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Critiques Culturelles Martiniquaises

 

 

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Peintures

MIJA. Lutteurs, 120 X 120 cm, 2004

   
   
 

Révélations sur l'oreille coupée de Van Gogh 
 

Autoportrait de Van Gogh. ((1887/88) (AFP/Van Gogh Museum)

Éric Biétry-Rivierre  

  Deux universitaires allemands reviennent sur la plus fameuse dispute de l'histoire de l'art. Ce serait Gauguin qui aurait coupé l'oreille du Hollandais.

Au matin du 24 décembre 1888, la police d'Arles récupère un homme au visage sanguinolent et le conduit à l'hôpital. Au cours d'une crise, Van Gogh s'est coupé l'oreille gauche (à droite dans ses autoportraits au miroir ultérieurs) au moyen d'une lame de rasoir. Cette automutilation serait le symptôme d'une santé mentale déjà défaillante et le signe avant-coureur du suicide perpétré sept mois plus tard. C'est du moins la thèse dominante.

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Monique MIRABEL : à corps et en corps Salle Andrée Arsenec CMAC Scène Nationale. Des corps qui ne sont pas décors, mais qui sont un hymne à la vie travaillée par la mort. L'expo a fermé ses portes reste cet opus... pour mémoire.
Pour Henri Guédon Demeurez, gai don ! Je suis entré chez vous par effraction, par la porte d’une toile morcelée. Je suis entré chez vous comme un fou, en toute clandestinité. J’ai veillé avant la mort. C’était veille de carnaval, en plein carnaval, chez vous.

Kazuo Shiraga

Pour cet artiste japonais, membre du mouvement Gutaï, la peinture était un corps-à-corps avec la couleur

Kazuo Shiraga,

 

  L'artiste japonais Kazuo Shiraga, l'un des fondateurs du groupe Gutaï, est mort le 8 avril au Japon.

Né en 1924 à Amagasaki, préfecture de Hyogo, Kazuo Shiraga appartient à ces générations de jeunes Japonais dont la jeunesse se confond avec l'expérience de la guerre et de la destruction. Ses premières études, après 1945, sont de peinture japonaise à l'Ecole professionnelle de peinture de Kyoto, jusqu'en 1948. L'année suivante, il les poursuit à Osaka. Il entre dans l'histoire de l'art du XXe siècle en 1952 : cette année-là, alors qu'il pratique encore la peinture à l'huile et au couteau, il est l'un des quatre fondateurs du premier groupe d'avant-garde japonaise de l'après-guerre, le Zero-Kai.

Avec ses amis et contemporains Akira Kanayama, Saburo Murakami et Atsuko Tanaka, il énonce la devise fondatrice qui explique le nom qu'ils se donnent : " L'art doit partir du point zéro absolu et se développer selon sa propre créativité. " Rejetant tout principe de composition picturale, tout idéal d'harmonie, toute représentation, il en vient bientôt à concevoir la peinture comme un corps à corps avec la couleur. Pour l'exposition du groupe en 1954, il présente pour la première fois une toile peinte avec ses pieds nus.

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Jocelyne Fortuné

par Christian Antourel

Série Noire pour lumières, une « peinture lyrique » mise en scène

 D’abord fermer les yeux. Les ouvrir et être ailleurs. La peinture de Jocelyne Fortuné nous entraîne à la lisière de deux mondes, entre l’art et le cosmos, comme si elle cherchait à confondre la matière et le mouvement. Son œuvre va bien au-delà d’un simple regard de traces. Elle laisse entrer le hasard qu’elle apprivoise quand le sable impose son relief, son accroche à la lumière. Elle se fond dans les minuscules sourires du sable pour mieux embrasser l’immensité de l’art dans son espace intemporel. Ainsi elle crée cette peinture aux formes indifférenciées qu’elle offre à la matière, collée au support comme une origine de vie, espace de création. Dans cette complicité privilégiée entre transparence et apparence, elle vide son âme dans la lumière réinventée.

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