Lettre d'information de Madinin'Art
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Claude Guéant ne sera pas le "bienvenu" en Martinique

Claude Guéant, ministre de l'Intérieur, a estimé devant des étudiants que certaines civilisations étaient supérieures à d'autres.

 

  Les propos du ministre de l'Intérieur sur "les civilisations qui ne se valent pas" continuent de susciter des réactions critiques.

À quelques jours de la venue en Martinique du ministre de l'Intérieur Claude Guéant, ses propos sur "les civilisations qui ne se valent pas" ont suscité des réactions critiques chez certains élus martiniquais qui estiment qu'il ne sera pas le "bienvenu".

"Votre venue en Martinique dans les jours qui viennent m'obligent à vous rappeler que cette terre a vu naître Aimé Césaire, Frantz Fanon, Édouard Glissant" et "qu'elle a été aimée par des hommes aussi admirables que furent Victor Schoelcher, André Breton, Léopold Sédar Senghor et Claude Lévi-Strauss", écrit le député et président de la région Martinique Serge Letchimy (app. PS) dans une lettre ouverte à Claude Guéant, qui est ministre de l'Outre-mer.

Rappelant leur grand humanisme et leur combat contre "la traite et l'esclavage", Serge Letchimy ajoute qu'ils n'ont "jamais décrété que la civilisation européenne ou la culture française serait inférieure à n'importe quelle autre". "À s'en tenir à votre logique", écrit-il encore "ils auraient eu mille raisons de condamner la civilisation occidentale et de renvoyer aux étages inférieurs bien des cultures européennes". "Ce serait donc une injure à leur mémoire, à leur pensée, à leurs actions que de vous laisser une seule minute imaginer que vous serez le bienvenu ici", a estimé le député.


Propos "choquants"

Président de la communauté d'agglomération de l'Espace Sud, Eugène Larcher (DVG) a de son côté fait savoir qu'il ne "participerait pas à la rencontre informelle que le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a prévu le 11 février prochain avec les parlementaires et les principaux exécutifs de Martinique. Eugène Larcher qualifie les propos de Claude Guéant de "particulièrement choquants pour nos peuples de la Caraïbe qui ont vécu dans leur chair les crimes contre l'humanité pouvant résulter des idéologies mortifères de hiérarchisation des cultures et des civilisations". Enfin le sénateur de Martinique Maurice Antiste (app. PS) évoque dans un communiqué "des propos contraires aux valeurs républicaines" s'inscrivant "dans le courant de pensée d'une certaine droite réactionnaire et révisionniste qui prône la supériorité de la civilisation occidentale".

Samedi soir, lors d'une rencontre avec le syndicat étudiant de droite Uni, Claude Guéant avait déclaré que, "contrairement à ce que dit l'idéologie relativiste de gauche, pour nous, toutes les civilisations ne se valent pas". Il a assuré dimanche après-midi sur France Inter qu'il ne visait "aucune culture en particulier", tout en choisissant ses exemples dans l'islam.

Le Point.fr - Publié le 07/02/2012 à 08:01 - Modifié le 07/02/2012 à 10:50

L'intégralité de la question du député Letchimy sur les propos de M. Guéant


 

 

Polémique Guéant : Serge Letchimy s'explique

 
 
 
 
  

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Victorin LUREL et Jacques GILLOT adressent une lettre ouverte à Claude GUEANT



  Basse-Terre, le 7 février 2012 – Après les déclarations de Claude GUEANT sur une prétendue inégalité entre les civilisations, les présidents du Conseil régional et du Conseil général de la Guadeloupe, Victorin LUREL et Jacques GILLOT, ont adressé une lettre ouverte au ministre de l’Intérieur, Claude GUEANT, pour lui indiquer qu’ils ne le recevraient pas lors de sa visite prévue en Guadeloupe la semaine prochaine :

Lire la lettre ouverte
 

 
  

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Déclaration du Groupe Révolution Socialiste

A propos des Guéantries peu civilisées :
Martiniquais, Martiniquaises encore un effort!


 
 Plaisant spectacle que ces ministres fuyant à la queue-leu-leu un débat sur la prétendue hiérarchie des civilisations qu'eux-mêmes par leurs déclarations honteuses ne cessent de ranimer pour courir après les faveurs électorales du courant politique le moins civilisé de France ! C'est vrai qu'ils étaient chez eux, dans un hémicycle qui en a entendu d'autres ! De Jules Ferry à Sarkozy, combien ont offensé l'intelligence et la dignité humaine en parlant de « races supérieures et races inférieures », du « devoir de civiliser des uns sur les autres », de peuples « entrés ou non entrés dans l'histoire ».
« Accommodez-vous de moi, je ne m'accommode pas de vous », semblait leur dire le député martiniquais qui, en la circonstance, parlait au nom de tous les méprisé-e-s de chez nous et d'ailleurs ! Merci pour cela et que la honte soit au maitre !
Nous ne cacherons pas pourtant que ce sursaut appelle une interrogation plus sérieuse que les pitreries des grincheux : s'agirait-il vraiment de l'amorce d'un cours nouveau de la politique martiniquaise ou d'une de ces postures sans lendemain dont certains chez-nous ont le secret ? Un passé encore frais nous oblige à cette prudence dans le commentaire. Il n'y a pas longtemps, un ministre et non des moindres, condamné par un tribunal français pour racisme, accompagnait bras dessus bras dessous l'homme Ah le plaisant spectacle que ces ministres fuyant à la queue-leu-leu un débat sur la prétendue du trop fameux discours de Dakar. Nos Politiques majoritaires, dans leurs deux branches ennemies, ont alors regardé ailleurs. Leur souci principal était de jouer des coudes pour se faire caresser l'épaule par celui qui détenait la clé du 73 ou du 74 et qui pour l'heure était venu dire au patronat de hôtellerie en Martinique : « qui veut gagner des millions? »
Brice Hortefeux n'avait pas parlé de « civilisations », ni « d'entrée dans l'Histoire », mais plus trivialement de races. Etait-ce plus anodin ? Seul pourtant le GRS diffusa à 10 000 exemplaires un tract dénonçant cette présence et fustigeant celui dont les uns et les autres cherchaient désespérément un petit mot de complicité dans leurs querelles relativement dérisoire ! Seul le Collectif du 5 février tint alors meeting à la maison des syndicats, pour dénoncer le carnaval de Sarkozy.
Le sursaut de Serge Letchimy n'aura un sens profond et des conséquences bénéfiques que si, ignorant les cris des colonialistes outragés et même la gêne perceptible des alliés « socialistes », il inaugure une politique appelant un chat un chat, fustigeant systématiquement les turpitudes des administrateurs coloniaux, tournant les dos aux croyances en la sagesse d'un pouvoir colonial qui n'est capable d'entendre qu'une seule chose: l'action déterminée des travailleurs et du peuple, dans un mouvement unitaire, autour de ses seuls intérêts, loin des querelles politiciennes subalternes.
A toutes celles, à tous ceux que ce bon sens anticolonialiste et anticapitaliste toucherait, nous dirions sans hésiter : chiche !
Fort-de-France le 08/02/2012
Groupe Révolution Socialiste

 
  
 

