René Maran

Photographe et plasticien
Son
travail n’est ni l’un ni l’autre,
mais se compose de ces deux arts… et
d’autres encore.
Mystère de la création
Quelle raison de peindre sur la
pellicule, est-ce bien raisonnable ?
Puis par photos, graver cette
métamorphose. Quel étrange
spiritualisme que ce plaisir
solitaire.
Il y aurait donc deux folies
distinctes, celle qui discipline, et
celle qui indécise spleen et bleues
en courant la création.
Quelle pathologie absorbe notre
hôte? Nous y voilà «rien de grand ne
s’est jamais fait sans folie». On
aime on n’aime pas, d’ailleurs il
s’en moque. Quand l’étincelle
jaillit il délivre le cliché, de son
état latent, sous une autre forme
modifiée. C’est à cet instant où il
découvre l’art inconditionnel, qu’au
microscope, il saisit l’image
survenue chaude effervescence et
efface, crucifie d’un trait de
peinture scrupuleuse la querelle
d’antan entre la peinture et la
photographie.
Il fixe l’idée et, plus les
molécules de sa matière semblent
agitées plus elles deviennent
chaudes. Dans l’instinct, alors, il
capture ces micro-ondes qu’il fait
photos particulières.
Quand
la bête se lâche, il apprivoise
l’art.