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Chroniques
musicales

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Coup de jeune sur le catalogue des
Beatles
Apple
et EMI annoncent pour septembre la parution de versions
remastérisées de l'ensemble des albums du groupe.
C'est il y a tout juste quarante ans
que John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et
Ringo Starr ont enregistré pour la dernière fois de la
musique ensemble. Enfermés au studio londonien d'Abbey
Road, ils gravèrent alors les deux faces de l'album qui
allait porter le titre du lieu où ils avaient consigné
pendant sept années la majorité de leurs compositions.
La séparation de l'orchestre le plus populaire des
années 1960, annoncée peu de temps après, allait plonger
des milliers de fans dans un chagrin immense.
Décennie de toutes
les utopies
On dit souvent
que la décennie de toutes les utopies s'est achevée en
août 1969, avec le meurtre orchestré par Charles Manson
de Sharon Tate et d'autres amis de Roman Polanski dans
la villa américaine du réalisateur. Nul doute que la fin
de l'aventure musicale la plus excitante de son époque
renforça ce sentiment de perte.
Aujourd'hui, la
nouvelle opération d'envergure d'Apple et EMI consiste
en la remastérisation de l'ensemble des disques
originaux. Édités en CD à la hâte, en 1987, à l'occasion
des 20 ans de Sgt.Pepper's Lonely Hearts Club Band, les
albums des Beatles n'ont jamais bénéficié des avancées
spectaculaires réalisées ces dernières années en matière
de gravure numérique. Ainsi, une équipe d'ingénieurs du
son des studios d'Abbey Road a passé de longs mois à
nettoyer les bandes originales, afin de proposer un son
d'une précision et d'une netteté jamais obtenues
auparavant.
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Le retour triomphal d'Eminem
Avec Relapse, Eminem s'amuse à emprunter
volontairement le point de vue de l'Américain moyen pour
moquer ses pairs. (AP)
Crédits photo :
AP
Longtemps considéré comme
l'ennemi public numéro un, le rappeur américain trône au
sommet des ventes avec son premier album depuis cinq ans.

Jeudi soir, Eminem interprétait son
dernier single, We Made You, sur un plateau de
télévision français. Enregistrée plusieurs jours
auparavant, la prestation marque officiellement le grand
retour d'un artiste qui n'avait rien publié de neuf
depuis 2004. À peine sorti, Relapse (Interscope/Universal)
est en tête des ventes de disques, autant aux États-Unis
qu'en France. Près d'un million et demi d'acheteurs
américains se sont déjà rués sur l'album, qui affiche un
total de ventes de près de 3 millions dans le monde
entier. Les hit-parades d'Australie, d'Autriche, de
Nouvelle-Zélande et de Grande-Bretagne n'ont guère
résisté à l'assaut de ce disque réalisé une fois de plus
par le prophète du hip-hop américain, Dr Dre.
Un maniaque des studios,
un passionné d'écriture
Issu de l'Amérique
white-trash, Eminem est apparu dans le paysage musical il y
a tout juste dix ans. Débit agressif, postures
provocatrices, prises de position radicales, il a été le
premier rappeur blanc capable de se hisser à ce niveau de
popularité au sein de la communauté hip-hop mondiale.
Enfance malheureuse, rapports conflictuels avec sa compagne…
le quotidien du musicien, connu par l'état civil sous le nom
de Marshall Mathers, a fait le miel de textes percutants et
efficaces.
La raison de son absence de
cinq longues années de la scène est expliquée dans les
paroles du disque qui vient de paraître. Eminem y chronique
sa cure de désintoxication, subie à la suite d'une addiction
aux médicaments et à l'alcool. De fait, le trentenaire
apparaît considérablement aminci sur les photos qui
accompagnent cette parution événement. Maniaque des studios,
passionné d'écriture, Eminem a d'ores et déjà signifié son
intention de publier un autre disque avant la fin de l'année
2009, Relapse 2.
Après s'en être pris à la
communauté homosexuelle, avoir moqué le musicien Moby et les
rockers de Limp Bizkit, Eminem livre aujourd'hui ses charges
les plus violentes contre son ancienne fiancée, Mariah
Carey, et le nouvel époux de celle-ci, Nick Cannon.
Politiquement incorrect en diable, il a cependant largement
expliqué qu'il s'amusait à emprunter volontairement le point
de vue de l'Américain moyen pour moquer ses pairs.
Résolument hostile à la
politique de George Bush en Irak, le rappeur entend prouver
qu'il continue d'être pertinent dans l'Amérique de Barack
Obama. Et il y parvient avec maestria, délivrant avec
Relapse un grand disque de rap américain.
http://www.lefigaro.fr/ 29/05/09
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66.800 spectateurs et 140
artistes étaient présents pour cette 33e édition. Orelsan,
dont certaines associations avaient demandé la
déprogrammation, s'est produit dans une ambiance bon enfant.
 La
33e édition du Printemps de Bourges s'est achevée sur un
succès public et a rempli son objectif en enregistrant
66.800 spectateurs en cinq jours, autant que l'an dernier,
ont annoncé ses responsables dans la nuit du samedi 25 avril
au dimanche 26 avril. Le taux de remplissage des salles a
été de 101,5% et le festival estime à 220.000 personnes la
fréquentation globale du site. Sur les 66.800 places
délivrées, 8.700 étaient des invitations.
Un festival réussi
Daniel Colling, directeur-fondateur du
festival déclaré lors d'une conférence de presse que le
Printemps et "dans (ses) marques" niveau budget et qu'il ne
perdrait pas d'argent. "On a rempli". A l'instar des années
précédentes, cette 33e édition était bâtie sur un équilibre
entre noms connus et artistes plus pointus dans tous les
genres (chanson, rock, électro, rap...), évitant les têtes
d'affiche spectaculaires, trop coûteuses. C'est ce qu'a
expliqué Christophe Davy, programmateur en chef. "On n'a pas
les moyens d'être sur les transhumances des grands noms
internationaux (…).On s'est recentré sur un créneau et ça
marche bien."
Des
artistes de tous pays
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Le rappeur Orelsan
confronté à la misogynie dans ses chansons

Le rappeur Orelsan s'est dit "désolé" que le texte
de sa chanson Sale pute ait pu "choquer
certaines personnes". Moins d'un mois avant son concert
au festival du Printemps de Bourges, le 25 avril, une
polémique est née ces derniers jours sur le Net, lancée
notamment par le blog
Du rose dans le gris, concernant les paroles de cette
chanson. Diffusée sur le Web depuis plus de deux ans, elle
décrit des actes de violence physique contre une femme. Dans
un communiqué, le rappeur a affirmé qu'il n'était pas un
"agresseur de la gent féminine" et a précisé qu'il
avait retiré cette chanson de ses concerts et qu'elle ne
figurera pas sur son album.
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L'album permet au
chanteur de renouer avec les racines des musiques
oranaises et marocaines

