Le 14 décembre 1921,
l’Académie Goncourt a
couronné un jeune écrivain
de 34 ans, René Maran, pour
son roman Batouala.
Au cinquième tour de scrutin
ne restaient plus en lice
que L’Épithalame
de Jacques Chardonne et
Batouala.
Avec cinq voix contre cinq
les deux romans étaient à
égalité. Le second l’a
emporté grâce à la voix
prépondérante du président
Gustave Geoffroy. Les autres
candidats de cette année-là
n’ont guère marqué
l’histoire littéraire, à
l’exception de Pierre Mac-Orlan
qui concourrait avec
La Cavalière
d’Elsa. Comme le nom
l’indique, Batouala est un
roman africain. Par contre
le nom de l’auteur ne révèle
pas qu’il s’agit d’un noir,
« le premier Goncourt
noir ».
René Maran est né le 5
novembre 1887 sur le bateau
qui menait ses parents
d’origine guyanaise à
Fort-de-France. Comme c’est
là où sa naissance a été
enregistrée, on le présente
souvent comme un écrivain de
Martinique. En réalité, il
n’est resté sur cette île
que les trois premières
années de sa vie, avant de
déménager avec sa famille au
Gabon où son père devait
poursuivre sa carrière
d’administrateur colonial.
Il est resté peu de temps là
aussi puisque, dès l’âge de
sept ans, on le retrouve
pensionnaire au petit lycée
de Talence, en Gironde. Il
connut ainsi la jeunesse
mélancolique des enfants de
coloniaux, des
quasi-orphelins qui
n’avaient droit à la
présence de leurs parents
que pendant un semestre tous
les trois ans, au rythme des
congés administratifs…
C’est au grand lycée de
Bordeaux, en classe de
seconde, que se confirma sa
vocation littéraire grâce à
la rencontre avec son
professeur de lettres,
Monsieur Lambinet, auquel il
devait prodiguer des
témoignages de fidélité tout
au long de son existence. On
demeure rêveur quand on
découvre dans l’éloge
funèbre de Lambinet rédigé
par Maran que ce dernier se
montre particulièrement
reconnaissant à son maître
de lui avoir révélé ces deux
chefs d’œuvre (?) de la
poésie française que sont
« La cithare » de Théodore
de Banville et « Les bœufs »
de Louis Mercier ! On est
moins surpris, cependant,
par ce parti esthétique,
après avoir pris
connaissance des quelques
vers de Maran qui furent
salués comme « les plus
réussis » dans le discours
qui l’intronisait, en 1953,
à « l’Académie
internationale de la
culture » (de Bruxelles).
Mère,
Une maman, c’est le sourire
du bonheur,
Fait d’esprit et de chair
épanouis en fleur ;
C’est la pure amitié que
jamais rien n’altère ;
C’est le chagrin qui sait se
contraindre et se taire ;
C’est le regard perdu sur le
proche avenir
De l’enfant qui s’est trop
dépêché de grandir ;
C’est l’humble et pauvre
cœur toujours prêt aux
alarmes ;
Dont la joie a souvent un
goût de vielles larmes ;
C’est, enfin, le pardon qui
semble s’excuser
Et qui se cache sous la
forme d’un baiser.
Reçu bachelier en 1906,
Maran fut étudiant à Paris.
On sait qu’il a joué au
rugby au Stade français dans
la même équipe qu’un autre
Guyanais célèbre, Félix
Éboué, futur
haut-fonctionnaire colonial
qui organisera la Résistance
gaulliste en Afrique
Équatoriale Française (AEF).
En 1909 Maran entrera lui
aussi dans l’administration
coloniale, juste après avoir
publié un premier recueil de
poèmes, La Maison
du bonheur. Il est
nommé « commis de 4ème
classe des affaires
indigènes » à Bangui, où il
retrouve son père, Léon
Herménégilde Maran, pour peu
de temps puisque Léon Maran
prendra sa retraite six mois
plus tard et regagnera la
maison familiale à Bordeaux.
René Maran ne semble pas
avoir été un fonctionnaire
très zélé. Pour tromper son
ennui, il se lance en 1912
dans l’écriture du roman
qui, dix ans plus tard, lui
vaudra la récompense
suprême. Bien que
bénéficiant de la double
solde du fonctionnaire
colonial, il se plaint de
manquer d’argent car, après
la mort de son père qui
survint dès 1911, il
soutient financièrement sa
mère et ses plus jeunes
frères.