« La carte »
de Bernard Lagier


Une lecture  mise en espace salle Aimé Césaire au lycée Schoelcher

par Roland Sabra

   Dine Alougbine, le metteur en scène béninois en résidence en Martinique présentait le vendredi 03 février une lecture et une mise en espace d'un fragment de la pièce de Bernard Lagier «  La carte » dans la salle de théâtre Aimé Césaire du lycée Schoelcher. Les précédentes mises en scènes des œuvres de Lagier étaient des adaptations de textes par forcément écrit pour le théâtre. Ce n'est pas le cas pour « La carte » et la différence est immédiate, dès les premières phrases on perçoit que l'adresse du texte était clairement présente lors de sa création. Il en résulte une clarté et une limpidité dans l'exposition de la situation, qu'on ne retrouvait pas toujours dans le foisonnement, la luxuriance et quelques fois la démesure de « Moi, chien créole », ou de « L'orchidée violée ». Il est possible que la lecture de Dine Alougbine ait aussi participé à cette épure. Quel est l'argument ? Dans un pays quelconque, d'Afrique, du moins on le suppose une vieille femme entreprend des démarches pour obtenir de l'Administration ( avec un grand A) une carte. Peu importe de savoir de quelle carte il s'agit, l'important est dans la démarche qu'elle entame et dans ce à quoi elle va se trouver confrontée. Elle entre dans le service qui porte le nom d'Espace Libre et se heurte à une jeune fonctionnaire qui va s'accrocher de façon pointilleuse au règlement administratif dudit Espace Libre pour refuser par des manœuvres dilatoires la délivrance de la carte. Entre elles deux un jeune préposé au téléphone va se trouver partagé entre son désir de rendre service à la vieille dame et sa crainte e de désobéir à la jeune femme, sa chef. "La carte" ne relève pas de l'affrontement psychologisant de deux individus c'est plutôt la confrontation de deux modes de constitution du lien social. Solidarité mécanique vs solidarité organique dirait Durkheim. La vieille femme représente donc un processus de socialisation issu d'une société traditionnelle dans laquelle la place de tout un chacun relève d'un positionnement sur un registre qui relève du symbolique alors que la jeune femme tient un discours provenant d'une acculturation dans laquelle la place de l'individu dépend pour l'essentiel de sa place dans l'économie. A une logique dans laquelle chacun se détermine par sa fonction définie par des textes écrits s'oppose une logique de l'oralité fondée sur des liens d’allégeance, des relations personnelles, à l'image du sempiternel «  fais-ça pour moi » antillais. Il est donc question de façon métaphorique, de la tension entre une volonté de construire une organisation du pouvoir calqué sur le mode occidental dans une perspective post-coloniale et le désir de voir perdurer des modes de vies relationnels ancestraux. Rappelons que la pièce à été écrite en résidence au Bénin, en 2010, année du cinquantenaire des indépendances africaines. Le discours de la "fonctionnaire" semble d'autant plus plaqué artificiellement sur une réalité décalée que la comédienne le prononce sur un mode excédé. Comme si elle essayait de consolider par la forme ce qu'elle sent se dérober sur le fond. La "vieille" finira par prendre le dessus en déplaçant le débat sur le  registre transversal des rapports de séduction entre les  hommes et les femmes.

 Le choix des comédiens, une africaine, une martiniquaise et un européen, est judicieux tant ils ont l'air d'être déjà en pleine possession de leurs rôles. Ce que l'on a pu voir du travail de Dine Alougbine, assisté de Ruddy Sylaire, est de bonne augure. Il se poursuivra en résidence à la Guadeloupe et reviendra pour une première en Martinique en 2013. Mais surtout ce que l'on a pu découvrir c'est un autre vrai texte de théâtre. Après « Congre et Homard » de Gaêl Octavia c'est Byzance en Caraïbe !

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"La carte" de B.G. Lagier mise en scène de Dine Alougbine, assisté de Ruddy Sylaire, avec Guillaume Masmé, Mayou Luc et Laure Guiré

N.B : La programmation du 11 février à l'Atrium est reportée en 2013

 
  

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La Trilogie de la villégiature de Carlo Goldoni

Derrière
                                                          la farce, le
                                                          désarroi.
                                                          Au premier
                                                          plan Laurent
                                                          Stocker et
                                                          Georgia
                                                          Scalliet.

Goldoni en clair-obscur

 par Philippe CHEVILLEY


   Ils sont réunis dans la torpeur de l'aube. Les domestiques des différentes villégiatures s'offrent un petit déjeuner royal, singeant gaiement leurs maîtres. C'est un des rares moments de répit qui leur est accordé lors de cet harassant séjour campagnard, où les bourgeois de Livourne jouent aux grands seigneurs. Il y en aura un autre, au crépuscule, dans la pénombre, alors qu'on accroche les lampions et que la violoniste fait ses gammes. Instants volés de tendresse et de mélancolie mêlées.

Dans sa mise en scène de « La Trilogie de la villégiature », Alain Françon met admirablement en relief ces courts moments de respiration, où le temps s'arrête, où la course folle des hommes est suspendue. Car les trois comédies de Goldoni sont teintées de frénésie, d'anxiété et d'amertume. La traduction limpide de Myriam Tanant (publiée en intégral dans L'Avant-Scène Théâtre), fait ressortir l'âpreté des situations, derrière la farce -le désarroi des personnages, englués dans leurs rêves de grandeur et leur obsession de l'argent.
Singulières figures

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Jean-Claude Duvalier doit être jugé pour ses crimes contre l'humanité

Lettre ouverte au Président de la République,


Monsieur Michel-Joseph MARTElLY




Objet: Dossier de l'ex dictateur Jean-Claude Duvalier
Monsieur le Président,
Nous, signataires de cette lettre ouverte, estimons de toute première importance qu'au nom de la vérité et de la justice, la nation soit informée des suites de la mise en mouvement de l'action publique contre l'ex-dictateur Jean-Claude Duvalier, revenu après 25 ans, dans le pays qu'il a dévasté, après avoir été contraint par une révolte populaire de se réfugier en France.
Quelques jours seulement après ce retour, plusieurs plaintes ont été déposées par des victimes du régime dictatorial. Le parquet du Tribunal de première instance de Port-au-Prince s'est empressé de les acheminer au Cabinet d'instruction, sans tenter, comme la loi lui en fait obligation, de mener des enquêtes préliminaires, d'identifier les auteurs, co-auteurs et complices de tous les actes répréhensibles indexés. Au Cabinet d'instruction, hormis l'audition des plaignants-es, aucune enquête approfondie n'a eu lieu.
 

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Autisme : la psychanalyse en procès



Par ELISABETH ROUDINESCO Historienne de la psychanalyse, directrice de recherches (HDR) université de Paris-VII
 

   Grande cause nationale pour l’année 2012, l’autisme est désormais l’enjeu d’une guerre politico-juridique qui oppose des associations de parents à la communauté des psychiatres, psychanalystes et pédiatres, attachés à une approche psychique de la maladie au détriment de son traitement éducatif. Réalisatrice d’un documentaire hostile à la psychanalyse (le Mur), Sophie Robert a été assignée en justice (Libé du 8 décembre) puis condamnée, le 26 janvier (Libé du 27 janvier), pour avoir filmé des praticiens connus pour leur adhésion à une psychologie œdipienne de bazar selon laquelle la sacro-sainte «loi du père» serait le seul rempart contre une prétendue folie universelle des mères «crocodiles», par essence «incestueuses», «fusionnelles», «froides», «dépressives» et incapables «d’expulser de leur corps le rejeton qu’elles n’auraient jamais désiré»

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Le protectionnisme, une arme utile… faute de mieux




Par THOMAS PIKETTY directeur détudes à lEHESS et professeur à l'Ecole d'économie de Paris.



