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Les portes du monde intérieur


Rejoindre le chaos

ou rejoindre le sacré



De gros porcs couinent dans les coulisses

pendant que la beauté danse dans le chant de l'oiseau



L'amour fou laboure le ciel bleu de grandes raies rouges

des anges lâchés comme des fauves remontent la voie lactée



La mort plane sur les gestes de l'érotisme planifié

les loups mangent la chair fraîche des humains

pour reconduire les peurs au fond de nos esprits



Le regard de l'enfant franchit les distances de l'inconnu

et nos fils plus grands que le miroir du monde

volent au-dessus de l'océan glacé



La corde à linge des anges où ils suspendent leurs ailes

après une dure journée de travail se tend comme un rasoir



L'architecture de l'être meurtri de secousses sismiques

s'érige comme un château de sable dans le désert

et des paroles s'évanouissent de ma vie

elles ont prises une autre chemin que le mien



La blondeur du désir devient l'immense majorité

des corps féminins ajoutent la différence à la platitude du monde



Il y a des mots lâchés au bout de la langue du serpent

qui voyagent jusqu'à la surface de l'intérieur



Absorbées par le parcours des années lumière à la vitesse des peuples cosmiques

des étoiles brûlent mes pores

et le soleil boit mon âme d'une seule gorgée



Benoist Magnat

octobre 2008







A Cristina


Sur la nuque du désir .

la Cordillère des Andes chevauche son dos

Dans les lacs glacés à l'ombre des soleils

ses yeux de perle remontent à la surface



Sur le sommet asphyxiant privé d'oxygène

je marche sur les traces de son sang

je respire sa révolte



Elle marche dans les doigts courbés d'une caresse

Elle tire le feu de la terre

Elle recrache des laves sur les ennemis du monde

elle mange des hommes comme des herbes toniques

elle trace de la main le dessein des mots

elle dessine le quotidien comme un écheveau de lignes



Les neiges étincelantes font les névés de son ventre

De sa poitrine, elle écartèle le paysage en deux fuseaux horaires

J'ai le corps déchiré de ses regards

l'âme lacérée par la lucidité

Au pied de la colline

elle repose le marbre de ses propos

et je fais renaître la virginité au pied des montagnes



Elle ne garde rien

à part des enfants qui poussent à la limite des neiges éternelles

Elle est un trait noir qui sépare le ciel de la terre

et sur le blanc de l'aube ses dents croquent des graines

Cette révolte qui monte comme un volcan de femme.



Benoist Magnat

octobre 2008



dessin de Michel Tavaglione



L'homme n'est pas le sommet de l'évolution,
C'est un être de transition.

S'il ne peut pas se dépasser,
il sera dépassé

Aurobindo



Jean-Louis Saiz « Abstraction »



Aragon écrivit ceci à la fin de sa vie,:

Je vois tout ce que vous avez devant vous de malheur de sang de lassitude
Vous n'aurez rien appris de nos illusions rien de nos faux pas compris
Nous ne vous aurons à rien servi vous devrez à votre tour payer le prix
Je vois se plier votre épaule A votre front je vois le pli des habitudes

Bien sûr bien sûr vous me direz que c'est toujours comme cela mais justement
Songez à tous ceux qui mirent leurs doigts vivants leurs mains de chair dans
l'engrenage
Pour que cela change et songez à ceux qui ne discutaient même pas leur cage
Est-ce qu'on peut avoir le droit au désespoir le droit de s'arrêter un moment

Songez qu'on arrête jamais de se battre et qu'avoir vaincu n'est trois fois
rien
Et que tout est remis en cause du moment que l'homme de l'homme est comptable
Nous avons vu faire de grandes choses mais il y en eut d'épouvantables
Car il n'est pas toujours facile de savoir où est le mal où est le bien

Et vienne un jour quand vous aurez sur vous le soleil insensé de la victoire
Rappelez-vous que nous avons aussi connu cela que d'autres sont montés
Arracher le drapeau de servitude à l'Acropole et qu'on les a jetés
Eux et leur gloire encore haletants dans la fosse commune de l'histoire

Je ne dis pas cela pour démoraliser Il faut regarder le néant
En face pour savoir en triompher Le chant n'est pas moins beau quand il
décline
Il faut savoir ailleurs l'entendre qui renaît comme l'écho dans les collines
Nous ne sommes pas seuls au monde à chanter et le drame est l'ensemble des
chants

Le drame il faut savoir y tenir sa partie et même qu'une voix se taise
Sachez-le toujours le chour profond reprend la phrase interrompue
Du moment que jusqu'au bout de lui-même Le chanteur a fait ce qu'il a pu
Qu'importe si chemin faisant vous allez m'abandonner comme une hypothèse





Michel Tavaglione « portrait de Benoît XVI »



mais voilà le vrai portrait de Benoist XVI par Jean-Luc Magnat











Bonjour,



Ci-dessous, une fable écrite par Jean de La Fontaine un jour qu'il lisait un poème de Benoist Magnat en même temps qu'il écoutait François Fillon à la télévision. (authentique, bien sûr).



Jean-Philippe Parmentier






Le bûcheron, le saigneur, Fillon et les Caisses d'Epargne.


