|
" L'Afrique est ruinée ? La Chine est preneuse "
" Ni hao, ni hao. " Nous marchions depuis dix minutes dans cette rue de Brazzaville quand une joyeuse pelote de petits Congolais s'est arrêtée de courir après un ballon pour nous saluer. Les Blancs, en Afrique, ont l'habitude des " hello mista ! ", des " salut toubab ! " ou des " Monsieur Monsieur ! ". Mais ces enfants, alignés et souriants au bord de la rue, ont enrichi le répertoire. Ils ont crié " ni hao, ni hao ", bonjour en chinois, avant de reprendre leur jeu. Pour eux, tous les étrangers sont chinois. |
||
|
Retraites : halte au rafistolage Par Thomas Piketty Pourtant, cinq années plus tard, personne ne veut entendre parler du passage de 40 à 41 années que le gouvernement entend imposer. Pourquoi la situation a-t-elle changé à ce point entre 2003 et 2008 ? Tout d’abord, la réforme de 2003 reposait sur un principe d’équité entre public et privé, qui semblait à beaucoup un préalable indispensable pour un débat serein sur l’équilibre à long terme de notre système de retraite. Cette dimension d’équité était, en outre, renforcée par les avancées obtenues par la CFDT sur les carrières longues, avec la possibilité pour les salariés ayant commencé à travailler jeune de partir avant 60 ans, alors qu’auparavant ils se retrouvaient fréquemment à atteindre 44 ou 45 années de cotisations avant de pouvoir prendre leur retraite.
|
||
|
Mauvais pain, Dans la France d'hier comme dans l'Afrique des émeutes de la faim aujourd'hui, cet aliment est assurément le plus politique par Steven L. Kaplan
Moment de liesse nostalgique d'une ère plus simple, la Fête du pain se nourrit de la forte charge symbolique, tant sacrée que profane, de cette denrée, qui, pour n'être plus de première nécessité, continue de tenir les Français dans leur imaginaire et leur inconscient collectif. Comment donc rester indifférent à cette photo bouleversante (Le Monde du samedi 3 mai) d'un manifestant au Sénégal brandissant un pain sous une banderole appelant " Au secours, on a faim " ? Depuis plusieurs mois, des émeutes et des manifestations contre la cherté et la rareté du pain, des céréales, de l'huile et d'autres produits de base secouent une trentaine de pays, tant en Afrique qu'en Asie et en Amérique latine. Elles nous rappellent que le pain fut pendant des siècles un des grands protagonistes de la scène historique en France. |
||
|
par Pierre
Méhaignerie, Henri Nallet, Michel Rocard et Philippe
Vasseur
|
||
|
Nantes n'oublie rien de son passé La ville de Loire-Atlantique, ancien port négrier, assume son histoire mais ne veut pas porter à elle seule le poids de la traite esclavagiste.
|
||
|
"La
traite des esclaves fut un maillon Marcel Dorigny, historien de l'esclavage, montre comment cette pratique a fait émerger le préjugé de race, largement diffusé aux XIXe et XXe siècles sous forme «d'imageries racistes» par les puissances colonisatrices. Quelles étaient les caractéristiques essentielles de la traite coloniale européenne ?
|
||
|
L'exploitation des esclaves noirs : un système économique intégré Instaurant déjà une « mondialisation » de la force de travail, systématiquement utilisée dans la croissance du capitalisme, la traite transatlantique diffère des autres pratiques esclavagistes.
|
||
|
Une page blanche dans l'histoire de Bordeaux La place de la Bourse, ancien marché aux esclaves à Bordeaux Adossé à la Garonne, la ville conserve de nombreuses traces de trois siècles d'activité portuaire négrière. Une partie de son passé qu'elle a tardé a assumer officiellement.
|
||
|
Pour une critique de l'utilitarisme par Denis Collin Utilité et intérêt
Tous les partisans de la morale a priori, pour peu qu'ils jugent nécessaire de présenter quelque argument, ne peuvent se dispenser d'avoir recours à des arguments utilitaristes. D'emblée, chez Jeremy Bentham par exemple, l'utilitarisme prend un tour qui l'éloigne du calcul de l'intérêt hobbesien. Alors que chez Hobbes il s'agit de seulement de la survie – la première loi de nature est celle qui nous dicte de faire tout ce qui est en notre pouvoir pour préserver notre propre vie – l'utilitarisme pose au premier plan la question du bonheur. Il s'agit, en effet, de construire une " arithmétique des plaisirs " qui permette d'accorder " le bonheur au plus grand nombre ". Est utile ce qui augmente le bonheur de la communauté, mais à condition de ne pas oublier que la communauté est un " corps fictif " et que le bonheur doit donc être compris comme celui des individus membres de la communauté. Au lieu d'opposer l'intérêt commun au plaisir individuel, Bentham affirme que l'intérêt commun n'est pas autre chose que l'intérêt des individus et l'intérêt des individus est la maximisation de la somme des plaisirs ou " ce qui revient au même ", la minimisation de la somme des peines. Une fois ce principe admis, nous disposons d'un critère permettant de reconnaître une action morale : est moral qui ce qui permet d'augmenter la somme globale de plaisirs disponibles pour une communauté donnée. Ce n'est donc plus l'intérêt égoïste qui commande, mais le bonheur du plus grand nombre, voire de tous – si possible. |
||
« DES IMAGINAIRES NOUVEAUX… »
|
||
|
||
Le PAM redoute une nouvelle " tragédie alimentaire " en Corée du NordLa hausse mondiale des prix des céréales, les mauvaises récoltes et les tensions politiques dans la péninsule entraînent une aggravation de la pénurie
Selon Good Friends, une organisation bouddhique sud-coréenne, le régime a suspendu la distribution de rations alimentaires à la population de Pyongyang. Les deux millions d'habitants de la capitale étant considérés comme privilégiés, cette décision - qui n'a pas pu être confirmée - donne penser que la situation est alarmante.
