« Avec Franz
Fanon : percevoir,
écouter, écrire,
dire l’humain. »

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Histoires,
guerres et transmissions :
violences, dégâts, détresses et
traumatismes.
De nombreux
mots pour dire que les textes de
Franz Fanon, ceux que chaque
lectrice, lecteur, rencontre en
librairie, en bibliothèque, en
discussion, témoignent d’une vive
perception, écoute, écriture, et
diction des violences et silences,
impunités, qui, à travers les
séparations, apartheids, mises à
l’écart, viols, forclusions,
destitutions structurales et
singulières des civilités, ont
marqué l’histoire, les sociétés, les
individus d’aujourd’hui, ne
laissant nulle personne
contemporaine, enfants, nouveaux-nés,
femmes, hommes, personnes agées,
nulle formation politique,
dictature, tyrannie, démocratie,
république, à l’abri des
conséquences et reconstructions
mémorielles et historiques
qu’exigent de telles destructions et
exclusions historico- psychiques.
Individus et sociétés sont marquées
à la surface d’eux-mêmes,
d’elles-mêmes et dans les
profondeurs, strates, couches, de
cette réalité historique et
psychique liée : celle-ci étant
plurielle, multiple, de surface
lisible ou dite, par exemple, par la
mise en ghettos, les différences
territoriales de logements, de
salubrité, les stigmatisations
langagières et coutumières, les
différences affirmées par la
richesse et la pauvreté, les accès
ou non aux soins, à la culture, auc
cultures, les mises en retard, en
question, refus, des langues, leurs
acquisitions bénéfiques et
différenciées, les ostracismes et
anathèmes raciaux sous des
légitimations religieuses porteuses
de pensées, idéologies faillibles,
les mises à mort et enfermements
dits exemplaires, les destitutions
et inégalités des représentations et
histoires, les perturbations et
aliénations de soi par des
représentations et affirmations,
dominations issues de l’Autre par
introjection et précipitation du
bourreau, du justicier, du vengeur
héroïque, d’un maitre,
essentiellement dominateur et
cruel, entrainant abandon et chute,
détresse de ce que serait une prise
en compte affirmation et protection
de l’humain.
Percevoir
les dégâts immédiatement causés par
les violences affectives,
effectives, toutes issues,
pourrait-on dire, de cette tendance
coercitive à la domination des
autres, femmes, hommes, enfants,
sociétés, par haine de la première
dépendance de l’humain à l’humain,
s’installant à la place de l’amour
qui accueille et engendre, tendance
toujours prise dans un double «
combat » - une double aberration –
interne-externe, à la surface et en
profondeur, qui nécessite, aussi, ce
double « combat » -
intérieur-extérieur – à la surface
par élaboration dénonciative - non
pas, simplement « dénonciatrice »
- et en profondeur par élaboration
créatrice visant à - risquons le
mot – porter une aide, remettre en
marche, route, déplacer la marque
défective, transformer le lien et le
lieu de la tendance, pulsion
coercitive, meurtrière en ses
applications, qu’elle soit, comme
cela se produit et reproduit dans
l’histoire, nazie, étatique,
féodale, théocratique, laïque,
anarchique, laïque, coloniale,
impériale...
Restreindre
les textes de Franz Fanon à une
simple réaction anti-colonialiste,
anti-raciste, anti-paternaliste,
serait manqué l’essentiel d’une
œuvre encore à réinventer,
poursuivre, œuvre écrite à propos
d’une « soin » impossible et
possible au moment même où ont lieu et ont eu lieu des
dégâts et détresses issues des
esclavages, dominations et illusions
de dominations, échanges,
colonisations, traitements et
sous-traitances, maltraitances,
non-reconnaissances, abaissements de
l’humain, sous prétextes,
idéologies, hypnoses de
civilisation, politique, religions,
théologie et dogmatique, supérieures
prononcées à l’égard du corps et de
la réalité psychique. Et, certes,
« le soin », est difficilement
possible, rendu presqu’impossible,
si on ne change pas les structures
de dominations conscientes et
inconscientes qui ne préserve pas
l’humain de sa précarité, de sa
fragilité corporelle et psychique
qui peuvent le faire passer des
violences reçues, injustifiables,
injustifiées, si ce n’est par la
domination, l’incurie, ignorance et
bévue meurtrières, à la violence
donnée, justifiée et légitimée par
la domination reçue et, cette fois,
exercée.
Si les «
raisons » sont multiples, les dégâts
le sont tout autant et à chaque
fois, dans le temps à venir, sans
précautions, responsabilités,
redoublés.