Khaled n'est pas
mort. L'ambassadeur du raï sur la planète depuis
l'immense succès de Didi en 1992, le crooner
universel d'Aïcha, écrit par Jean-Jacques Goldman
pour l'album Sahra (1996), revient avec un
nouveau disque, Liberté, une heureuse surprise.
Son album précédent,
Ya-Rayi (2004), décevant, avait laissé penser que
le roi ne méritait plus sa couronne. Lui, par qui le
raï, chant lascif et rythme échevelé, était sorti du
cercle de la région oranaise et de la communauté
maghrébine, semblait alors éteint, noyé au milieu d'une
pléiade d'invités, la voix en perdition.
Avec Liberté,
Khaled renoue avec un genre né dans la campagne
oranaise, dans l'Ouest algérien, au début du XXe siècle.
Il se souvient du raï qu'il chantait dans les mariages,
reprend l'habitude des mawwal-s, les longs
préludes vocaux. " Des performances vocales qui
rendaient les gens fous ", se souvient Martin
Meissonnier, réalisateur artistique de l'album.
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Les instruments européens sont présentés
dans l'ordre chronologique sur quatre étages.
par Valérie Sasportas
 Après
deux ans de travaux, il offre une scénographie nouvelle
pour raconter l'aventure de la musique européenne du
XVIIe siècle au XXe siècle.
«Ah bon ! Il était fermé ?» s'exclame-t-on souvent à la
nouvelle de la réouverture, aujourd'hui, du Musée de la
musique, situé au cœur de la Cité de la musique, à la
Villette. Il est vrai que celui-ci n'a jamais totalement
fermé. Seules les salles dédiées aux collections
permanentes ont vu leur accès interdit, au fur et à
mesure de l'avancement des travaux, qui ont duré deux
ans.
Comment et pourquoi mettre dans un musée des instruments
de musique ? La question a été posée en prélude au
réaménagement des salles. «Leur présence est
nécessaire», affirme sans ambages le directeur du musée,
Éric de Visscher, arguant même d'un travail de mémoire.
«Il s'agit de montrer, à travers les instruments, les
grandes évolutions sociologiques et artistiques de notre
société, de mettre en avant les interactions entre les
cultures, de mettre en lien les instruments avec les
compositions et avec les mouvements de population»,
explique-t-il. Avant d'ajouter : «Les instruments ont
cette dimension polymorphe, à la fois œuvres d'art et
objets fonctionnels.» Depuis l'inauguration de
l'établissement en 1997, les premières collections,
venues du Conservatoire, ont été enrichies
d'acquisitions propres.
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"Victoires de la musique"
Par
Alexis Campion
 Ces
Victoires de la musique sont d'abord les siennes. Alain
Bashung a remporté trois récompenses samedi soir lors de
la cérémonie retransmise en direct du Zénith de Paris.
Le rockeur-crooneur qui lutte contre un cancer du
poumon, a remercié le public pour son soutien. "Vous
m'avez tellement donné d'amour", a-t-il déclaré,
très ému. Camille, Arthur H, Julien Doré, les BB Brunes
ou Sefyu sont aussi récompensés.
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Sixième
année de crise pour les ventes de disques, avec moins 15 %
en 2008. C'est dans un climat de déprime prolongée que
s'ouvre le 43e Marché international du disque et de
l'édition musicale (Midem) : la musique enregistrée prend
ses quartiers à Cannes, du 17 au 22 janvier.
Les maisons de disques n'ont
pas encore traversé le gué : en France, leur chiffre
d'affaires a été coupé de moitié depuis 2002 - passant de
1,3 milliard d'euros à environ 600 millions d'euros en 2008,
selon les premiers résultats communiqués, mercredi 14
janvier, par le Syndicat national de l'édition
phonographique.
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Neurologue reconnu, le Britannique n'a jamais cessé
de mêler science et littérature, clinique et théorie. Son "
Musicophilia " est une ode vibrante à la musique et à ses
effets sur l'être humain

Le
docteur Oliver Sacks découvrit le pouvoir thérapeutique de
la musique alors qu'il travaillait au Beth Abraham Hospital,
dans le Bronx, auprès de patients profondément immobiles.
Atteintes d'encéphalite léthargique, ces statues vivantes
résistaient à tout traitement médicamenteux. Mais la
musique, de temps à autre, savait les animer
" avec
une aisance et une grâce qui semblaient démentir leur
parkinsonisme ".
C'était en 1966. Le jeune Britannique, qui commençait tout
juste à exercer la neurologie à New York, fut fasciné par
les comportements de ces malades. Au point de les décrire
dans
L'Eveil
(Awakenings,
1973), l'ouvrage qui, dix ans plus tard, le rendrait célèbre.
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La musique, moteur de Warhol
 
Une cinquantaine de
pochettes de disques (dont la fermeture Eclair de l'album
Sticky Fingers des Rolling Stones), créations d'Andy
Warhol (1928-1987), sont placées sous Plexiglas au milieu de
l'exposition " Warhol Live ", au Musée des beaux-arts de
Montréal jusqu'au 18 janvier 2009. Elles témoignent de "
l'ensemble du parcours artistique de Warhol, presque pas à
pas, ce qui est plutôt unique ", dit le collectionneur
Paul Maréchal.
Sur
certaines, Warhol illustre la musique par un instrument, sur
d'autres, il la personnalise par un portrait ou offre un
concept, comme la banane autocollante de l'album du Velvet
Underground, son groupe fétiche. C'est en voyant cette
collection, fin 2006, que le commissaire Stéphane Aquin a eu
l'idée de " Warhol Live ". L'exposition a été montée avec
Emma Lavigne, ex-conservatrice à la Cité de la musique à
Paris, aujourd'hui au Centre Pompidou, et Matt Wrbican,
archiviste du Andy Warhol Museum de Pittsburgh - où l'on
pourra voir " Warhol Live " en juin 2009, après un passage
au Fine Arts Museum de San Francisco, de février à mai.
"
Eclairer toute l'oeuvre de Warhol à partir de la musique "
est le défi relevé avec brio par M. Aquin pour cette
exposition multidisciplinaire. Elle est un fidèle reflet du
parcours éclectique de Warhol, évoqué par plus de 640
oeuvres ou objets et une centaine d'extraits sonores et
musicaux.
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Ouverture du festival de Jazz de
Martinique 2008
Chyco
Jéhelmann au piano -Photo Philippe
Bourgade- Droits réservés-

Il y a treize ans que
Chyco Jéhelmann ne s'était pas produit sur scène. C'est dire
l'attente du public le 27 novembre 2008 dans la grande salle
de l'Atrium à Fort-de-France ! Attente comblée. Le pianiste
martiniquais, seul en scène, en s'installant dans la durée a
su créer in climat d'échanges intime avec le public fort
nombreux ce soir là/ Quelques phrases musicales, en vérité
peu nombreuses, mais exprimées sur une large palette de
tonalités, avec des découpes, des inflexions, des reprises,
des inversions de schèmes musicaux, des réitérations
voilées, qui s'articulent autour d'une thématique servant de
fil conducteur, ont donné une cohérence au propos
pianistique. Il y a quelque chose qui inexorablement
faisait penser aux Exercices de style façon Queneau. Chyco
Jéhelmann, tour à tour mordant et caressant, enjôleur et
distant, livre un corps à corps bienveillant avec son piano.
La thématique est déclinée, par moment avec une dextérité,
au sens fort du mot, et curieusement ce ne sont pas ces
passages les plus applaudis. L'approbation du public se
manifeste aux passages joués les plus fortement. Le pianiste
a su écouter la salle, sans pour autant chercher à lui
plaire, sans tomber dans la flatterie. Plus d'une fois il a
semblé seul au monde avec son piano, absorbé dans l'intimité
du lien qu'il entretient avec son l'instrument comme faisant
fi de la présence d'un millier de spectateurs.
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Jacky Ido : L'étoile
noire

C'est un conte de fées
que ne renierait pas Hollywood. L'histoire d'un artiste issu
d'un quartier difficile qui tourne actuellement dans le
prochain film d'un monstre sacré du cinéma mondial,
l'Américain Quentin Tarantino.
Un
trentenaire de banlieue qui sourit à n'en plus finir de son
destin incroyable : Jacky Ido, l'étoile noire qui brille
dans le ciel du Clos-Saint-Lazare, un quartier sensible de
Stains (Seine-Saint-Denis), va exploser dans les prochains
mois. Dès le 26 novembre, dans le film de François Dupeyron
(Aide-toi, le ciel t'aidera). Puis au printemps 2009,
au Festival de Cannes si tout va bien, pour la projection de
Inglourious Basterds, le film de Tarantino, où il
tient le rôle d'un projectionniste dans le Paris de la
seconde guerre mondiale.
Au
commencement de cette belle histoire, était un gamin né à
Ouagadougou, au Burkina Faso, en 1977. Un enfant qui
effectue des allers-retours entre deux cultures, entre son
pays natal et la France, terre d'adoption et de rencontre de
ses parents. Lui et sa famille se fixent définitivement en
France quand il a 11 ans. Un espoir et une claque : " Au
Burkina, quand on dit qu'on va en France, ça fait pétiller
les yeux. Mais en France, quand on est à Stains, on est dans
l'une des villes les plus pauvres. " Un euphémisme :
dans le palmarès des quartiers sensibles, le Clos à Stains
fait partie des " ghettos " les plus fermés et les plus durs
de la banlieue parisienne.
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Lou Reed
" Parfois, la musique rend les mots
plus efficaces "
Rencontre avec le fondateur du Velvet
Underground, ancienne icône maudite, à l'heure où paraît
une édition bilingue de l'intégrale de ses chansons

