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(AFP) |
Rien n'arrête l'explosion de la montée des prix au Zimbabwe, qui a établi un record mondial en juin à 11,2 million de pourcent sur un an. En cause selon les spécialistes : la réforme agraire de 2000, lancée par Mugabe.
Le
taux annuel
d'inflation au
Zimbabwe poursuit sa
flambée aussi
incroyable que
catastrophique, en
atteignant un
nouveau record
mondial de 11,2
millions de pour
cent en juin, selon
l'Office central des
statistiques (CSO),
cité mardi 19 août
par le quotidien
d'Etat The Herald.
"Le taux annuel
d'inflation s'est
élevé à 11,2
millions de pourcent
en juin", peut-on
lire dans le journal
qui cite le CSO.
Le précédent record
datait du moi
précédent, les
dernières
statistiques faisant
état d'une inflation
de 2,2 millions de
pour cent en mai.
Cependant, ce taux
avait été mis en
cause par les
analystes qui
estimaient que les
chiffres officiels
restaient encore
sous-estimés.
L'économie du
Zimbabwe est en
ruine. Outre cette
hyperinflation, le
taux de chômage
approche les 80%, la
production
s'effondre,
provoquant des
pénuries
récurrentes.
Chaque jour, les
prix grimpent de 30
à 40% dans ce pays
d'Afrique australe,
quatre habitants sur
cinq vivent
au-dessous du seuil
de pauvreté.
"Bricolage"
Pour tenter
d'enrayer la hausse
des prix, les
autorités ont
multiplié les
dévaluations et les
mesures économiques
parfois hasardeuses.
Fin juillet, la
Banque centrale a
ainsi dévalué de dix
zéros sa monnaie.
Des billets d'un
dollar ont ainsi été
introduits pour
remplacer ceux de
dix milliards de
dollars.
Elle a également
appelé à un gel des
prix et des salaires
pendant au moins six
mois, au grand dam
de l'opposition et
des milieux
économiques qui
avaient évoqué un
"bricolage".
En juin 2007, le
gouvernement du
président Robert
Mugabe avait déjà
tenté d'enrayer
l'hyperinflation en
imposant un contrôle
des prix qui n'avait
fait qu'aggraver
encore les pénuries.
La cause principale
mise en avant par
les occidentaux pour
expliquer cette
situation
catastrophique est
la réforme agraire
musclée, lancée en
2000 par le
président Mugabe.
Crise
diplomatique
Cette réforme a
entraîné
l'expropriation des
fermiers blancs,
désorganisant le
secteur agricole du
pays, ancien grenier
à céréales d'Afrique
australe, selon les
spécialistes.
Le président Mugabe,
dont
les négociations
avec l'opposition
concernant le
partage du pourvoir
ont échouées,
rejette sur
l'Occident l'origine
des difficultés
économiques dues
selon lui aux
sanctions imposées
aux membres de son
régime après sa
réélection en 2002.
Depuis, la situation
diplomatique du pays
a encore empiré,
notamment après sa
victoire plus que
controversée aux
élections de mars
dernier.

