Les portes du
monde intérieur
Rejoindre le chaos
ou rejoindre le sacré
De gros porcs couinent dans les
coulisses
pendant que la beauté danse dans le
chant de l'oiseau
L'amour fou laboure le ciel bleu de
grandes raies rouges
des anges lâchés comme des fauves
remontent la voie lactée
La mort plane sur les gestes de
l'érotisme planifié
les loups mangent la chair fraîche
des humains
pour reconduire les peurs au fond de
nos esprits
Le regard de l'enfant franchit les
distances de l'inconnu
et nos fils plus grands que le
miroir du monde
volent au-dessus de l'océan glacé
La corde à linge des anges où ils
suspendent leurs ailes
après une dure journée de travail se
tend comme un rasoir
L'architecture de l'être meurtri de
secousses sismiques
s'érige comme un château de sable
dans le désert
et des paroles s'évanouissent de ma
vie
elles ont prises une autre chemin
que le mien
La blondeur du désir devient
l'immense majorité
des corps féminins ajoutent la
différence à la platitude du monde
Il y a des mots lâchés au bout de la
langue du serpent
qui voyagent jusqu'à la surface de
l'intérieur
Absorbées par le parcours des années
lumière à la vitesse des peuples
cosmiques
des étoiles brûlent mes pores
et le soleil boit mon âme d'une
seule gorgée
Benoist Magnat
octobre 2008
A Cristina
Sur la nuque du
désir .
la Cordillère des Andes chevauche
son dos
Dans les lacs glacés à l'ombre des
soleils
ses yeux de perle remontent à la
surface
Sur le sommet asphyxiant privé
d'oxygène
je marche sur les traces de son sang
je respire sa révolte
Elle marche dans les doigts courbés
d'une caresse
Elle tire le feu de la terre
Elle recrache des laves sur les
ennemis du monde
elle mange des hommes comme des
herbes toniques
elle trace de la main le dessein des
mots
elle dessine le quotidien comme un
écheveau de lignes
Les neiges étincelantes font les
névés de son ventre
De sa poitrine, elle écartèle le
paysage en deux fuseaux horaires
J'ai le corps déchiré de ses regards
l'âme lacérée par la lucidité
Au pied de la colline
elle repose le marbre de ses propos
et je fais renaître la virginité au
pied des montagnes
Elle ne garde rien
à part des enfants qui poussent à la
limite des neiges éternelles
Elle est un trait noir qui sépare le
ciel de la terre
et sur le blanc de l'aube ses dents
croquent des graines
Cette révolte qui monte comme un
volcan de femme.
Benoist Magnat
octobre 2008
dessin de Michel Tavaglione
L'homme n'est pas le sommet de
l'évolution,
C'est un être de transition.
S'il ne peut pas se dépasser,
il sera dépassé
Aurobindo
Jean-Louis Saiz « Abstraction »
Aragon écrivit ceci à la fin de sa
vie,:
Je vois tout ce que vous avez devant
vous de malheur de sang de lassitude
Vous n'aurez rien appris de nos
illusions rien de nos faux pas
compris
Nous ne vous aurons à rien servi
vous devrez à votre tour payer le
prix
Je vois se plier votre épaule A
votre front je vois le pli des
habitudes
Bien sûr bien sûr vous me direz que
c'est toujours comme cela mais
justement
Songez à tous ceux qui mirent leurs
doigts vivants leurs mains de chair
dans
l'engrenage
Pour que cela change et songez à
ceux qui ne discutaient même pas
leur cage
Est-ce qu'on peut avoir le droit au
désespoir le droit de s'arrêter un
moment
Songez qu'on arrête jamais de se
battre et qu'avoir vaincu n'est
trois fois
rien
Et que tout est remis en cause du
moment que l'homme de l'homme est
comptable
Nous avons vu faire de grandes
choses mais il y en eut
d'épouvantables
Car il n'est pas toujours facile de
savoir où est le mal où est le bien
Et vienne un jour quand vous aurez
sur vous le soleil insensé de la
victoire
Rappelez-vous que nous avons aussi
connu cela que d'autres sont montés
Arracher le drapeau de servitude à
l'Acropole et qu'on les a jetés
Eux et leur gloire encore haletants
dans la fosse commune de l'histoire
Je ne dis pas cela pour démoraliser
Il faut regarder le néant
En face pour savoir en triompher Le
chant n'est pas moins beau quand il
décline
Il faut savoir ailleurs l'entendre
qui renaît comme l'écho dans les
collines
Nous ne sommes pas seuls au monde à
chanter et le drame est l'ensemble
des
chants
Le drame il faut savoir y tenir sa
partie et même qu'une voix se taise
Sachez-le toujours le chour profond
reprend la phrase interrompue
Du moment que jusqu'au bout de
lui-même Le chanteur a fait ce qu'il
a pu
Qu'importe si chemin faisant vous
allez m'abandonner comme une
hypothèse
Michel Tavaglione « portrait de
Benoît XVI »
mais voilà le vrai portrait de
Benoist XVI par Jean-Luc Magnat
Bonjour,
Ci-dessous, une fable écrite par
Jean de La Fontaine un jour qu'il
lisait un poème de Benoist Magnat en
même temps qu'il écoutait François
Fillon à la télévision.
(authentique, bien sûr).
Jean-Philippe Parmentier
Le bûcheron, le
saigneur, Fillon et les Caisses
d'Epargne.
Un humble bûcheron, de courage animé
Epargnait en son temps, quelques
troncs allongés.
En chaque coup de rein qu'il offrait
à l'ouvrage,
Voyait pour ses enfants s'accroître
l'héritage.