René Maran ne marcha pas
très longtemps sur les
traces de son père. Il
interrompit sa carrière
coloniale à la fin de 1924,
avec le grade d’« adjoint
principal de 3ème
classe des services
civils ». Se considérant
persécuté par son
administration en raison des
positions qu’il avait prises
dans Batouala,
il jugea préférable de
s’installer à Paris et de se
consacrer à plein temps à la
carrière littéraire.
Maran fit alors
l’apprentissage de
l’existence pas toujours
facile d’un écrivain qui
doit vivre seulement de sa
plume. En 1927 il avait
épousé une demoiselle
Camille Berthelot, née en
1894. De milieu modeste, si
elle fut une épouse aimante
et dévouée, elle ne pouvait
pas l’aider à résoudre ses
problèmes financiers. Elle
survécut dix-sept ans à son
mari – lui-même décédé le 9
mai 1960 –, grâce aux
secours de divers amis du
couple, en particulier le
Président Senghor qui a
désigné en Maran « le
précurseur de la négritude
en francophonie ».
|
Batouala, véritable
roman nègre
Si
Batouala a pu
faire scandale lors
de sa parution,
c’est surtout en
raison de quelques
passages de la
préface dans
lesquels l’auteur
brosse un portrait
au vitriol de ses
collègues : « La vie
coloniale… avilit
peu à peu. Rares
sont, même parmi les
fonctionnaires, les
coloniaux qui
cultivent leur
esprit. Ils n’ont
pas la force de
résister à
l’ambiance. On
s’habitue à
l’alcool… Ces excès
et d’autres,
ignobles, conduisent
ceux qui y excellent
à la veulerie la
plus abjecte… » Le
roman lui-même est
plus équilibré. Si
les blancs n’y sont
pas gâtés, les noirs
ne le sont guère non
plus. Le livre vaut
surtout par la
peinture de deux
mondes dont les
valeurs sont si
éloignées qu’ils ne
peuvent pas se
comprendre.
Dès lors, si
Batouala
a un rapport avec le
mouvement ultérieur
de la Négritude,
c’est sans doute
parce que l’empathie
de l’auteur est
telle qu’il nous
montre la mentalité
africaine comme de
l’intérieur. Le
début, en
particulier, est
saisissant : nous
sommes Batouala, ce
vieux chef aux neuf
épouses qui vit
fièrement sa vie de
nègre, la même que
celle de ces
ancêtres, et qui
ratiocine contre les
mœurs à ses yeux
totalement exotiques
des blancs. Batouala
est un roman
« naturaliste » au
sens où il
« naturalise » les
Africains. Il les
présente comme des
êtres de sensation
bien plus que de
réflexion. Et l’on
ne peut manquer, en
le lisant, de se
remémorer
l’aphorisme de
Senghor : l’émotion
est nègre, la raison
hellène.
L’incompatibilité
entre les noirs et
les blancs se noue
autour de la valeur
du travail. Si le
nègre n’est pas
fainéant,
selon Maran, il
revendique le droit
à la
paresse (p. 21
de l’éd.
définitive).
« On vivait heureux,
jadis, avant la
venue des
‘boundjous’.
Travailler peu, et
pour soi, manger,
boire et dormir ; de
loin en loin, des
palabres sanglantes
où l’on arrachait le
foie des morts pour
manger leur courage
et se l’incorporer –
tels étaient les
seuls travaux des
noirs, jadis, avant
la venue des blancs.
À présent, les
nègres n’étaient
plus que des
esclaves… » (p. 98).
Écrit dans une prose
qui est celle des
auteurs populaires
de l’époque, proche
des romans
d’aventures,
Batouala
mérite d’être lu
encore aujourd’hui.