   Pourquoi les économistes, dans leur immense majorité, croient-ils au libre-échange ? Parce qu’ils ont appris à l’école qu’il était plus efficace de commencer, dans un premier temps, par produire le plus de richesses possibles, en s’appuyant sur des marchés libres et concurrentiels, afin d’utiliser au maximum les avantages comparatifs des uns et des autres. Quitte, dans un second temps, à redistribuer de façon équitable les gains de l’échange, au moyen d’impôts et de transferts transparents à l’intérieur de chaque pays. Voici ce que l’on apprend à l’école en économie : la redistribution efficace est la redistribution fiscale ; il faut laisser les marchés et les prix faire leur travail, en les distordant le moins possible (la fameuse «concurrence libre et non faussée») ; puis redistribuer ensuite, «dans un second temps».

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2012, l’Europe sous tutelle ?


Par GUILLAUME DUVAL Rédacteur en chef d«Alternatives économiques»




   Fin décembre 2011. Cela fait donc déjà deux ans que la crise s’est muée en une profonde crise de la zone euro. Malgré l’accord du 9 décembre, rien n’indique que la zone soit sur le point de se tirer d’affaire avec l’année nouvelle. Au contraire, la volonté affichée d’impliquer davantage encore le Fonds monétaire international (FMI) dans la résolution de la crise risque d’entraîner une perte de souveraineté qui menace davantage l’avenir de l’Europe qu’une explosion catastrophique de la zone euro.

C’est surtout le carcan budgétaire qu’Angela Merkel veut «graver dans le marbre» avec le soutien de Nicolas Sarkozy qui a retenu l’attention - et suscité les critiques - après le sommet du 9 décembre. Cette insistance obsessionnelle sur la discipline budgétaire se fonde pourtant sur une erreur de diagnostic : la crise de la zone n’est pas due en premier lieu à la dérive de l’endettement public avant la crise mais à celle de l’endettement privé. Les «règles d’or» renforceraient le caractère déjà trop restrictif des politiques qui poussent la zone euro dans la récession. Elles l’empêcheraient en réalité de réduire son endettement, comme le montre le fiasco grec : après quatre ans de récession, la dette grecque a presque doublé. A plus long terme, ce carcan s’avérerait impraticable, faute de capacité d’action suffisante au niveau de la zone.

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Le vrai bilan de Sarkozy

 

A lire : « Un quinquennat à 500 milliards », de Mélanie Delattre et Emmanuel Lévy



   N'exerce pas qui veut son mandat de président pendant une récession mondiale ! Que de fois depuis 2008 n'a-t-on entendu vanter, dans les cercles proches du pouvoir, les qualités de vaillant capitaine dans la tempête de Nicolas Sarkozy ! Et que de fois n'a-t-on vu la majorité expliquer les difficultés du pays par les turbulences de 2008-2009 et leurs prolongements actuels !

Le premier mérite du livre de Mélanie Delattre et Emmanuel Lévy, Un quinquennat à 500 milliards (publié aux éditions Mille et une nuits en janvier 2012, 19 euros), est de faire le tri entre ce qui relève d'une très fâcheuse conjoncture et ce qui est est dû aux errements, aux contradictions, voire aux erreurs d'une politique définie au plus haut niveau de l'Etat. En somme de rendre à César ce qui lui appartient.

La crise, trop souvent, a eu bon dos. Sur les 630 milliards d'euros de dette nouvelle contractée par la France entre 2007 et 2012, 110 milliards seulement sont imputables à la détérioration de la conjoncture. Nicolas Sarkozy, écrivent-ils, "est comptable du reste", parce qu'"il n'a pas réduit l'énorme déficit structurel dont il a hérité lors de son accession au pouvoir" et parce qu'"il a mené la totalité de ses réformes à crédit".

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«  Obstination », titre une des qualités d’un musicien aujourd’hui…il doit être obstiné afin de poursuivre son chemin, pas toujours facile… »

par Christian Antourel



«  OBSTINATION  » 



  L’album  « Obstination »constitue le 3ème volet de la trilogie «  Bleue Biguine » toujours dans le même axe de recherche et de mélange de musique antillaise et de jazz. Une musique résolument signée biguine –jazz, entre jazz fusion et esthétique caribéenne. Avec un swing impétueux à géométrie variable. Pierre Williet nous confie que « ce sont des compositions originales, dont deux dédiées a ses filles qui font parties de sa source d’inspiration ; les autres titres sont aussi dédiés à des proches ou à des artistes qui ont marqués le monde musical… Un hommage particulier à Eugène Mona « Mona Lizo, Ti mouton »   composition qui souhaite exprimer toute la force et la magie de l’œuvre musicale du maître. Une incursion dans les rythmes caribéens, le bélé et la relecture de standards ». Et un clin d’œil a la sonorité Be- Bop de Charlie Parker. Nous avons apprécié un exemple de son évolution stylistique et de sa créativité. Des beaux morceaux, plus vifs, enjoués ont permis à chacun de tester sans précipitation et avec musicalité, décontraction, bleues et swing généreux. Les compositions sont toutes des originaux avec une saveur particulière. On l’aura compris, l’alchimie entre les musiciens est de celles qui défient les étiquettes. C’est la musique qu’on aime, par des musiciens tous attachants. Elle naît d’une unique source, celle commune au jazz et à la biguine.

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Fort-deFrance

 
 

Le Mardi soir à 19 h 30 Chez Lina's, 27 Rue Victor Hugo

Mardi 31 janvier :
 Liberté, Egalité : faut-il choisir?

 
  

 

JEUDI 2 FEVRIER 2012 A PARTIR DE 19H 

 
   Nous vous invitons à notre prochain  café-débat qui se tiendra le jeudi 2 février 2012 à la Casa del tango, 651 rue Alfred Lumière à Jarry.
 
 
Thème :
 
Difficultés et obstacles à la citoyenneté guadeloupéenne :
un essai  de mise en perspective à partir de l’histoire.
Par Jean-Pierre Sainton
 

pourrait s’articuler la citoyenneté guadeloupéenne que nous appelons de nos vœux ? La réflexion ne vise pas à produire une réponse, ni positive ni définitive, à cette question mais se situe dans la perspective de la déconstruction des concepts figés dont nous usons habituellement pour penser le politique en Guadeloupe (identité, conscience identitaire, citoyenneté, république, socialisme, etc.) et de la sortie des « solutions » politiques prêt-à-porter qui depuis une cinquantaine d’années tournent en rond autour du couple vicieux « intégration – séparation » que nous pouvons lire comme acceptation de la sujétion politique, adhésion à la nationalité et à la citoyenneté française, renoncement au soi ou bien révolte, négation, sortie du corps politique français. De toute évidence, ce vis-à-vis manichéen d’un demi-siècle n’a pas produit une citoyenneté guadeloupéenne, non plus qu’une pensée efficiente du politique guadeloupéen. Il ne s’agit pas non plus de postuler une « troisième voie » de synthèse (comme le sucre) qui ne satisferait que l’apriori sans non plus se fonder nulle part.