|
||
|
Muhammad Yunus Par Michel Pennetier
Génie et naïve simplicité semblent aller de paire. Muhammad Yunus, prix Nobel de la Paix en 2006 est un bon exemple de la géniale naïveté. Le titre de son ouvrage autobiographique " Vers un monde sans pauvreté" ferait presque amèrement sourire au regard des conditions de vie des deux tiers de l'humanité, des centaines de millions d'êtres humains vivant au-dessous du seuil de pauvreté, de l'incapacité des gouvernants et des institutions internationales depuis des décennies à réduire ce fléau malgré leurs intentions affichées. Muhammad Yunus était professeur d'économie dans une université du Bangladesh. Il prit un temps plaisir à trouver les solutions les plus élégantes à des problèmes complexes d'économie. Son université était située au sommet d'une colline, en bas il y avait la ville bengali, grouillante d'une humanité en détresse, errant chaque jour à la recherche d'une pitance. Le professeur d'économie se mit à douter de la validité de ses recherches qui ne changeaient rien à la réalité qu'il avait sous les yeux. Avec quelques étudiants, il entreprit de mener des enquêtes auprès de la population environnante. Il constata alors que les pauvres étaient définitivement condamnés à leur sort parce qu'il leur manquait toujours la petite somme permettant d'initier une activité correctement rémunératrice.
|
||
|
En quoi la crise financière mondiale menace-t-elle les pays en développement ? Parce qu'il existe une grave asymétrie entre la rigueur des règles du commerce international et l'absence de règles dans le domaine des échanges financiers. Dans le cadre de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), on négocie avec acharnement pour abaisser de 20 % ou 30 % les droits de douane sur tel ou tel produit, mais la chute de 50 % du dollar en peu d'années bouleverse ces progrès. Les bienfaits de la libéralisation sont annihilés par l'anarchie financière.
|
||
|
La spéculation sur les matières premières affole le monde agricole
A Chicago, sur la tonne de blé, on a constaté à la fin de l'hiver des variations de plus de 100 dollars au cours d'une même séance, soit environ 20 % de la cotation du jour, selon l'Office national interprofessionnel des grandes cultures (ONIGC), un organisme public qui surveille l'évolution des marchés. L'agriculture est certes, par nature, une activité volatile, car l'offre dépend des aléas climatiques et des anticipations de chaque agriculteur. Et le marché des céréales est très étroit : seulement 17,2 % de la production de blé sont exportés, 12,5 % du maïs et 7 % du riz, ce qui explique, selon l'ONIGC, qu'au moindre déséquilibre les cours varient considérablement.
|
||
|
par Thomas Pogge
Or les méthodes de calcul de la Banque Mondiale sont extrêmement douteuses. Il y a des raisons de penser qu’avec une méthode plus plausible on observerait une tendance plus négative et une pauvreté beaucoup plus étendue. La Banque Mondiale définit la pauvreté par le pouvoir d’achat que procure une certaine somme en dollars durant une année donnée (« année de référence »). Elle détermine cette somme selon les seuils de pauvreté domestique déjà en usage dans les différents pays étudiés. Elle a d’abord choisi le seuil de pauvreté intérieur le « plus typique » pour les pays en développement, défini par un budget mensuel par personne possédant un pouvoir d’achat équivalent à celui de 31 dollars aux Etats-Unis en 1985. Plus tard, ce montant fut arrondi vers le bas à 30,42$, soit « un dollar par jour ». Pour appliquer sa définition, la Banque Mondiale convertit d’abord ce seuil de pauvreté défini en dollars dans d’autres devises et le transpose ensuite de l’année de référence (1985) à d’autres années. Son procédé pour opérer cette double conversion est extrêmement problématique.
|
||
|
L’humanité
et le risque de la faim
|
||
|
Pour une mobilisation mondiale contre la crise alimentaire
Christine Lagarde
ministre de
l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi
et Alain Joyandet secrétaire d’Etat chargé de
la Coopération.
Notre responsabilité collective est d’éviter que les populations les plus fragiles ne subissent de plein fouet les effets de ces hausses massives. Le risque est réel de voir remis en cause les progrès réalisés ces dernières années dans la lutte contre la pauvreté. Plus généralement, c’est la stabilité économique et financière des Etats qui est en question. La France est pleinement mobilisée face à ce défi.
