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Mémoires d’Haïti : voix d’intérieur, voix d’extérieur :  la rubrique de Jean-Durosier Desrivières

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Haïti, anniversaire terrifiant


Par JEAN MÉTELLUS Ecrivain et médecin


En 2010, Haïti a vécu les pires catastrophes de son histoire. L’île a été éprouvée par les tremblements de terre depuis le XVIe siècle. Mais la survenue, le 12 janvier dernier, d’un séisme de magnitude 7,3, alors que la démographie est dix fois supérieure et les constructions autrement plus nombreuses, a causé des dégâts humains, matériels et économiques incommensurables. On évalue actuellement à 230 000 le nombre de personnes décédées ou disparues.

Aujourd’hui encore, la capitale et les villes affectées ressemblent à des champs de ruines. Une partie de la population vit dans la rue, sans abri. Les autorités gouvernementales et la Minustah (Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti) n’ont pris aucune initiative d’envergure. On comptait en avril 1 053 camps de réfugiés, ce nombre tend à augmenter. La situation s’aggrave de jour en jour. La population vit dans une promiscuité sans précédent, dans la puanteur des déchets, exposée aux maladies et à toutes sortes de contaminations. L’aide humanitaire venue de toutes parts - la République dominicaine voisine a été la première à venir au secours d’Haïti, suivie par les Etats-Unis, la France, le Canada - n’est pas distribuée de manière équitable. Fin septembre, une tornade a traversé le pays, causant d’importants dommages, et les pluies diluviennes qui l’accompagnaient ont provoqué des inondations, aggravant une situation sanitaire déjà précaire.

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L'imposture des Nations unies en Haïti

 par Jean-Philippe Belleau, professeur à l'université du Massachusetts à Boston

 

   Il y a près d'un an, le tremblement de terre du mardi 12 janvier détruisait la capitale haïtienne et plusieurs centaines de milliers de vies. Micha Gaillard, militant des droits de l'homme, intellectuel, homme politique haïtien et fils du plus grand historien de l'île, était de ceux-là. Sa mort éclaire les maux antérieurs et postérieurs au séisme. Pendant deux jours, coincé au niveau des cuisses, il parvint, avec calme et courage, à parler avec ses amis venus l'aider mais qui ne trouvèrent jamais l'équipement minimum qui aurait permis de le tirer du ministère de la justice qui s'était effondré. Un Etat fonctionnel, cause pour laquelle il s'est battu toute sa vie, l'aurait peut-être sauvé. Surtout il n'aurait pas du se trouver là. Quelques minutes avant le tremblement, il se précipitait à l'intérieur d'un ministère entièrement vide, pour y déposer d'urgence des demandes de libération d'individus injustement arrêtés. Personne ne put l'accueillir, il se dirigea vers le bureau du ministre, au fond. Il y fut le seul mort. On ne peut que se réjouir que l'effondrement de treize ministères et du palais présidentiel ait fait moins d'une dizaine de morts. Il faut aussi avoir le courage de constater que dans un pays qui était déjà en crise, l'Etat n'était pas au travail.

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Haïti, deux cents ans de malheurs
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Haïti : ces cadavres que l’on montre
 

HAÏTI ÉLECTIONS LÉGISLATIVES

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par Claude MOÏSE

Haïti : les leçons humanitaires,

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Michèle Pierre-Louis : «Il faut qu'une entité commande»
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Haïti : rude transition démocratique,

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Alain Deloche, chirurgien, président de la Chaîne de l'Espoir