En fait, toute projection politique est illusoire si, ayant formulé l’objectif (que nous conviendrons d’appeler l’Emancipation) elle ne part pas de l’analyse des constructions sociales et politiques, ainsi que des systèmes de représentation tels qu’ils résultent de l’histoire. Les historiens des phénomènes politiques usent du concept de « cultures politiques », concept emprunté aux politologues, et réinterprétré à partir de l’anthropologie historique qui a puisé dans la démarche et les méthodes de l’histoire des cultures et des mentalités pour décrypter les idées, comportements et actions politiques inscrits dans la durée, la rémanence ou la synthèse.

Cependant l’histoire est une science non déterministe et non prédictive, plus objectivante que spéculative. Si elle ne produit pas en tant que tels des outils théoriques pour comprendre le présent, elle peut ouvrir toutefois à la compréhension des résultantes du présent en étudiant les expériences du passé et de ce fait permet d’approcher les notions essentielles que sont les notions de temps, de dynamiques, de flux, de conjonctures, de contexte etc. En un mot, le privilège de l’historien est de pouvoir connaitre ce qui s’est vraiment passé, comment les choses ont bougé et se sont transformées. Ainsi, peut-il percevoir les forces à l’œuvre dans les configurations présentes sans jamais cependant oublier que rien n’est écrit , qu’il n’ y a aucun déterminisme. L’histoire se fait au présent !

 Comment donc ont été historiquement (et successivement) pensé la relation avec le territoire,  quelle a été la relation du corps social avec l’Etat ? qu’ont signifié les institutions ? les classes, couches et catégories sociales ont-elles jamais eu ici le sentiment d’appartenir à une communauté ? Quels en ont été les facteurs d’intégration et les facteurs de désintégration ? Qu’a signifié historiquement pour nous la République, réellement, idéalement ? Où se situent les ruptures et les continuités depuis l’instauration de la société coloniale et esclavagiste ? Quels héritages et quelles incidences de la relation séculaire du Maitre et de l’Esclave  dans la perception du politique? Quelles expériences politiques la mémoire guadeloupéenne a-t-elle capitalisé, a-t-elle réinterprété ? Quels sont les points de fusion et de ruptures de nos cultures politiques, c’est-à-dire de nos cultures historiques ? Etc.

L’intervention tentera de tracer les cadres de cette réflexion d’histoire politique sans cependant prétendre à l’exhaustivité sur tous les plans abordés.

 
Jean-Pierre SAINTON,
Historien, universitaire (UAG),
 
Auteur de différents travaux portant sur l’histoire sociale et politique de la Caraïbe, et plus particulièrement des Antilles françaises. A publié différents articles ainsi que les ouvrages suivants :
 
-          « Mé 67 » ; Mémoire d'un événement. Pointe-à-Pitre, Soged, 1985, 263 p, (nouvelle édition revue et enrichie, éditions Lespwisavann, 2011). [En collaboration avec R. Gama]
-           Rosan Girard; Chronique d'une vie politique en Guadeloupe. Paris, Editions Karthala/ Jasor, 1993, 455 p.
-           Les Nègres en politique. Couleur, identités et stratégies de pouvoir en Guadeloupe au tournant du siècle. Thèse de Doctorat d’histoire (2 vol.), Université de Provence, Villeneuve d’Ascq, Presses Universitaires du Septentrion, 1999, 717 p.
-            La question statutaire en Guadeloupe, en Guyane et en Martinique ; éléments de réflexion. Pointe-à-Pitre, Centre d’Analyse Géopolitique et Internationale & Editions Jasor, 2000, 94 p [avec C.Emeri, J. Mérion, F.Reno],
-           Construire l’histoire antillaise ; Mélanges offerts à Jacques Adélaide-Merlande, Paris, Editions du C.T.H.S, 2002, 550 p. [avec L.Abenon, D. Begot, et alii]
-          Histoire et Civilisation de la Caraïbe (Guadeloupe, Martinique, Petites Antilles) : Structures et dynamiques de la construction des sociétés. Tome 1: Le temps des Genèses ; des origines à 1685, Paris, Maisonneuve et Larose, 2004, 349 p. [direction d’ouvrage].
-          Couleur et société en contexte post-esclavagiste ; la Guadeloupe à la fin du XIXe siècle, Pointe-à-Pitre, Editions Jasor, 2009, 172 p.
 
Actuellement sous presses
 
-          La décolonisation improbable ; cultures politiques et conjonctures en Guadeloupe et en Martinique (1943-1967), Pointe-à-Pitre, Editions Jasor, 2012, 391 p.
( parution prévue février 2012).
-          Histoire et civilisation de la Caraïbe (Guadeloupe, Martinique, Petites Antilles) ; le temps des matrices : Economies et cadres sociaux du long XVIIIe siècle, Paris, Editions Karthala,
(parution prévue mars-avril 2012).
 
  

 

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Le jeudi 09 février 2012 à 18h00

aux Archives départementales

19, avenue St John Perse – Tartenson -  à Fort de France 

Madame Josette MANIN

Présidente du Conseil général de la Martinique 

et 

Madame Elisabeth LANDI

Présidente de la Société des Amis des Archives 

ont le plaisir de vous inviter à

la conférence-atelier « Les sources de l’histoire antillaise sur internet : présentation des portails et des sites existants »

animée par

 Madame Magalie CLAVEAU

Archiviste

 
  
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Télécharger le programme 2011-2012

 

 
  
 
  
  
 

ElokAnS du MoiS de
Février 2012

Une effervescence kréyol : des informations socio-culturelles liées à l'Outre mer

Elokans Kréyol...élokans lib

 

 
  
 
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Le trouble à la fête

François Piquet, Nou,papier, résine, cordon lumineux, métal, ficelle. Environ 6 kg, 320 x 100 x 50 cm, janvier 2011. Photo : F. Piquet.