Un humble bûcheron, de courage animé
Epargnait en son temps, quelques troncs allongés.
En chaque coup de rein qu'il offrait à l'ouvrage,
Voyait pour ses enfants s'accroître l'héritage.
Car pour un bûcheron, l'avenir est peu sûr
Et pour sa descendance, il faut prévoir des murs,


Près de là guerroyait un saigneur impulsif
Très fier de son château, de ces chênes, de ses ifs
Qui pensait en sa chance par nature méritée
Car il était de ceux que nature a gâtés
La guerre était un jeu, c'était son apanage.
Les ruines à ces pieds étaient champs de carnages.


Or un jour, par oubli que tout n'est pas jouet,
Que le feu, pour repas, ne choisit pas son met
Le saigneur , fit la guerre à aussi fou que lui
Et vit par prompt retour périr ce qu'il chérit.
Ce furent châteaux et poutres qui par le feu périrent
Meubles vieux, bois précieux, le même sort subirent ,


Lors, le roi décida, par grande amitié,
Qu'il fallait secourir ce triste infortuné,
Que sinon le désastre ruinerait la contrée,
Qu'à sauver le saigneur il fallait contribuer.
Les troncs du bûcheron furent réquisitionnés,
Laissant tous ces enfants sans un toit où loger.


Comprenne qui pourra la morale décrite,
Aujourd'hui, les saigneurs ont pour arme l'argent
Et quand le jeu s'égare, quand la folie les prend
On appelle au secours les hommes de mérite
Epargnez pour loger vos voisins de galère,
Fillon vous volera vos heures de misère.

Agnès Denes





bruit de nuit



petit bruit anodin

dans la nuit

les yeux fermés

fenêtre ouverte

sur jardin

ce n'était pas la radio

ça ne venait pas d'en haut

un petit écho

concerto

tantôt

flamenco

mélo

petit écho

musical

valse autrichienne

mélodie polynésienne

pas logique

uno doué tré

accent Italien

ou était-ce brésilien

ça ne pouvait être martien

ou était-ce asiatique

une chanson acadienne

accents canadien

grec, latin ou arménien

polonais, russe, ou roumain

au loin des tam-tams africains

la nuit

aoûtienne

premier diagnostic

moustique

l'écho sadique, tragique

rien de folklorique

d'excentrique

un moustique se serait trahi

un moustique arrête de chanter

quand il a piqué

des mots

s'échappaient du dico

c'était ça le petit bruit de la nuit

les feuilles bougeaient

chantaient

des mots trapézistes

illusionnistes

un

par

un

à

la

file

indienne

sortaient du dico

ce n'était que des mots

le petit écho

au petit matin

l'air était parfumé

bouquets de mots

lisibles

des bouquets de mots

parfumaient la chambre

le dico était tombé

ouvert sur la page 346

Il manquait un mot

Espéranto

sur le chevet

le stylo

le papier blanc

bruit de nuit

était écrit

éblouie

en calligraphie

dans un coin du tableau

un autographe d'un lexicographe

LEJZER LUDWIK ZAMENHOF 1887



une nuit 2004

pour ne pas oublier un autre bruit



Zorica Sentic





cliquez sur l'image


Daniel Bonhomme "Iter ou énergie"




La Pluie Mélancolie



A l'oubli du ciel bleu

Il est des cimes d'arbre

Qui sifflent aux oiseaux

Puis attendent un an

La saison de l'exode





A l'oubli du ciel bleu

Il est des feuilles vertes

Qui s'agitent au vent

Dessinant la paresse

D'un espoir vain qui dure



ô dors encor destin

Rougis tendre à mon cour

Comme un tapis d'honneur

Que la tiédeur du temps

De ses branches caresse



La neige des nuages

Se fait lente à descendre

Poser ses lèvres douces

Puis l'orage électrique

Met à feu la raison





Quand le sol noirci fume

Que les oiseaux reviennent

Des jours gommant les rides

La pluie mélancolie

Rappelle la forêt





Veronika Daae , le 01/09/2008









Mort en ligne










Else.


Sa robe bleu Copenhague me regarde. Dans la lumière tamisée de la vidéo nocturne son visage porcelaine nacre est penché.



La souris me traverse la tête et mes yeux clignotent rouge. 1 000 filaments WIFI me ligotent.



Comme un cygne le cou d'Else s'articule ma main lascive est inerte. Les bouts de doigts imaginent la caresse des touches le baiser des lettres noires. Le clavier flotte sous mes paupières.



Quatre notes de glace percent mes songes de leur sabre MANGA. Else sème vers moi des gouttes tièdes mon cybercorps se macule de trous miroirs. La chaise se cabre les roulettes reculent. Au plafond les pixels flashent de faisceaux rouges et verts aurore cannibale.




Else s'accroupit et déploie ses ailes. Des taches noires s'étalent tentant de la retenir sur l'écran. Son corps vêtu de plumes se pose et pèse sur mon cour qu'elle enserre.



« Vous avez des e-mails »


Tout s'éteint. Silence.




Veronika Daae le 25/08/2008



http://akinorev31.mabulle.com/





Indivisibles

Sans titre huit



Confettis

Raifort le matin

Brutal émoi hoquetant

Lancinantes cymbales épileptiques

Nos sexes velours sont des enfants navigateurs

Dans leur voyage autour du globe ils fendent la banquise fondue



.......................................



La buée aveugle nos cours aplatis dans les doubles vitrages

Tandis que la pluie mouille nos souliers dans la cour

Insidieusement nos ventres se caressent

Mille langues sont tendues

Le cocon de soie

Nous retient





Veronika Daae le 19/09/2008



Je comprends qu'elle soit triste (B.M.)