Car pour un bûcheron, l'avenir est
peu sûr
Et pour sa descendance, il faut
prévoir des murs,
Près de là guerroyait un saigneur
impulsif
Très fier de son château, de ces
chênes, de ses ifs
Qui pensait en sa chance par nature
méritée
Car il était de ceux que nature a
gâtés
La guerre était un jeu, c'était son
apanage.
Les ruines à ces pieds étaient
champs de carnages.
Or un jour, par oubli que tout n'est
pas jouet,
Que le feu, pour repas, ne choisit
pas son met
Le saigneur , fit la guerre à aussi
fou que lui
Et vit par prompt retour périr ce
qu'il chérit.
Ce furent châteaux et poutres qui
par le feu périrent
Meubles vieux, bois précieux, le
même sort subirent ,
Lors, le roi décida, par grande
amitié,
Qu'il fallait secourir ce triste
infortuné,
Que sinon le désastre ruinerait la
contrée,
Qu'à sauver le saigneur il fallait
contribuer.
Les troncs du bûcheron furent
réquisitionnés,
Laissant tous ces enfants sans un
toit où loger.
Comprenne qui pourra la morale
décrite,
Aujourd'hui, les saigneurs ont pour
arme l'argent
Et quand le jeu s'égare, quand la
folie les prend
On appelle au secours les hommes de
mérite
Epargnez pour loger vos voisins de
galère,
Fillon vous volera vos heures de
misère.
Agnès Denes
bruit de nuit
petit bruit anodin
dans la nuit
les yeux fermés
fenêtre ouverte
sur jardin
ce n'était pas la radio
ça ne venait pas d'en haut
un petit écho
concerto
tantôt
flamenco
mélo
petit écho
musical
valse autrichienne
mélodie polynésienne
pas logique
uno doué tré
accent Italien
ou était-ce brésilien
ça ne pouvait être martien
ou était-ce asiatique
une chanson acadienne
accents canadien
grec, latin ou arménien
polonais, russe, ou roumain
au loin des tam-tams africains
la nuit
aoûtienne
premier diagnostic
moustique
l'écho sadique, tragique
rien de folklorique
d'excentrique
un moustique se serait trahi
un moustique arrête de chanter
quand il a piqué
des mots
s'échappaient du dico
c'était ça le petit bruit de la nuit
les feuilles bougeaient
chantaient
des mots trapézistes
illusionnistes
un
par
un
à
la
file
indienne
sortaient du dico
ce n'était que des mots
le petit écho
au petit matin
l'air était parfumé
bouquets de mots
lisibles
des bouquets de mots
parfumaient la chambre
le dico était tombé
ouvert sur la page 346
Il manquait un mot
Espéranto
sur le chevet
le stylo
le papier blanc
bruit de nuit
était écrit
éblouie
en calligraphie
dans un coin du tableau
un autographe d'un lexicographe
LEJZER LUDWIK ZAMENHOF 1887
une nuit 2004
pour ne pas oublier un autre bruit
Zorica Sentic
cliquez sur l'image
Daniel Bonhomme "Iter ou énergie"
La Pluie
Mélancolie
A l'oubli du ciel bleu
Il est des cimes d'arbre
Qui sifflent aux oiseaux
Puis attendent un an
La saison de l'exode
A l'oubli du ciel bleu
Il est des feuilles vertes
Qui s'agitent au vent
Dessinant la paresse
D'un espoir vain qui dure
ô dors encor destin
Rougis tendre à mon cour
Comme un tapis d'honneur
Que la tiédeur du temps
De ses branches caresse
La neige des nuages
Se fait lente à descendre
Poser ses lèvres douces
Puis l'orage électrique
Met à feu la raison
Quand le sol noirci fume
Que les oiseaux reviennent
Des jours gommant les rides
La pluie mélancolie
Rappelle la forêt
Veronika Daae , le 01/09/2008
Mort en ligne
Else.
Sa robe bleu Copenhague me regarde.
Dans la lumière tamisée de la vidéo
nocturne son visage porcelaine nacre
est penché.
La souris me traverse la tête et mes
yeux clignotent rouge. 1 000
filaments WIFI me ligotent.
Comme un cygne le cou d'Else
s'articule ma main lascive est
inerte. Les bouts de doigts
imaginent la caresse des touches le
baiser des lettres noires. Le
clavier flotte sous mes paupières.
Quatre notes de glace percent mes
songes de leur sabre MANGA. Else
sème vers moi des gouttes tièdes mon
cybercorps se macule de trous
miroirs. La chaise se cabre les
roulettes reculent. Au plafond les
pixels flashent de faisceaux rouges
et verts aurore cannibale.
Else s'accroupit et déploie ses
ailes. Des taches noires s'étalent
tentant de la retenir sur l'écran.
Son corps vêtu de plumes se pose et
pèse sur mon cour qu'elle enserre.
« Vous avez des e-mails »
Tout s'éteint. Silence.
Veronika Daae le 25/08/2008
http://akinorev31.mabulle.com/
Indivisibles
Sans titre huit
Confettis
Raifort le matin
Brutal émoi hoquetant
Lancinantes cymbales épileptiques
Nos sexes velours sont des enfants
navigateurs
Dans leur voyage autour du globe ils
fendent la banquise fondue
.......................................
La buée aveugle nos cours aplatis
dans les doubles vitrages
Tandis que la pluie mouille nos
souliers dans la cour
Insidieusement nos ventres se
caressent
Mille langues sont tendues
Le cocon de soie
Nous retient
Veronika Daae le 19/09/2008
Je comprends qu'elle soit triste (B.M.)