par Manuel Norvat


   Comment avoir les idées claires lorsqu’on parle du trouble ? C’est à mon sens l’un des défis que nous lance le dernier numéro de Recherches en Esthétique consacré à ce thème. Son chef d’orchestre, Dominique Berthet, lève rapidement l’ambiguïté à ce sujet : « si le plaisir esthétique est certes un moment essentiel du rapport aux œuvres [écrit-il], il ne saurait exclure les autres moments de l’expérience esthétique, comme par exemple l’analyse et le jugement ». De même, pour Sentier : « être troublé ne signifie pas uniquement perdre ses repères ». La revue avait donc tout lieu de raison garder (snobant ainsi quelques mauvais effets de trouble) en rassemblant les contributions en quatre parties : La première met l’accent sur des réflexions à propos l’esthétique du trouble. La deuxième sur les affinités du trouble aux dits « nouveaux médias ». La troisième tente de cerner quelques « figures » du trouble. Enfin, la quatrième porte sur le trouble « ultra marin », formule politiquement trouble dans un monde hors Métropole coloniale où l’on ne saurait demeurer l’outre mer de l’Autre.
L’œuvre de François Piquet figurant sur la couverture fut pour moi (outre ma contribution) mon premier contact avec ce numéro sur le trouble lors de sa remise par Dominique, précédant une rencontre imminente (tout aussi troublante) avec Edgar Morin : en l’espace de quelques secondes j’ai été plongé corps et âme dans le vif du sujet. La légende ne m’était d’aucun secours, sauf plus tard pour nommer le créateur de cette vue quasi-insoutenable mais certainement pas ineffable. Cette création montre un corps pendu et sanguinolent ; en lieu et place de la tête on trouve un graffiti néonisé d’un « NOU » créole : le cou coupé renvoi aussi bien à Apollinaire qu’à Césaire ou qu’à l’actuelle situation d’un « domien » (selon le mot de l’officialité) entre insurrection et consommation. François Piquet a su esthétiquement carnavaler sur le trouble social, il l’a, pour ainsi dire « mis à la fête », au sens créole du terme.
J’ai lu ce numéro consacré au trouble sur un mode un peu aléatoire comme on dit, au gré de mes envies, de mes attirances. Il m’a semblé que dans un « non-accord commun » les contributeurs avaient tous essayé de détourner les clichés et autres lieux communs concernant le trouble. Pour sûr, c’est le sentiment que m’a donné la lecture Marc Jimenez dans son entretien avec Dominique Berthet, relayé par Michel Guérin et Gérard Durozoi : leurs communications tournaient (pour faire court) autour de la même interrogation : pourquoi il y a-t-il du trouble plutôt que rien ?
Dans ce contexte philosophant ma contribution intitulée Esthétique du trouble chez Glissant et Tanizaki propose de mettre en relation les archipels des Antilles et du Japon en hommage à Édouard Glissant, cet écrivain qui réclamait le droit à l’opacité pours tous, et qui nous a quitté il y a un an exactement. Cet homme était un archipel d’imaginaires à lui tout seul. Avec détours, c’est grâce à lui que je suis naturellement rhizomé aux propos d’Hugues Henri dans Le trouble dans l’œuvre de Miyazaki. Hugues Henri nous invite à reconsidérer les dessins animés de Miyazaki où s’exprime un imaginaire mondialisé et déroutant de films qui m’avaient interpellé (le Voyage de Chihiro et Nausicaa la vallée du vent) sans en dissiper le trouble, voire l’effroi nucléaire qui le préoccupe. Après, j’ai lu José Moure dans son analyse de l’incipit cinématographique du célèbre Trouble in Paradise de Lubitsch. On y apprend à composer avec le brouillard. Et de là je me suis plongé dans l’article d’Isabel Nogueira : Cinéma et peinture : visions en dehors et en dedans, en l’occurrence entre Edward Hopper et Wim Wenders. L’image en mouvement fixe l’image fixe, et inversement. Ces considérations me menèrent à l’article de cette martiniquaise (ô trouble de l’identité !) qui se fait passer pour une tunisienne : je veux parler de Samia Kassab-Charfi en son article autour du roman de Patrick Chamoiseau, Les neuf consciences du malfini. Convaincu dès lors que rien n’est vrai et que tout est trouble, je continuais par l’article fort instructif d’Aline Dallier-Popper, Féminisme, genre et trouble dans le genre. Jusque là en la matière j’en restais à ma troublothèque personnelle, à mes impressions de l’œuvre de Pierre Klossowski et de son frère Balthus, mais voilà que j’apprends sous la plume d’Aline Dallier-Popper cette déclaration de Jacques Derrida : « Je suis une femme ». Comme dirait Magritte : « Ceci n’est pas une pipe » ; autrement dit le réel ne se confond pas avec la représentation. C’est dire que le philosophe, l’écrivain est un transtextuel. Mais je préfère les images pas sages. Celles que Frank Popper dans Le virus perturbateur dans l’art des nouveaux médias appelle « l’art visualisé », c’est-à-dire « l’utilisation par les artistes de techniques numérisées » ; cela nous change de l’univers de l’idiot-visuel, des télénovelas. L’article sur L’Assomption du Titien de Pierre Juhasz m’a aussi retenu, me faisant songer à feu mon maître en philosophie, littérature et esthétique, Jean-Noël Vuarnet, et à son beau livre Extases féminines.
Je voudrais bien citer les autres, tous les autres de la revue, mais de toute façon, aussi troublant que cela puisse paraître aux mauvais génies, les contributions de ce numéro sont circulaires et solidaires. Mais il me faut, comme un besoin irrépressible, vous parler de Sentier.
Dans L’ouvert troublé de la figure humaine il nous fait part de sa démarche réflexive de praticien des arts. Il se dit en quelque sorte prisonnier du déterminisme de la langue et de la culture française avec ses « formes fixes », ses us et coutumes. Dans cette mesure, son travail créatif d’assemblage s’emploie à dévier les « a priori visuels » dans lesquels nous sommes jetés. L’artiste devine qu’en dépit de la synesthésie (étudiée par Hervé Pierre Lambert dans ce numéro) qu’aux commencements du trouble il y a la vue. C’est d’ailleurs ce dont nous fait part une photographie d’un assemblage éphémère de Sentier, Regard croisés. Le strabisme évoqué par les flèches me semble provenir de l’arc insulaire antillais, lequel est propre à générer esthétiquement, moins des métamorphoses, que des anamorphoses, c’est-à-dire des troubles sans perte de référents.


Pour terminer, je voudrais juste rappeler combien une revue est littéralement là pour nous permettre de re-voir, de nous re-mettre en cause sans cesse. Au fond, la lecture de ce numéro de Recherches en Esthétique sur le thème du trouble m’a plongé dans le souvenir du trouble, plus précisément de la commotion qui s’est produite en moi il y a longtemps à la vue d’un tableau de Dali au Musée National d’Art Moderne. Il s’agit de Six apparitions de Lénine sur un piano (1931). Malheureusement, des années après, ce trouble initial ne s’est pas manifesté lorsque je l’ai revu. Alors, je voudrais, pour ainsi passer la parole à Sentier, lui demander si, pour lui, le trouble a un devenir, s’il peut se reproduire ?

Manuel NORVAT
Fort-de-France, le 3 février 2012

 
  
 

Victor O. en concert : bÔf !

   C'était au CMAC vendredi 03 février. Victor O. en concert : il y a encore du travail pour être à la hauteur de son premier CD. Il y avait des invités, qui ont paru meubler l'espace quelque peu dégarni du répertoire du jeune chanteur. Mais bon la salle était comble. Elle s'est levée, non pas spontanément, non pas saisie de transes par la musique, mais sur l'injonction répétée de Victor O. qui n'a pas manqué de dire que son papa et sa maman étaient présents dans la salle, que son (beau ?)-frère était sur scène et que tel invité était le meilleur ami de son neveu. On était venu pour ça, pour l'entre-soi. Quelques fan-femmes invitées à monter sur scène ont même pu esquisser quelques pas de danses avec le chanteur ! C'est dire !

