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Un cadre trois fois mieux payé qu'un ouvrier
Mots clés : spécialité de formation, emploi, salaires,
PARIS, INSEE Par Marc Landré Le figari
04/05/2011 | Mise à jour : 10:39 Réactions (214) INFOGRAPHIE - Les titulaires de diplômes professionnels
ont moins de risques de tomber au chômage et touchent un
salaire supérieur si leur emploi est en adéquation avec
leur formation.
Cliquez sur l'image pour agrandir l'infographie.
En 2008, un salarié français gagnait 18.800 euros net,
en moyenne, par an. Il a vu son salaire progresser de 1%
en moyenne chaque année depuis 2004. Les femmes ont un
revenu inférieur de 27% à celui des hommes et les moins
de 25 ans gagnent 60% de moins qu'un salarié de plus de
40 ans. Dans le secteur privé, les cadres affichent un
revenu salarial annuel moyen de 38.800 euros, ce qui
signifie qu'ils sont environ trois fois mieux payés
qu'un ouvrier ou un employé.
Dans le public, un agent de l'État gagne 8000 euros de
plus qu'un fonctionnaire territorial et 2500 de plus
qu'un agent hospitalier. Tels sont quelques-uns des
enseignements de l'édition 2011 de l'enquête «Emploi et
salaires» de l'Insee. Spécialités académiques moins performantes
Plus spécifiquement cette année, les statisticiens
publics se demandent si les formations spécialisées ont
un impact significatif sur l'emploi et le salaire. Leur
réponse est positive. «Pour un même niveau de diplôme,
les titulaires de spécialités professionnelles sont
globalement moins au chômage que les diplômés d'une
spécialité académique», affirment les auteurs de
l'étude.
Il existe deux types de formation spécialisée en langage
Insee: «une spécialité de formation professionnelle
ciblée» (mécanique, comptabilité, santé, secrétariat,
commerce…) ou «une spécialité de formation académique»
(sciences humaines et sociales, lettres, langues…). 61%
des actifs de 15 à 55 ans sont dans le premier cas, 12%
dans le second. Un quart n'entrent dans aucune
catégorie, soit parce qu'ils n'ont pas de diplôme (18%),
soit parce qu'ils ont une formation générale type brevet
des collèges (8%).
Le niveau de diplôme reste surtout un déterminant
important du salaire. Les bacs +5 gagnent environ 70% de
plus que les CAP-BEP, avec une prime pour les emplois
liés à la comptabilité, les finances, les ressources
humaines, le fonctionnement de l'entreprise ou le droit.
Certaines spécialités de formation présentent enfin de
fortes spécificités. Les diplômés en hôtellerie-tourisme
rentabilisent bien leur formation s'ils ont un emploi
dans ce domaine et malgré un taux de chômage élevé. À
l'inverse, ceux en finance-comptabilité connaissent un
faible taux de sous-emploi et bénéficient de
rémunérations supérieures à la moyenne, qu'ils
travaillent ou non dans leur domaine de formation.

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