Il nous enseigne
l’altérité. Et s’il
risque de conforter
un certain nombre de
lecteurs dans l’idée
que la culture
africaine,
décidément, n’est
pas propice au
développement, il
n’est pas interdit
de penser que telle
était déjà la
conviction de René
Maran.
|
L’œuvre publique de Maran
est abondante. Elle
comprend, outre les romans
comme Batouala,
des œuvres pour la jeunesse
(M’Bala l’éléphant,
Djouma chien de
brousse, etc.), des
récits historiques, des
recueils de poèmes, des
romans pour adultes, des
essais, une autobiographie (Un
Homme pareil aux autres,
1947). A côté, se développe
une œuvre de propagandiste
de l’entreprise coloniale,
pas toujours facile à
repérer car publiée sous le
couvert de l’anonymat. À
partir de 1937, en effet,
Maran fut stipendié par le
« Service intercolonial »
pour rédiger des articles
qui étaient ensuite adressés
gracieusement aux journaux.
Ce travail pour le compte du
ministère français des
Colonies se poursuivit au
moins pendant une partie de
la période de l’occupation.
Maran s’est défendu d’avoir
été un collaborateur. Il a
pourtant reçu en 1942 le
prix Broquette-Gonin de
l’Académie française,
destiné à récompenser des
auteurs remarquables par
leurs « qualités morales ».
Contrairement à son ami
Félix Éboué qui servait le
général de Gaulle au Tchad,
Maran a condamné le
recrutement d’une armée
d’Afrique, en arguant que
les colonisés étaient faits
pour être protégés par leurs
maîtres et non l’inverse.
Ajoutons que, en 1949, par
décision de Cornut-Gentille,
Haut-commissaire de l’AEF,
Maran s’est vu octroyer une
allocation viagère annuelle
de 100.000 F, en témoignage
de « reconnaissance pour
l’œuvre littéraire (qu’il
avait) consacrée (à l’AEF) »
(pension qui lui fut
supprimée, à son grand dam,
par le Haut-commissaire
suivant, en 1953).
Tous ces renseignements sont
tirés du livre de Charles
Onana, René Maran,
le premier Goncourt noir
(Paris, Duboiris, 2007).
Hélas, ce livre, unique
biographie à ce jour de
Maran, pose davantage de
questions qu’il n’en résout.
Sans parler des incohérences
qu’il contient ! Dès la
première page, par exemple,
l’auteur donne
successivement le 5 décembre
et le 5 novembre 1887 comme
la date de naissance de René
Maran. Un peu plus loin, il
fait mourir la mère de Maran
(Marie Maran née Lagrandeur)
en 1913, avant de la
déclarer toujours vivante en
avril de l’année d’après.
Au-delà des erreurs
matérielles qui pourraient
être rectifiées aisément, on
déplore surtout que cette
biographie s’éloigne tant
des ouvrages que l’on voit
paraître habituellement sous
ce genre aujourd’hui. Une
biographie se doit
dorénavant d’être un livre
qui traite en détail tous
les aspects de la vie, de la
personnalité et de
l’environnement de la
personne concernée. Cela
explique pourquoi il s’agit
toujours de très gros
ouvrages, pouvant avoisiner,
voire dépasser le millier de
pages. Celui-ci, avec moins
de 200 pages, dont beaucoup
consacrées à de longues
citations de divers écrits
de Maran, est évidemment
loin du compte. C’est
dommage, car le cas de René
Maran ouvre sur de
nombreuses et passionnantes
questions qui mériteraient
d’être traitées à fond. Il
eût été fort intéressant,
pour commencer, de nous
décrire la vie quotidienne
des enfants de coloniaux
éloignés de leurs parents
pendant des années entières,
le fonctionnement des
établissements qui les
recevaient, les programmes
d’enseignement, en
particulier, pour un futur
homme de lettres, les
programmes de français.
Puisque Maran a été marqué
particulièrement par son
professeur de seconde,
Monsieur Lambinet, on
voudrait également en
apprendre davantage sur ce
maître, sa formation, ses
auteurs de prédilection
(au-delà des deux cités dans
l’éloge de Maran). Après les
années de lycée, il y a un
trou béant dans le livre de
Charles Onana : ce sont les
années d’étudiant. Il n’est
nulle part précisé quelles
études supérieures Maran a
suivies, si elles étaient en
rapport avec sa future
profession de fonctionnaire
colonial et jusqu’où il les
a menées. La vie du
fonctionnaire en Afrique est
à peine mieux traitée. Elle
semble se réduire à une
suite de corvées sans
intérêt, du moins pour
Maran, ce qui ne colle pas
avec l’idée qu’il se faisait
de la mission civilisatrice
de la France. Il est vrai
que la complexité de la
position de Maran, qui
défend les Africains sans
remettre en cause la
légitimité de l’entreprise
coloniale, n’est pas
vraiment traitée dans le
livre. Certes, Onana ne
cache pas la complexité de
l’attitude de Maran, mais il
ne va pas au-delà de ce
constat et, surtout, il ne
l’illustre pas suffisamment.