NOUVELLES FEUILLES MORTES
O je voudrais tant que l'on se
souvienne
des jours noirs où nous étions
soumis
à des lois xénophobes
où les étoiles
ne s'allumaient pas seulement dans
le ciel
C'est une chanson qui recommence
On traque
on parque
et on embarque
Nous voudrions tous vivre ensemble
mais c'est jamais
jamais fini
Comme si les pages de l'Histoire
n'étaient que des feuilles mortes
qu'on ramasse à la pelle
Aujourd'hui c'est les Sans Papiers
qu'on ramasse en masse à la pelle
et au besoin au tracto-pelle
C'est plus du cas par cas
Mais c'est du K parqué
du Kafka
Et l'Etat sépare ceux qui s'aiment
tout doucement
sans faire de bruit
et la plupart des gens s'en foutent
s'en foutent
comme de l'an Quarante
...
Qui s'en souvient
de l'an quarante
Où l'on mettait en quarantaine
par car entiers
des cas
des cas
des cas
des K
par cas
YVES LE CAR
Photos de seins:
un crime, en France ?
Pour avoir osé envoyer quatre
cartes postales représentant des
seins nus, l'artiste de mail-art
Philippe Pissier est aujourd'hui
passible de trois ans
d'emprisonnement. Il est accusé de
trouble à l'ordre public.
Le mail-art est une forme d'art qui
consiste à envoyer des oeuvres d'art
par la Poste. En juin 2008,
l'artiste Philippe Pissier est
invité à participer à une exposition
de mail-art érotique en Allemagne.
Il envoie donc, dûment timbrées,
quatre cartes postales représentant
- attention, attention - le buste
d'une jolie femme. Détail fatal:
elle porte sur chaque sein non pas
des piercings mais des pinces à
linge. Saisi d'une vertueuse
indignation, le centre de tri postal
porte immédiatement plainte.
Estimant, sans doute elle aussi, que
des images de poitrine féminine sont
pornographiques, Isabelle Ardeef,
substitut du procureur de la
République de Cahors, ordonne une
enquête préliminaire. Convoqué à la
gendarmerie, Philippe Pissier
apprend qu'il est passible de trois
ans d'emprisonnement et de 175.000
euros d'amende, en vertu de
l'article 227-24 du code pénal.
Motif : trouble à l'ordre public et
mise en danger du psychisme des
enfants par une oeuvre
pornographique.
Philippe Pissier proteste: "Je suis
majeur, les employés du centre de
tri postal sont majeurs, le facteur
est majeur et le destinataire est
majeur. Je ne vois pas où est le
problème." Le voilà pourtant
perquisitionné à son domicile. Le 3
juillet, la brigade de recherche de
Cahors emporte son ordinateur et
quelques dizaines de ses oeuvres.
Depuis. rien. Philippe Pissier,
privé de son outil de travail,
attend de savoir ce que la justice
française lui réserve.
Le 11 septembre, un journal local -
L'Echo - titre ironiquement : "Un
dangereux artiste démasqué dans le
Lot": "Si une telle image mobilise à
ce point les forces de l'ordre, à
quoi doivent s'attendre les maisons
de la presse, kiosques à journaux,
galeries de peinture et musées, où
la nudité dépasse souvent
abondamment la mise en image d'une
paire de seins, même ornée de pinces
à linge." Le journaliste rappelle
avec justesse qu'à une certaine
époque les papes faisaient mettre
des slips aux statues et aux anges
des fresques.
Dans la Dépêche du Midi, un
confrère, Florian Moutafian,
s'interroge avec angoisse: "Va-t-on
fermer les musées, les maisons de la
presse et arrêter les pubs pour le
gel douche (avec poitrines
apparentes bien plus accessibles aux
mineurs)?". Maître Baduel, l'avocat
de Philippe Pissier, trouve la
plaisanterie moins drôle: "Il faut
se demander si la shariah est
applicable à Cahors, dit-il. Je peux
comprendre qu'à Dubai on conseille
aux touristes d'éviter le monokini,
mais en France? Sommes-nous donc
maintenant en terre d'islam?"
Au tribunal de Cahors, ni le
président ni le procureur de la
République ne semblent au courant de
l'affaire. Le substitut, Isabelle
Ardeef, refuse de communiquer.
Officiellement, "l'enquête suit son
cours." Une enquête qui,
probablement, amènera les autorités
à interdire non seulement les cartes
postales grivoises (en vente partout
sur notre territoire) mais
l'allaitement au sein (une forme
sournoise et rampante de pédophilie,
à coup sûr). Les mères ne sont-elles
pas coupables de montrer leurs seins
nus à de si jeunes âmes? Scandale
épouvantable, elles se font même
titiller les tétons par leur propre
progéniture, dans le but - soyons-en
certains - de se procurer
d'inavouables sensations.
Si vous aussi vous voulez participer
de cette grande oeuvre de
restauration morale, je vous suggère
d'encourager les autorités à
combattre les seins nus. Envoyez vos
encouragements au TGI de Cahors sous
la forme d'une carte postale. Une
suggestion au hasard : envoyez la
reproduction de ce chef d'oeuvre de
l'école de Fontainebleau - Gabrielle
d'Estrées - montrant la belle Gaby
se faire pincer un téton par sa
soeur. Ce tableau est en libre accès
au Louvre où tous les enfants
peuvent le voir. La Poste
portera-t-elle plainte contre vous?
Les gendarmes viendront-ils
perquisitionner à votre domicile?
L'enquête prendra-t-elle un an? ou
deux? Récupérerez-vous votre
ordinateur en état de marche après
avoir purgé votre peine? Cela peut
sembler ahurissant - de la science
fiction - et pourtant. Cela se passe
en France en ce moment.
Envoyé par Corinne Ruffet
000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000000
André Rouillé
Le vide, la mort,
la merde.
25 sept. 2008
On a beaucoup parlé d'argent, de
niveaux d'enchères, de spéculation à
propos de cette frange mince, mais
tellement visible, de l'«art
d'affaires» qui agite en ce moment,
sinon durablement, le monde de l'art
contemporain international. A juste
raison. Parce que pour cet art à
grand spectacle, cet art de la
démesure, l'argent est devenu un
matériau.