Enfin, de retour vers ses pénates, on pouvait réécouter l'album et se dire que le chemin qui va du studio à la scène est encore long, plein d'embûches et sans raccourci... comme celui du professionnalisme.  La déception du concert est d'autant plus grande que "Revolucion Karibeana" était un album réfléchi, travaillé avec des textes et des musiques qui laissent entrevoir de belles possibilités. A revoir plus tard !

Madinin'Art

 
  
 

Une vraie réussite :
Congre et Homard

Par Romland Sabra

   Comment tisser du neuf avec une trame usée jusqu'à la corde ? Voilà la gageure que relève avec brio la mise en scène de Dominik Bernard du texte de théâtre « Congre et Homard » de Gael Octavia, la jeune auteure dramatique née en Martinique. La sempiternelle trilogie mari-épouse-amant est déclinée sous les habits d'une fable animalière aquatique, celle du congre du poulpe et du homard d 'après une légende catalane racontée à l'auteure. Il paraitrait que le congre accompagnerait le homard qui lui servirait d'appât dans sa recherche de poulpe dont il se nourrit. Le homard sort du rocher, le poulpe s'avance pour le dévorer, mais le congre plus rapide surgit et se fait un festin du poulpe.

C.(ongre). convoque dans un restaurant désert H.(omard) pour une confrontation directe sans la présence de l'intermédiaire P.(oulpe) qui les réunit. H. interprété en finesse et en retenue par Joël Jerdinier ne sait d'abord rien du motif de la convocation. C. avec Dominik Bernard en puissance et en force dans le rôle, apparaît comme un manipulateur dont la perversité tient à la position de savoir qu'il détient face à H.(omard). Mais le monopole de ce savoir qu'il lâche, ou plutôt qu'il jette à la figure de l'amant, une fois perdu le fera apparaître comme ce qu'il est , à savoir un mari trompé destitué d'une position qu'il croyait à jamais acquise par les artifices d'un virilisme conquérant et quelque peu agressif, cette maladie infantile de la masculinité. Sa position sociale, artisan pêcheur, c'est-à-dire être son propre maitre, son propre patron ne lui sera que de peu d'utilité face à un jobeur-chômeur. Il se retrouvera désarmé face à l'affirmation d'une autre façon d'être homme, faite d'attention, de tendresse, de questionnement et d'acceptation d'une certaine fragilité, que celle-ci soit sociale, professionnelle ou plus surement constitutive d'une construction identitaire toujours en mouvement.

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"Congre et Homard"

de Gaël Octavia

Congre et Homard  de Gael Octavia, mise en scène de Dominik Bernard, au CMAC les 1er et 02 février à 20 heures

par Alvina Ruprecht

 

   La pièce a vu le jour après un processus intéressant que nous avons pu suivre de la Guadeloupe jusqu’en Avignon. Congre et Homard, a d'abord été présenté dans une mise en lecture en Guadeloupe il y a deux ans, et a pu se réaliser grâce à l’appui de Textes en paroles, association guadeloupéenne qui œuvre à la promotion des écritures dramatiques de la Caraïbe soumises à la sélection d' un jury international.
L’auteur Gaël Octavia est martiniquaise; et les deux protagonistes sont joués par des Guadeloupéens Joël Jernider, et Dominik Bernard. Sans entrer dans des commentaires historiques, il faut souligner cette collaboration qui signifie un renouveau important du regard théâtral et une ouverture importante du milieu vers toute la région de la Caraïbe et des Amériques.
L’intelligence de ce dialogue pétillant de Gaël Octavia est bien mise en valeur par la mise en scène de Dominik Bernard qui a su apporter de nouveaux profondeurs à cette rencontre trouble entre un pêcheur et l’amant de sa femme. Un prologue mimé grâce au travail du metteur en scène, révèle l'angoisse, et la jalousie d'un mari trompé qui adore sa femme. Ce prologue soumis à des effets d’éclairage glauques et liquides, nous prépare dès le départ, à une confrontation dramatique qui finira mal. Pourtant, cela ne se déroule pas comme prévu : l’auteur , beaucoup trop espiègle, a préféré créer une ambiance chaotique de rebondissements, d’ambigüités, de sentiments à la fois dévoilés et cachés, un peu à la manière du jeu Touloulou du carnaval guyanais!
Il s’agit d’une drôle de rencontre dans un restaurant le jour de sa fermeture. En effet, le mari, tend un piège à l’amant de sa femme. Le public se rend déjà compte de la situation par la mise en contexte du prologue mais l’invité lui, ne sait pas que le mari est au courant de son secret. La mise en scène profite des métaphores des deux bêtes de mer, le congre et le homard, pour évoquer dès le départ , un espace liquide, symbole des tourbillons de l’inconscient de ces deux hommes qui s’affrontent. C'est ainsi que le metteur en scène apporte au spectacle un profondeur qui n’était pas du tout dans le texte et donne à l’œuvre un fond psychologique insoupçonné, une tonalité sombre, mystérieuse voire inquiétante qui nous bascule à droite et à gauche par le jeu des aveux chaotiques qui précipitent le dénouement.

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A voir au CMAC le 1er et le 2 février 2012
Congre et Homard,
production guadeloupéenne d’une pièce de Gaël Octavia.

Joël Jernidier et Dominik Bernard

Par Selim Lander.

   Gaël Octavia, comme son nom ne l’indique pas, est une jeune femme d’origine martiniquaise. Congre et Homard n’est pas son premier essai d’écriture théâtrale mais sa première pièce montée. Elle y révèle une étonnante maîtrise. Construction parfaite (dans le genre des pièces à tiroir avec des rebondissements successifs qui relancent l’action), langue brillante avec quelques rares pépites empruntées à un vocabulaire plus populaire, voire créole puisque nous avons affaire respectivement à deux représentants du petit peuple antillais : un pêcheur et un « jobeur » (c’est-à-dire un chômeur « officiel » faisant des petits boulots).

On ne racontera surtout pas l’histoire. Disons simplement que le pêcheur a une bonne raison d’en vouloir au jobeur et qu’il lui fera passer de très mauvais moments. Le premier, Dominik Bernard – qui a également assuré la mise en scène – mène le jeu avec un bagout et une autorité sans faille. Joël Jernidier, son comparse, qui endosse le rôle plus ingrat d’une victime presque tout le temps passive, démontre une belle intériorité.
Ce spectacle est exemplaire parce qu’il réunit toutes les qualités que l’on attend du théâtre : 1) un vrai texte, écrit pour le théâtre, utilisant de manière magistrale les techniques propres à l’écriture théâtrale. 2) des comédiens talentueux. 3) une mise en scène rigoureuse et une scénographie au service du texte. En l’occurrence, le parti retenu par le metteur en scène et le décorateur (Pascal Catayee) fut de placer les deux hommes (tous deux vêtus d’une combinaison de travail) face à face de part et d’autre d’une table qu’on pourrait imaginer dans un bistrot branché, cubique de forme et d’où surgit par moment une lumière bleutée. Le bleu est d’ailleurs la tonalité dominante et cette lumière froide n’est pas sans contribuer à la tension qui domine le spectacle de bout en bout. Lumière bleue qui contraste avec le rouge qui accompagne le tout début du spectacle lorsque le pêcheur, seul en scène, esquisse une valse. Première fausse piste ; il y en aura bien d’autres !