On trouve dans son livre
davantage de courriers
relatifs aux démêlés de
Maran avec son
administration que de textes
illustrant le Maran
propagandiste de la
colonisation, des textes qui
font pourtant de Maran un
personnage plus insolite et
plus intéressant. Au
demeurant, les raisons qui
ont poussé Maran à mettre
fin à sa carrière de
fonctionnaire colonial
demeurent mystérieuses. Sa
vie en Afrique était-elle
vraiment devenue impossible
après la publication de
Batouala, était-il considéré
comme un traître pour avoir
dénoncé certains abus, ou
s’était-il rendu
insupportable à ses chefs en
refusant de se plier à leurs
instructions pourtant
raisonnables ? Le dossier
demeure trop incomplet pour
qu’on puisse se faire,
là-dessus, sa propre
opinion. De même, sur la
période parisienne de Maran,
on attendrait tant de choses
qui ne sont pas dans le
livre d’Onana ! C’est qu’il
y aurait énormément à dire
sur la vie d’un écrivain
noir au cours des années 30,
puis pendant la guerre et
l’après-guerre, sur ses
fréquentations dans les
milieux intellectuels de la
capitale, ses rapports avec
les éditeurs comme avec les
journaux (puisqu’il a écrit
aussi de très nombreux
d’articles sous sa
signature).
Maran a participé au premier
Congrès mondial des
écrivains et artistes noirs
qui s’est tenu à Paris en
1956. Il était également
présent à Rome en 1959 lors
du second congrès. On sait
par ailleurs qu’il était en
relation amicale avec
l’écrivain noir américain
Mercer Cook. On aimerait
là-dessus en savoir bien
davantage. Qui était Mercer
Cook ? Comment s’étaient-ils
connus ? Quelle opinion les
deux auteurs avaient-ils de
leurs œuvres respectives ?
Sur ce point comme bien
d’autres, le livre nous
laisse entièrement sur notre
faim. Les rapports entre
Maran et ses jeunes
collègues qui furent à
l’origine du mouvement de la
Négritude en France figurent
parmi les autres points sur
lesquels on aimerait
davantage de détails. Il
manque dans le livre de
Charles Onana une analyse au
fond de la vision de
l’Africain noir qui
transparaît implicitement
dans l’œuvre de Maran, ce
qui permettrait dans un
deuxième temps de la
confronter à celle des
auteurs de la Négritude.
(1)
La psychologie de Maran,
mériterait, bien sûr, des
développements conséquents.
D’après le peu que nous en
savons, il apparaît comme un
maître du double jeu. Il se
veut du côté des opprimés
mais reste dans le camp des
oppresseurs. Il est un
colonialiste qui abhorre la
figure du colonial, raciste
et veule. Il se considère
comme persécuté par ses
chefs mais ne se sent pas
tenu de leur obéir. Il se
présente comme opposé au
régime de Vichy mais il a
travaillé pour lui au point
d’être distingué par
l’Académie française
précisément sous Vichy.
On peut mentionner pour
finir un dernier mystère non
résolu dans la vie de René
Maran, celui de ses rapports
avec l’autre sexe. S’il se
plaint de la solitude
affective en Afrique, Onana
lui prête de nombreux succès
féminins en France, au moins
jusqu’à son mariage. Il
s’est marié, on l’a dit,
en1927. L’épouse, Camille,
resta bréhaigne, comme le
prouve une lettre au couple
Senghor dans laquelle elle
se plaint de n’avoir pas eu
d’enfant. Néanmoins les
remerciements à la fin du
livre nous apprennent que
René Maran était, lui, le
père d’une fille, Paulette,
et le dossier iconographique
encarté dans le livre
contient une photo du
mariage de cette Paulette,
très blanche de peau, avec
un certain Paul Michel, en
1946. René Maran est donc
devenu père au moins une
fois, probablement quelques
années avant de se marier.