L'«art d'affaires» est donc moins un
art de collectionneurs que de
spéculateurs. Un art d'enchères et
de surenchères. Un art tendu vers le
dépassement des limites de l'art,
condamné à l'excès permanent. Excès
des prix, démesure des tailles, choc
des sujets, outrance des protocoles,
et même véritable profanation des
lieux de présentation comme dans
l'actuelle opération Jeff Koons au
château de Versailles.
Il ne s'agit pas là, en effet, de
légitime rencontre entre deux
versions du kitsch, comme on a pu le
lire, mais de l'intrusion sacrilège
de l'extrême kitsch dans l'un des
joyaux du baroque français.
Le sens de l'opération Koons à
Versailles consiste à relever un
défi: outrepasser des frontières
établies pour faire admettre des
produits trivialement artistiques
dans l'un des lieux consacrés du
patrimoine culturel mondial. Ce qui
fera événement (fût-ce en dépit du
bon sens), enclenchera polémiques et
commentaires (dont celui-ci!), et
générera de l'information, donc de
la valeur.
Mais ces opérations de l'«art
d'affaires» ne sont pas à la portée
de n'importe qui! Il a fallu que
François Pinault investisse beaucoup
sur les ouvres de Jeff Koons. Il a
fallu qu'il s'assure de la
collaboration, de la complicité,
sinon de la docilité, d'un ancien
ministre. Il a fallu que ledit
ancien ministre soit dûment propulsé
à la tête du domaine de Versailles.
Il a fallu, enfin, mobiliser le
petit groupe des possesseurs
d'ouvres de Koons pour investir dans
l'opération.
Toute cette mécanique longue et
dispendieuse n'est pas rien. Mais
c'est elle qui permet d'élever des
objets usinés par une cohorte de
fabricateurs au firmament des cotes
du marché. C'est elle qui crée cette
sorte de valeur artistique aberrante
dans laquelle la part esthétique
n'est plus que l'effet de la part
marchande, dans laquelle la qualité
est devenue le sous-produit de la
quantité. Autrement dit, dans l'«art
d'affaires», est beau ce qui est
(très) cher.
C'est ainsi que des ouvres d'une
Amérique exténuées ont, sous les
formes usées de fétiches kitsch aux
surfaces uniment réfléchissantes,
parvenues à installer le vide absolu
au panthéon de l'art international.
Comme pour symboliser malgré elles
un monde lisse, sans consistance,
sans épaisseur, sans intériorité ni
sens. Un monde suspendu dans
l'éternel présent du vide et du
dérisoire, terriblement aveugle à la
réalité du monde.
Alors que Jeff Koons vend très cher
des icônes de la vacuité et de la
trivialité désincarnée du monde,
l'autre vedette de l'«art
d'affaires», Damien Hirst, en
propose une autre version, tout
aussi spectaculaire, mais totalement
tragique, hantée par la mort sous
des formes actualisées des vanités
de la peinture des XVIIe et XVIIIe
siècles. Damien Hirst, qui vient de
faire en deux jours une vente
phénoménale de 140 millions d'euros,
décline donc à l'envi, aux yeux des
riches amateurs d'art de ce bas
monde, les thèmes philosophiques de
l'impermanence de l'homme, de
l'inéluctabilité de la mort, de la
futilité des plaisirs, et bien sûr
de la fragilité des biens
terrestres.
Au lieu d'être confronté, chez Jeff
Koons, à la vacuité plate du monde,
on est amené à éprouver, avec Damien
Hirst, le sentiment hautement moral
de la vanité du genre humain.
Son fameux requin suspendu dans le
formol d'une grande
vitrine-aquarium, éloquemment
intitulé The Physical Impossibility
of Death in the Mind of Someone
Living (1991), est une habile
déclinaison du «Souviens toi que tu
vas mourir» des vanités. Au-delà du
titre, cette devise s'actualise dans
le dispositif formel lui-même où la
vitrine-aquarium, le formol et le
requin combinés confondent les
apparences de la vie et de la force
avec la réalité de la mort.
La vanité n'est pas moins évidente
dans For the Love of God (2007), le
célèbre crâne en platine que Damien
Hirst a fait recouvrir de 8601
diamants, et vendu 74 millions
d'euros à un acheteur fortuné que
l'ouvre fera assurément méditer sur
la futilité des choses de ce monde.
Au vide et à la mort, la dernière
série de grandes photographies en
couleur d'Andres Serrano ajoute la
merde. Tels sont les visions, les
échos et les effluves que la grande
scène de l'art contemporain, celle
qui est la plus en vue, transmet du
monde.
L'époque est bien loin où un artiste
moderne comme Albert Renger-Patzsch,
ébloui par les mirages du progrès,
inaugurait la Nouvelle Objectivité
en 1928 avec un recueil de
photographies intitulé Le monde est
beau.
Chacun avec sa «personnalité», les
cinquante deux étrons alignés côte à
côte dans la grande salle de la
galerie Yvon Lambert regardent et
dominent le visiteur, directement,
sans détour. Le choc et la force
font vaciller les limites du
supportable et du représentable.
Cette façon de toujours se situer à
l'extrême limite de la décence, de
la morale, de l'acceptable est, au
risque permanent du scandale, une
constante chez Andres Serrano. Son
Piss Christ (un crucifix plongé dans
un bocal de pisse) a enflammé toute
l'Amérique puritaine et
conservatrice. Le monde entier a
frémi devant ses très picturaux
clichés de cadavres calcinés,
ouverts et recousus, tuméfiés et
balafrés, pris en gros plans à la
morgue.