C’est
cette répétition d’un malheur de
l’humain que nous a donné à
entendre, après Freud, bien entendu,
et d’autres...historiens, artistes,
anthropologues, archéologues,
littéraires, écrivains,
scientifiques, linguistes ..., d’une
façon singulière et forte, à son
tour, Franz Fanon, nous donnant à
entendre ce malheur, non plus
simplement ce « malaise » dans
l’humain, à partir d’une
responsabilité de perception,
d’accueil, d’écoute, de l’autre
humain, non pas si aisément «
prochain », mais l’autre humain,
celui qui pouvait sembler, en tant
qu’humain, le plus éloigné, très
éloigné humain ; et, passant la
limite, à travers le plus éloigné et
proche humain, le soin porté à
l’humain, construire et reconstruire
le lieu d’habitation de l’humain en
allant à l’encontre du porte-parole
et agent constructeur, dominateur,
promoteur farouche, jouissant de ce
malheur de, dans, l’humain.
2. Perception, analyse,
interprétation et construction :
Pourquoi une telle mise en garde du
malheur anticipé chez Franz Fanon ?
Des malheurs hérités des violences,
de ce qui a fait violence à
l’esprit, au corps ? Malheur de la
discrimination active, justifiée par
le droit, dont les systèmes
coloniaux furent et sont les
exemples, les inégalités sociales,
les manifestations, les critères
d’appartenance ou non à l’humanité,
les hiérarchies politiques et
théocratiques, les agents ?
«
La mala hora » comme disent les
personnes de langue espagnole, les malédictions, comme l’on pourrait
le croire, si l’on ne restituait pas
aussitôt à celle-ci sa part de
mauvaise diction, de parole lancée
pour construire « la mauvaise
heure », le moment de déréliction
manifeste, de peur, de hantise de
la transformation, de la nouveauté,
exprimant,ainsi, l’impossible défixation,
désarrimage du malheur, dans le
ressassement d’impacts et évènements
historiques coagulés, répétitifs,
difficiles à défaire.
Etrange et ordonnée, programmée,
répétition ...
Dur
labeur de la parole d’aide et de
soin vis-à-vis de cette pente,
complaisance, jouissance du malheur
et de l’impossible à dire
l’agression imparable, reçue
surprenante, destructrice d’un
nouveau temps de vivre, de cette
mise en effectuation de
l’élaboration et construction
psychiques ; ce malheur qui finit
par s’installer dans le lieu même de
l’habitation, entre générations,
dans le territoire d’idées dont on
avait cru l’avoir extrait, identifié, : la
réalité historico-psychique,
elle-même.
Franz Fanon, psychiatre et poète de
l’hétérogène, du même, et de
l’hétéroclite, des fragmentations de
l’humain ; selon le même mode
qu’Aimé Césaire, c'est-à-dire
créateur de son propre champ
d’intervention énonciative et
application : le crime psychique,
pourrait-on dire aujourd’hui qui
demande, certes, à être, tout
d’abord perçu, ensuite analyser,
et...ensuite... interpréter
seulement... ? ...déconstruit :
assurément. Ce
qui nous amènerait à penser la
déconstruction et la reconstruction,
l’élaboration, comme inséparables,
prises dans le même mouvement d’une
« désinstitution » du malheur, de la
forclusion, du déni, de
l’effacement, de la désinformation.
Vaste chantier ...
Champ ouvert à l’élaboration
historique et psychique : Franz
Fanon n’a pas inventé les lieux où
son existence fut prise, enfermée en
quelque sorte, dans et par la vision
raciale, coloniale de l’époque
contemporaine ; il n’a pas inventé
la guerre faite aux algériennes et
aux algériens, et, à l’Algérie, à
un territoire et des histoires, des
langues, des cultures diverses et
vivantes ; il n’a pas inventé cette
disparité discriminante entre
européens et indigènes, la situation
déchue des femmes, des hommes,
enfants, l’asile psychiatrique, en
certains temps
Franz Fanon a inventé sa propre
réponse et ses réponses aux
destructions de l’humanité, cette
humanité de paroles, de perceptions,
de pensées, qui était en lui ; cette
humanité réconciliante à laquelle il
ne renoncera pas, qui fut, pour lui,
un guide, une voie, une critique
réconfortante et protectrice des
conditions historiques données, qui
lui permit d’analyser et de dire ce
qu’était être né dans des conditions
aussi désastreuses qu’elles furent,
fussent ou auraient été, ne feraient
pas de lui , d’autrui, aussi
prochain et éloigné qu’il fut, dans
l’acte, un meurtrier... un...
surtout si cet acte aurait été ainsi
ou insu...rêvé.
D’où cette nécessité de dire ce
qu’il en fut, ce qu’il en est du
dégât, du « un plus » que la
détresse, du dégât
historico-psychique qui s’empare à
l’envie de générations
meurtrières d’elles-mêmes, des
lieux coercitifs et mutiques
irresponsables qui, devant
l’ampleur des dégâts, se réfugient
dans leurs auberges et démissions,
irresponsabilités du jour et des
nuits, laissant au soin la
profondeur de l’atteinte, de la
fragilité, précarité, injustice à
comprendre et à vivre.