|
||
|
Delta, faut il rester sur un échec ? par Caroline Romney
|
||
|
D'après ce document de travail, la hausse des prix, qui pourrait se révéler non pas passagère mais " structurelle ", risque de plonger dans l'" insécurité alimentaire " des millions de personnes. Et la communauté humanitaire manquera de moyens et d'expertise pour leur porter secours. Selon le " mémo " de neuf pages produit par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), l'ONU devra répondre aux besoins de " nouveaux groupes de population " à un moment où il y aura " moins de nourriture à distribuer ". Pour cause d'augmentation des prix des aliments et de l'énergie, les agences humanitaires reçoivent moins de dons en nature et doivent dépenser plus pour acheter de la nourriture et la distribuer. Parmi les défis qui attendent l'ONU et qui ne doivent pas être sous-estimés, figure aussi le durcissement de crises locales causé par des " émeutes de la faim ", comme celles qui ont secoué l'Egypte, la Mauritanie, le Mexique, le Maroc, la Bolivie, le Pakistan, l'Indonésie, la Malaisie... |
||
|
Trop de rigueur tuera la rigueur Le gouvernement fait fausse route en comprimant les dépenses au lieu de relancer la croissance et les recettes par Liêm Hoang-Ngoc Economiste, maître de conférences à l'université Paris-I
On voit mal comment le gouvernement s'y prendra, sans relever les impôts, pour solder le reste de la facture par le simple biais des réorganisations annoncées (parfois nécessaires) de l'administration. En attendant, après l'éducation, l'encadrement prévu des dépenses de santé et d'emploi compromettra le traitement de nombreuses urgences sociales. Le manque de personnel dans les hôpitaux ne sera pas comblé. Le volet " sécurité " de la " flexisécurité " verra difficilement le jour. Le revenu de solidarité active ne fera pas long feu. Une telle baisse des dépenses publiques provoquera de surcroît un effet récessif.
|
||
|
Le protectionnisme à la carte, une voie pour la Martinique? Par Thierry Michalon
Entreprendre une véritable réflexion sur l’avenir de ce pays exige en effet à la fois une méthode et une audace qui dissuadent les meilleures volontés. On voudrait ici en proposer une piste, synthétisant un travail plus développé publié il y a quelques années dans un cadre universitaire1. Le premier temps de la démarche est le constat : départementalisation et intégration dans la Communauté européenne ont aboli l’isolement, l’insularité, et laminé les activités productives ; le second temps est celui de la proposition : le rétablissement ponctuel de l’insularité pourrait permettre un rapatriement de certaines activités productives donc de l’emploi correspondant.
|
||
|
La « crise du pain » facteur d’instabilité politique
Cette crise, qui frappe le pays arabe le plus peuplé du monde, apporte la démonstration de l’instabilité que peuvent provoquer des aliments trop chers dans les pays les plus pauvres. Le Programme alimentaire mondial (PAM) a du reste appelé lundi la communauté internationale à apporter une assistance d’urgence pour remédier à cette situation potentiellement explosive. Le pain traditionnel, à la fois plat et rond, constitue l’élément de base du repas en Egypte. Les pénuries de pains subventionnés, vendus moins d’un centime d’euro pièce, entraînent la formation de longues files d’attente devant les boulangeries et, fatalement, des violences dans les quartiers les plus déshérités. Ces dernières semaines, au moins sept personnes ont trouvé la mort en attendant d’acheter leur pain. Selon la police, deux ont été tuées à l’arme blanche lors de rixes entre clients, les autres sont mortes d’épuisement. lire l'article de Alternatives Internationales
|
||
|
L'Asie menacée Le prix du riz à son plus haut depuis vingt ans. Les Philippines et l'Égypte prennent des mesures.
Les conséquences ne sont pas encore visibles de ce côté de l'Atlantique. En dehors des Italiens, amateurs de risotto, et des Espagnols, champions de la paella, l'Européen est un consommateur moyen : 4,5 kg de riz blanc en moyenne par an. Il en va autrement en Asie où chaque habitant consomme annuellement 60 kg de riz blanc. Un riz qui menace de manquer bientôt aux Philippines où près de 80 % de la population en mange au petit déjeuner. À Manille, les stocks du pays sont tombés au plus bas depuis un quart de siècle. Le pays ne peut pratiquement plus développer la surface de ses rizières, alors que sa consommation augmente au rythme de sa population qui galope à la vitesse de 1,8 % par an.
|
||
|
Manifestations contre la vie chère violemment réprimées en Côte d’Ivoire et au Sénégal
|
||
Les " émeutes
de la faim " gagnent les rues de
|
||
|
La production agricole augmente, mais moins vite que la demande
De fait, confrontés à la flambée des cours (ceux du blé et du riz ont doublé en une année), les réactions violentes se multiplient et menacent la stabilité de dizaines de régimes par ailleurs souvent contestés, en particulier en Afrique. Des troubles ont éclaté récemment à Haïti, au Cameroun, au Mexique... La liste des pays touchés est longue. La FAO a recensé une trentaine de pays pour lesquels la hausse des prix alimentaires est dramatique. Sur ce total, près d'un pays sur trois est confronté à des problèmes politiques (guerre civile, insécurité générale). Les raisons de la crise. |
||
|
Sur un mot révélateur de
Laurence Parisot :
|
||
|
Cuba. Malgré des salaires dérisoires, les habitants essaient de subvenir à leurs besoins. ÉRIC LANDAL Dans son atelier décati de la Vieille Havane, Victor, un sculpteur à la peau parcheminée, claironne: «Depuis la révolution énergétique en 2006, on a changé toutes les ampoules incandescentes pour des basse tension ! Il n’y a plus de problème d’électricité ! Viva Fidel !» Trois heures plus tard, dans l’un des cafés où bat le cœur culturel de la ville, Calle 23, le mojito se déguste dans l’obscurité. Le courant a ses humeurs. «Ici, on se lève en frottant son ordinateur pour qu’un génie fasse apparaître une connexion Internet. La journée, on court : après des bus bourrés, après des boulots, après des plans», se marre Marina, ingénieure en informatique. La vie quotidienne tient du mélange du labyrinthe, dans sa forme la plus élaborée, et du hamster dans sa roue. Un Ubuland tropical. «N’importe où ailleurs les gens seraient devenus fous», résume un diplomate sud-américain.