Chez Andres Serrano, la merde
rejoint la mort, non en tant que
destin de l'homme (comme dans les
vanités), mais en tant qu'exclusion
: ce que l'on fuit, abhorre et
exclut ; ce que l'on ne peut pas
supporter de regarder. Dans
l'exclusion, la mort et la merde
côtoient encore toutes les
marginaux, les extrêmes et les
déviants, des «Nomades» au Ku Klux
Klan, qui jalonnent les confins du
monde occidental.
C'est toujours violent,
spectaculaire, et terriblement
ambigu. C'est souvent grand, beau,
fort, et politique aussi. Mais
c'est, là encore, l'image d'un monde
qui semble avoir dramatiquement
oublié la vie.
André Rouillé.
Alastair Mackie
JABRUN s'explique...au regard de la
déconfiture du monde ,l'ART-naque de
l'ART-gent le pousse à cette
écriture .Vous n'êtes pas obligé de
lire ma colère et vous avez le droit
de n'être pas d'accord avec moi.
Que fait JABrun après que ces deux
"figures" de l'"ART" que sont
Duchamp et son impasse dadaïque
du"ready made" et Andy Warhol qui
par son art a voulu liquider la
peinture en l'industrialisant à
partir d'images simples et colorées
,Marilyn ,Che Guevara ,en soi-disant
la Pop>>ularisant , soient montés au
firmament de l'Art.
JABrun PEINT et CREE du JABrun à
savoir je pose mon regard sur le
monde que je vis et transpose mon
foisonnement réflexif interne sur
divers supports dans l'immanence, la
tempérance ,le respect de l'autre de
la relation artistique et le soucis
de la beauté. Mais je vis
artistiquement dans l'impermanence
d'où la création de mon concept
"Trucmuche", cache douleur de
créateur.
Je comprends l'histrionisme de
Warhol coincé dans son a-sexuation
psychique , et sa boulimie
pulsionnelle scopique ,qui l'a
conduit dans ce que je considère
être une impasse de l'art ,alors que
seuls temps et histoire pourront en
dire quelque chose. Pour MOI l'art
ne s'arrête pas avec Duchamp et
Warhol . Ils ont ouvert la porte de
l'Art Con-ceptuel et
Content-pour-rien où tout devient
ART parce que "L'ART-GENT"et une
certaine "religiosité" du monde s'en
sont mélés pour le capturer à leur
profit. Je ne vais pas m'étendre là
dessus sous peine d'être traité d'anti-sémite
,d'anté-christ ,d'athée prosélyte,
de fasciste, de communiste
,d'extrême droite et que sais-je
encore pour me faire taire alors que
je pense librement. Quand tout est
ART il n'y a plus d'ART .Je vais
simplement donner trois point de
réflexions pour éclairer cette
question.
1/Depuis la nuit des temps cherchons
des créations judaïques dans le
monde des arts graphiques et
sculptural: Combien en trouvons nous
? (Ce qui n'est pas le cas pour la
musique qui compte de nombreux
créateurs! Ou pour l'écriture !Ce
n'est donc pas une question de
création au sens classique du terme
dont il s'agit de relever la
particularité dans la relation aux
Arts Plastiques)
Qui tiennent les grandes Galeries et
Fondations du monde? Qui sont Les
critiques d'art les plus influents
pour axer le monde vers le
conceptuel et l'abstrait ?Qui
détient l'argent du monde ? Qui
assigne à l'Art d'être de gauche où
de droite ?Quels pays font la pluie
et le beau temps sur l'Art
"Content-pour-rien", "Con-ceptuel"
et la politique du monde?
2/ Chez les Musulmans cherchons les
représentations graphiques autres
que géométriques et des sculptures à
représentations humaines ayant
contribué à l'art mondial. Combien
d'artistes connaissons-nous ayant
travaillé dans ce sens? Combien
aujourd'hui ?Ceci n'est qu'un
constat sur l'art pictural que l'on
peut voir dans les pays
essentiellement de religion
Musulmane et pas une critique des
modes de pensée ,ni de la liberté de
croire que je respecte
fondamentalement. Alors qu'en France
il y a une multitude de plasticiens
,sculpteurs ,peintre au kilomètre
carré.
3/ Les "Protestants américains"
fuient le baroque d'essence
européenne et comme les Musulmans
ont un problème métaphysique avec
les "icônes" ils sont plus poussés
vers les "délires créatifs" allant
vers l'abstractif .D'où ce goût
marqué pour les anglos-saxons pour
le "conceptuel" , l'art abstrait
,les installations ,le ready-made
sur lequel ils ont sauté à pieds
joints..... Les gens de l'écriture
et du livre se sont engagés dans ce
processus ,place naturelle pour eux
et sont devenus les garants de cette
institutionnalisation de l'Art
derrière la "phagocytisation" du
terme "Contemporain" .
Le religieux et l'argent ont à
partir de ces principes totalitarisé
la vie artistique comme c'était le
cas autrefois pour la Chrétienté
Catholique. Ces entités ont réussi
ainsi à DEMONETISER l'Art pratiqué
en Europe et à faire passer les
créateurs comme moi et tant d'autres
pour des ringards obsolètes
,déclarés incultes ,artistes naïfs*
voire jaloux de ne point occuper la
place critiquée. Elles vont même
dans les expos actuelles mettre des
médiateurs qui viennent expliquer
aux visiteurs insensibles, le
pourquoi du comment des"oeuvres"
exposées tellement "l'Art proposé
"par ces tartineurs de ritournelles
ou par ces "trastouilleurs" de
matières tristes, est loin des
canons du beau, du sensible, de
l'émotion ,trop près de l'anecdote
du type pot de J-P Raynaud devant
Beaubourg, des Buren-neries , des
Jeff Koons-séries". En fait nous
sommes là dans de "l'ART-naque"
soutenue par "l'ART-gent" et
l'industrie qui ont réussi le tour
de force de squatter l'ART à leur
profit en privant l'amateur de son
propre jugement sur l'ART et l'ART-tiste
de sa liberté de mise en scène de
son expérience de créateur .Et
certains nous parlent de "Désir du
Capitalisme" ?