 
  

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Ce soir on improvise

 par Christian Antourel & Ysa de Saint-Auret

 

   Cette aventure, nous raconte les acteurs en rébellion contre le metteur en scène, refusant l’illusion qu’on leur impose au profit de la sincérité passionnelle.
L’excès de présence et l’emprise du metteur en scène sur les comédiens, encourage le développement de velléités d’indépendance, pour trouver un espace de liberté. Toutes les sociétés sont à des degrés divers confrontés à ce problème et pour y faire face on veut revenir à ses repères. Pirandello déteste l’immobilité par conséquent, les formats, les systèmes tout ce qui fixe un aspect et tout ce qui gêne un songe. Ce théâtre indique que le refus de ce metteur en scène arrivé de France est le prétexte pour justifier un modèle théâtrale pirandellien également porteur d’une charge de méfiance très forte à l’égard de l’autre.

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Aki Kaurismäki, cinéaste des couleurs dans Le Havre.

Jean-Pierre Darroussin et Évelyne Didi

Par Selim Lander.

   Le Havre a reçu l’année dernière le prix Louis Delluc qui couronne chaque année le meilleur film d’auteur français (ou de production française), après le prix de la critique internationale obtenu au festival de Cannes (toujours en 2011). Les cinéphiles français connaissaient et appréciaient déjà Kaurismäki pour les films qu’il a tournés auparavant chez lui, en Finlande, en particulier L’homme sans passé déjà récompensé à Cannes par un Grand Prix et le prix d’interprétation féminine (en 2002).

Cette fois, c’est donc en France et au Havre que Kaurismäki à installé ses caméras. Il a fait appel pour la circonstance à quelques acteurs français de renom, en particulier à deux Jean-Pierre : Darroussin (célébrité d’aujourd’hui) dans le rôle du flic et Léaud (celui qui fut) dans le rôle du traitre. On retrouve également Pierre Étaix en médecin compatissant. Mais le rôle principal est tenu avec talent par André Wilms, comédien de moindre renom. Il y a des femmes aussi dans le film, ô combien présentes, à commencer par Kati Outinen, la comédienne fétiche de Kaurismäki, celle-là même qui obtint le prix d’interprétation à cannes en 2002. Célèbre ou pas, aucun de ces comédiens ou comédiennes n’a un physique de star. En dehors du jeune Miquel Blondin, ils portent le poids des années sur leurs visages comme dans leurs corps. Kaurismäki déteste tout le clinquant du cinéma et même l’ordinaire de l’humanité ne l’intéresse pas ; il préfère de loin les « trognes ». C’est un Daumier, dirait-on, qui ne se plaît que dans la caricature mais qui ne déprécie jamais ses sujets, lesquels sont plus chargés d’humanité que toutes les stars d’Hollywood.

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Cinéma caribéen au CMAC

 Par Selim Lander.



  En cette fin du mois de janvier, le CMAC proposait une sélection de film caribéens. On se plaint à juste titre en Martinique de n’avoir pas avec la Caraïbe toutes les relations que la géographie semblerait devoir dicter. La proposition était donc bienvenue. On ne conclura pas pour autant, après avoir visionné les films inscrits au programme, que le cinéma caribéen est proche d’atteindre la maturité.

Nom Tew, le court métrage dominicais qui ouvrait le programme semblait s’étirer bien au-delà de ses 9 minutes. Un jeune homme – certes musculeux à souhait – qui se promène dans la forêt, s’arrêtant ici pour pêcher quelque écrevisse, ou là pour déterrer du manioc, cela fait un argument un peu juste. Un unique protagoniste, réduit à un rôle muet, cadré par une caméra instable qui restitue une image sautillante et floue : la robinsonnade devient très vite lassante.

Le film qui suivait, Jab – the blue devils of Paranim, nous venait de Trinidad, une île connue pour la magnificence des ses groupes carnavalesques. Si les « diables bleus » s’inscrivent dans cette tradition carnavalesque, les attirails de ceux qui étaient présentés dans Jab étaient plus qu’indigents. Le film n’en présentait pas moins un certain intérêt. À la frontière entre documentaire et fiction, il montrait une campagne et des paysans qui nous ramenaient à une Martinique de quelques dizaines d’années en arrière. Pour son parfum de nostalgie, pour quelques belles images de la campagne, pour ses personnages aussi sympathiques que naïfs, ce film méritait d’être vu.

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 Mémorial Cyril Serva :
penser le pays nôtre

 


   Le colloque qui s’est tenu au cours du Mémorial Cyril Serva les 14 et 15 janvier a permis à l’assistance comme aux intervenants de vivre des moments passionnants de conscience et de réflexion collectives
Les contributeurs se sont efforcés, avec la compétence qui les caractérise, de porter des réponses aux interrogations de Cyril Serva sur le métier d’intellectuel, le fonctionnement de la société guadeloupéenne et plus particulièrement, sur les pratiques politiques en Guadeloupe ou bien ils ont cherché à actualiser ces interrogations.

Le métier d’intellectuel

La figure de l’intellectuel ou de l’intellectuelle pour prendre en compte l’interpellation de Patricia Braflan-Trobo, cette figure est l’un des points cardinaux de la réflexion de Cyril Serva. L’intellectuel est celui qui sort des sentiers battus et qui s’engage dans la sphère publique pour défendre des principes et des valeurs et pour stigmatiser des comportements préjudiciables à l’intérêt collectif. De ce fait, si l’intellectuel peut être un romancier, un essayiste, un philosophe, il peut être également un artiste quand il est « créateur ou médiateur, mis en situation d’homme du politique » pour reprendre la formule utilisée par les historiens Pascal Ory et Jean-François Sirinelli. Il doit être capable d’aller à l’encontre des représentations sociales, toutes les représentations sociales.

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Contre le créolocentrisme : Frankétienne ou Edouard Glissant ?*


Le jury du 13e prix Carbet de la Caraïbe, présidé par Edouard Glissant, s’est retrouvé au soir du vendredi 20 décembre à l’Atrium de Fort-de-France, salle Frantz Fanon, pour honorer, face à un public dirait-on sélectif, la dernière parution de Frankétienne : H’éros-Chimères. Ce titre résumerait « de manière profonde et provocatrice les horreurs qui bornent nos horizons ; les tourments et les fantasmes qui peuplent l’imaginaire des humanités contemporaines ». L’auteur reçoit ce prix comme un hommage rendu à la créativité féconde du peuple haïtien qui compte tant de « guerriers de l’imaginaire ». Tout se serait joué entre mise en scène de l’artiste, proximité visible avec le jury et son « jeu/je » parfois morbide et lassant.

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ETC CARAIBE ET LES EDITIONS LANSMAN
édition de

" CONGRE ET HOMARD"
 de Gaël OCTAVIA

  10ÈME TITRE DE LA COLLECTION ETC CARAIBE.
 
10ÈME TITRE DE LA COLLECTION ETC CARAIBE.



ETC CARAIBE est une association d'auteurs dramatiques qui depuis 2003 défend les écritures caribéennes de Caracas à Cuba. Ses objectifs sont la découverte, la promotion et la diffusion des textes de théâtre caribéens. Forte de ses 200 auteurs, cette association martiniquaise, conventionnée par le ministère de la culture et reconnue par l'IFPC UNESCO, est en partenariat avec les éditions Lansman, 1er éditeur de théâtre francophone, afin de permettre aux auteurs dramatiques de la Caraibe d'être publiés à compte d'éditeur .