Avec la
publication du recueil de textes, la lecture publique, sans
accompagnement musical, est l'autre forme qui consacre le "
rocker littéraire ". Parmi les enfants d'Elvis, ils sont une
petite caste à avoir cherché à marier - comme disait Patti
Smith - " trois accords de rock à la puissance du verbe
", pour ensuite avoir le cran, ou la prétention, de
faire lire ou écouter leurs mots sans le soutien des riffs.
Parmi ces
plumes de la chanson anglo-saxonne, qui n'ont pas dédaigné
être rangés dans une bibliothèque, Patti Smith, donc, Jim
Morrison, le défunt chanteur des Doors, Bob Dylan, Leonard
Cohen, plus récemment l'Australien Nick Cave et, bien sûr,
Lou Reed, né en 1942, un des premiers à avoir fait entrer
dans l'âge adulte une musique qu'on n'imaginait
qu'adolescente.
Le 20
octobre, à l'occasion de la parution de Traverser le feu,
recueil bilingue de l'intégrale de ses chansons traduites en
français par Sophie Couronne et Larry Debay (l'ouvrage
existe également en espagnol, en catalan, en italien, en
allemand et en croate), le New-Yorkais donnait une lecture
au Cent Quatre, nouvel espace pluriartistique ouvert il y a
peu, rue d'Aubervilliers, à Paris, dans les anciens locaux
des Pompes funèbres.
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Quand l'Occident n'entend pas le jazz
 Miles
Davis disait souvent que ce dont il était avant tout
question dans sa musique - et, plus généralement,
dans le jazz -, ce qui en faisait le coeur,
l’essence, c’était le “son” (sound). Une
déclaration très difficile à comprendre pour un
Occidental. Car ce que Miles désignait par ce mot
apparemment limpide de “son”, ce n’était ni
l’exceptionnelle création sonore de ses
compositions, ni le minutieux travail d’arrangement
orchestral auquel il les soumettait, ni encore le
timbre si spécifique de sa trompette. C’était une
“attitude” et une “vision du monde”, reposant sur
une définition très éloignée de la nôtre de ce
qu’est (doit être) la musique.
C’est de ce décalage, pour ne pas dire de ce
gouffre, entre des présupposés musicaux différents,
voire aux antipodes les uns des autres, que sont nés
bien des quiproquos, des malentendus, sinon même,
comme le soutient le philosophe et musicologue
Christian Béthune dans un ouvrage qui fera date,
Le Jazz et l’Occident, une “mésentente” (au
sens étymologique du terme) durable, et peut-être
non encore totalement levée, dans la réception du
jazz par l’Occident. Auteur d’un précédent
Adorno et le Jazz (1), Béthune est, en vérité,
bien placé pour savoir à quel point même de grands
esprits ont pu se tromper sur le jazz. Son livre
peut d’ailleurs se lire aussi comme un bêtisier de
jugements tous aussi obtus les uns que les autres,
comme lorsque dans les années 20, en France, on
voyait dans le jazz une musique “bruyante” et tout à
la fois un art “primitif” et le reflet du “monde
déshumanisant de la machine” !
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La voix et la
couleur de peau
Yasmine
Modestine
par François Noudelmann

Dans une
France républicaine, si prompte à se présenter comme le
modèle universel de l'égalité des droits, de multiples
événements brisent cette prétention nationale. En voici un
qui concerne la voix des Noirs et pas seulement leur image :
une comédienne française a été privée de doubler des acteurs
«blancs» en raison de sa couleur de peau. Yasmine Modestine
a grandi en Normandie, son père est noir, sa mère blanche et
depuis un an elle essaye de dénoncer cette discrimination
raciale.
L'imaginaire de la voix blanche
On apprend ainsi qu'en France l'usage veut que les acteurs
noirs américains soient doublés par des Blancs ou des Noirs,
mais que des Blancs ne puissent être doublés que par des
Blancs. La justification plus ou moins officielle, et
souvent tacite, porte sur les cordes vocales : les Noirs
auraient une voix grave, les Jaunes une voix aiguë et les
Blancs auraient une capacité d'aller sans difficulté du
grave à l'aigu. Ce langage redonne actualité à une idéologie
et une rhétorique qu'on croyait disparue : celle de Gobineau
et de son Essai sur l'inégalité des races, paru au
milieu du XIXe siècle.
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Musique hybride et projet têtu
Les frères
Belmondo, musiciens de jazz, ont enregistré avec le
Brésilien Milton Nascimento

Belmondo est un nom qui fait rêver. Eux sont frères, ne
font pas de cinéma, mais jouent du saxophone soprano, de
la flûte alto (Lionel, 45 ans), du bugle (Stéphane, 41
ans), et ils rêvent énormément. Par exemple de
travailler avec leurs idoles en musique, qui sont
toujours des artistes par qui des révolutions musicales
transitèrent.
Premier
essai en 2005 : ils publient Influence, un disque
conçu avec Yussef Lateef, le flûtiste le plus tordu, le
plus novateur de la génération du jazz libre, un
Afro-Américain de Detroit converti à l'islam ahmadi dans
les années 1950, un as du chenai, du koto ou de l'arghoul,
ces flûtes venues d'ailleurs.
Deuxième
essai, avec le Brésilien Milton Nascimento, grande
vedette en son pays, adulé des musiciens de jazz
américains avec qui il a collaboré, tels Wayne Shorter,
Pat Metheny, Jack Dejohnette, Ron Carter ou Herbie
Hancock. Milton Nascimento & Belmondo vient de
paraître sur B Flat Recordings, le label des frangins
intrépides, natifs de Hyères (Var).
Milton
Nascimento est un ovni, un Noir en dreadlocks, portant
un bonnet tricoté et chantant des mélodies aériennes
dans la plus grande tradition des processions du
vendredi saint, avec des mots indigènes et des
percussions nègres. Milton Nascimento est un héros
national. Au seuil des années 1990, il disparut un
temps, amaigri, faible. On lui prêta la maladie du
temps, le sida.
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Bollywood sur la scène du Châtelet

Dans
un entretien publié dans le programme de salle, excellent et
documenté, à l'occasion de la production de Padmâvatî,
d'Albert Roussel (1869-1937), que présente, jusqu'au 24
mars, le Théâtre du Châtelet, à Paris, le chef d'orchestre
américain Lawrence Foster s'amuse : " J'ai un tableau de
service comme je n'en ai jamais eu de ma vie, sur lequel il
est écrit : solistes, choeur, orchestre, chef, éléphant,
tigre et serpents ! " Il est vrai que cet opéra-ballet,
écrit entre 1913 et 1918, créé à l'Opéra de Paris en 1923,
est une fantaisie orientalisante qui fait la part belle à la
musique chorégraphique et aux scènes à grand spectacle.
Pourtant, cette
" oeuvre essentiellement décorative ", selon les
termes mêmes du compositeur, est souvent intime, sombre,
d'une écriture orchestrale et harmonique complexe où Roussel
transcende l'impressionnisme sonore et le souvenir de la
rutilante Salomé de Richard Strauss qui avait tant
impressionné Paris, en 1907, au... Théâtre du Châtelet.
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Emmanuel de Buretel, producteur, éditeur, manager, veut
souffrir et construire