Jusqu'à ce jour pratiquement toutes
les expositions "d'ART dit
Contemporain" que j'ai pu voir sont
constituées pratiquement de mises en
place d'anecdotes plus ou moins
heureuses visant l'entrée dans les
espaces publics et leur
envahissement (musées,fondations,galeries
,édifices publics ,jardins,
parcs...Biennales). EX:L'Oracle 65
de Rauschenberg Robert ,le container
Zéro 88 de J-P Raynaud, le Wagon de
Robert Kusmirowski 2006,In the Name
of the Father de Damien Hirst...Monumenta
d'Anselme Kiefer, plus ou moins
morbide ,plus ou moins plâtrée
plombée, sont des exemples parfait
pour mon dire. La liste des
anecdotes du "fait parce que jamais
fait" de l'Art-content-pour-rien est
impressionnante .Les tartineurs de
misère, les tritureurs de charogne
,les compilateurs de castagnettes
folles , les entubeurs de résine
désespérés ,les empafeurs de
fictions à deux balles enfanteurs
d'indifférence ,les engendreurs de
surdités y pullulent soutenus par la
"Famille" (constituée comme une
Maffia de l'Art) et sont caution de
ce malentendu introduit sur le dos
de Duchamp avec son pissotière
portatif ou sa roue de bicyclette
sur tabouret. Bravo à Pinoncelli
pour son coup de marteau(pour des
tas de raisons) !
Heureusement l'Europe Baroque se
réveille et refait honneur comme moi
à la matière pour la métamorphoser
en minceur et transparences et être
le médium d'un message pour l'autre
de la peinture , le regardeur-co-créateur
que la "famille content-pour-rien" a
pris en otage et a qui je donne sa
vrai place indispensable à l'ART.Que
l'Afrique mystico-symbolique défend
aujourd'hui les valeurs de son Art
traditionnel. Que les Arts du monde
soutiennent leurs créativités.
Seulement comment dégraisser le
mamouth'ARTde son enrobage
idéologique frelaté et de sa
fric-assez? Et de ses FRAC-assez
colonisés par la "famille". Hélas je
vois mal la République de l'Art
prise en otage par cette association
pyramidale s'autoprotégeant se
libérer de son joug .La création n'exsite
que par la souffrance qui la
supporte celle que j'évoque ici n'en
est qu'une de plus . Je ne serai pas
un tartineur de misère pour autant
,ni un rastaquouère pipeux ,pas plus
qu'un brochetteur de mots/maux pour
être passeur de surdité. Je continue
à être un "ringard" passeur
d'émotions et de spiritualité dans
une création où je suis totalement
engagé n'en déplaise à Nicolas
Bourriaud* qui aboie avec les
loups(éditorial-Beaux Arts magasine
M01081-276 p26).Je lui conseille par
ailleurs de revoir la question du
désir car il me donne l'impression
de n'en rien savoir. Le gogo est
toujours du côté du manche! Et ne
s'est souvent pas donné les moyens
d'en savoir quelque chose .Mais de
sa personnalité qu'en est-il ?Son
désir c'est quoi au juste? Le
Capitalisme est une idéologie qui
mène aujourd'hui le monde et les
naïfs dont je suis
probablement(adhérant à la MDA)y
voient quand même plus loin que le
bout de leur nez . Ils ne confondent
pas fonctionnement du Capitalisme
(qu'il appelle désir du
capitalisme*) dans lequel ils sont
eux aussi pris (affaire de pouvoirs
en place) et DESIR qui suppose un
rapport à la VERITE qui elle est
bien au-delà des effets de structure
des systèmes politiques subis Mr
Bourriaud.
Mon désir n'est pas d'aller dans le
sens de l'Autre mais bien dans le
mien jusqu'à être un rat des champs
plutôt qu'un rat des villes
.Toujours gênants les rats des
champs car leur liberté d'être et de
penser leur permet une liberté de
parole qui n'a pas de prix. Pour sa
gouverne :mieux vaut être né grand
artiste (ce qui n'est pas mon cas je
ne suis que taraudé par mon désir de
création) et ne pas pouvoir le
devenir parce que le DESIR est
respecté à cœur plutôt que d'être un
"artiste" ayant vendu son âme au
diable en oubliant justement son
désir et être devenu un fabriquant
d'objets de consommation pour
l'autre du pouvoir , une question de
DESIR. Voilà pourquoi des Gauguin,
Van Gogh, Chaissac ,Le facteur
cheval , Matisse ,Balthus ,Chagall
,Picasso ,Nicolas de Staël et tant
d'autres seront pour moi plus
exemplaires au sens du mystère
spirituel qu'ils ont introduits dans
mon existence que des Raynaud ,
Buren ,Koons , Haring...pour
lesquels rien de spirituel ne se
passe pour moi. Buren à Sérignan ça
occupe l'espace Bof ! Haring à Pise
sur une façade, bon rien...une
façade salopée! Alors que j'y ai vu
des Graffs somptueux....
Je tenais ici à sortir de moi ce qui
me pesait au regard de mon rapport à
l'ART .Je pourrais évoquer encore
tout ce que l'Art dit Contemporain
nous propose comme "RIEN" sans
talents mais avec beaucoup de moyens
pour l' imposer à la sagacité du
public..... Chacun peut à son tour
s'interroger sur ce que
l'organisation occulte mondiale de
l'Art lui propose comme champ de
vision....Avec Chéri Samba je peux
dire OUI les musées d'Art Moderne
sont racistes fondamentalement et
plus largement encore que la
question raciale .Le clivage raciste
passe par la "Famille" on en est ou
on en est pas.Chéri Samba n'en est
pas d'où sa plainte et moi je n'en
serais jamais.