C'est donc avec une grande joie, que nous vous annonçons la sortie de notre 10ème titre. Il s'agit du texte de l'auteure martiniquaise
Gael Octavia "Congre et homard" qui est actuellement interprété par Dominik Bernard et Joel Jernidier sur les scènes de Guadeloupe et de Martinique.
A voir absolument et aussi à lire désormais.
Pour tout renseignement pour se procurer le livre, vous pouvez vous adresser à Etc_caraibe@hotmail.com ou au 0690 493681, sur le site des éditions Lansman ou tout site de vente de livres en ligne. Vous le trouverez aussi en vente dans les lieux de diffusion du spectacle.

Les autres textes édités Lansman collection Etc caraibe: "Port d'âmes" de Arielle Bloesch Martinique 2005, "Merde!" de Yosvani Médina Cuba 2006, "Comme deux frères" de Maryse Condé Guadeloupe 2007, "moi chien créole" de Bernard Lagier Martinique 2007, "lettres à l'humanité" de José Pliya" 2007, les immortels" de Pascale Anin Martinique 2009 , "conte à mourir debout" de Franz Succab Guadeloupe 2009, "embouteillage Caraibe" de Arielle Bloesch, Ina Césaire, Gilda Gongier, José Jernidier, Bernard Lagier, Laura Leclerc, Frantz Succab 2009.
Aux Solitaires Intempestifs label Etc caraibe: "le père" de Guy Régis Junior Haïti 2011

   
 
  

 

 

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LES OUTRE-MER À L'ÉPREUVE DU CHANGEMENT
Réalités et perspectives des réformes territoriales
Actes du colloque Les collectivités françaises situées outre-mer à l'épreuve des évolutions statutaires et de la réforme territoriale, Palais du Luxembourg, 9 février 2011

Ouvrage coordonné par Justin Daniel - Préface de Jean-Claude Fortier - Postface de Fred Constant
Editions L'Harmattan • Collection Grale
2011 • 326 pages • ISBN : 978-2-296-55945-5
 

L’entrée en vigueur de la loi constitutionnelle du 28 mars 2003 relative à l'organisation décentralisée de la République a incontestablement contribué à remodeler le paysage institutionnel de la France d’Outre-mer. Sur une toile de fond tissée par la réforme territoriale en cours, dans un contexte où les évènements de 2009 témoignent de l’ampleur de la crise multidimensionnelle qui affecte les quatre DOM-ROM, de nouveaux dispositifs statutaires et institutionnels se mettent en place. Simultanément, des réformes amorcées parfois de longue date poursuivent leur devenir historique en faisant l’objet de nouveaux ajustements. Les collectivités françaises situées outre-mer apparaissent ainsi comme de véritables laboratoires d’ingénierie institutionnelle : tantôt, elles semblent anticiper ladite réforme territoriale, tantôt, leur propre expérience semble se nourrir d’elle ou la nourrir en retour. En outre, les changements statutaires et institutionnels qui les concernent influent incontestablement sur la nature de l’État et suscitent dès lors des interrogations qui dépassent leur expérience singulière.
Issu d’un colloque qui s’est tenu au Palais du Luxembourg le 9 février 2011, cet ouvrage collectif rend compte de la diversité et de la richesse des expériences actuellement réalisées dans tout l’Outre-mer français. Il trace également des perspectives pour les prochaines années.


L'ouvrage et sa version électronique sont en vente sur le site internet de l'éditeur L'Harmattan à l'adresse suivante :
http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=livre&no=35858

 

 
  
 

CARÊME

Dans la transparence immobile de l’air
cette fragrance de parfum-soleil qu’on flaire,
mêlée d’herbes et de fleurs séchées
et l’odeur des fruits à maturité,
tout dégoulinants de leur jus sucré
dans un pépiement de petits oiseaux empressés…

Tandis que sommeille la nature en apnée,
languissant des trop rares frissonnements d’alizé,
allongé sans bouger sur la terre assoiffée,
laissant à vau-l’eau mon esprit vagabonder,
soudainement je me prends à rêver
au frais mirage d’un ruisseau murmurant
aux oreilles son chant tellement apaisant…

Patrick MATHELIÉ-GUINLET

 

 

 
 
 

Le programme

 

 
  
  
  
 
  
               

Caraïbes

Avis de parution
Janvier 2012

LE DÉFI HAÏTIEN
Economie, dynamique sociopolitique et migration
Carlo A. Célius
Sous la direction de
Depuis 25 ans Haïti tente de bâtir une société moderne et démocratique. Le défi est énorme tant le pays concentre de problèmes. Le phénomène majeur de ces vingt dernières années est l'irruption des masses paysannes et urbaines sur la scène politique. Ces neuf contributions explorent l'économie, la diaspora en passant par le rôle des élites, l'espace public, le leadership, l'application du droit, la réforme agraire, et la multiplication des bidonvilles.

(Coll. Horizons Amérique Latine, 25,5 euros, 248 p., janvier 2012) ISBN : 978‑2‑296‑56868‑6

LA CARAÏBE DANS LA MONDIALISATION
Quelles dynamiques régionalistes ?
Eric Dubesset, Rafael Lucas
Sous la direction de
Le monde caraïbe, malgré sa dispersion et son étendue, constitue-t-il, dans le contexte de mondialisation actuel, une véritable région unifiée ? De quelle façon les entités du bassin caribéen s'insèrent-elles dans leur entour géographique ? Voici des analyses de spécialistes de la Caraïbe francophone, hispanophone et anglophone, issus principalement des sciences humaines et sociales.

(34,5 euros, 334 p., janvier 2012) ISBN : 978‑2‑296‑55682‑9

LES OUTRE-MER À L'ÉPREUVE DU CHANGEMENT
Réalités et perspectives des réformes territoriales
Justin Daniel
Coordonné par Justin Daniel - Préface de Jean-Claude Fortier - Postface de Fred Constant
Cet ouvrage rend compte de la diversité et de la richesse des expériences actuellement réalisées dans tout l'Outre-mer français. Il trace également des perspectives pour les prochaines années.

(Coll. Grale, 33,5 euros, 326 p., janvier 2012) ISBN : 978‑2‑296‑55945‑5

 
 
  
  
 

LA SORCIERE SITAYI : Conte théâtralisé, interactif et pédagogique, écrit et mis en scène par Suzy Singa pour le compte de La Compagnie SIJIRI.

Spectacle pluridisciplinaire alliant le chant, la danse, la musique et le théâtre dédié aux enfants de 5 à 99 ans.

Ledit spectacle donnera lieu à trois représentations au

Palais des Congrès de Madiana,
les 13 et 14 Février à 9 heures, et le 15 Février à 14 heures (séance tout public).

Les tickets seront en vente à partir du 3 Février au Palais des Congrès de Madiana au tarif de 5 Euros pour les scolaires, et 12 Euros pour le tout public.

La présence du public déguisé selon l’un des quatre jours de liesse (dimanche gras, mariage burlesque, mardi gras, mercredi des cendres) est vivement recommandée !

 


 
 
 
 
 

 

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