Qui était la mère de
Paulette ? Maran a-t-il
reconnu sa fille ? Quelles
relations entretenait-il
avec ces deux femmes ?
Autant de questions dont les
réponses nous éclaireraient
utilement sur la
personnalité du premier
Goncourt noir.
*****************
(1)
Sur ce point, voir
notre article "Crépuscule
de la Négritude",
http://www.madinin-art.net/litterature/crepuscule_negritude.html
*****************
Oeuvres principales de René
Maran :
Romans
- Batouala, véritable roman
nègre.
Paris : Albin Michel, 1921,
1938. Avec des illustrations
de Iacovleff. Paris :
Éditions Mornay, 1928.
Édition définitive avec
"Youmba, la mangouste":
Albin Michel, 1985, 1989,
1999. Avec une présentation,
notes, questions et
après-texte par Josiane
Grinfas : Paris : Magnard,
2002.
- Djouma, chien de
brousse...
Paris : Albin Michel, 1927.
- Journal sans date,
roman inédit. Les
Oeuvres libres (Paris)
73 (1927): 105-236.
- Le cœur serré.
Paris : Albin Michel, 1931.
- L'homme qui attend,
roman inédit et complet.
Les Oeuvres libres
(Paris) 176 (1936): 37-130.
- Un homme pareil aux autres.
Paris : Éditions
Arc-en-Ciel, 1947.
- Mbala, l'éléphant.
Illustrations de G. Barret.
Paris : Éditions
Arc-en-Ciel, 1947.
- Bacouya, le cynocéphale.
Paris : Albin Michel, 1953.
Essais
- Asepsie noire !
Paris : Laboratoires
Martinet, 1931, 45 p. ;
Paris : Jean-Michel Place,
2006, 64 p.
- Le Tchad de sable et d'or.
Documentation de Pierre
Deloncle. Paris : Revue
française, 1931.
- Afrique Équatoriale
Française : terres et races
d'avenir.
Illustré par Paul Jouve.
Paris : L'Imprimerie de
Vaugirard, 1937.
- Livingstone et
l'exploration de l'Afrique.
Paris : Gallimard, 1938.
- Brazza et la fondation de
l'A.E.F.
Paris : Gallimard, 1941.
- Les pionniers de l'empire.
Paris : Albin Michel,
1943-55. Tome 1 : Jean de
Béthencourt. Anselme
d'Isalguier. Binot le
Paulmeir de Gonneville.
Jacques Cartier. Jean
Parmentier. Nicolas Durand
de Villegaignon. Jean
Ribaut. Tome 2 : Samuel
Champlain. Belain
d'Esnambuc. Robert Cavelier
de la Salle. Tome 3 : André
Brüe. Joseph-François
Dupleix. René Madec.
Pigneaux de Behaine.
- Savorgnan de Brazza.
Paris : Éditions du Dauphin,
1951.
- Bêtes de la brousse.
Paris : Albin Michel, 1952.
- Félix Éboué, grand commis
et loyal serviteur,
1885-1944.
Paris : Éditions
Parisiennes, 1957.
- Bertrand du Guesclin,
l'épée du roi.
Paris : Albin Michel, 1960.
Nouvelles
- Peines de cœur.
Paris : "Univers," 1944.
("Peines de cœur", "L'homme
qui attend", et "Deux
amis").
- Le petit roi de Chimérie,
conte. Préface de Léon
Bocquet. Paris : Albin
Michel, 1924, 237 p.
Poésie
- La maison du bonheur.
Paris : Le Beffroi, 1909.
- La vie intérieure ; poèmes
(1909-1912).
Paris : Le Beffroi, 1912.
- Le livre du souvenir,
poèmes, 1909-1957.
Paris : Présence Africaine,
1958.
Distinctions :
Membre de
l'Académie Internationale de
Culture française de
Belgique (1953)
Prix Goncourt
(1921)
Grand Prix
Broquette-Gonin de
l'Académie française (1942)
Grand prix de la
Société des Gens de Lettres
(1949)
Prix de la Mer et
de l'Outre-Mer (1950)
Prix de Poésie de
l'Académie française (1959)