C'est ma manière de voir et
comprendre ce qui se passe dans
l'ART aujourd'hui que je soumets au
champ de l'Autre. Dessiner est
devenu ringard pour l'institution
,Peindre est logé à la même enseigne
.Je dessine , je peins ,je sculpte
et fais encore bien d'autres choses
ringardes ,mais que s'est bon. Bien
à vous et pour l'Art qui Calle
Sophie dans la "famille"," prenez
soin de vous"...
JABrun
Annuaire national du spectacle
Intermittents ATTENTION DANGER !!!
"Le gout de la vérité n'empêche pas
de prendre parti" Albert Camus
ATTENTION DANGER
--------------------------------------------------------------------
A tous les artistes et techniciens
du spectacle ,
Aux compagnie de danse, de cirque,
de musique, de théâtre,
Aux responsables culturels,
Aux journalistes,
Aux femmes et aux hommes,
--------------------------------------------------------------------
Mesdames,Messieurs,
Aujourd'hui dans ce pays de nombreux
artistes et des techniciens des
spectacles disparaissent.
Ils ne peuvent plus exercer leur
métier.
Les ASSEDICS contrôlent (ce qui est
normal) et s'en prennent
actuellement aux artistes et
techniciens intermittents de
Charente-Maritime en renouvellement
de droit.
Pendant ces contrôles qui durent 10
mois, 1an, 2an, toute allocation de
chômage est SUSPENDUE. Les
ressources mensuelles sont diminué
de moitié, voir de trois quart, voir
tout à fait pour certains, ce qui a
pour conséquence immédiate un manque
à vivre qui est dramatique pour les
familles.
Les autres départements ne sont pas
épargné. La direction des assedics
forte du nouveau protocole 2007
contrôle essentiellement les
"petites" structures artistiques.
(Ceux qui ont une administration
simplifié, qui n'ont pas une équipe
qui gère les finances, qui non pas
de conseillers juridiques...)
Les assedics sont à l'affut de la
moindre erreur, sur la dénomination
de l'emploi, sur le nombre d'heures,
sur les contrats, sur le siège
social, sur les personnes composant
le bureau, sur les signatures, sur
les formations, sur les spectacles,
les répétitions non payées, etc.
Les artistes sont attaqués sur la
forme de leur travail, à savoir s'il
existe un lien de subordination
entre les salariés et les
associations qui les emploient.
Les ASSEDIC s'attaquent de façon
individuelle à chaque intermittent,
(personne ne sera épargné) et non
plus au statut.
Ils cassent ainsi l'effet de groupe
et de grève possible comme en 2003.
Ce processus permet aux Assedics de
radier le maximum d'artistes du
spectacle, des techniciens, et ainsi
de chômeurs (le nombre de chômeur
diminue !!!)
Certains d'entre nous ont été rayés.
Certains ont arrêté d'eux même tant
la pression est forte et
déstabilisante.
Certains sont dans une très grande
misère morale et financière. Ces
contrôles sont dégradant et
humiliants.
Hypocrisie de la part des ASSEDIC
sur le rapport entre les artistes,
les techniciens, et les associations
employeurs.
Non-connaissance totale(et
hypocrisie) par le personnel des
Assedic des métiers du spectacle.
Nous devons rester solidaires.
Soyons lucides. Nos métiers existent
par ce que les ASSEDIC existent
aussi. Les salaires (cachets) et les
allocations Assedic permettentde
travailler honnêtement et de vire
décemment car le travail des femmes
et des hommes du spectacle ne se
cantonne pas uniquement à la
représentation.
Ces métiers, comme d'autres, exigent
en amont tout un travail de
préparation.
Il y a des jours de répétitions, de
construction, de formation, de
maitenance... de comptabilité, de
recherche de financement, de budget
à préparer, de recherche de public,
de communication, de ventes de
spectacles...
C'est un métier à prendre dans sa
globalité, un métier qui existe
grâce au public, un métier qui
demande des heures et des heures de
travail.
Sans Assedic les artistes
professionnels du spectacle et les
techniciens vont disparaître.
Nous ne pourrons plus exister.
Personnes ne sera épargné.
C'est la volonté des Assedic, de
l'Unedic et du MEDEF.
La réduction drastique des budgets
de l'éducation artistique va, elle
aussi dans le même sens.
Que pouvons nous faire ?
Ne plus payer les cotisations
Assedic ?
Porter un triangle rouge sur le
coeur ?
Changer de métier ?
Devenir une profession libérale ?
Commencer une grève non stop dès
maintenant... et empêcher tous les
spectacles et festivals d'exister ?
--------------------------------------------------------------------
Si vous êtes sur les rangs, depuis
combien de temps êtes vous
contrôlés... ?
Ou ? Qui ? Combien ?
Avez-vous des infos ?
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Cher(e)s ami(e)s,
Chers amis des Enfants de Don
Quichotte, L'Acte 1 est dans vos
salles de cinéma, et évidemment il
doit être vu par le plus grand
nombre.
En effet, le film est un outil pour
sensibiliser, convaincre et
mobiliser. Il faut donc qu'il touche
celles et ceux qui ne sont pas
inscrit(e)s sur cette News-letter et
pour cela, vous devez aller le voir,
puis vous devez en parler, à vos
amis, collègues, sur le net etc...
