Elinor Ostrom
cherche à
optimiser
l'utilisation
des ressources
naturelles
collectives
depuis son
enfance. A 76
ans, cette
native de Los
Angeles n'a
jamais dévié de
cet axe de
recherche, et
vient de se voir
décerner un Prix
Nobel d'Economie
pour ses
travaux,
réalisés
notamment avec
Oliver
Williamson. Son
intérêt pour le
développement
durable et le
partage des
ressources a
germé en elle
très tôt, en
voyant sa mère
entretenir un
jardin victorien
pendant le
Grande
Dépression,
alors que l'eau
était devenue
une denrée de
prix. De cette
expérience, elle
déduit une
conviction qui
va guider
l'ensemble de
ses recherches
ultérieures : la
plupart des
gens, quand ils
sont confrontés
à des problèmes
de ressources,
peuvent coopérer
et agir pour le
bien commun.
Aujourd'hui,
cette diplômée
en sciences
politiques de
l'Université de
Californie, à
Los Angeles,
enseigne cette
discipline à
l'Université
d'Indiana à
Bloomington. Au
sein de cette
université, elle
a fondé
l'Atelier en
théorie
politique et en
analyses de
politiques
(Workshop in
political theory
ans policy
analysis), en
1973, avec son
mari, Vincent
Ostrom. Cet
atelier vise à
trouver les
institutions les
mieux adaptées
selon les
ressources
disponibles,
comme l'eau et
les forêts, pour
permettre la
gestion idéale
de ces
ressources et le
développement du
pays.
Elinor Ostrom
étudie en effet
le
fonctionnement
des sociétés
humaines. En,
particulier,
elle s'interroge
sur la façon
dont les
institutions
doivent produire
de l'information
pour permettre
aux individus de
prendre leurs
décisions, et
comment ces
institutions
influencent les
interactions.
De nombreux
engagements
En dehors de ces
recherches, elle
participe à de
nombreux cercles
et associations.
Elle a ainsi
présidé
l'American
Political
Science
Association en
1975-76 puis en
1996-97. Elle
s'était déjà
engagée
précédemment en
faveur de
l'échange des
idées entre
l'économie, la
science
politique et la
sociologie en
présidant le
cercle Public
Choice Society,
entre 1982 et
1984. Elle a par
ailleurs
participé à un
Comité de
politique
urbaine
nationale entre
1985 et 1988.
Le Prix Nobel
n'est pas la
première marque
de
reconnaissance
prestigieuse que
reçoit Elinor
Ostrom. Depuis
1991, elle est
en effet l'un
des 4000 membres
de l'Académie
américaine des
arts et des
sciences, basée
à Cambridge, qui
promeut
l'enseignement
et le progrès de
la connaissance.
Ces livres ne
sont pas
disponibles en
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française.