Trois ans après sa création en janvier 2005, la société
indépendante Because Music affiche un bilan insolent dans un
secteur musical sinistré par la révolution numérique et la
chute des ventes de disques (- 51,3 % en cinq ans). Amadou
et Mariam (disque platine, 300 000 exemplaires) en 2005,
Charlotte Gainsbourg (platine en 2006), Manu Chao (double
platine), le retour des Rita Mitsouko (platine) et la
déferlante électro de Justice (disque d'or, 75 000
exemplaires) : Because Music a enchaîné les jolis coups, qui
étonnent en période de marasme et font d'Emmanuel de Buretel,
son fondateur, un homme de musique toujours dérangean
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La " mission " de Wyclef
Jean

Avec The Score
(1997), deuxième opus des Fugees, le groupe dont il
était la tête pensante au côté de Lauryn Hill et de Pras,
Wyclef Jean détient encore - avec environ 15 millions
d'exemplaires écoulés - le record de l'album le plus vendu
de l'histoire du rap. Devenu artiste solo depuis ce
triomphe, ce New-Yorkais, né à Haïti en 1972, a démontré ses
talents éclectiques de producteur, auteur-compositeur,
interprète, fan de musiques caraïbes et de jazz. S'il manie
la vantardise aussi bien que les grandes figures du rap,
Wyclef Jean est un collaborateur recherché au-delà du milieu
hip-hop (Sinead O'Connor, Mick Jagger, Carlos Santana,
Shakira, Ziggy Marley...). Il se consacre aussi à sa
fondation, Yéle Haïti, venant en aide aux enfants de son île
natale. Le Monde l'a rencontré à l'occasion de la
sortie de son sixième album, Carnival Vol. II, Memoirs of
an Immigrant.
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Cinq bonnes raisons d'aimer...

Gilles Médioni
Nouvelle diva de la
soul, cette Londonienne de 24 ans
s'impose comme la révélation glamour
et trash de 2007: son album,
Back To Black, a déjà séduit 3
millions de fans et lui a valu le
Brit Award de l'artiste féminine de
l'année. Et ses frasques font la Une
des magazines. Amycalement vôtre.
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Les méthodes de diffusion se
multiplient
Prince. En 1998, le musicien américain Prince a proposé
The
War en téléchargement sur son
site en demandant à l'acquéreur de
verser la somme qu'il voulait à une
oeuvre de charité. Pour ses tournées
Musicology Tour (2004) et 21 Nights
in London (2007), tout acheteur d'un
billet recevait le nouvel album.
Quant au récent album Planet
Earth, il a été offert avec le
quotidien britannique Mail On
Sunday.
MC Solaar. Le 25 novembre
2003, les usagers des métros de
Paris, Lyon et Marseille ont reçu
avec un exemplaire du quotidien
gratuit Métro un CD de sept
titres du rappeur MC Solaar.
L'objet, fabriqué à 300 000
exemplaires, contenait une session
informatique permettant de
télécharger gratuitement les titres,
dont la durée de vie était de sept
jours.
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Radiohead s'explique sur son disque
téléchargeable au prix fixé par
l'acheteur

Le groupe britannique de rock
Radiohead avait beaucoup fait parler
de lui en annonçant que leur dernier
disque, In Rainbows, serait
proposé en téléchargement sur
Internet, à partir du 10 octobre, à
un prix fixé par l'acheteur.
Celui-ci pouvait même décider de ne
rien payer en dehors de 45 pence
(0,68 euro) de frais fixes.
Nous avons rencontré le chanteur Thom Yorke et le guitariste Ed
O'Brien, à Paris le 5 décembre, pour
faire le point sur l'opération.
Succès ou non ? Trop tôt pour donner
des chiffres, répond Ed O'Brien,
sans convaincre. "Nos
statisticiens y travaillent (rires). On a lu des articles
contradictoires. L'un dit que nous
avons perdu beaucoup d'argent,
l'autre que nous avons gagné des
millions et qu'il faut arrêter de
nous donner de l'argent. Aucun des
deux n'est vrai."
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Oscar Peterson
Mort d'un virtuose

Oscar
Peterson, en 1955, au Newport Jazz Festival. Pianiste,
compositeur, chanteur et organiste, il est mort à
Toronto, dimanche 23 décembre, à l'âge de 82 ans. Avec
lui s'éteint une des dernières " légendes du jazz " qui
émergèrent dans les années d'après-guerre. Sa carrière
aura duré plus de soixante ans. Ce Canadien traquait
sans cesse la perfection, indifférent aux révolutions
imposées par le rock'n'roll, le rhythm'n'blues, le free
jazz... Il arpentait le monde, de festival en festival,
collectionnant les honneurs, admiré et suivi par un
vaste public, séduit par son talent immense et sa
personnalité délicieuse. Son influence reste
considérable. Les plus grands noms du jazz
enregistrèrent avec lui, de Charlie Parker à Ella
Fitzgerald, de Lionel Hampton à Sarah Vaughn.
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Les pionniers du rap français à
l'âge adulte

En
vingt ans d'existence commerciale en France, le rap ne
s'est pas départi de son étiquette quartiers-banlieues,
Brigitte femme de flic (du Ministère A.M.E.R.) ou
J'appuie sur la gâchette (un classique de NTM, le
duo formé par Kool Shen et Joey Starr). Bad News
du Ministère A.M.E.R. : en août, Doc Gynéco est
vilipendé par le public suisse qui lui reproche son
soutien à Nicolas Sarkozy ; en septembre, Stomy BugZy,
qui a repris le Z de ses débuts, publie un album
hardcore, Rimes passionnelles, où les poncifs du
rap gangster sont étalés comme avant, mais le second
degré ne passe plus ; en octobre, Passi intègre le jury
de la " Star Academy ". Aïe !
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Le son éthiopien gagne l'Europe

Badume's Band
Il y a eu le
reggae, Cuba, l'Afrique de l'Ouest... Aujourd'hui, c'est
l'Ethiopie qui fait tourner la tête aux jeunes musiciens
occidentaux. Parmi les temps forts de la 19e
édition du festival Africolor, trois soirées dédiées à
la musique éthiopienne mettent en lumière les affinités
de musiciens européens avec le son moderne de
l'Ethiopie.
Axée autour
des musiques de l'Afrique de l'Ouest lors de sa création
en 1989, à Saint-Denis, la manifestation, dorénavant
éclatée sur tout le département de la Seine-Saint-Denis,
s'est élargie à d'autres territoires musicaux.
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Théâtre de Foyal
"A
Love Suprême" In mémoriam à John COLTRANE
Lire la
critique de Roland Sabra
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Une ouverture de festival mal
entamée mais sauvée par l'éblouissante Tania MARIA
par
Roland Sabra

