Ding,
dong ! C’est
l’heure des
quatre vérités
que sonne
Greenpeace. Qui,
des fabricants
de matériel
informatique,
sort les
produits les
plus verts ? Qui
essaye encore
d’intoxiquer ses
clients avec des
matériaux
dangereux ? Qui
prend la peine
de recycler les
milliers de
tonnes de bazar
électronique
qu’il produit ?
Dans la
quatorzième
édition du
« Guide pour une
hi-tech
responsable »,
tout juste
sortie du four,
l’ONG dévoile
ses classements
des
multinationales
électronico-écolos.
Bilan général :
ce n’est
toujours pas
glorieux, malgré
quelques
avancées
honorables
d’Apple et la
bonne volonté
des scandinaves.
« La plupart des
entreprises
recensées dans
notre classement
ont promis de
bannir le PVC
toxique et les
agents ignifuges
bromés de leur
catalogue de
produits avant
la fin 2009, ce
qui leur aurait
garanti
un beau show
écologique au
CES 2010.
Mais elles ont
retardé
l’échéance à
l’année 2011, au
minimum. Elles
oublieront sans
doute d’évoquer
cette marche
arrière aux
journalistes et
aux blogueurs
présents à la
conférence »,
ironise
Greenpeace.
Au coin !
C’est à se
demander si
Nintendo prête
la moindre
attention aux
reproches dont
on lui rebat les
oreilles :
malgré un
minuscule effort
dans
l’élimination du
PVC qui lui a
permis de
décoller du zéro
pointé, le
fabricant nippon
est
toujours le
cancre de la
classe.
Recyclage ?
Seulement aux
États-Unis. Gaz
à effet de
serre ? Les
chiffres sont
éloquents :
« Nintendo
visait une
réduction
annuelle de 2%
des émissions de
CO2 et autres
gaz à effet de
serre. Elles ont
augmenté de 1,5%
en 2007, et de
6% en 2006. »
Sur de nombreux
autres points,
Nintendo est
noté « Bad »
en raison du
manque
d’informations
transmises, de
transparence ou
de vérification
externe des
chiffres
communiqués.
Microsoft,
Lenovo et
Fujitsu ont
aussi droit à
leur bonnet
d’âne avec une
moyenne
inférieure à 4
sur 10, et Dell
réalise une
étonne
dégringolade
dans la zone
rouge en
retardant tous
ses délais
initialement
fixés à la fin
2009.
En progrès
Après la
ribambelle
d’avertissements
récoltés à tous
les trimestres
depuis quelques
années, Apple
était
véritablement
attendu au
tournant. On se
souvient
notamment que le
laboratoire
Analytica avait
identifié, en
septembre 2008,
sept composants
toxiques dans
les fumets de
« tapis garni de
pourriture »
que dégageaient
certains Mac
Pro. Pour
enterrer au plus
vite cette
charmante
publicité dont
elle se serait
bien passée, la
firme à la pomme
semble avoir
pris les devants
et son
bilan sur les
substances
toxiques est
très positif :
« Apple est en
tête après avoir
éliminé le PVC
toxique et les
agents ignifuges
bromés de tous
ses nouveaux
produits,
notamment les
derniers iMac et
MacBook qui sont
les premiers
ordinateurs à en
être totalement
dépourvus. »
Avec une moyenne
de 5,1, Apple se
place quatrième
ex-aequo aux
côtés de LGE,
Sony, Motorola
et Samsung.
Tableau
d’honneur
Sans surprise,
les Scandinaves
restent premiers
de la classe.
Avec une moyenne
respective de
6,9 et 7,3, Sony
Ericsson et
Nokia raflent
tous les bons
points et
prennent une
admirable
longueur
d’avance sur
leurs
concurrents. Le
fabricant
nippo-suédois
excelle
notamment dans
les matières
toxiques et
reçoit les
félicitations de
son professeur
d’énergie, pour
sa signature du
communiqué de
Copenhague et sa
promesse de
réduire de 50 à
85% de émissions
d’ici 2050.
Nokia, quant à
lui, se démarque
par ses 5000
points de
collecte des
téléphones
mobiles usagés
répartis dans 85
pays.