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René Maran


 

Photographe et plasticien

Son travail n’est ni l’un ni l’autre, mais se compose de ces deux arts… et d’autres encore.

Mystère de la création

Quelle raison de peindre sur la pellicule, est-ce bien raisonnable ? Puis par photos, graver cette métamorphose. Quel étrange spiritualisme que ce plaisir solitaire.

Il y aurait donc deux folies distinctes, celle qui discipline, et celle qui indécise spleen et bleues en courant la création.

Quelle pathologie absorbe notre hôte? Nous y voilà «rien de grand ne s’est jamais fait sans folie». On aime on n’aime pas, d’ailleurs il s’en moque. Quand l’étincelle jaillit il délivre le cliché, de son état latent, sous une autre forme modifiée. C’est à cet instant où il découvre l’art inconditionnel, qu’au microscope, il saisit l’image survenue chaude effervescence et efface, crucifie d’un trait de peinture scrupuleuse la querelle d’antan entre la peinture et la photographie.

Il fixe l’idée et, plus les molécules de sa matière semblent agitées plus elles deviennent chaudes. Dans l’instinct, alors, il capture ces micro-ondes qu’il fait photos particulières.


 

Quand la bête se lâche, il apprivoise l’art.

 

A peindre non ce qu’il voit, mais ce qu’il rêve, il montre une nature double, artistique et historique transcrite du négatif à la lumière.

Pure hypothèse surréaliste ou artisanat d’une nature mixte dissimulée ou surexposée à l’approche tactile du pinceau impertinent de l’artiste ?

Son explication joue sur la palette des couleurs un tambour authentique aux formules évocatoires du sorcier Maran qui pleure et danse dans sa tête.

Il porte dans tout son être les signes d’un flegme oriental consommé, mais, produit dans son theatre passion, la stupéfaction et la sidération débordante dans une parole artistique déliée.

Il a des salves d’or, Dali en lui, exubérances articulées et du Dalaï, la matière vive de la lumière. Deux folies opposées et complémentaires à découvrir absolument.


 

La Logique du Pourrissement


 

Sera le thème d’une prochaine installation labyrinthe où l’on découvrira des oeuvres de 1m80 par 1m20.

Quant on pense qu’il faut un recul d’au moins trois fois le diamètre de l’image, soit plus de six mètres pour ne pas se laisser surprendre par les perspectives de ces photos qui projettent à distance leurs sens infernal ou divin et constater par un examen attentif et minutieux toute l’évanescence de l’opium de l’art… il faudra trouver un lieu ou poser toute cette gesticulation griffée d’une musicalité tumultueuse et volontairement hystérique.


 

Contact : René Maran : 0696 29 90 69


 

Christian Antourel

Photos : C.A