Après que
Manuel Césaire ait présenté les intentions de ce
festival de Jazz de Martinique, jeudi 22 novembre sur la
grand scène de l'Atrium, les limites du genre sont vite
apparues. L'idée est généreuse, unificatrice,
consensuelle puisqu'il s'agit de réunir dans un même
festival des artistes de stature internationale,
d'autres de notoriété caribéenne et d'autres encore qui
en dehors de la Martinique sont, allez soyons
magnanimes, peu connus. Dans cette démarche se
retrouvent toues les contradictions de la politique
culturelle en Martinique. Il y a ceux pour qui seul
compte le talent, d'où qu'il vienne, et les autres pour
qui le « localisme », le « régionalisme » de l'artiste
est primordial. Ceux qui pensent que peu importe la
couleur du chat pourvu qu'il attrape des souris et ceux
qui croient qu'il est plus important que le chat soit
rouge. Ce sont ces derniers qui sous la houlette de Mao
ont exterminé cent millions de chinois et c'est
finalement la victoire des premiers qui a permis le
décollage économique que l'on sait de la Chine. Nous
n'en sommes pas là, mais on voit bien les contradictions
dans lesquelles est plongé Manuel Césaire quand il
s'agit d'obtenir des financements du Conseil Général, du
Conseil Régional, de l'État français et de quelques
békés! Je laisserai au lecteur le soin de répartir ces
pourvoyeurs de monnaie dans les deux camps évoqués! De
même le souci, louable en soi, de déplacer les concerts
dans les communes dans une île dont la longueur ne
dépasse pas 80 kilomètres relève peut-être plus d'une
méfiance à l'égard de la ville-capitale que d'un souci
de décentralisation. « Encercler les villes par les
campagnes » disait encore l'inénarrable Mao.
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Archie Shepp : l'Art du métissage
noir, mais surtout celui du partage
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Archie Shepp,
photo Philippe Bourgade |
Cela faisait
dix-huit ans qu'il n'était pas revenu en Martinique.
Vendredi 23 novembre 2007 à l'Atrium de Fort-de-France
il a retrouvé près d'un millier d'amis qu'en vérité il
n'avait pas quittés. Archie Shepp est un jeune homme
qui, s'il vient de fêter ses soixante-dix ans cette
année, est toujours prêt à défricher des pistes
musicales inexplorées pour les rattacher, les lier à cet
ensemble imprécis, aux contours flous que l'on appelle
le Jazz. Énumérer les facettes du talent de cet immense
artiste est un travail de longue haleine. Jugez -en
brièvement : il apprend successivement le banjo, le
piano, le saxo alto, le saxo soprano, il fait des études
de théâtre, il écrit des pièces, il les monte, il en
produit, entre temps, après des études universitaires
rondement menées, il dispense des cours
d'ethnomusicologie au sein de l'Université de Amherst au
Massachusetts. Ce qui ne le dispense pas, bien au
contraire de s'engager politiquement dans le mouvement
pour les droits civiques aux USA, tout en passant un
grande partie de son temps en France, une terre
d'adoption. Entre deux il trouve les moyens
d'enregistrer avec les plus grands plus de cent
cinquante CD! Très imprégné de ses origines , il
rappelle que sa grand-mère était née esclave et il lui
consacre d'ailleurs un de ses plus beau morceau, si ce
n'est le plus beau, « Révolution », il sillonne la
planète à la rencontre du monde noir mais pas seulement.
Lire la suite par Roland Sabra
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Le huitième album du chanteur sénégalais puise son
inspiration au frontières de la Mauritanie et du
Mali
A
l'aise, alerte, jeune, Youssou N'Dour, 48 ans,
publie Rokku Mi Rokka, son
huitième
album international - les cassettes et disques parus
dans son pays, au Sénégal, sont un autre pan de sa
carrière. Les deux sont d'ailleurs ici réconciliés
sous forme d'un second CD de cinq titres bonus
extraits de Alsaama Day, un disque de
mblax, style qui a fait la fortune de Youssou
N'Dour, paru à Dakar en avril.
Fabriquées pour danser, avec synthés et embardées
vocales, ces chansons ravissent toujours et encore
le public sénégalais, tandis qu'ailleurs, la qualité
du travail musical de l'enfant de la médina séduit
les partisans de l'audace. Ce double ancrage est
sans aucun doute l'un des secrets du succès de
Youssou N'Dour
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Quand la Bartoli ressuscite la
Malibran
Opéra . Une diva rend hommage à une autre diva. Un
disque enchanteur pour (re) découvrir le répertoire
du bel canto.
La
mezzo-soprano italienne Cecilia Bartoli est
volontiers provocatrice ; elle aime aussi relever
les défis qu’elle se lance elle-même et cela lui
réussit. On comprend dès lors que le personnage de
Maria Malibran l’ait séduite, elle qui fut une des
premières et des plus grandes divas du début du XIXe
siècle. Comme la Malibran, la Bartoli est née dans
une famille de musiciens ; dès l’âge de huit ans
elle chantait l’Air du berger dans Tosca de Puccini.
Si la Malibran, tout comme sa soeur Pauline Viardot,
eut pour mentor son père, le célèbre ténor et
compositeur espagnol Manuel Garcia, la Bartoli eut
sa mère pour professeur. La comparaison s’arrête là.
En effet Maria Malibran, comme d’autres chanteuses
de grand talent, prenait la suite des castrats qui
disparurent officiellement à la fin du XVIIIe siècle
avec le triomphe des Lumières ; avec elles
apparaissait au firmament de l’art lyrique un
personnage nouveau, la « diva ». Aujourd’hui,
Cecilia Bartoli s’inscrit dans ce qui est devenu une
tradition de l’art du chant dont elle assume
l’héritage aux côtés de quelques autres
merveilleuses cantatrices
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Penser l'art comme l'art comme un
vecteur de développement et d'emploi

Par Christian BOUTANT
par
Christian BOUTANT
Par Christian BOUTANT
Délégué
Régional de la SACEM Martinique
Les
initiatives et projets relatifs au développement de
l’emploi semblent désormais intégrer la nécessité de la
démarche prospective.
Il faut
désormais être en mesure de prévoir à long terme, de
dresser les contours permettant de définir les rouages
d’une société humaine à travers sa consommation, ses
échanges, son avenir…. Chaque génération hérite à ce
titre de l’impératif de maintenir l’organisation de la
société humaine et de la faire progresser.
Au
menu des débats ministère/élus
Les récents
entretiens entre nos élus, certains socio professionnels
et le ministre de l'outre mer à Paris devraient, a ton
entendu, permettre d’identifier les secteurs porteurs
pouvant garantir un développement durable.
Dans cette
approche, il est coutumier de penser en premier lieu aux
entreprises de secteurs traditionnels (agriculture,
banane, bâtiments, secteur public etc.), ce qui est tout
à fait normal.
On consent
également désormais à mieux considérer l'importance du
tourisme, du secteur des services et des nouvelles
technologies.
La nécessité
d’innover toutefois dans les approches s’impose
toujours, elle a pu émaner par exemples chez certains
pour exprimer par exemple avec audace, l’idée d’orienter
la production agricole principalement vers l’agriculture
BIO.
Cela a
beaucoup interpellé et fait l’objet de commentaires.
Ont t’ils pu
s’exprimer comme il fallait et aller au bout de leur
proposition ?
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Télécharger gratuitement de la musique sur le Web en
toute légalité est désormais possible en France depuis
le 20 août. Grâce à un accord avec Universal Music, le
fournisseur d'accès à Internet Neuf Telecom propose
désormais à ses clients un service leur permettant de
télécharger de manière illimitée des morceaux issus du
catalogue de la maison de disques. Ce service est
réservé aux clients ayant souscrit l'abonnement à 29,90
euros qui donne accès à Internet, à la télévision par
ADSL et au téléphone fixe illimité.
C'est une
grande première. Les fournisseurs d'accès à Internet
(FAI) et les éditeurs de musique se sont ignorés pendant
des années, les seconds reprochant aux premiers de
faciliter le téléchargement illégal en offrant aux
internautes des connexions au débit sans cesse plus
élevé. Cependant, l'accord entre Neuf Telecom et
Universal Music devrait être imité rapidement par la
plupart des FAI.
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L'Américaine publie un disque superbe et sera le 14
juillet au festival belge de Peer