NOUVELLES FEUILLES MORTES

O je voudrais tant que l'on se souvienne
des jours noirs où nous étions soumis
à des lois xénophobes
où les étoiles
ne s'allumaient pas seulement dans le ciel
C'est une chanson qui recommence
On traque
on parque
et on embarque
Nous voudrions tous vivre ensemble
mais c'est jamais
jamais fini
Comme si les pages de l'Histoire
n'étaient que des feuilles mortes
qu'on ramasse à la pelle
Aujourd'hui c'est les Sans Papiers
qu'on ramasse en masse à la pelle

et au besoin au tracto-pelle

C'est plus du cas par cas

Mais c'est du K parqué

du Kafka



Et l'Etat sépare ceux qui s'aiment

tout doucement

sans faire de bruit
et la plupart des gens s'en foutent
s'en foutent
comme de l'an Quarante
...
Qui s'en souvient
de l'an quarante
Où l'on mettait en quarantaine
par car entiers

des cas

des cas

des cas
des K

par cas



YVES LE CAR

 


Photos de seins: un crime, en France ?


Pour avoir osé envoyer quatre cartes postales représentant des seins nus, l'artiste de mail-art Philippe Pissier est aujourd'hui passible de trois ans d'emprisonnement. Il est accusé de trouble à l'ordre public.

 



Le mail-art est une forme d'art qui consiste à envoyer des oeuvres d'art par la Poste. En juin 2008, l'artiste Philippe Pissier est invité à participer à une exposition de mail-art érotique en Allemagne. Il envoie donc, dûment timbrées, quatre cartes postales représentant - attention, attention - le buste d'une jolie femme. Détail fatal: elle porte sur chaque sein non pas des piercings mais des pinces à linge. Saisi d'une vertueuse indignation, le centre de tri postal porte immédiatement plainte.

Estimant, sans doute elle aussi, que des images de poitrine féminine sont pornographiques, Isabelle Ardeef, substitut du procureur de la République de Cahors, ordonne une enquête préliminaire. Convoqué à la gendarmerie, Philippe Pissier apprend qu'il est passible de trois ans d'emprisonnement et de 175.000 euros d'amende, en vertu de l'article 227-24 du code pénal. Motif : trouble à l'ordre public et mise en danger du psychisme des enfants par une oeuvre pornographique.

Philippe Pissier proteste: "Je suis majeur, les employés du centre de tri postal sont majeurs, le facteur est majeur et le destinataire est majeur. Je ne vois pas où est le problème." Le voilà pourtant perquisitionné à son domicile. Le 3 juillet, la brigade de recherche de Cahors emporte son ordinateur et quelques dizaines de ses oeuvres. Depuis. rien. Philippe Pissier, privé de son outil de travail, attend de savoir ce que la justice française lui réserve.

Le 11 septembre, un journal local - L'Echo - titre ironiquement : "Un dangereux artiste démasqué dans le Lot": "Si une telle image mobilise à ce point les forces de l'ordre, à quoi doivent s'attendre les maisons de la presse, kiosques à journaux, galeries de peinture et musées, où la nudité dépasse souvent abondamment la mise en image d'une paire de seins, même ornée de pinces à linge." Le journaliste rappelle avec justesse qu'à une certaine époque les papes faisaient mettre des slips aux statues et aux anges des fresques.

Dans la Dépêche du Midi, un confrère, Florian Moutafian, s'interroge avec angoisse: "Va-t-on fermer les musées, les maisons de la presse et arrêter les pubs pour le gel douche (avec poitrines apparentes bien plus accessibles aux mineurs)?". Maître Baduel, l'avocat de Philippe Pissier, trouve la plaisanterie moins drôle: "Il faut se demander si la shariah est applicable à Cahors, dit-il. Je peux comprendre qu'à Dubai on conseille aux touristes d'éviter le monokini, mais en France? Sommes-nous donc maintenant en terre d'islam?"

Au tribunal de Cahors, ni le président ni le procureur de la République ne semblent au courant de l'affaire. Le substitut, Isabelle Ardeef, refuse de communiquer. Officiellement, "l'enquête suit son cours." Une enquête qui, probablement, amènera les autorités à interdire non seulement les cartes postales grivoises (en vente partout sur notre territoire) mais l'allaitement au sein (une forme sournoise et rampante de pédophilie, à coup sûr). Les mères ne sont-elles pas coupables de montrer leurs seins nus à de si jeunes âmes? Scandale épouvantable, elles se font même titiller les tétons par leur propre progéniture, dans le but - soyons-en certains - de se procurer d'inavouables sensations.



Si vous aussi vous voulez participer de cette grande oeuvre de restauration morale, je vous suggère d'encourager les autorités à combattre les seins nus. Envoyez vos encouragements au TGI de Cahors sous la forme d'une carte postale. Une suggestion au hasard : envoyez la reproduction de ce chef d'oeuvre de l'école de Fontainebleau - Gabrielle d'Estrées - montrant la belle Gaby se faire pincer un téton par sa soeur. Ce tableau est en libre accès au Louvre où tous les enfants peuvent le voir. La Poste portera-t-elle plainte contre vous? Les gendarmes viendront-ils perquisitionner à votre domicile? L'enquête prendra-t-elle un an? ou deux? Récupérerez-vous votre ordinateur en état de marche après avoir purgé votre peine? Cela peut sembler ahurissant - de la science fiction - et pourtant. Cela se passe en France en ce moment.

Envoyé par Corinne Ruffet



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André Rouillé


Le vide, la mort, la merde.