|
||
|
Cuba entre parti et "débrouille" En dépit du retrait de Fidel Castro, le système social tend à perpétuer la mainmise du Parti communiste sur la vie de l'île
|
||
![]()
libération.fr (avec source AFP)
LIBERATION.FR : jeudi 13 mars 2008
C'est une victoire rare, celle d'un lanceur d'alerte. Pierre Meneton, chercheur à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), était poursuivi par les producteurs de sel. Ils lui reprochaient de les avoir diffamés en les accusant de minimiser les risques de l'excès de sel sur la santé. Le tribunal correctionnel de Paris les a déboutés ce mercredi. Les propos dénoncés par le Comité des salines de France (CSF), syndicat qui regroupe la majorité des producteurs français de sel, remontent à 2006. Pierre Meneton avait alors déclaré, dans une interview au mensuel TOC, que "le lobby des producteurs de sel et du secteur agroalimentaire (était) très puissant" et "désinform(ait) les professionnels de la santé et les médias".
|
||
|
Delta Airlines : les vraies raisons de l’échec par Jean Crusol C’est la faute à l’euro…
Voyons d’abord ce que vaut cette explication. En décembre 2006, un euro valait 1,321 dollars Us, en février 2008, il vaut 1,474 dollars Us. Cela signifie qu’une chambre à 200 euros la nuit qui valait 264,2 dollars en décembre 2006, vaut 294,8 dollars en 2008. Soit une différence de 30,6 dollars ou 11% d’augmentation 15 mois. Une telle différence pourrait avoir une influence si la clientèle touristique américaine attirée par notre destination était de bas de gamme. Mais les touristes américains qui s’intéressent aux îles françaises, -îles réputées chères aux Etats-Unis, voire « snob » en ce qui concerne la Martinique- n’appartiennent pas à cette catégorie. C’est une clientèle à revenu relativement élevé1. Pour cette clientèle, 30 dollars, c’est le pourboire qu’on laisse normalement après un bon repas à trois ou quatre. L’explication par le taux de change est donc difficile à avaler. D’autant que ce qui intéresse Delta, ce n’est pas le remplissage des hôtels, elle n’en a pas, mais celui de ses avions. La clientèle qu’elle transporte peut tout aussi bien venir aux Antilles pour faire une croisière ou louer un bateau de plaisance et aller dans les Grenadines ! |
||
Afrique : le grand rattrapage démographique
|
||
|
Inde
|
||
|
La crise du "subprime" : de quoi s'agit-il?
|
||
|
Cette récession sera la plus féroce depuis la Seconde Guerre
Les signes d’une récession américaine se précisent-ils chaque jour un peu plus ? Oui, sans aucun doute. L’impact du crash immobilier est énorme. Selon les dernières estimations, le prix des maisons s’effondrerait à un rythme annuel de 11,3 %, ce qui représenterait une perte virtuelle de 2 200 milliards de dollars et conduirait à une baisse de la consommation de plus de 100 milliards de dollars… Les oracles pensaient au départ que la crise serait circonscrite aux subprimes, ce fameux secteur des prêts hypothécaires. Mais on s’aperçoit qu’elle a désormais un impact sur la consommation, qui représente 70 % de notre économie. Les gens ne peuvent plus hypothéquer leur maison et emprunter pour consommer…
|
||
|
La crise immobilière ne fait que commencer
Le professeur Shiller ne
mâche pas ses mots;: la crise immobilière qui frappe les
Etats-Unis est la plus grave depuis la Grande Dépression,
affirme ce spécialiste. Disséquant les mécanismes à l'oeuvre
sur un ;marché d'amateurs, il regrette le manque de
lucidité de nombreux acteurs. Et, alors que la tourmente
s'étend aux places boursières, met en garde contre ses
conséquences.
Lire la suite
|
||
|
Robert Reich : "C'est potentiellement une situation vraiment grave"
Robert Reich est professeur d'économie à l'université de Californie, à Berkeley. Ancien secrétaire au travail de l'administration Clinton, il est aujourd'hui l'un des conseillers économiques de Barack Obama, candidat à l'investiture démocrate à la présidentielle américaine. Il est l'auteur de nombreux livres et vient de publier en France, aux éditions Vuibert : Super-capitalisme. Le choc entre le système économique émergent et la démocratie.
|
||
|
Les rats, les vautours et les prêts à risques
|
||
|
|
||
|
Par Roland Sabra
|
||
|
Autoportrait
|
||
|
par Daniel Cohen
|
||
|
Néo-libéralisme et fin de la démocratie par Wendy Brown
Traduction de l’américain : Philippe Mangeot & Isabelle Saint-Saëns
|
||
|
par
Christian
Laval
|
||
|
Acte II, scène IV Par Jean-Marie Harribey (Parodie du Bourgeois gentilhomme, de Molière.) Maître de philosophie politique, Monsieur Sarkodain Maître de philosophie politique. -Venons-en à notre leçon. Monsieur Sarkodain. - Ah ! Mon Maître, que ne vous fussiez venu plus tôt, afin que vous m'aidassiez à parer les coups qui plurent sur moi. - Ces coups ne sont rien pour un philosophe. Que voulez-vous apprendre pour tremper votre caractère ? - Tout ce que je pourrai, car j'ai toutes les envies du monde d'être un grand président ; et j'enrage que mon père et ma mère ne m'aient pas fait bien étudier la science politique quand j'étais jeune. - Votre sentiment vous honore. Nam sine potentia vita est quasi mortis imago. Vous entendez cela et vous savez le latin sans doute !
|
||
|
"Les îles à sucre. De la colonisation à la mondialisation"
Jean Crusol, Les îles à sucre. De la colonisation à la mondialisation. Bécherel : Les Perséides, 2007, 542 p.
