A l'affiche
Cinéma
Expositions
Musique
Théâtre

 

 

 


powered by

FreeFind

Lien2 Lien3

Marie-Anick Toula : Les arts plastiques.

 

Par Selim Lander.

 

 

 

 

--__-

 

Une plasticienne qui œuvre dans le design et la peinture en travaillant le ciment, le béton teintés dans la masse, qui produit des colonnes, des jardinières, des bancs, des paravents et surtout des compositions murales faites de plusieurs panneaux d’isorel, joints ou disjoints et recouvert de plusieurs fines couches de ciment teintés, puis gravés, avec toutes sortes d’incrustations, plaque de métal, parfois comme cousue avec du fil de fer, morceau de vieille tôle en métal zingué, quelques lattes de bois pour une ébauche de jalousies, un bout de tuyau en cuivre. Exceptionnellement un motif peint, une vache brahmane. Et partout des adornos, ces petites têtes stylisées en terre cuite dont les Arawaks décoraient leurs poteries, reproduits par l’artiste.

 

Sur cette trame, M.-A. Toula propose des créations très variées. Son œuvre de designer se compose principalement jusqu’ici de sièges, des bancs au piètement en béton sculpté, une chaise métallique spectaculaire dont l’armature est faite de fers à béton et l’assise d’une feuille de cuivre. Quant aux tableaux, l’agencement des panneaux, le choix des couleurs, les matériaux insérés, la forme de chaque composition permettent d’infinies combinaisons, sans que l’identité de l’artiste ne soit jamais perdue.

Un paravent fait exception avec des motifs figuratifs dont les contours sont tracés sur chacun des trois panneaux par ailleurs disparates : une marqueterie, un patchwork de jalousies, une vieille porte (au milieu) travaillée dans l’épaisseur par les termites.


Il est impossible de détailler cette exposition qui remplit la galerie La Véranda de l’Atrium. On mentionnera simplement un tableau au format 1m x 1m, très clair, presque blanc, avec un effet de plâtre ou de parchemin, sur lequel se détachent un palmier découpé dans une plaque de métal, un bout de branche et quelques planchettes superposées figurant une petite fenêtre. De ce tableau très pur, très homogène (en dehors du palmier dont le réalisme choque un peu) se dégage une impression d’élégance et de sérénité à la fois. Un exemple parmi d’autres qui prouve la variété de l’inspiration de M.A. Toula.

A voir à l’Atrium de Fort-de-France jusqu’au 7 juin 2009.