Bob Dylan et Prince, avec lesquels elle a travaillé
en studio, comptent parmi ses admirateurs. Mavis
Staples possède une des voix les plus sensuelles et
chaleureuses du gospel et de la musique soul. Membre
dès sa dixième année, au côté de ses soeurs, des
Staple Singers, groupe familial fondé par son père,
le guitariste Roebuck " Pop " Staple, elle a mené
ensuite sous son nom une carrière erratique. Rare
ces dernières années, elle vient de revenir au
premier plan avec l'album We'll Never Turn Back,
consacré au répertoire des " freedom songs ", ces
chants de la liberté adoptés par le mouvement pour
les droits civiques de Martin Luther King. Des
traditionnels comme Eyes on The Prize, 99
and ½ ou Jesus is on The Main Line
qu'elle devrait interpréter le 14 juillet au
festival belge de Peer et trois jours plus tard sur
une scène londonienne.
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Mina Agossi |
Liberté
de voix et d'improvisation.
Dans son dernier album, "
Who Wants Love ? ", la
chanteuse franco-béninoise
pousse encore plus loin sa
fraîcheur, sa gaieté, son
sens de la scène et du
rythme
.
Mina Agossi, 35 ans,
chanteuse, improvisatrice
rayonnante, peut faire à bon
compte le désespoir du
peintre. Chaque album primé,
chaque concert triomphal, un
sourire désarmant, de jolies
lunettes de myope : amateurs
de gloires maudites,
goûteurs de tragiques
destins, tricoteurs de
clichés, passez votre
chemin. Ce n'est pas qu'elle
n'ait connu ni les drames ni
les épreuves : c'est sa
façon joyeuse d'habiter la
scène, d'habiter sa voix,
d'habiter son goût du
rythme, d'habiter la musique
comme une arène et un
terrain de jeu qui fait la
différence.
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Hommage
Insurrection
perlière
Vol. I
Voyage dans l'écrit
d'Aimé Césaire, par le dire et la musique, au travers
d'extraits de son œuvre.
Textes et poèmes d'Aimé Césaire, lus par Nicole Dogué et
Marius Gottin.
Œuvres musicales de (par ordre alphabétique) : Jacky
Bernard – Nicol Bernard - Mario Canonge – Tony Chasseur
– Chris Combette - Thierry Fanfant – Jean-Christophe
Maillard – Alain Ravaud – Chyco Siméon – Thierry Vaton.
Œuvres visuelles : Victor Anicet
Maquettisme : Yékri
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Par
Bouziane DAOUDI
World.
Consacrée au Portugal, la chanteuse
d'origine capverdienne publie un CD au
métissage ambitieux.
Dans
le landerneau des musiques du monde, voire plus
largement, Sara Tavares va faire parler d'elle
dans les mois qui viennent. Sémillante
Portugaise d'origine capverdienne, elle joue une
musique aux frontières enchevêtrées, une world
pop aux réminiscences africaines, aux folks
indéfinis, parfois baignée par une bossa-nova
inédite, un doux gospel. Mais le petit miracle,
au fond, c'est que tout cela reste très
personnel.
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Petite révolution à la Scala de
Milan
Dirigée par
Stéphane Lissner, l'institution lyrique ose
l'ouverture

La Scala de Milan se prépare à une petite
révolution. " Nous allons quitter le théâtre de
stagione, typique de la tradition italienne,
pour nous rapprocher du théâtre de répertoire en
proposant une offre élargie ", a annoncé Stéphane
Lissner, surintendant de la Scala depuis 2005, en
présentant, mercredi 30 mai à Milan, la saison
2007-2008. Avec 260 représentations dans l'année,
entre opéras, ballets et concerts, le célèbre
Théâtre Piermarini sera ouvert vingt-cinq soirées
par mois.
Cela
implique une nouvelle organisation du travail, a
indiqué le gestionnaire français : " Nous allons
expérimenter une synthèse entre l'exigence de
qualité propre au théâtre de stagione et le
service offert au public des théâtres de répertoire
anglo-saxons, viennois ou allemands, explique-t-il
au Monde. Nous ferons le même travail sur les
reprises que sur les productions. "
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Industrie Baisse de
40 % en cinq ans du marché : le métier doit évoluer
Mis sur des charbons ardents par la chute
vertigineuse du marché du disque en France - près de
40 % en cinq ans -, les producteurs phonographiques
diversifient leurs sources de revenus. En s'emparant
d'autres métiers ou activités de la chaîne musicale.
Ils s'affairent ainsi depuis plusieurs mois sur le
front des images (captation de concerts, clips) et
de la téléphonie mobile. Un autre chantier brûlant
occupe autant les majors du disque que les petits
labels : la production de concerts, au point de
devenir eux-mêmes entrepreneur de spectacles ou
propriétaire de salle.
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Princesse du jazz Le
dernier album de la
chanteuse contestataire,
comédienne, poète, est
l'un des plus
bouleversants. A 76 ans,
elle ne cède rien de son
féminisme et de sa rage
de vivre
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Beaucoup
se souviennent de Ferrat
chantant Aragon, de Gréco
chantant Queneau ou encore
de Brassens chantant Villon.
Mais les relations longues
et complexes entre la
littérature et la chanson ne
se limitent pas à la mise en
musique de poèmes.
Aujourd'hui, de jeunes
romanciers, tels Arnaud
Cathrine et Marie Nimier,
aiment se mettre à la
disposition d'une voix,
s'inscrire dans les désirs
d'un autre, découvrir un
rythme, un phrasé. Tandis
que des auteurs de chansons
confirmés, comme Gérard
Manset et David McNeil,
veulent aussi devenir
romanciers.
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Ere
TéTé
 Quand
on lui demande le registre musical auquel il croit
pouvoir se référer, Tété, qui a parfois tendance à
abuser des circonlocutions, ne réfléchit pas longtemps :
«Le format "chanson'' me convient ; si on ajoute
"atypique'' derrière, c'est encore mieux. Mais je puise
aussi dans l'énergie blues et soul de la musique
d'Amérique du nord.» Mentionner également la
ferveur du folk, la sensualité du reggae et le
galvanisme du rock n'aurait pas été non plus hors sujet.
Trois albums en attestent. Une kyrielle de concerts
aussi, où l'artiste empreint d'ardeur entretient avec le
public assez jeune et féminin une relation
manifestement connivente, bien que dénuée de
flagornerie.
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 Allée 16, stand 16 : c'est celui
du funk, genre musical américain
débridé aussi répandu sur la
planète que le reggae jamaïcain.
Au Midem de Cannes, le grand
Salon de l'industrie musicale,
George Clinton Enterprises y
partage l'espace avec Hitsville
Ventures, un avatar de la firme
Motown, la maison à tubes de
Detroit, qui a connu son apogée
dans les années 1960 et 1970. Banals d'apparence et perdus
dans la fourmilière du Palais
des festivals de Cannes, ces
quelques mètres carrés sont en
réalité gouvernés par un drôle
de zigoto, George Clinton, " The
Prime Minister of Funk " (" le
premier ministre du funk "),
celui par qui l'exubérance
contamina la musique noire
américaine dans les années 1970.
James Brown lui-même a dû
quitter les rivages plus
tranquilles de la soul. Lui
mort, en décembre, George
Clinton, large type à la
démarche chavirée, a désormais
l'usufruit entier de l'héritage
maison.
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James
Brown est mort le 25
décembre 2006 (Le
Monde du 27
décembre 2006), mais
n'est toujours pas
enterré. Et il ne
devrait pas l'être
avant un moment. Les
héritiers du
chanteur se
disputent son
héritage et
contestent ses
dernières volontés.
Après être resté
vingt-trois jours
dans sa maison de
Beech Island, en
Caroline du Sud, son
corps est désormais
conservé dans un
cercueil scellé,
dans un lieu tenu
secret.
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Le marché du disque en France a
continué à régresser en 2006
pour la quatrième année
consécutive. Avec une baisse de
10,7 % en valeur (chiffre
d'affaires, prix de gros
éditeur) et de 26,6 % en volume
(nombre d'unités vendues) par
rapport à l'exercice 2005,
l'heure est à la mobilisation
générale. En 2005, on sonnait le
tocsin, en 2006 on tente la
riposte, sans apercevoir le bout
du tunnel. Ces chiffres négatifs
ont été présentés, lundi 22
janvier, au Palais des
festivals, à Cannes, durant la
conférence de presse du Syndicat
national de l'édition
phonographique (SNEP) lors du 41e
Marché international du disque
et de l'édition musicale
(Midem), organisé jusqu'au 25
janvier. Le chiffre d'affaires du disque
prix de gros s'est élevé en 2006
à 862,7 millions d'euros, dont
819,2 millions d'euros pour les
supports physiques (CD albums et
singles, DVD musicaux), soit une
baisse de 12,4 % par rapport à
2005. Ce chiffre s'entend hors
TVA (toujours à 19,6 % alors que
les professionnels demandent
depuis des années un passage au
taux de 5,5 %, comme le livre)
et hors retours des exemplaires
non vendus par les magasins et
net de remises. Les ventes au
détail (TTC, en magasin), que le
SNEP publie depuis quelques
années, atteignent 1,31 milliard
d'euros, en baisse de 11,2 % par
rapport à 2005. Les supports
physiques qui constituent 98 %
de ces ventes représentent 1,287
milliard d'euros (- 11,8 %). |
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Les nouveaux albums de Rollins,
Portal, Sclavis, Texier, Rava, Liz McComb ou Norah Jones
viennent de paraître. Bousculade en vue chez les
disquaires. Rien pendant des semaines, et d'un
coup une petite dizaine d'albums de vedettes et de
bonnes réputations du jazz qui se bousculent dans les
linéaires. Tous, par leur renommée, leur présence,
l'attachement du public à leurs différents parcours,
sont susceptibles de réaliser de bonnes ventes pour un
secteur qui compte peu de stars. Si le coup de
projecteur événementiel fait toujours du bien au jazz,
ces sorties concomitantes, réparties entre fin janvier
et début février, parfois dans une même maison de
disques ou chez un même distributeur, peuvent aussi
provoquer un effet négatif d'encombrement.
Lire la sute |
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Tanguisimo ? un bon spectacle, bien comme il
faut!
par Roland Sabra
De ses origines on ne sait pas
grand chose. Il a des ascendances multiples. Entre
candombe africaine, habanera hisopano-cubaine et danses
européennes. Son nom même est une énigme. C'est un bâton
en espagnol au 19eme siècle, ou bien un lieu de fête
pour les esclaves noirs, ou bien encore une créolisation
du tambor ( tambour), difficile à prononcer pour les
déportés d'origine africaine. Son lieu de naissance se
promène entre les taudis de Buenos Aires, les
bidonvilles de Rosario et les masures de Montevideo.
Lire |
Ornette
Coleman