25 sept. 2008

 



On a beaucoup parlé d'argent, de niveaux d'enchères, de spéculation à propos de cette frange mince, mais tellement visible, de l'«art d'affaires» qui agite en ce moment, sinon durablement, le monde de l'art contemporain international. A juste raison. Parce que pour cet art à grand spectacle, cet art de la démesure, l'argent est devenu un matériau.
L'«art d'affaires» est donc moins un art de collectionneurs que de spéculateurs. Un art d'enchères et de surenchères. Un art tendu vers le dépassement des limites de l'art, condamné à l'excès permanent. Excès des prix, démesure des tailles, choc des sujets, outrance des protocoles, et même véritable profanation des lieux de présentation comme dans l'actuelle opération Jeff Koons au château de Versailles.
Il ne s'agit pas là, en effet, de légitime rencontre entre deux versions du kitsch, comme on a pu le lire, mais de l'intrusion sacrilège de l'extrême kitsch dans l'un des joyaux du baroque français.

Le sens de l'opération Koons à Versailles consiste à relever un défi: outrepasser des frontières établies pour faire admettre des produits trivialement artistiques dans l'un des lieux consacrés du patrimoine culturel mondial. Ce qui fera événement (fût-ce en dépit du bon sens), enclenchera polémiques et commentaires (dont celui-ci!), et générera de l'information, donc de la valeur.

Mais ces opérations de l'«art d'affaires» ne sont pas à la portée de n'importe qui! Il a fallu que François Pinault investisse beaucoup sur les ouvres de Jeff Koons. Il a fallu qu'il s'assure de la collaboration, de la complicité, sinon de la docilité, d'un ancien ministre. Il a fallu que ledit ancien ministre soit dûment propulsé à la tête du domaine de Versailles. Il a fallu, enfin, mobiliser le petit groupe des possesseurs d'ouvres de Koons pour investir dans l'opération.

Toute cette mécanique longue et dispendieuse n'est pas rien. Mais c'est elle qui permet d'élever des objets usinés par une cohorte de fabricateurs au firmament des cotes du marché. C'est elle qui crée cette sorte de valeur artistique aberrante dans laquelle la part esthétique n'est plus que l'effet de la part marchande, dans laquelle la qualité est devenue le sous-produit de la quantité. Autrement dit, dans l'«art d'affaires», est beau ce qui est (très) cher.

C'est ainsi que des ouvres d'une Amérique exténuées ont, sous les formes usées de fétiches kitsch aux surfaces uniment réfléchissantes, parvenues à installer le vide absolu au panthéon de l'art international. Comme pour symboliser malgré elles un monde lisse, sans consistance, sans épaisseur, sans intériorité ni sens. Un monde suspendu dans l'éternel présent du vide et du dérisoire, terriblement aveugle à la réalité du monde.

Alors que Jeff Koons vend très cher des icônes de la vacuité et de la trivialité désincarnée du monde, l'autre vedette de l'«art d'affaires», Damien Hirst, en propose une autre version, tout aussi spectaculaire, mais totalement tragique, hantée par la mort sous des formes actualisées des vanités de la peinture des XVIIe et XVIIIe siècles. Damien Hirst, qui vient de faire en deux jours une vente phénoménale de 140 millions d'euros, décline donc à l'envi, aux yeux des riches amateurs d'art de ce bas monde, les thèmes philosophiques de l'impermanence de l'homme, de l'inéluctabilité de la mort, de la futilité des plaisirs, et bien sûr de la fragilité des biens terrestres.
Au lieu d'être confronté, chez Jeff Koons, à la vacuité plate du monde, on est amené à éprouver, avec Damien Hirst, le sentiment hautement moral de la vanité du genre humain.

Son fameux requin suspendu dans le formol d'une grande vitrine-aquarium, éloquemment intitulé The Physical Impossibility of Death in the Mind of Someone Living (1991), est une habile déclinaison du «Souviens toi que tu vas mourir» des vanités. Au-delà du titre, cette devise s'actualise dans le dispositif formel lui-même où la vitrine-aquarium, le formol et le requin combinés confondent les apparences de la vie et de la force avec la réalité de la mort.
La vanité n'est pas moins évidente dans For the Love of God (2007), le célèbre crâne en platine que Damien Hirst a fait recouvrir de 8601 diamants, et vendu 74 millions d'euros à un acheteur fortuné que l'ouvre fera assurément méditer sur la futilité des choses de ce monde.

Au vide et à la mort, la dernière série de grandes photographies en couleur d'Andres Serrano ajoute la merde. Tels sont les visions, les échos et les effluves que la grande scène de l'art contemporain, celle qui est la plus en vue, transmet du monde.
L'époque est bien loin où un artiste moderne comme Albert Renger-Patzsch, ébloui par les mirages du progrès, inaugurait la Nouvelle Objectivité en 1928 avec un recueil de photographies intitulé Le monde est beau.

Chacun avec sa «personnalité», les cinquante deux étrons alignés côte à côte dans la grande salle de la galerie Yvon Lambert regardent et dominent le visiteur, directement, sans détour. Le choc et la force font vaciller les limites du supportable et du représentable.
Cette façon de toujours se situer à l'extrême limite de la décence, de la morale, de l'acceptable est, au risque permanent du scandale, une constante chez Andres Serrano. Son Piss Christ (un crucifix plongé dans un bocal de pisse) a enflammé toute l'Amérique puritaine et conservatrice. Le monde entier a frémi devant ses très picturaux clichés de cadavres calcinés, ouverts et recousus, tuméfiés et balafrés, pris en gros plans à la morgue.

