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DANSE
: Abou Lagraa, ou le prix de
la critique à un néant artistique

Rien n’est plus incolore, plus
insignifiant, plus creux, plus
racoleur et plus prétentieux
que le travail du danseur Abou
Lagraa. Par Raphaël de Gubernatis.
Rien n’est
plus incolore, plus insignifiant,
plus creux, plus racoleur et
plus prétentieux que le travail
du danseur Abou Lagraa. Par
quel miracle, ou quel arrivisme,
après tant d’ouvrages médiocres,
voire risibles, uniquement riches
en lieux communs, faiblesses
d’écriture et images convenues,
cet homme est-il parvenu à s’insinuer
dans le paysage chorégraphique
et à s’y imposer ?
Parce que l’époque y est favorable
sans doute, que le paysage chorégraphique
est dévasté, l’inculture galopante
et que le bon sens s’étiole
gravement.
C’est à cette imposture artistique
que le syndicat de la critique
confère aujourd’hui même son
grand prix de la critique de
danse. Si en France la création
chorégraphique, à quelques remarquables
exceptions près, est devenue
si désolante, il faut aussi
considérer que la critique a
sombré avec elle. Et de façon
plus brutale encore. D’ailleurs
existe-t-elle toujours quand
bien souvent ce qu’on nomme
critique se résume à des comptes-rendus
consensuels et sans caractère
?
Gageons qu’il y a du "politiquement
correct" dans ce choix
aberrant, maintenant qu’il est
devenu du dernier chic dans
le landernau chorégraphique
d’afficher un danseur venu d’un
pays du Maghreb, tout comme
naguère on aimait à avoir à
dîner un réfugié chilien ou
un "refuznik" d’Union
Soviétique.
A moins qu’il ne s’agisse d’un
pied de nez au ministère de
la Culture qui a sagement refusé
à Abou Lagraa la direction d’un
centre chorégraphique national.
Mais ce serait alors un acte
de rébellion presque impensable
de la part d’une critique généralement
molle et complaisante, un peu
servile et sans grand caractère.
Raphaël de Gubernatis - Le Nouvel
Observateur,
le 19-06-11
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BITTER SUGAR
« La revue nègre contemporaine»
(Compagnie Raphaëlle Delaunay)
par Christian
Antourel
« Si l’on en croit
certaines sirènes, la danse jazz serait une éternelle oubliée. Il
existe pourtant des manifestations clairement consacrées à ce style de
danse, et d’autres qui proposent autour d’elle des alliages inédits»
Autour de
Raphaëlle Delaunay, danseuse d’origine antillaise et d’Asha Thomas,
danseuse noire américaine de la Compagnie Alvin Ailey. Trois
interprètes, toutes de formations différentes, prolongent dans la
transposition d’un hip hop métissé de musique électro et de danse
africaine, la musique exubérante et l’excentricité d’un jazz déluré et
dénudé, éloquent, joyeux et poétique. Qui passe par les corps en
éruption et rappelle dans le swing majeur d’un rythme effréné de
charleston, de lindy hop, du black botton, du fox-trot , ragtime au
piano très syncopé et de shim sham. Autrefois à l’affiche du Savoy,
principal dancing de Harlem dans les années 20/30. L’important est de
s’amuser, de faire la fête, de rire, par le plaisir de la danse et du
rythme. Dans le souvenir, évoquer les esprits, sans nostalgie, des Duke
Ellington, Cab Galloway, Louis Armstrong, Ella Fitzgerald, et Joséphine
Baker.
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L’Opéra de Hanoi rend hommage à Jean Babilée
Jean Babilée dans une représentation du Jeune homme et la mort de Jean Cocteau, en 1946.