Lorsqu'en 1959, à New York,
il inventa le free-jazz d'un
coup de sax, Ornette Coleman
suscita la même panique que
James Joyce en 1922 avec
Ulysse. On l'accusa
d'être un destructeur, un
dangereux fabricant de
dissonances, un imposteur.
Aujourd'hui, Coleman est
considéré comme un
précurseur en free, en rock,
en jazz-funk. Il a composé
des merveilles pour
orchestre symphonique.
Elaboré une théorie musicale
appelée «harmolodie». Joué
des airs acides qui brisent
et des chansons tristes qui
rendent heureux. A 76 ans,
le saxophoniste sort, le 14
septembre, un nouveau
disque, Sound Grammar,
et, le 30 août, il ouvre à
Paris le festival Jazz à la
Villette
Lire la suite |
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LURA rajeunit la saudade

Elle est née et a grandi à Lisbonne.
Mais l'appel du Cap-Vert, dont elle
est originaire, a été le plus fort.
A 31 ans, Lura est sans doute
possible l'héritière de la grande
Cesaria -Evora.
Il est presque 5 heures du matin. Lura s'apprête à monter sur la vaste
scène du Festival da Praia de Santa
Maria, sur l'île de Sal, au
Cap-Vert. Derrière la scène, sous la
tente qui sert de loge dressée à
même la plage, l'ancienne nageuse
s'étire énergiquement. Un large
sourire masque à peine sa
concentration. La fin de nuit est
d'une douceur paradisiaque.
Programmée après les toujours
véloces Gipsy Kings, et avant Kassav'
qui finira cette longue soirée en
redoutable machine à danser zouk,
Lura apparaît. Elégante, vêtue d'une
fine robe couleur sable, elle fait
face à un public qui l'acclame. Des
grands-parents aux adolescents,
toutes les générations ont veillé,
pieds dans le sable, grogs et bain
de minuit, face à la scène. Malgré
la fatigue, durant une heure et
demie, Lura fait vibrer de sa voix
ample la foule ravie de ce festival
du bout du monde. En guise de
rappel, elle danse un funana
endiablé et gentiment grivois avec
ses musiciens. M'bem difora
(le suis venue de loin), annonce le
titre de son nouvel album, dont elle
vient d'offrir la primeur à son
public. |
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5
bonnes raisons d'aimer Ayo /
Elle chante
d'une voix de soie des chansons
folk, soul et reggae qui
brillent dans le noir et font
frissonner. Down on My Knees,
bulle de chagrin, a bercé l'été.
And It's Supposed to Be Love,
reprise feutrée du standard d'Abbey
Lincoln, donne à l'automne une
mélancolie contagieuse… En un
seul album, Joyful,
sorti en juin dernier, Ayo a
trouvé le ton qui touche: des
mélodies embrasées, des prières
hantées, de la soul radieuse. "J'ai grandi en écoutant les
tubes de Motown, ceux de Donny
Hathaway et de Jimmy Cliff,
explique-t-elle. Ce disque est
un mix de ce que j'aime. Il est
comme moi: métissé.""Je suis d'un naturel
bohème...", souffle cette
longue jeune femme - 1,80
mètre - aux origines
multiples. Ayo est née près
de Cologne d'un père
nigérian, ingénieur
mécanicien, et d'une mère
gitane d'Allemagne, "mais
pas dans les clichés de la
caravane", précise-t-elle. A
18 ans, Ayo s'installe à
Hambourg, où des producteurs lui proposent
d'enregistrer un disque "commercial". Elle refuse.
Vit à Londres. Ecume les clubs. Se pose à New York.
Puis à Paris.
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Un
reggae
féminin
contre
l'homophobie
La chanteuse de reggae
Tanya Stephens.
Souvent accusée d'homophobie,
la scène reggae jamaïcaine
pourra opposer à ses détracteurs
le succès de Tanya Stephens.
Figure populaire du dancehall
local depuis une dizaine
d'années, cette chanteuse, née
en 1973, connaît depuis août un
succès commercial sur l'île et
dans les hit-parades reggae
américains avec l'album
Rebelution. Or, l'un des
titres, Do You Still Care,
se moque des grandes gueules
homophobes : la chanteuse y
raconte l'histoire d'un petit
dur, aimant " casser du pédé
", sauvé d'une fusillade par
des homosexuels. |
Le bèlè,
mémoire
martiniquaise.
Des
chants accompagnés de
percussions à découvrir
au festival Africolor,
en Seine-Saint-Denis, et
aux Transmusicales de
Rennes. C'est
l'histoire d'une musique
qui remonte au temps de
l'esclavage, en
Martinique. Un chant
mêlé de voix, tambours
et tibwa (baguettes
frappées à l'arrière du
tambour), accompagné de
danses renvoyant à
l'Afrique, mais aussi au
quadrille des anciens
colons. Une expression
rustique, longtemps
déconsidérée,
réhabilitée depuis une
vingtaine d'années.
Désormais fierté de tous
les Martiniquais, le
bèlè (ou " bel air ",
pour franciser le mot
créole) a ses maîtres,
ses anciens. Benoît
Rastocle, Félix Caserus,
Marcel Jupiter, Berthé
Grivalliers font partie
de ces passeurs de
mémoire de l'identité
martiniquaise.
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Les métamorphoses d'Abd al Malik Sorti en juillet,
Gibraltar,
deuxième album
d'Abd al Malik,
s'est d'abord écoulé
au rythme de 800
exemplaires par
semaine. Un bon
accueil critique
pouvait laisser
espérer à sa maison
de disques, le label
Atmosphériques, un
score supérieur à
celui de son
précédent opus, Le Face à face des
coeurs (2004) :
6 500 exemplaires.
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Festival Voix et Percussions
2ème édition - du 15 au 27
novembre 2006 - Haïti -
Cet
évènement s'adresse aussi bien
aux mélomanes désireux de
découvrir de nouveaux rythmes,
qu'au grand public amateur de
percussions. Dans la Caraïbe et
en Haïti en particulier, il
existe une tradition musicale
fondée sur les percussions dont
les rythmes viennent directement
de l'Afrique, de pays tels que
le Bénin, la Guinée, le Nigeria,
le Congo. Cette richesse
musicale ancestrale s'est
répandue à travers le temps. De
l'esclavage jusqu'à nos jours,
cette forme d'expression est
présente dans les fêtes
traditionnelles et populaires
haïtiennes et s'accompagne
toujours de chants et de danses.
L'histoire des tambours raconte
ainsi l'histoire même de la
Caraïbe. Programmation -
Les Caraïbes à l'honneur
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I Ismael
Ledesma ou la
force de la harpe
paraguayenne au
Jardin des Papillons