Chez Andres Serrano, la merde rejoint la mort, non en tant que destin de l'homme (comme dans les vanités), mais en tant qu'exclusion : ce que l'on fuit, abhorre et exclut ; ce que l'on ne peut pas supporter de regarder. Dans l'exclusion, la mort et la merde côtoient encore toutes les marginaux, les extrêmes et les déviants, des «Nomades» au Ku Klux Klan, qui jalonnent les confins du monde occidental.

C'est toujours violent, spectaculaire, et terriblement ambigu. C'est souvent grand, beau, fort, et politique aussi. Mais c'est, là encore, l'image d'un monde qui semble avoir dramatiquement oublié la vie.


André Rouillé.

Alastair Mackie





JABRUN s'explique...au regard de la déconfiture du monde ,l'ART-naque de l'ART-gent le pousse à cette écriture .Vous n'êtes pas obligé de lire ma colère et vous avez le droit de n'être pas d'accord avec moi.

Que fait JABrun après que ces deux "figures" de l'"ART" que sont Duchamp et son impasse dadaïque du"ready made" et Andy Warhol qui par son art a voulu liquider la peinture en l'industrialisant à partir d'images simples et colorées ,Marilyn ,Che Guevara ,en soi-disant la Pop>>ularisant , soient montés au firmament de l'Art.

JABrun PEINT et CREE du JABrun à savoir je pose mon regard sur le monde que je vis et transpose mon foisonnement réflexif interne sur divers supports dans l'immanence, la tempérance ,le respect de l'autre de la relation artistique et le soucis de la beauté. Mais je vis artistiquement dans l'impermanence d'où la création de mon concept "Trucmuche", cache douleur de créateur.



Je comprends l'histrionisme de Warhol coincé dans son a-sexuation psychique , et sa boulimie pulsionnelle scopique ,qui l'a conduit dans ce que je considère être une impasse de l'art ,alors que seuls temps et histoire pourront en dire quelque chose. Pour MOI l'art ne s'arrête pas avec Duchamp et Warhol . Ils ont ouvert la porte de l'Art Con-ceptuel et Content-pour-rien où tout devient ART parce que "L'ART-GENT"et une certaine "religiosité" du monde s'en sont mélés pour le capturer à leur profit. Je ne vais pas m'étendre là dessus sous peine d'être traité d'anti-sémite ,d'anté-christ ,d'athée prosélyte, de fasciste, de communiste ,d'extrême droite et que sais-je encore pour me faire taire alors que je pense librement. Quand tout est ART il n'y a plus d'ART .Je vais simplement donner trois point de réflexions pour éclairer cette question.

1/Depuis la nuit des temps cherchons des créations judaïques dans le monde des arts graphiques et sculptural: Combien en trouvons nous ? (Ce qui n'est pas le cas pour la musique qui compte de nombreux créateurs! Ou pour l'écriture !Ce n'est donc pas une question de création au sens classique du terme dont il s'agit de relever la particularité dans la relation aux Arts Plastiques)

Qui tiennent les grandes Galeries et Fondations du monde? Qui sont Les critiques d'art les plus influents pour axer le monde vers le conceptuel et l'abstrait ?Qui détient l'argent du monde ? Qui assigne à l'Art d'être de gauche où de droite ?Quels pays font la pluie et le beau temps sur l'Art "Content-pour-rien", "Con-ceptuel" et la politique du monde?



2/ Chez les Musulmans cherchons les représentations graphiques autres que géométriques et des sculptures à représentations humaines ayant contribué à l'art mondial. Combien d'artistes connaissons-nous ayant travaillé dans ce sens? Combien aujourd'hui ?Ceci n'est qu'un constat sur l'art pictural que l'on peut voir dans les pays essentiellement de religion Musulmane et pas une critique des modes de pensée ,ni de la liberté de croire que je respecte fondamentalement. Alors qu'en France il y a une multitude de plasticiens ,sculpteurs ,peintre au kilomètre carré.



3/ Les "Protestants américains" fuient le baroque d'essence européenne et comme les Musulmans ont un problème métaphysique avec les "icônes" ils sont plus poussés vers les "délires créatifs" allant vers l'abstractif .D'où ce goût marqué pour les anglos-saxons pour le "conceptuel" , l'art abstrait ,les installations ,le ready-made sur lequel ils ont sauté à pieds joints..... Les gens de l'écriture et du livre se sont engagés dans ce processus ,place naturelle pour eux et sont devenus les garants de cette institutionnalisation de l'Art derrière la "phagocytisation" du terme "Contemporain" .

Le religieux et l'argent ont à partir de ces principes totalitarisé la vie artistique comme c'était le cas autrefois pour la Chrétienté Catholique. Ces entités ont réussi ainsi à DEMONETISER l'Art pratiqué en Europe et à faire passer les créateurs comme moi et tant d'autres pour des ringards obsolètes ,déclarés incultes ,artistes naïfs* voire jaloux de ne point occuper la place critiquée. Elles vont même dans les expos actuelles mettre des médiateurs qui viennent expliquer aux visiteurs insensibles, le pourquoi du comment des"oeuvres" exposées tellement "l'Art proposé "par ces tartineurs de ritournelles ou par ces "trastouilleurs" de matières tristes, est loin des canons du beau, du sensible, de l'émotion ,trop près de l'anecdote du type pot de J-P Raynaud devant Beaubourg, des Buren-neries , des Jeff Koons-séries". En fait nous sommes là dans de "l'ART-naque" soutenue par "l'ART-gent" et l'industrie qui ont réussi le tour de force de squatter l'ART à leur profit en privant l'amateur de son propre jugement sur l'ART et l'ART-tiste de sa liberté de mise en scène de son expérience de créateur .Et certains nous parlent de "Désir du Capitalisme" ?