Lire la suite par Michel Herland, professeur d'Economie à l'U.A.G. |
||
|
Insularité, indépendance et développement par Michel Herland
|
||
|
L'humeur influence
beaucoup la politique,
|
||
|
Comment les riches ont fabriqué leurs ghettos
|
||
|
Pourquoi le niveau des pensions de retraite va baisser
Le COR met ainsi à jour ses projections, en tenant compte de la révision importante, à l'été 2006, des perspectives démographiques et de population active de l'INSEE. Selon le document provisoire, dont La Tribune a obtenu copie, il ressort de ces nouvelles projections que la situation sera plus dégradée que prévu à moyen terme, mais plus favorable à long terme.
|
||
|
Les théories de la justice sociale "Les hommes ne sont pas des fourmis" par Jacques Brasseul
|
||
|
Docteur KEYNES Plus grand économiste du XXe siècle le jour et homosexuel honteux la nuit?
|
||
|
A peine un grain de sable. Tout juste un confetti doré posé sur l'eau. Anguilla, prononcer ann-gwil-ah, est une île microscopique, un éden mythique en forme de fine bandelette d'une vingtaine de kilomètres de long, dépliée délicatement sous les tropiques pour voyageurs fortunés en mal de tranquillité et de resorts tout inclus. Ici, le ciel pèse bas et les touristes portent haut. Robert De Niro, Brad Pitt, Denzel Washington et d'autres n'en finissent pas de fouler discrètement les plages de cette dépendance britannique des Caraïbes les soirs de Noël et du Nouvel An. Rien à voir avec l'exubérante île Saint-Martin, ses boîtes de nuit à gogo et ses boutiques d'import-export, plantées là, juste en face à une demi-heure de bateau-taxi. Aucun aéroport international ni port en eaux profondes pour croisières de masse. Anguilla est une Mecque VIP d'à peine 12 000 âmes qui a choisi de vivre cachée à l'ombre des dollars.
|
||
|
Salaires, pouvoir d'achat L'explosion des inégalités
Les statisticiens de l'Insee sont formels, le pouvoir d'achat devrait, selon eux, progresser pour la troisième année consécutive : + 1,7 % en 2005, + 2,3 % en 2006, + 2,8 % en 2007. Quant à l'inflation, elle reste historiquement basse malgré une légère remontée en septembre (+ 1,5 %). Les ménages ont néanmoins du mal à se convaincre de la sagesse des prix quand ils voient valser les étiquettes de la baguette ou des yaourts. Et ils sont nombreux à penser qu'avec l'euro leur pouvoir d'achat s'est réduit comme une peau de chagrin. Un net ralentissement depuis 2003. Qu'en est-il vraiment ? Sur une longue période, le pouvoir d'achat des ménages - c'est-à-dire l'ensemble de leurs revenus, net d'impôts et corrigé de la hausse des prix des produits consommés - a eu tendance à augmenter de moins en moins vite.
|
||
Les inégalités face à la mortPar Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, directeurs de recherche au CNRS.
L’immortalité symbolique L’espérance de vie est très inégale selon les groupes sociaux, ce qui tient aux conditions de travail et aux inégalités dans les soins apportés aux corps. Toutefois, même les grands bourgeois finissent par mourir. Mais pas tout à fait : ils bénéficient d« immortalité symbolique ». De quoi s’agit-il ? Pour qu’il y ait transmission et réception de l’héritage dans de bonnes conditions, il faut qu’il existe une lignée, c’est-à-dire une solidarité et une continuité entre les générations. La passation des patrimoines suppose des héritiers, formés pour recevoir cet héritage, soucieux d’assurer la transition et de léguer eux-mêmes à leur tour. La croyance dans l’exceptionnalité du destin de la lignée, une certaine idéalisation et même une sacralisation de la famille sont au principe des transmissions réussies. Celles-ci sont dans la logique profonde du système capitaliste dont la ruée et la reproduction s’appuient sur des structures familiales solides, capables de résister aux vicissitudes économiques et politiques.
|
||
|
Comment l’argent fait le bonheur (2/4) La richesse faite corpsPar Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, directeurs de recherche au CNRS.
