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Les Français ne sont pas prêts à travailler plus pour gagner plus

 

  Malgré la baisse du pouvoir d'achat, 79% des salariés préfèrent profiter de leurs RTT plutôt que les faire racheter par leur entreprise. C'est ce que révèle un sondage publié lundi.
Plus des trois quarts des salariés n'envisagent pas de faire racheter des jours de RTT cette année, contre 11% qui pensent faire usage de cette possibilité créée en février par le gouvernement, selon un sondage LH2/Les Echos/L'Institut de l'entreprise, publié lundi.

A la question "cette année, pensez-vous faire racheter par votre entreprise vos jours de RTT?", seulement 5% des sondés ont répondu "oui certainement" et 6% "oui probablement", tandis que 79% ont répondu que non (13% "probablement pas" et 66% "certainement pas". Une personne sur dix ne s'est pas prononcée.

"Alors que le pouvoir d'achat est en berne, ils ne sont pas prêts à travailler plus pour gagner plus. Les Français, 10 ans après la mise en place des 35 heures, semblent très attachés à ces journées de repos supplémentaires", analysent les commanditaires du sondage.

38% des salariés ont des jours RTT, en moyenne 13 par an et 720.000 salariés (sur 18 millions) ont un compte-épargne temps, selon le gouvernement.

Dans l'hypothèse d'une augmentation de leur rémunération, 77% des salariés interrogés disent préférer que leur entreprise augmente leur salaire annuel, seulement 19% préférant recevoir des actions pour un montant supérieur à l'augmentation fixée, comme par exemple 25% de plus que l'augmentation prévue.

En outre, pour augmenter leur pouvoir d'achat, la majorité des salariés interrogés (52% contre 42%) comptent davantage sur une meilleure santé des entreprises que sur une action des pouvoirs publics sur les salaires (6% ne se prononcent pas).

Une dernière question concerne l'embauche des seniors, 36% des salariés interrogés estimant que les salaires augmentant à l'ancienneté constitue un frein au recrutement de salariés de plus de 50 ans, 60% n'étant pas d'accord.

Le sondage a été réalisé par téléphone les 16-17 et 30-31 mai auprès d'un échantillon représentatif de 992 personnes selon la méthode des quotas.

Par LEXPRESS.fr, mis à jour le 10/06/2008

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