Jusqu'à ce jour pratiquement toutes les expositions "d'ART dit Contemporain" que j'ai pu voir sont constituées pratiquement de mises en place d'anecdotes plus ou moins heureuses visant l'entrée dans les espaces publics et leur envahissement (musées,fondations,galeries ,édifices publics ,jardins, parcs...Biennales). EX:L'Oracle 65 de Rauschenberg Robert ,le container Zéro 88 de J-P Raynaud, le Wagon de Robert Kusmirowski 2006,In the Name of the Father de Damien Hirst...Monumenta d'Anselme Kiefer, plus ou moins morbide ,plus ou moins plâtrée plombée, sont des exemples parfait pour mon dire. La liste des anecdotes du "fait parce que jamais fait" de l'Art-content-pour-rien est impressionnante .Les tartineurs de misère, les tritureurs de charogne ,les compilateurs de castagnettes folles , les entubeurs de résine désespérés ,les empafeurs de fictions à deux balles enfanteurs d'indifférence ,les engendreurs de surdités y pullulent soutenus par la "Famille" (constituée comme une Maffia de l'Art) et sont caution de ce malentendu introduit sur le dos de Duchamp avec son pissotière portatif ou sa roue de bicyclette sur tabouret. Bravo à Pinoncelli pour son coup de marteau(pour des tas de raisons) !

Heureusement l'Europe Baroque se réveille et refait honneur comme moi à la matière pour la métamorphoser en minceur et transparences et être le médium d'un message pour l'autre de la peinture , le regardeur-co-créateur que la "famille content-pour-rien" a pris en otage et a qui je donne sa vrai place indispensable à l'ART.Que l'Afrique mystico-symbolique défend aujourd'hui les valeurs de son Art traditionnel. Que les Arts du monde soutiennent leurs créativités.

Seulement comment dégraisser le mamouth'ARTde son enrobage idéologique frelaté et de sa fric-assez? Et de ses FRAC-assez colonisés par la "famille". Hélas je vois mal la République de l'Art prise en otage par cette association pyramidale s'autoprotégeant se libérer de son joug .La création n'exsite que par la souffrance qui la supporte celle que j'évoque ici n'en est qu'une de plus . Je ne serai pas un tartineur de misère pour autant ,ni un rastaquouère pipeux ,pas plus qu'un brochetteur de mots/maux pour être passeur de surdité. Je continue à être un "ringard" passeur d'émotions et de spiritualité dans une création où je suis totalement engagé n'en déplaise à Nicolas Bourriaud* qui aboie avec les loups(éditorial-Beaux Arts magasine M01081-276 p26).Je lui conseille par ailleurs de revoir la question du désir car il me donne l'impression de n'en rien savoir. Le gogo est toujours du côté du manche! Et ne s'est souvent pas donné les moyens d'en savoir quelque chose .Mais de sa personnalité qu'en est-il ?Son désir c'est quoi au juste? Le Capitalisme est une idéologie qui mène aujourd'hui le monde et les naïfs dont je suis probablement(adhérant à la MDA)y voient quand même plus loin que le bout de leur nez . Ils ne confondent pas fonctionnement du Capitalisme (qu'il appelle désir du capitalisme*) dans lequel ils sont eux aussi pris (affaire de pouvoirs en place) et DESIR qui suppose un rapport à la VERITE qui elle est bien au-delà des effets de structure des systèmes politiques subis Mr Bourriaud.

Mon désir n'est pas d'aller dans le sens de l'Autre mais bien dans le mien jusqu'à être un rat des champs plutôt qu'un rat des villes .Toujours gênants les rats des champs car leur liberté d'être et de penser leur permet une liberté de parole qui n'a pas de prix. Pour sa gouverne :mieux vaut être né grand artiste (ce qui n'est pas mon cas je ne suis que taraudé par mon désir de création) et ne pas pouvoir le devenir parce que le DESIR est respecté à cœur plutôt que d'être un "artiste" ayant vendu son âme au diable en oubliant justement son désir et être devenu un fabriquant d'objets de consommation pour l'autre du pouvoir , une question de DESIR. Voilà pourquoi des Gauguin, Van Gogh, Chaissac ,Le facteur cheval , Matisse ,Balthus ,Chagall ,Picasso ,Nicolas de Staël et tant d'autres seront pour moi plus exemplaires au sens du mystère spirituel qu'ils ont introduits dans mon existence que des Raynaud , Buren ,Koons , Haring...pour lesquels rien de spirituel ne se passe pour moi. Buren à Sérignan ça occupe l'espace Bof ! Haring à Pise sur une façade, bon rien...une façade salopée! Alors que j'y ai vu des Graffs somptueux....

Je tenais ici à sortir de moi ce qui me pesait au regard de mon rapport à l'ART .Je pourrais évoquer encore tout ce que l'Art dit Contemporain nous propose comme "RIEN" sans talents mais avec beaucoup de moyens pour l' imposer à la sagacité du public..... Chacun peut à son tour s'interroger sur ce que l'organisation occulte mondiale de l'Art lui propose comme champ de vision....Avec Chéri Samba je peux dire OUI les musées d'Art Moderne sont racistes fondamentalement et plus largement encore que la question raciale .Le clivage raciste passe par la "Famille" on en est ou on en est pas.Chéri Samba n'en est pas d'où sa plainte et moi je n'en serais jamais.