La position sociale s’inscrit dans les corps La position sociale, en s’inscrivant dans les corps, induit une sorte de seconde nature. L’idéologie du sang bleu de la noblesse en était une manifestation, pas si fausse que cela puisque, à travers tous ses privilèges, cette caste avait pu acquérir des qualités rares et transmissibles par l’éducation, légitimées comme dons de naissance. L’idéologie du don est le produit de cette ignorance, souvent intéressée, de l’origine des qualités, et des défauts, d’agents sociaux qui sont en réalité le produit de leur histoire. En tranchant en faveur de l’inné contre l’acquis, du génétique contre le culturel, les notions de noblesse et de don insistent sur l’existence d’une essence spécifique, d’une personnalité originelle dont les vertus et les imperfections renverraient d’abord aux potentialités inscrites de manière naturelle dans l’individu dès sa conception.
|
||
|
Comment l’argent fait le bonheur (1/4) Sécurité, sérénité et courtoisiePar Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, directeurs de recherche au CNRS. À l’abri des soucis du monde ordinaire La panne de la Mobylette, de la voiture ou le vol du vélo, comme dans le Voleur de bicyclette, de Vittorio De Sica, la fuite d’eau à la cuisine, le chéquier volé, tous ces petits ennuis empoisonnent l’existence des plus modestes, en grignotent le temps et accumulent les préoccupations et les soucis, sources d’inquiétudes et d’angoisses. Alors qu'un peu d’argent disponible permettrait de prendre le taxi, ou d’appeler un artisan pour faire une réparation. Le temps des plus riches, lui, est libéré de ces tracas les plus mesquins mais aussi les plus envahissants.
|
||
La gestion d’un territoire dans la perspective du développement durable et solidaire :Le cas de la Martinique
par Emmanuel JOS
|
||
Alan Greenspan: "Il faut pouvoir licencier sans coûts élevés"
PROPOS RECUEILLIS PAR PIERRE-YVES DUGUA..
|
||
La bataille du sucre
par JACQUES-MARIE VASLIN
Le sort réservé aux esclaves émeut Voltaire, qui, en 1759, fait dire à l'un d'eux dans Candide : " Quand nous travaillons aux sucreries et que la meule nous attrape le doigt, on nous coupe la main... C'est à ce prix que vous avez du sucre en Europe. " Mais le sucre permet d'équilibrer la balance commerciale française, ce qui explique pourquoi on ferme les yeux sur les conditions de sa fabrication. Lors de la signature du traité de Paris, en 1763, la France préférera ainsi perdre le Canada en échange de la souveraineté sur ses " isles à sucre ". |
||
|
Serge
Latouche
La décroissance, un sloganQu’est-ce que la décroissance ? A vrai dire, on n’en trouve pas de définition précise, car « la décroissance n’est pas un concept […] mais un slogan politique » [p. 16], « une bannière derrière laquelle se regroupent ceux qui ont procédé à une critique radicale du développement et qui veulent dessiner les contours d’un projet alternatif pour une politique de l’après-développement » [p. 17].
|
||
|
Comment l’argent fait le bonheur (3/4)
|
||
|
Comment l’argent fait le bonheur (4/4) L’argent fait-il le bonheur ?
|
||
|
Comment l’argent fait le bonheur (2/4) La richesse faite corps
|
||
|
Comment l’argent fait le bonheur (1/4)
|
||
Amartya Sen : pour une identité multiple
Prix Nobel d'économie en 1998, Amartya Sen, 73 ans, est plus qu'un grand expert international. C'est un penseur d'envergure, dont l'œuvre se situe au carrefour de l'économie, de la philosophie, des sciences sociales et de la théorie politique. Sa démarche constante est de mettre l'accent sur les conditions morales, humaines et sociales des mécanismes économiques. Il n'a cessé d'insister sur le fait que « l'économie est une science morale » et que le développement est le point de départ de la liberté. Son originalité est aussi d'avoir toujours en vue les aspects pratiques de la vie politique : avoir le droit de voter ne sert à rien sans l'éducation nécessaire pour comprendre les choix proposés et sans les moyens de transport pour se rendre au bureau de vote...
|
||
|
Renforcer la protection sociale La privatisation est dangereuse. Mais il faut modifier les priorités et les modes de prélèvement
|
||
Travailler plus pour gagner plus?Le projet de loi sur la défiscalisation des heures supplémentaires se heurte à des situations très différentes selon les entreprises. Revue de détail
|
||
|
La gestion défaillante d'Air Lib au tribunal
L'ancien PDG de la compagnie aérienne Jean-Charles Corbet et six autres prévenus comparaissent pour des malversations présumées ayant conduit Air Lib à la faillite.
|
||
|
Dix ans après la réforme du Welfare américain
par Hélène
Périvier,
|
||
|
Combien de pauvres en Inde ? par Julien Bouissou
Article paru dans l'édition du 31.05.07 Le Monde
|
||
|
Forum Nyéléni sur
Pour assurer ce droit, le Forum Nyéléni sur la Souveraineté Alimentaire s’est déroulé du 23 au 27 février 2007, à Sélingué, au Mali, en Afrique.
Plus de 500 représentantes
et représentants venus de plus de 80 pays et
d’organisations de paysans, de fermiers, de pêcheurs
traditionnels, de peuples autochtones, de sans-terres,
d'ouvriers agricoles, de migrants, de pasteurs, de
femmes, de jeunes, de consommateurs,
d'écologistes et de syndicats urbainsont participé au
Forum qui a été convoqué par
Des activistes de
|
||
|
Le G8 et l'accroissement de la pauvreté des femmes
|
||
|
"Travailler plus pour gagner..."
