"Les
sages ne pleurent ni les vivants,
ni les morts. Tout ce qui vit est
éternel. Ce qui est ne peut
jamais finir.. LA vie est indestructible.
Elle n'est et ne peut être ni
diminuée, ni altérée.
L'esprit est impérisable, éternel,
indissoluluble". De la
Bhagavad-Gita.
A
partir du 10 mai 2006, le Sénat
accueille au Jardin du Luxembourg
la Forêt des Mânes, une
installation d'envergure de l'artiste
guadeloupéenne Léa de
Saint Julien.
Visible
aux heures d'ouverture du jardin,
l'oeuvre, musicale, photographique,
minérale, met en scène
une arche de bambous géants
pouvant atteindre jusqu'à 15
mètres de haut.
Entre
ces végétaux sont suspendus
des portraits photographiques d'anonymes
aux origines diverses, des tissus,
des parfums et objets choisis. Entre
Orient et Occident, la Forêt
des Mânes a été
choisie par le Sénat pour honorer
de manière puissante et poétique
l'outre-mer français.
C'est
une invitation au voyage : voyage
au coeur de l'imaginaire mais aussi
passerelle reliant l'individu au Monde
pour un dialogue qui se veut interculturel.
Implantée le long de l'allée
St Michel au coeur du jardin, cette
arche symbolise avant tout le chemin,
celui de l'exil, volontaire ou non,
de la transplantation.
Elle
célèbre à la
fois la place de l'humain en son sein
en même temps que la Nature
dans sa prodigalité, sa résistance
et sa fragilité. Conjuguant
esthétique et spiritualité,
mythes et modernité, la Forêt
des Mânes invite l'anonyme,
citadin ou de passage, à faire
partie intégrante du voyage.
Contact Presse :
Présidence du Sénat
: Yves Marek : y.marek@senat.fr
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