C'est ma manière de voir et comprendre ce qui se passe dans l'ART aujourd'hui que je soumets au champ de l'Autre. Dessiner est devenu ringard pour l'institution ,Peindre est logé à la même enseigne .Je dessine , je peins ,je sculpte et fais encore bien d'autres choses ringardes ,mais que s'est bon. Bien à vous et pour l'Art qui Calle Sophie dans la "famille"," prenez soin de vous"...



JABrun







Annuaire national du spectacle




Intermittents ATTENTION DANGER !!!



"Le gout de la vérité n'empêche pas de prendre parti" Albert Camus

ATTENTION DANGER


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A tous les artistes et techniciens du spectacle ,

Aux compagnie de danse, de cirque, de musique, de théâtre,

Aux responsables culturels,

Aux journalistes,

Aux femmes et aux hommes,


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Mesdames,Messieurs,

Aujourd'hui dans ce pays de nombreux artistes et des techniciens des spectacles disparaissent.

Ils ne peuvent plus exercer leur métier.

Les ASSEDICS contrôlent (ce qui est normal) et s'en prennent actuellement aux artistes et techniciens intermittents de Charente-Maritime en renouvellement de droit.

Pendant ces contrôles qui durent 10 mois, 1an, 2an, toute allocation de chômage est SUSPENDUE. Les ressources mensuelles sont diminué de moitié, voir de trois quart, voir tout à fait pour certains, ce qui a pour conséquence immédiate un manque à vivre qui est dramatique pour les familles.

Les autres départements ne sont pas épargné. La direction des assedics forte du nouveau protocole 2007 contrôle essentiellement les "petites" structures artistiques. (Ceux qui ont une administration simplifié, qui n'ont pas une équipe qui gère les finances, qui non pas de conseillers juridiques...)

Les assedics sont à l'affut de la moindre erreur, sur la dénomination de l'emploi, sur le nombre d'heures, sur les contrats, sur le siège social, sur les personnes composant le bureau, sur les signatures, sur les formations, sur les spectacles, les répétitions non payées, etc.

Les artistes sont attaqués sur la forme de leur travail, à savoir s'il existe un lien de subordination entre les salariés et les associations qui les emploient.

Les ASSEDIC s'attaquent de façon individuelle à chaque intermittent, (personne ne sera épargné) et non plus au statut.

Ils cassent ainsi l'effet de groupe et de grève possible comme en 2003.

Ce processus permet aux Assedics de radier le maximum d'artistes du spectacle, des techniciens, et ainsi de chômeurs (le nombre de chômeur diminue !!!)

Certains d'entre nous ont été rayés. Certains ont arrêté d'eux même tant la pression est forte et déstabilisante.

Certains sont dans une très grande misère morale et financière. Ces contrôles sont dégradant et humiliants.

Hypocrisie de la part des ASSEDIC sur le rapport entre les artistes, les techniciens, et les associations employeurs.

Non-connaissance totale(et hypocrisie) par le personnel des Assedic des métiers du spectacle.

Nous devons rester solidaires.

Soyons lucides. Nos métiers existent par ce que les ASSEDIC existent aussi. Les salaires (cachets) et les allocations Assedic permettentde travailler honnêtement et de vire décemment car le travail des femmes et des hommes du spectacle ne se cantonne pas uniquement à la représentation.

Ces métiers, comme d'autres, exigent en amont tout un travail de préparation.

Il y a des jours de répétitions, de construction, de formation, de maitenance... de comptabilité, de recherche de financement, de budget à préparer, de recherche de public, de communication, de ventes de spectacles...

C'est un métier à prendre dans sa globalité, un métier qui existe grâce au public, un métier qui demande des heures et des heures de travail.

Sans Assedic les artistes professionnels du spectacle et les techniciens vont disparaître.

Nous ne pourrons plus exister.

Personnes ne sera épargné.

C'est la volonté des Assedic, de l'Unedic et du MEDEF.

La réduction drastique des budgets de l'éducation artistique va, elle aussi dans le même sens.

Que pouvons nous faire ?

Ne plus payer les cotisations Assedic ?

Porter un triangle rouge sur le coeur ?

Changer de métier ?

Devenir une profession libérale ?

Commencer une grève non stop dès maintenant... et empêcher tous les spectacles et festivals d'exister ?


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Si vous êtes sur les rangs, depuis combien de temps êtes vous contrôlés... ?

Ou ? Qui ? Combien ?

Avez-vous des infos ?






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Cher(e)s ami(e)s,

Chers amis des Enfants de Don Quichotte, L'Acte 1 est dans vos salles de cinéma, et évidemment il doit être vu par le plus grand nombre.
En effet, le film est un outil pour sensibiliser, convaincre et mobiliser. Il faut donc qu'il touche celles et ceux qui ne sont pas inscrit(e)s sur cette News-letter et pour cela, vous devez aller le voir, puis vous devez en parler, à vos amis, collègues, sur le net etc... Ce film ne pourra atteindre sa cible que par le bouche-à-oreilles, que par vos réseaux formels ou informels, par le bruit que vous arriverez à faire autour. Et il ne restera en salle que s'il est "rentable" pour le cinéma, donc s'il fait suffisamment d'entrées. Alors, on compte sur vous !

