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AAA
:
Nicolas
Sarkozy
le
dégradé
La
France
a
perdu
son
triple
A,
mais
pas
l'Allemagne:
un
camouflet
pour
le
président
de
la
République.
Par
ANTOINE
GUIRAL
PatatrAAA...
La
France
est
dégradée
et
c'est
Nicolas
Sarkozy
qui
dégringole.
Depuis
des
mois,
le
chef
de
l'Etat
avait
fait
de
la
défense
du
triple
AAA
français
un
quasi
signe
de
notre
identité
nationale.
Persuadé
avoir
remporté
début
décembre
une
manche
décisive
contre
les
agences
de
notation
grâce
à
l'accord
franco-allemand
passé
avec
la
chancelière
Merkel,
il a
vite
dû
se
rendre
à
l'évidence.
Standard
&
Poor's
n'a
que
faire
du
calendrier
électoral
français
et
sa
menace
de
dégradation
qui
planait
depuis
l'automne
n'était
pas
une
galéjade.
Résignés
du
coup
à
l'inéluctable
perte
de
ce
triple
A,
l'exécutif
et
l'UMP
ont
expliqué
des
jours
durant
que
la
France
ne
serait
en
aucun
cas
la
seule
visée
par
les
agences
de
notation.
En
clair,
la
plupart
des
pays
européens
-Allemagne
compris-
seraient
«sanctionnés».
Pas
question
dès
lors
de
mettre
en
cause
la
politique
menée
par
le
gouvernement
français....
Mais
vendredi,
tous
ces
arguments
sont
en
passe
d'être
balayés:
l'Allemagne,
les
Pays-Bas
et
le
Luxembourg
devraient
conserver
leur
fameux
AAA.
Ce
«découplage»
avec
le
voisin
allemand
est
un
camouflet
pour
la
France
et
son
Président.
Cette
fois,
les
faiblesses
françaises,
plus
ou
moins
masquées
par
le
pas
de
deux
plus
politique
qu'économique
du
couple
franco-allemand,
apparaissent
au
grand
jour.
Après
avoir
fait
de
la
défense
de
la
note
française
une
priorité
absolue,
Nicolas
Sarkozy
et
François
Fillon
vont
donc
concentrer
les
critiques
et
devoir
s'expliquer
très
vite
sur
la
suite
des
événements.
Depuis
des
mois,
l'opposition
a
prévenu:
une
dégradation
française
signifierait
d'abord
la
«sanction»
d'une
politique
économique
inefficiente.
Et
bien
sûr,
elle
traduirait
l'échec
de
Nicolas
Sarkozy
à
piloter
le
pays
dans
la
crise.
A
peine
la
sanction
tombée,
le
député
PS
de
Paris
Jean-Marie
Le
Guen
a
affûté
les
attaques
à
venir
sur
BFMTV:
«C'est
un
triple
échec
pour
Nicolas
Sarkozy.
Echec
de
sa
politique
économique
depuis
cinq
ans
qui
a a
mené
la
France
dans
cette
situation»,
«échec
de
la
gestion
de
la
crise»
et
«échec
social».
Il a
assuré
que
«nous
ne
sommes
pas
égaux
devant
la
crise,
la
France
étant
particulièrement
visée
parce
qu'elle
a
accru
sa
dette
de
façon
inconsidérée
par
un
laxisme
fiscal
que
nous
n'avons
cessé
de
dénoncer».
Au-delà
des
critiques
et
des
polémiques,
le
gouvernement
va
surtout
devoir
trancher
s'il
opte
pour
davantage
de
rigueur.
Un
scénario
auquel
il
s'est
toujours
refusé
jusqu'à
présent.
Mais
en
ces
temps
de
précampagne
où
le
chef
de
l'Etat
est
pris
de
frénésie
de
réformes,
il
pourrait
être
tenté
par
une
vraie
stratégie
«du
sang
et
des
larmes»
afin
d'affirmer
encore
sa
posture
de
«capitaine
Courage».