- Théâtre de Verdure
Anse Latouche
au Carbet le 11
novembre 2006 . Fils de
parents musiciens -
sa mère était
chanteuse et son
père harpiste -
Ismael, né au
Paraguay en 1962,
dit s'être initié au
monde musical alors
qu'il était encore
dans le ventre de sa
mère... A l'âge de 5
ans, il débute la
pratique de la
harpe, symbole et
fierté du peuple
paraguayen, mais
c'est en France où
il s'installe en
1982, qu'il va
élargir ses horizons
et s'ouvrir à
d'autres influences,
dépassant ainsi le «
simple » style
folklorique.
Harpiste réputé, il
a été accueilli par
les plus grandes
scènes à travers le
monde : au Théâtre
de Berlin, à l'Opéra
du Caire en Egypte,
dans la salle
Andreas Bello de
Washington, à
l'Olympia (en
première partie de
Johnny Clegg) ou
encore au Casino de
Paris et au
Bataclan.
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Eric
Ildefonse Quintet au Jardin des
Papillons le 21 octobre 2006
- 19h30 .
Les
compositions d’Eric Ildefonse nous
emmènent au cœur d’un « jazz-fusion
», reflet d’une multiplicité vécue
d’héritages musicaux, africain,
caribéen mais aussi européen et
américain. Né en
Martinique, Eric Ildefonse s’initie
très tôt à l’univers musical. A
quinze ans, il est le pianiste du
groupe Les Conquérants, une
formation axée sur les variétés de
l’époque (compas, biguine,
calypso...) et qui remportera à deux
reprises le concours de « Jeune
Orchestre de la Martinique ». |
Le
rythme bèlè &
le blues de La Réunion
: Danyel Waro .
Pour sa huitième
résidence, du 2 au 7
octobre, La Maison du Bèlè
reçoit Danyel Waro, musicien
réunionnais qui défend
les couleurs de sa patrie à
travers le maloya. Comme le
bèlè, le maloya
est une musique issue des plantations
accompagnant les esclaves
dans leur labeur. Comme le bèlè,
il a été rejeté,
dénigré et oublié.
Comme le bèlè,
un sursaut identitaire a réveillé
les consciences le faisant sortir
de l'indifférence. Deux
histoires parallèles
vont se croiser grâce
aux artistes des deux régions
: la Martinique et la Réunion.
Nul doute que les mélomanes
apprécieront le rythme
du bèlè mêlé
au blues de La Réunion,
le maloya. |
Sur
un autre ton
. Bruno Mantovani, 31 ans,
compositeur de musique savante.
L'oeuvre de ce Français
qui ne mâche pas ses mots
est déjà interprétée
par les plus grands, de la Scala
à Carnegie Hall.
Il ressemble
à un jeune bassiste rock
à l'aise dans ses baskets,
saute en l'air dès qu'il
entend Do I Do de Stevie Wonder,
qu'il place «très
haut», mais c'est, de
fait, le compositeur contemporain
français le plus en vue
du moment. Non qu'il sacrifie
à la moindre mode, appartienne
à une clique, flatte
public ou médias. Tout
au contraire. Il synthétise,
avec une puissante liberté
de ton, les qualités
allemandes de rigueur formelle,
françaises de raffinement
et méridionales de vitalité
fusante.
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Jacques
Schwarz-Bart marie le jazz et
le gwo ka . Saxophoniste
guadeloupéen établi
à New York, il présente
au festival de la Villette son
album de fusion avec la musique
de tambours de son île.
«MON INTENTION n'est pas
de restituer quelque chose qui
existe, le gwo ka des soirées
léwoz ou le jazz du label
Blue Note. Mon intention était
de définir un espace
sonore qu'on ne peut trouver
ailleurs parce que j'en ai créé
les paramètres selon
mes propres besoins émotionnels.»
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Oeuvres
de Pergolèse, Mozart,
Vivaldi, César Frank,
Palestrina, Grandados par l'ensemble
"Madin'Voices.que
celui auquel invite la chapelle
du Centre Emma Ventura dans
son décor simple d’encens,
pétri de cœur et d’espérance.
C’est une «alcôve »
offerte à une musique sacrée
volontairement sacrifiée sur
la paroi christique, pour que
seule l’harmonie nous
revienne en thème musical onirique.
Son iconographie est pieuse
et sensuelle à la fois. On traverse
avec une grâce fragile un univers
poignant ou le déterminisme
religieux n’altère en
rien les rythmes, les mouvements,
les circulations d’une
écriture vocale éclairée par
le haut. Au contraire cette
idée sacerdotale crée le besoin
d’une attention particulière,
une concentration maximale,
pour que passe l’éloquence
d’une musique souveraine,
épanouie, en quasi lévitation.
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Sean
Paul, 33 ans, chanteur jamaïcain,
idole des ados et icône
lucide de la fête. Son
credo hédoniste
fumette et déhanchements
lascifs n'occulte pas
la réalité sociale
antillaise.Ne jamais dire à
un jeune (au sens large : disons
8-20 ans) qu'on va rencontrer
Sean Paul. Car on encourt le
risque qu'il le répète
à un autre, qui le répétera
à un autre, qui...
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Le
Steel Band par Jean Crusol
Par un bel après
midi de juillet 195 1, le public
venu écouter le traditionnel
festival de musique populaire,
se pressait sur l'une des places
d'exhibition de Londres. C'était
maintenant au tour d'un curieux
groupe de musiciens de Trinidad,
le Trinidad Ail Star Percussion
Orchestra, le TASPCO.
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Rhapsodie
nègre et fantaisies martiniquaises:
présentation
du dernier enregistrement de Manuel
Césaire |
Hermeto
le poly....sons Vendredi
2 décembre. Dans le cadre
de la Rencontre Caraïbes
Brésil qui clôture
en Martinique l'année
du Brésil en France,
le CMAC a invité la légende
vivante Hermeto Pascoal à
nous rendre visite.Un mot tout
d'abord sur la première
partie « locale »
de cette soirée. Jeff
Baillard à la guitare
et l'excellent Ronald Tulle
au piano conversent pour nous
sur des rythmes caribéens
et sud-américains. Un
moment de pur plaisir beaucoup
trop bref qui mériterait
mieux qu'un strapontin musical.
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Le
plaisir... dans les cordes le
15-X-05 |
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Charly
Labinsky |
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Un
appel aux mécènes
de Manuel Césaire |
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