1/ Sachant que les charges patronales représentent 50 %du salaire brut, calculons le coût salarial total : Lire la suite du problème et sa solution !
|
||
Dangers et abus du crédit renouvelableCe prêt, très coûteux pour le client, est de plus en plus souvent proposé car il est le plus rentable pour les établissements de crédit. Mieux vaut donc bien étudier les offres
|
||
Imaginons un monde sans pauvres
|
||
Surendettement : la vogue du crédit " conso "
|
||
|
La Martinique n'a pas besoin du tourisme! par Roland Sabra
|
||
En Martinique, une grève vide de ses " GM " un village du Club Méditerranée.par Patrice LOUIS
|
||
|
William Arthur Lewis, anatomie du sous-développement
|
||
|
Aux Antilles, marché
déréglementé, chômage assuré
|
||
Prix Nobel de la PaixMuhammad Yunus et les deux Bégums
|
||
|
Les indépendantistes de Nouvelle-Calédonie exploitent le nickel avec des groupes asiatiques
|
||
En cinq ans, l'euro n'a pas convaincu les citoyens
|
||
|
Les
migrations, une chance pour l'économie
|
||
|
Consommer pour se consommer par Thierry Paquot . A la suite d'une lecture attentive du Capital (1867) de Karl Marx, de nombreux auteurs (Adorno, Horkheimer, Marcuse, Gabel, Lefebvre) dénoncent, au début des années 1960, les mirages du marché et les illusions consommatoires de la production de masse. Pour eux, les innombrables biens manufacturés, à des prix devenus abordables grâce à l'industrie taylorisée, ne procurent guère de satisfaction, au contraire même, ils enferment le « client » (nouveau personnage hors classe sociale) dans le cercle vicieux du crédit et du paraître.
|
||
|
Défiscalisation en Martinique . Gérard Gaudry, Directeur Général d'Alliance Alizé : "L'objectif pour le contribuable est [que] le montant d'impôt doit être réduit à presque zéro ». « Nous nous adressons essentiellement à une clientèle de professions libérales, de cadres supérieurs de grandes entreprises et de chefs d'entreprises », observe Gérard Gaudry. Alliance Alizé, qui a commercialisé une quarantaine de villas en 2006 à environ 2 200 euros le mètre carré, développe ainsi des programmes dans les villes moyennes de la Martinique, autour de Fort-de-France : Le Robert, Ducos, La Trinité ; et autour de Sainte-Anne en Guadeloupe. Nous ne faisons que des villas. Aux Antilles, elles se revendent mieux »
|
||
|
Des
centaines de Guyanais chassés
de chez eux par la crue du Maroni
. Des
pluies abondantes ont gonflé
les eaux du Maroni, qui sert
de frontière à
l'ouest du département,
entre la Guyane française
et le Surinam, provoquant depuis
une quinzaine de jours des inondations
importantes dans une région
située en pleine forêt
amazonienne et accessible uniquement
par le fleuve ou les airs. La
crue se déplace lentement
vers l'aval et a touché
successivement les Amérindiens
Wayanas, puis les tribus noires
Aluku et Djuka. |
||
L'Afrique renoue avec une croissance forte . Pour la plupart des pays africains, l'avenir semble plus favorable qu'il ne l'a été depuis longtemps. " Cette phrase tirée des cinquièmes " Perspectives économiques en Afrique 2005-2006 ", rapport publié par le Centre de développement de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), mardi 16 mai, donnera un peu d'espoir aux habitants de ce continent considéré comme le plus mal loti de la planète. |
||
|
West
Caribbean : de graves erreurs
humaines
Neuf
mois après le crash qui
a fait 160 morts au Venezuela,
la justice a établi un
scénario «vraisemblable»
de la catastrophe qui met les
pilotes en cause. «LE
MD 82 de la West Caribbean n'était
vraisemblablement pas un avion
poubelle.» Neuf mois après
l'accident au cours duquel 152
Français de Martinique
et huit membres d'équipage
colombiens ont perdu la vie
au Venezuela, les experts français
commencent à en discerner
le «scénario vraisemblable».
A ce stade, ils n'ont mis en
évidence aucun dysfonctionnement
mécanique grave de l'appareil.
En revanche, selon une source
judiciaire à Fort-de-France,
ils ont recensé plusieurs
erreurs humaines, |
||
Bib-Web-Eco
d' avril 2006 : voir les liens
vers :
|
||
Un projet contreversé de mine d'or industrielle en Guyane . Le site retenu par la société canadienne Cambior se situe dans un parc naturel et le projet d'exploitation inquiète tant les riverains que les défenseurs de l'environnement Un géant de l'or est en train d'apposer son poinçon dans l'Amazonie guyanaise. Titulaire pour une durée de vingt-cinq ans de la concession de Camp Caïman, sur 30 km2 de forêt primaire, la multinationale canadienne Cambior a déjà déboisé une trentaine d'hectares... |
||
|
Le
CPE est mort Villepin, dans
le coma, la gauche aux abonnés
absents. par CLA Des
millions de grévistes
dans la rue, des lycéens,
des étudiants qui prennent
conscience dans l’action
qu’il existe au sommet
de l’Etat des nervis de
l’ultralibéralisme
qui ont reçu pour mission
de casser le modèle social
français, de remettre
en question les valeurs de la
République, tout particulièrement
cette dérangeante Egalité
qui veut qu’au sein d’une
démocratie il puisse
exister des règles qui
s’appliquent à
tous de manière identique.
