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« MAC Marin 2009 »
Le Marché d’Art Contemporain du Marin –
Édition 2009
par Selim Lander
Au fil des
années, le Marché d’Art contemporain du
Marin est devenu un rendez-vous attendu
aussi bien par les artistes que par les
amateurs. Gageons que cette édition, la
septième, ne fera que renforcer
l’engouement des uns et des autres.
Il est
toujours délicat de parler de l’art
contemporain. Celui-ci étant ce qu’il
est – un foisonnement d’initiatives où
toutes les expériences sont légitimes,
où l’originalité tend à l’emporter sur
le savoir-faire technique – le critique
ou plutôt le chroniqueur ne saurait en
aucune manière trancher avec autorité
sur ce qui vaut quelque chose ou ce qui
ne vaut rien. Et il ne saurait surtout
pas parler de ce qui est beau et de ce
qui ne l’est pas, ce critère n’étant pas
considéré comme pertinent.
Comme
n’importe quel visiteur d’un salon d’art
contemporain, le chroniqueur en est donc
réduit à déambuler au hasard d’un stand
à l’autre et à s’arrêter lorsqu’il tombe
sur quelque chose qui éveille son
intérêt. Evidemment, suivant qu’il est
plus ou moins cultivé en la matière, il
n’aura pas tout-à-fait le même regard
sur les œuvres mais, en définitive, ses
choix resteront déterminés avant tout
par sa propre subjectivité.
C’est donc
en toute subjectivité que nous avons
choisi de braquer le projecteur sur
quatre plasticiens parmi les quelques
soixante qui étaient présents lors de
cette septième édition.
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« Rob 9 sur sa chaise électronique » par
Stéric |
Le plus
fantaisiste : Stéric qui peint des
tableaux et réalise des sculptures
ludiques dans le style de ses tableaux
(à moins que ce ne soit l’inverse). La
technique est fruste, mais cela
n’empêche pas que ses œuvres soient
pourvues d’une certaine éloquence en
même temps que de beaucoup d’humour.
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Trois jeunes Martiniquais par Claude Cauquil
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Le plus
classique : Claude Cauquil qui
expose une série impressionnante de
tableaux de jeunes Martiniquais, sur
fond noir. Bien qu’il travaille comme
les hyperréalistes à partir de
photographies, ses tableaux sont de
véritables créations qui témoignent
d’une grande maîtrise de la matière
picturale, tout en gardant un côté très
réaliste.
Le plus
inventif : Pascal Bailleul. Déjà
connu pour ses
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« Funk
la trompe » par Pascal
Bailleul |
photos retravaillées de
nus couverts d’argile, il présente cette
année (à côté de créations vidéo) une
série de personnages à la Jérôme Bosch,
mi hommes-mi animaux (par exemple des
humains dotés de nageoire) ou des
monstres purs et simples comme celui qui
est représenté sur la photo ci-dessous.
Sa technique est, quant à lui,
entièrement photographique. Par contre,
s’il continue à partir de photos de
personnages enduits d’argile, il les
transforme désormais avec toute la
liberté que lui autorisent les nouvelles
techniques de manipulation des images.
Dans cette nouvelle série, les chimères
qui sont sorties de son laboratoire
témoignent de son inquiétude vis-à-vis
de notre environnement dont on peut en
effet imaginer que, à force d’être
pollué, il finisse par engendrer des
êtres abominables.
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Un des « Robi »
de Robert
Manscour |
Le plus
célèbre : Robert Manscour.
Sculpteur, designer, on ne sait
pas très bien comment il faut qualifier
Robert Manscour puisqu’il est connu
autant pour ses statues que pour les
objets qu’il réalise (vases, lampes,
appliques). En tout état de cause, il
est l’un de nos rares créateurs qui
s’exporte au-delà des mers. Sa maîtrise
du travail du verre est incontestable et
ses œuvres laissent rarement
indifférent, ses statues en particulier
qui véhiculent à la fois tendresse,
humour et émotion. La famille de ses « Robi »
(comme Robert !) est déjà riche de
plusieurs centaines d’individus
différents dispersés dans le monde
entier.
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Trois « Stani » de la tribu de Robert Manscour
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Trois « Stani »
de la tribu de Robert Manscour
Quant à la tribu des « Stani »,
ces personnages tout en longueur campés
sur deux jambes de métal, elle se limite
pour l’heure à une vingtaine de membres
mais il serait surprenant qu’elle ne se
répande pas, elle aussi, un peu partout.
Si ces
œuvres vous ont plu, surpris, amusé, ne
ratez pas la prochaine édition du MAC
Marin !
(°) Cette
photo et les suivantes : Madinin’Art –
Reproduction interdite sans
l’autorisation de l’auteur de l’œuvre
représentée.
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