Ce film ne pourra atteindre sa cible
que par le bouche-à-oreilles, que
par vos réseaux formels ou
informels, par le bruit que vous
arriverez à faire autour. Et il ne
restera en salle que s'il est
"rentable" pour le cinéma, donc s'il
fait suffisamment d'entrées. Alors,
on compte sur vous !
A très vite,
PS. Pour les associations ou tous
ceux qui veulent, il est possible
d'organiser des projections et des
débats autour du film.
Renseignez-vous auprès de
l'exploitant de votre cinéma.
ci dessous la présentation de la
rencontre qui se déroule dans le
cadre
des 8èmes Rencontres Technologiques
Matériaux, Innovation et
Eco-Conception.
*******************
Impacts écologiques des tournages
Cinéma au Soleil, le réseau
Professionnel de la filière Image en
Provence-Alpes Côte d'Azur va
rassembler autour d'une table-ronde
des
professionnels de l'audiovisuel et
du développement durable. Cette
rencontre sera un premier pas vers
une démarche de responsabilité
environnementale qui prendra toute
son ampleur en 2009.
L'action sera menée avec la
Commission du Film Ile de France,
qui a
publié en avril 2007 la première
étude en France sur l'empreinte
écologique des tournages, en
partenariat avec la FICAM
(Fédération des
Industries du Cinéma, de
l'Audiovisuel et du Multimédia) et
l'AFAR
(Association Française des
Assistants Réalisateurs). L'objectif
de cette
table-ronde est de recueillir les
points de vue des professionnels de
l'image et les suggestions des
experts en environnement pour
démarrer
une vraie démarche au sein de la
filière Image.
Les invités échangeront sur les
points suivants, concernant les
activités de tournage :
Quels sont les postes les plus «
impactants » sur l'environnement ?
Quels sont les freins et
opportunités à une démarche de
développement
durable ?
Pistes de réflexion pour
diminuer/compenser cet impact.
Interviendront :
Christian Caroz, Responsable du Pôle
Entreprises de la délégation
régionale PACA de l'ADEME
Corinne Rufet, Présidente de la
Commission du Film Ile de France
Gilles Schmitt, Directeur Général d'Eurima
(conseil, audit, formation,
coaching et étude en qualité,
environnement, sécurité et
développement
durable)
Vassili Meimaris, Responsable de la
Commission Régionale du Film -
Provence-Alpes-Côte d'Azur
Pascal Tomasini, Directeur de
production de Plus Belle La Vie
(France 3)
Lydie Fenech, Directrice Générale,
PRIDES Image
Tous les professionnels de
l'audiovisuel et du développement
durable
sont bien sûr chaleureusement
conviés pour émettre des pistes de
réflexion et de travail, concernant
la prise en compte du facteur
environnemental, au sein de la
filière Image.
Cinéma au Soleil, le réseau
professionnel de la filière image en
Provence-Alpes-Côte d'Azur
En tant que PRIDES* Image, la
mission de Cinéma au Soleil est de
fédérer
en réseau les acteurs de la filière
Image autour d'une nouvelle
dynamique économique, basée sur la
formation, l'emploi, la coopération
et la responsabilité sociale,
capable d'accompagner les
entreprises dans
leurs projets de croissance et
d'innovation.
* Pôle Régional d'Innovation et de
Développement Economique Solidaire
www.cinemaausoleil.com
Lieu: 8èmes Rencontres Techn MIEC, à
l'IPFM (Inst de Promo et de Format
aux Métiers de la Mer), bd Toussai
La seyne sur mer
Contact: contactez Nathalie WILLIAMS
nathalie@cinemaausoleil.comCet
e-mail est protégé contre les robots
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04 ou 06
72 68 99 64
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
Dernier spectacle de l'année...
FOUS DE BASSIN
SAMEDI 01 NOVEMBRE A 19H
PLAN D'EAU SAINT-SUSPI A MIRAMAS
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
A Genève
andata . ritorno
laboratoire d'art contemporain
a le plaisir de vous inviter au
vernissage de l'exposition
Robert Solyom
« Erosions »
Carte blanche A Bras le corps
***
Exposition du 28 octobre au 8
novembre 2008
Vernissage le 28 0ctobre dès 18
heures
***
Evénement
Mardi 28 octobre à 19 h
Présentation par le mouvement A bras
le corps
du projet d'édition autour de Robert
Solyom
Lecture du textes par Julia Batinova
& José Lillo
Mardi 4 novembre à 19 h
Débat : « immersions »
(peinture/photo/cinéma)
Vendredi 7 novembre au CAC-Voltaire
Projection du film de Jacques Dutoit
Détruire et Reconstruire, 2006
Un documentaire sur Robert Solyom
***
andata.ritorno laboratoire d'art
contemporain
37, rue du Stand, 1204 Genève, Tél.
022 329 60 69
Ouvert du mercredi au samedi de
14.00 heures à 18.00 heures
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Nous sommes heureux de vous annoncer
la sortie des Territoires de la
Folie, un texte de Sylvie Durbec.
Elle a inscrit ses pas dans ceux de
deux Suisses : l'écrivain Robert
Walser et l'artiste Louis Soutter.
Ayant connu l'un et l'autre, dans la
deuxième partie de leurs vies un
long enfermement dans des asiles
d'aliénés, ce sont ces territoires
que l'auteure est allée explorer en
les faisant revivre dans leur
quotidien de la folie.
Sylvie Durbec est lauréate du Prix
Jean Follain 2008.
L'ouvrage a été illustré par Valérie
Crausaz, d'origine suisse, et
ancienne élève des Beaux-Arts de
Nîmes et diplômée de Montpellier.
TERRITOIRES DE LA FOLIE de Sylvie
Durbec
Illustrations de Valérie Crausaz
format :11 X 17
60 pages
ISBN 2-9523435-8-6
12 ? franco de port
Envoi de Cousu Main de Carpentras