L'humoriste
Dieudonné a été
condamné pour diffamation
mardi
par le tribunal correctionnel
de Paris à 3.000 euros
d'amende pour avoir diffamé
l'animateur de télévision
Arthur dont il avait déclaré
qu'il finançait l'armée
israélienne "qui n'hésite
pas à tuer des enfants
palestiniens".
La 17e chambre du tribunal,
présidée par Nicolas Bonnal,
a également condamné
l'humoriste à payer à Arthur
1.500 euros de
dommages-intérêts et 3.000
euros au titre des frais de
justice.. |
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«Vanvini,
vanmennen » par
Pierre Pinalie Ces
deux mots semblent avoir pour
traduction, en français : « étranger ».
Il s’agit, en effet, de
celui que le vent a amené dans
un pays où la majorité des ancêtres
a été, elle aussi, amenée par
le vent à l’époque criminelle
de la Traite. Aujourd’hui,
le bateau a été remplacé par
l’avion, et sur ce dernier,
le siège assez coûteux est libre
à la vente dans les deux sens,
soit vers la Martinique, soit
vers l’hexagone français,
plate-forme coloniale aux yeux
de certains...« Rentre
chez toi ! »Et
dans la période où la violence
politique sarkozienne cherche
à rejeter par charters entiers
tous les immigrés arrivés en
France, clandestinement et même
légalement, il est parfaitement
normal et louable d’essayer
de défendre et de protéger ceux
qui résident et travaillent
en Martinique, et qui sont venus
de l’extérieur. Mais c’est
là que se pose le problème de
savoir quels sont les « vanvini »
dans l’ensemble martiniquais.
..
Lire
la suite
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La couleur du racisme
.
Il m’a été reproché d’avoir
oublié, dans mes papiers
antiracistes, l’abominable
Georges Frêche, et de
n’avoir pas condamné assez
durement les individus qui
ont attaqué Dieudonné sur un
parking. Il m’a même été dit
que c’est subconsciemment
que j’avais omis de porter
cette condamnation. En un
mot, c’est tout jute si l’on
ne m’a pas dit que je ne
condamnais pas les blancs
racistes, et c’est là que se
dissimule l’erreur, l’oubli,
le contresens, voire la
condamnation sur mes propos.
En effet, il serait utile de
rappeler que dans un numéro
d’Antilla daté d’avant la
venue de Le Pen en
Martinique, j’avais écrit un
texte condamnant Le Pen et
demandant qu’on ne le
reçoive pas en Martinique.par Pierre Pinalie |
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Haro sur le Dahomay !
Ou comment l’orthodoxie
pseudo-révolutionnaire
veut en finir avec le
débat en Guadeloupe .
Certains
échotiers véhiculent
dans leurs articles une
vision bien navrante du
débat politique et
social en Guadeloupe.
Ils tirent jouissance de
l’attribution de bons et
de mauvais points aux
uns et aux autres au nom
d’une légitimité
militante autoproclamée.
Là ou on attend des
contributions au débat,
on assène des
certitudes. D’autres
lancent des attaques
glauques sous le prudent
couvert de l’anonymat,
alors qu’eux attaquent
les gens nommément.
Est-ce une façon de les
jeter en pâture à la
vindicte des «vrais
Guadeloupéens»? On sait
dans quelle tradition
s’inscrit ce genre
d’attaque.
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Lettre
ouverte de
Jacky Dahomay à
Michel Rovelas
Directeur
du journal Le Motphrasé.
Dans
son numéro du 3 octobre 2006, votre
journal, Le Motphrasé, publie
un article intitulé « Colonisation
positive au Lycée de Baimbridge »
qui s’en prend à un de nos collègues,
professeur d’histoire, clairement
désigné par ses initiales. Le tort
de celui-ci, paraît-il, serait d’avoir
vanté dans ses classes les mérites
de la colonisation. Permettez-moi
de vous dire, d’entrée de jeu,
que cet article a provoqué la stupeur
et l’indignation de notre communauté
scolaire, car le procédé utilisé par
vos journalistes relève de la plus
grande des bassesses. |
Dieudonné
à la fête du FN : une visite pas si
mystérieuse .
Il y a
une semaine, le fantaisiste se
rendait à la Fête bleu, blanc,
rouge. Le FN se déclarait surpris.
Pourtant, leurs connexions sont
nombreuses, par Christophe Forcari.
, Tout le monde l'a vu, certains
l'ont reçu sur leur stand. Mais
officiellement, aucun des
responsables frontistes n'était au
courant de la venue du fantaisiste
Dieudonné, samedi 11 novembre, à la
convention présidentielle bleu,
blanc, rouge de Jean-Marie Le Pen au
Bourget. Une «visite
spontanée», assure Dieudonné,
venu «en homme libre». Il
est pourtant difficile de croire que
le pourfendeur de Marie-France
Stirbois à Dreux en 1997, condamné
en mars 2006 en première instance
pour avoir déclaré que les juifs
«étaient tous des négriers
reconvertis dans la banque», ait
pu s'inviter au BBR sans s'être
assuré auparavant qu'il pourrait
effectivement rentrer de manière
courtoise. Ou se faire
complaisamment photographier à sa
sortie du Parc des expositions du
Bourget en bonne place au milieu
d'une escouade de DPS, les gros bras
du FN, hilares.