Nabile Farès,
psychanalyste, paris.

Franz Fanon, « hors les murs »,
d’une pensée irrecevable !
1.
Echos, résonances, accueils,
mises en acte de pensée.
Je ne
vais pas m’étendre sur les textes de
Franz Fanon, puisque cela vient
d’être fait auparavant, sur
l’analyse et valeur, pertinence,
actualités multiples de sa pensée,
pour plutôt vous proposer une
évocation de l’écho et résonance de
ses textes pour une génération,
celle née en 1940 ou quelques trois
ou quatre années avant 1936, 37, une
génération de futurs lycéennes,
lycéens, francophones en Algérie,
dont certaines, certains, parlent
deux langues, français et arabe,
français et berbère, d’autres trois,
français, arabe, berbère ; d’autres
quatre, français, arabe, berbère,
anglais, ou italien, ou l’espagnol,
plus rarement l’allemand, d’autres,
une seule langue, le français ou
l’arabe et quelques bouts d’autres
langues, ces langues qui existent,
font partie de l’Algérie – avec
cette précellence conjoncturelle et
vraie pour ces lycéennes, lycéens,
du français, de l’enseignement pour
ces jeunes qui, indigènes, arabes ou
kabyles, arabes et berbères, ne sont
pas encore reconnus comme citoyens
mais sont au cœur et en marge d’une
histoire qui se fabrique, une
histoire nouvelle qui se fabrique,
ces jeunes qui ne sont pas
européens, qui ne se sentent pas et
ne sont pas français qui ne se
reconnaissent pas et ne sont pas
reconnus, tenus pour européens ou
français, même si certaines et
certains de ces jeunes disposent de
l’état civil français, colonial
français, en Algérie, alors que la
situation est différente pour elles
et eux, en France, parce qu’elles,
ils, viennent d’un territoire dit
français, elles, ils, parlent
français, sont, alors considéraient
comme français, eh bien, ces jeunes
vivent leur état civil, leur être
social, lorsqu’ils « sont » dits
français, comme un mensonge produit
par l’état colonial français à
l’intérieur même de sa propre
structure idéologique et politique,
la république égalitaire française,
en l’occurrence, là ; et , ce
mensonge masque et dit en même temps
une position inégalitaire de
connaissance, de reconnaissance et
de naissance, dit une blessure qui,
sans doute, réclame un langage ;
c’est à ce titre que vont être
rencontrés, discutés, appréciés, les
texte de Franz Fanon, « hors les
murs » c'est-à-dire « tous les
murs » construits par l’inégalitaire
colonial qui rejoint la pesanteur
politique, idéologique, affective,
sensorielle, épidermique, de la
pensée et pratique raciale de la
politique, celle dont va parler
Franz Fanon.
2.
Irrecevabilité et violence de
la pensée : une genèse occidentale.
L’ampleur et la
violence d’une pensée et pratique
raciale de la politique et du droit
s’est exprimée d’une façon
irrecevable et radicale à partir des
années 1860 en Europe et années
suivantes à travers l’antisémitisme,
l’antijudaisme, dont une bonne
partie de l’Algérie européenne et
coloniale fut propagandiste,
fervente adepte de l’antijudaisme et
antisémitisme civil et politique qui
défit l’état civil reconnu,
constitué par l’émancipation et
intégration juive dans la communauté
dite « nationale », à partir de la
fin septembre 1940 sur le territoire
français et l’Algérie jusqu’en 1942,
en Algérie, c'est-à-dire jusqu’à la
création du CFLN, Comité français de
libération nationale, et
l’existence du premier gouvernement
de la France Libre, à Alger ; ceci
pour dire que les juifs et indigènes
musulmans de cette génération ont
été traversés par cette précarité,
destitution politique toujours
possible et civile française et
européenne dont l’origine de pensée
est pour eux directement liée à
cette pratique dichoto-dichotomique,
négatrice, coupante, effectuée par
une humanité européenne riche de ses
droits vis-à-vis d’ une
sous-humanité à la recherche et
conquête de ceux-ci.
Les textes
de Césaire, de Senghor, alors et
depuis, par son anthologie de la
poésie négro-africaine, de Sartre et
de Fanon ont rencontré un vécu et un
écho chez cette génération à la
recherche d’un langage qui dirait ce
qu’il en est de cette double marque,
blessure, insupportable mise à
l’écart à l’intérieur d’un système
de représentation qui se voudrait et
se veut encore une pensée directrice
de l’histoire.