A très vite,

PS. Pour les associations ou tous ceux qui veulent, il est possible d'organiser des projections et des débats autour du film. Renseignez-vous auprès de l'exploitant de votre cinéma.






ci dessous la présentation de la rencontre qui se déroule dans le cadre
des 8èmes Rencontres Technologiques Matériaux, Innovation et Eco-Conception.

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Impacts écologiques des tournages

Cinéma au Soleil, le réseau Professionnel de la filière Image en
Provence-Alpes Côte d'Azur va rassembler autour d'une table-ronde des
professionnels de l'audiovisuel et du développement durable. Cette
rencontre sera un premier pas vers une démarche de responsabilité
environnementale qui prendra toute son ampleur en 2009.

L'action sera menée avec la Commission du Film Ile de France, qui a
publié en avril 2007 la première étude en France sur l'empreinte
écologique des tournages, en partenariat avec la FICAM (Fédération des
Industries du Cinéma, de l'Audiovisuel et du Multimédia) et l'AFAR
(Association Française des Assistants Réalisateurs). L'objectif de cette
table-ronde est de recueillir les points de vue des professionnels de
l'image et les suggestions des experts en environnement pour démarrer
une vraie démarche au sein de la filière Image.

Les invités échangeront sur les points suivants, concernant les
activités de tournage :
Quels sont les postes les plus « impactants » sur l'environnement ?
Quels sont les freins et opportunités à une démarche de développement
durable ?
Pistes de réflexion pour diminuer/compenser cet impact.

Interviendront :

Christian Caroz, Responsable du Pôle Entreprises de la délégation
régionale PACA de l'ADEME

Corinne Rufet, Présidente de la Commission du Film Ile de France

Gilles Schmitt, Directeur Général d'Eurima (conseil, audit, formation,
coaching et étude en qualité, environnement, sécurité et développement
durable)

Vassili Meimaris, Responsable de la Commission Régionale du Film -
Provence-Alpes-Côte d'Azur

Pascal Tomasini, Directeur de production de Plus Belle La Vie (France 3)

Lydie Fenech, Directrice Générale, PRIDES Image

Tous les professionnels de l'audiovisuel et du développement durable
sont bien sûr chaleureusement conviés pour émettre des pistes de
réflexion et de travail, concernant la prise en compte du facteur
environnemental, au sein de la filière Image.

Cinéma au Soleil, le réseau professionnel de la filière image en
Provence-Alpes-Côte d'Azur

En tant que PRIDES* Image, la mission de Cinéma au Soleil est de fédérer
en réseau les acteurs de la filière Image autour d'une nouvelle
dynamique économique, basée sur la formation, l'emploi, la coopération
et la responsabilité sociale, capable d'accompagner les entreprises dans
leurs projets de croissance et d'innovation.

* Pôle Régional d'Innovation et de Développement Economique Solidaire

www.cinemaausoleil.com

Lieu: 8èmes Rencontres Techn MIEC, à l'IPFM (Inst de Promo et de Format
aux Métiers de la Mer), bd Toussai La seyne sur mer
Contact: contactez Nathalie WILLIAMS nathalie@cinemaausoleil.comCet
e-mail est protégé contre les robots collecteurs de mails, votre
navigateur doit accepter le Javascript pour le voir 04 91 05 81 04 ou 06
72 68 99 64

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Dernier spectacle de l'année...



FOUS DE BASSIN

SAMEDI 01 NOVEMBRE A 19H

PLAN D'EAU SAINT-SUSPI A MIRAMAS

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A Genève



andata . ritorno

laboratoire d'art contemporain

a le plaisir de vous inviter au vernissage de l'exposition

Robert Solyom



« Erosions »

Carte blanche A Bras le corps



***



Exposition du 28 octobre au 8 novembre 2008

Vernissage le 28 0ctobre dès 18 heures



***

Evénement



Mardi 28 octobre à 19 h

Présentation par le mouvement A bras le corps

du projet d'édition autour de Robert Solyom

Lecture du textes par Julia Batinova & José Lillo



Mardi 4 novembre à 19 h

Débat : « immersions » (peinture/photo/cinéma)



Vendredi 7 novembre au CAC-Voltaire

Projection du film de Jacques Dutoit

Détruire et Reconstruire, 2006

Un documentaire sur Robert Solyom



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andata.ritorno laboratoire d'art contemporain

37, rue du Stand, 1204 Genève, Tél. 022 329 60 69

Ouvert du mercredi au samedi de 14.00 heures à 18.00 heures

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Nous sommes heureux de vous annoncer la sortie des Territoires de la Folie, un texte de Sylvie Durbec.



Elle a inscrit ses pas dans ceux de deux Suisses : l'écrivain Robert Walser et l'artiste Louis Soutter. Ayant connu l'un et l'autre, dans la deuxième partie de leurs vies un long enfermement dans des asiles d'aliénés, ce sont ces territoires que l'auteure est allée explorer en les faisant revivre dans leur quotidien de la folie.



Sylvie Durbec est lauréate du Prix Jean Follain 2008.



L'ouvrage a été illustré par Valérie Crausaz, d'origine suisse, et ancienne élève des Beaux-Arts de Nîmes et diplômée de Montpellier.



TERRITOIRES DE LA FOLIE de Sylvie Durbec

Illustrations de Valérie Crausaz

format :11 X 17

60 pages

ISBN 2-9523435-8-6

12 ? franco de port



Envoi de Cousu Main de Carpentras