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HOMOPHOBIE
EN MARTINIQUE
Charles-Henri
Michaux estime «intolérables»
et «regrettables» les chansons
homophobes interprétées lors
du Festival culturel de Fort-de-France.
- An Nou Allé et SOS homophobie
demandent une politique de lutte
contre l'homophobie à Fort-de-France.
Rivière-Salée,
le vendredi 3 novembre 2006.
Le
12 juillet dernier, lors du XXXVème
Festival culturel de Fort-de-France,
des «artistes» comme D. Pleen,
Straika et Lieutenant avaient
interprété des chansons au contenu
explicitement homophobe :
«Je bute les pédés», «Brûlez les
pédés», «Saignez les pédés», «On
a rien à attendre de l'Europe,
y'a que des homos là-bas»... Le
7 août, An Nou Allé saisissait
Charles-Henri Michaux (président
de la commission Culture de la
ville de Fort-de-France et président
du conseil d'exploitation du SERMAC,
service municipal d'action culturelle
de Fort-de-France), ainsi que
Lydie Bétis (directrice du SERMAC).
Communiqué de presse n°ANA2006/35
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ASSOCIATION EQUINOXE.
Réseau d’ Entraide et de
Solidarité des Familles et Amis
d’Usagers en Santé Mentale.
Tel : 0696 44 99 22 // 0596
70 96 32 // 0696 27 01 29.
1% de la population mondiale souffriraient
de pathologies identifiées par
le corps médical comme des psychoses
graves, soit
4000 personnes à
la Martinique.
Lire
le communiqué |
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«Vanvini,
vanmennen » par
Pierre Pinalie Ces
deux mots semblent avoir pour
traduction, en français : « étranger ».
Il s’agit, en effet, de
celui que le vent a amené dans
un pays où la majorité des ancêtres
a été, elle aussi, amenée par
le vent à l’époque criminelle
de la Traite. Aujourd’hui,
le bateau a été remplacé par
l’avion, et sur ce dernier,
le siège assez coûteux est libre
à la vente dans les deux sens,
soit vers la Martinique, soit
vers l’hexagone français,
plate-forme coloniale aux yeux
de certains...« Rentre
chez toi ! »Et
dans la période où la violence
politique sarkozienne cherche
à rejeter par charters entiers
tous les immigrés arrivés en
France, clandestinement et même
légalement, il est parfaitement
normal et louable d’essayer
de défendre et de protéger ceux
qui résident et travaillent
en Martinique, et qui sont venus
de l’extérieur. Mais c’est
là que se pose le problème de
savoir quels sont les « vanvini »
dans l’ensemble martiniquais.
..
Lire
la suite
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Une
petite musique de mort,
par Georges Bensoussan
.
Aux jeunes d'aujourd'hui, le
conflit du Proche-Orient paraît
éternel. Il leur semble
qu'avant 1967 (bientôt
quarante ans...), la paix régnait
dans la région jusqu'à
ce que la guerre de six jours
(juin 1967) vienne y mettre
un terme en détruisant
au passage l'Etat palestinien
qu'ils imaginent établi
en Cisjordanie et à Gaza.
Ce brouet d'ignorance nourrit
une doxa qui a fait de ce conflit
le coeur du monde, à
l'instar des prophéties
apocalyptiques qui, jadis, situaient
à Jérusalem la
rédemption de l'humanité.
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Chronologie
d'une bouffée délirante
. par
Roland Sabra Comment
à partir de trois fois
rien, un article factuel, se
monte un épisode délirant
donnant lieu à une rationalisation
a posteriori, d'autant plus
efficace qu'elle se trouve renforcée
du branchement d'autres machines
paranoïaques ( au sens
de l'Anti-Oedipe), ou comment
la haine de la pensée
et sa passion qui nous travaille
se logent chez les intellectuels
avec une prédilection
toute particulière, dans
le domaine politique et/ou sexuel.
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Le
nationalisme communautaire rampant
par
Serge Harpin .
La
production et la diffusion des
idées, certes essentielles,
ne suffisent pas, je l’ai
toujours pensé, pour définir
la fonction intellectuelle. Il
faut nécessairement y ajouter
une autre dimension primordiale
dans l’ordre des valeurs,
à savoir la responsabilité
morale par rapport aux idées
produites et diffusées
; autrement dit, c’est un
impératif catégorique
que de se préoccuper des
conduites que ces idées
peuvent induire et par conséquent
des valeurs qu’elles véhiculent
dans leur contenu comme dans leur
finalité. |
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