L’œuvre de
Franz Fanon a analysé les conditions
d’irrecevabilité de cette doctrine à
fabriquer des sous-humains, idée
directrice, dominatrice excluante,
en des termes
historico-psychiques aux
conséquences politiques immédiates :
celles de reconnaitre autrement,
sans exclure, rejeter dans les
bas-fonds, les sans-fonds, ce drame
de plus en plus présent, de plus en
plus manifeste de la ségrégation, de
l’inclure, l’analyser dans la
pensée, la politique, le
pathologique, pas seulement en tant
que conscience raciste construisant
l’illusion et catastrophe de la
supériorité, mais en tant que cette
conscience est le lieu – topos –
configuration – d’une dénégation qui
n’échapperait pas, intime, à des
conditions d’historicité, de
formations, dénégation inconsciente
et agissante dont on peut trouver la
mise en écriture et analyse dans
l’un des textes de Sigmund Freud «
Temps présent de la guerre et de la
mort », où Freud écrit en des
termes nullement obscurs, tout à
fait clairs, à propos de la barbarie
franco-allemande de 1914-18, à
laquelle ont fit participer nombre
de personnes venues des colonies,
indigènes et européens, musulmans,
chrétiens et juifs, texte devenu
célèbre, aujourd’hui, pas seulement
chez les analystes : « On se disait,
il est vrai, que les guerres ne
pourraient cesser tant que les
peuples auraient des conditions
d’existence si différentes, tant
chez eux, l’appréhension de valeurs
relatives à la vie de l’individu
serait aussi divergente, tant que
les haines qui les séparent
représenteraient de si puissantes
forces de pulsions pour le
psychisme. Aussi était-on préparé à
ce que des guerres entre les peuples
dits primitifs et civilisés, entre
des races humaines, voir des guerres
entre les individus-peuples d’Europe
peu développés er redevenus
sauvages, retiennent pendant
longtemps encore l’attention de
l’humanité. Mais on osait espérer
quelque chose d’autre des grandes
nations de races blanches régnant
sur le monde, auxquelles incombent
la direction du genre humain, que
l’on savait employer à défendre
certains intérêts commun au monde
entier, et dont l’œuvre comprend
aussi bien les progrès techniques
dans la domination de la nature que
les valeurs artistiques et
scientifiques de civilisation. De
ces peuples-là ont auraient attendu
qu’ils soient capables de résoudre
par d’autres voies » - que celles de
la guerre, du déni, de la négation,
la souffrance, le mensonge, la
haine, la forclusion,... – « les
dissensions et les conflits
d’intérêts. »
Autrement dit,
la profondeur des négations, désirs,
dénégations, refus, mise à l’écart,
par les nations - qui ne sont plus
simplement des nations blanches – à
l’intérieur de leurs territoires,
référents, emblèmes nationaux, d’une
partie ou d’éléments humains de
l’existence sociale, culturelle,
cultuelle, individuellement et
collectivement, provoquent des
tensions qui engendrent des
malheurs, des violences qui exigent
leurs résolutions et réparations,
c'est-à-dire leur intégration dans
l’ensemble et par l’ensemble de
l’état politique et la société ; et,
il y aurait une grave
mésinterprétation, c'est-à-dire plus
que fausse, de l’œuvre de Franz
Fanon si on l’interprétait, comme
fondatrice de la différenciation,
pour autant qu’à l’encontre des
pensées de la différenciation
discriminante politiquement,
socialement, psychiquement,
artistiquement, il faudrait
restituer sa portée essentielle de
pen-sée : celle d’ une intégration
vivante à une utopie universalisable
et particulière, singulière et
collective, de l’humain et de la vie
de l’humanité.
C’est pourquoi
cette pensée, cette existence de
pensée, pouvait être reçue comme «
hors les murs » à l’intérieur même
d’une irrecevabilité dont le
terreau, terrain, était bien situé
dans le domaine psychiatrique,
civil, social, idéologique,
culturel, religieux, et politique.
Heureusement
qu’aujourd’hui existent des textes
d’analyse qui ont construit un autre
lieu du recevable, de la
compréhension et de
l’incompréhension.
Insistons,
tout de même sur ceci : des «
défauts » dans les domaines dits
scientifiques de pensée ont des
effets redoutables dans les domaines
politiques et civils ; ils
construisent au fur et à mesure des
transmissions dont les valeurs
subjectives et objectives sont
faites de déformations et
méconnaissances meurtrières à
l’intérieur de soi, meurtrières à
l’extérieur de
soi, sans épargner ni l’un ni
l’autre.
On pourrait
tenir alors l’acuité, la pointe, l’agudeza
des analyses de Franz Fanon, celles
que Franz Fanon a faites, à cette
qualité d’avertissement qu’elle
portent, manifestement avec rigueur
et indignation, contre les
enfermements psychiques et réels des
violences.
Nabile Farès, psychanalyste, Paris.
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