Ainsi le CPE est mort. |
||
|
La
forêt guyanaise menacée
par la multinationale Canadienne
CBJ Caïman SAS - Cambior
Des
fosses de 150 mètres
de profondeur vont être
creusées. Sur la durée
du projet (7 ans) plus de 12
millions de tonnes de roches
seront broyées et mélangées
à 30.000 tonnes de produits
chimiques (cyanure: 3990 t ;
chaux : 21 280 t …) En
plus d’un accident industriel
(rupture de digue…), les
risques sanitaires peuvent aussi
provenir d'une contamination
lente et continue des sols,
des eaux de surface et souterraines
par les substances extraites
du sous-sol (métaux lourds
, arsenic…).
|
||
|
Du
gaz dans l'eau au large de la
Martinique : «J'ai
souvent pensé : mon Dieu,
s'il y avait du pétrole
aux Antilles, on serait à
côté de nos pompes
à tout jamais.»
Est-ce une coïncidence
si Aimé Césaire,
le plus renommé des poètes
et hommes politiques martiniquais
s'est exprimé ainsi (1)
quelques mois avant que soit
entamée une campagne
d'exploration pétrolière
au large de son île ? |
||
50 ans de progrès économique et social en Martinique Il y a tout juste dix ans maintenant, la Chambre de Commerce et d'Industrie de la Martinique confiait au cabinet DME le soin de réaliser une étude d'impact des transferts publics sur l'économie martiniquaise. Il s'agissait alors de mieux cerner la place qu'occupaient réellement les acteurs publics (l'État bien sûr mais aussi les collectivités territoriales et la sécurité sociale) dans notre économie. Cette question était légitime à une époque où l'outre-mer se trouvait régulièrement projeté sur le devant de la scène médiatique, et souvent au rang des accusés. |
||
|
La
"galère de l'ADSL
et la coupable incurie du Conseil
Régional :
Quelle est la Région
dont le Vice-président
est délégué
aux Technologies de l'Information
et de la Communication T.I.C.
et à l’audio-visuel
et a été élu
il y peu président de
l' OTV (Observatoire des Télécommunications
dans la Ville), regroupant Régions
françaises et associations
d’élus? Quelle
est la Région qui a engagé
une procédure contre
France-Télécom
pour tarifs abusifs en matière
d'abonnements ADSL ? Non, non
ce n'est pas la Martinique,
mais.... |
||
|
BUDGET
REGIONAL 2006 : LA GABEGIE
CONTINUE par le Professeur Jean
CRUSOL. Trois
ensembles de documents ont été
soumis à l’examen
des conseillers régionaux à
la dernière plénière,
ils montrent bien que la gabegie
se poursuit à la Région
Martinique. |
||
|
Conférence
à l'AMEP : "Une
brève histoire de la
pensée économique
d'Aristore à nos jours"
par l'auteur Jacques Valier
: Les
débats qui animesnt la
vie économique ne peuvent
être compris indépendammment
de la forme qu'ils ont revêtue
dans le passé. Comment
par exemple appréhender
les controverserses sur le libéralisme
économique si l'on ignore |
||
|
Un
bilan globalement négatif
: L'historien
Marc Ferro revisite cinq siècles
de colonisation.
S'enrichir,
christianiser, « civiliser
» : les justifications
de l'entreprise coloniale n'ont
pas manqué au cours de
l'histoire. Mais l'incapacité
des colonisateurs, prisonniers
de préjugés raciaux,
d'accorder la citoyenneté
aux peuples asservis a produit
un désastre |
||
Monsanto pille et tue les paysans, ruine l’environnement, menace la santé des hommes. La firme Monsanto Company est le premier producteur mondial de glyphosate, qu’elle vend sous la marque Roundup Elle est le leader mondial des semences génétiquement modifiées. La première firme mondiale également pour la vente de semences conventionnelles... |
||
|
La
censure est imbécile,
même en Martinique
Tout
pouvoir a ses zélotes
et ses sicaires, au sens réel
parfois,au sens figuratif le
plus souvent et de façon
involontaire. La droite nationalo-populiste
qui qui est aux affaires régionales
à les siens. Ils oeuvrent
sous le masque des institutions,
en catimini. Le Rectorat est
un de leurs domaines d'expérimentation
de ces lendemains qui chantent
qu'ils nous promettent.. |
||
DMS n'est pa un modèle : AMJ est paraît-il «charismatique». «Charismatique :relatif au charisme, don particulier conféré par la grâce divine» dixit le Robert véhément serait plus juste, même Claude Lise est qualifié de « charismatique » ( Antilla n° 1162) on constate à quel point l'adjectif est dévalorisé... |





Marcel
Dorigny. Une des caractéristiques de la traite
européenne est d'avoir duré moins longtemps que les
autres. La traite intra-africaine dure depuis des
temps immémoriaux. Elle continue à petite échelle
aujourd'hui, en Mauritanie, au Soudan, par
exemple... Quant à la traite orientale, à
destination du monde arabo-musulman, on peut en
dater le commencement au VIIe siècle, mais elle
s'inscrit dans la continuité des traites romaines et
byzantines. Et elle se poursuit d'une certaine façon
aujourd'hui, à destination de certains pays du golfe
Persique (Arabie saoudite, Émirats ... ). Mais si la
traite européenne est plus courte dans le temps
(environ trois siècles de « pratiques »), elle est
aussi, d'une part, d'une ampleur beaucoup plus
massive - aujourd'hui établie à environ 12 millions
d'esclaves, alors que les chiffres oscillent de 7 à
15 millions pour la traite orientale - et, d'autre
part, très concentrée dans le temps, puisque environ
93% des effectifs de cette traite ont été
transportés vers les colonies des années 1740 aux
années 1840-1850, soit à peine plus d'un siècle.








