 Né en 1923, le danseur Jean Babilée est passé dans l'histoire pour avoir créé en 1946, au Théâtre des Champs-Elysées, "le Jeune homme et la Mort", ballet né d'une idée de Jean Cocteau. On le célèbre aujourd'hui au Vietnam. C'est en découvrant le beau film que le fondateur de la Cinémathèque de la Danse, Patrick Bensard, a tourné sur la vie de Jean Babilée ("le Mystère Babilée", 2005) que le directeur de la Cinémathèque du Vietnam, Jerry Hermann, un Américain établi dans la capitale de ce pays, a décidé de monter à l'Opéra de Hanoi une soirée d'hommage à l'un des plus célèbres artistes de l'histoire de la danse française. Le Mystère Babilée Cet hommage rendu en sa présence à Jean Babilée, hommage monté avec l'aide des services culturels de l'ambassade de France au Vietnam, aura lieu le 9 et le 11 avril au cours de soirées pour lesquelles le Ballet de Hanoi a été mobilisé et durant lesquelles le film, "le Mystère Babilée", sera projeté au public. D'autres soirées, offertes dans le cadre de la Cinémathèque de Hanoi, donneront à découvrir au public vietnamien de nombreux films de danse et de jazz procédant des collections de la Cinémathèque française de la Danse. Visages du Nord Vietnam
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Jan Fabre, le Prométhée des esprits indigents ?
 Ce qui est réjouissant, chez Jan Fabre, et au fond de bien confortable pour l'observateur, c'est, quel que soit le sujet qu'il prétende aborder, qu'on y trouvera des scènes de masturbation, de sodomie, des acteurs en compissant d'autres, des femmes et des hommes montrant leur anatomie sous un angle de préférence dégradant, bref toutes sortes de gaietés d'escadron qui sont trop récurrentes pour ne pas être obsessionnelles. Prométhée enchaîné Elles étaient apparemment indispensables dans ses autres ouvrages. Elles semblent l'être tout autant dans "Prometheus Landscape II", sa dernière invention que s'empresse de montrer le Théâtre de la Ville comme s'il s'agissait d'une urgence absolue, comme s'il y allait de notre compréhension du monde. Quoi en effet de plus pertinent pour mieux saisir et le mythe et le monde qu'un homme à genoux se masturbant curieusement au pied de Prométhée enchaîné ? Qu'un gros lard sodomisant un éphèbe ou qu'une femme fessée dévêtue pour évoquer le titan condamné par Zeus pour avoir volé le feu et l'avoir donné aux hommes ?
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Danse à l’Atrium –
Un moment de grâce, de
vitalité et d’humour.
Par Selim Lander.
 Parmi tous
les spectacles vivants, s’il en est un qui ne supporte pas la
médiocrité, c’est bien la danse. La
prestation du « Junior
Ballet » du conservatoire de Paris
démontre que ses membres sont
déjà de vrais danseurs, capables de produire un
spectacle de qualité.
Précision des gestes et des attitudes, coordination presque
toujours
parfaite, grâce, élégance : on
ne saurait guère demander
davantage, même si certaines danseuses ou danseurs
apparaissaient un
niveau un peu en-dessous des autres. Mais quel corps de ballet serait
à
l’abri d’une telle critique ?
Le premier ballet, « Cinq
regards », est classique, ce qui
nous fournit l’occasion plutôt rare, en Martinique,
d’admirer des
danseuses faisant les pointes. Les mouvements en groupes alternent avec
les pas de deux. Ce ballet constitue une plaisante entrée en
matière.
Le suivant commence par un solo époustouflant de danse
moderne, hyper
dynamique, interprété par la petite Marie-Astrid
Mercier. Cette jeune
Martiniquaise, vêtue d’un combi-short couleur
chair, avec dans la
bouche une grosse fleur rouge (justifiant le titre du ballet :
« Requiem pour une rose ») a
enthousiasmé le public.
Sensuelle, incroyablement tonique, elle est exactement la danseuse qui
convient à cette chorégraphie. Car si sa petite
taille et ses
mensurations par ailleurs généreuses ne la
qualifient guère pour
devenir une danseuse classique, elle a toutes les qualités
pour être
reconnue en tant que danseuse moderne. Elle est rejointe
après sa
prestation solo par le corps de ballet, qui a uniformément
revêtu,
garçons comme filles, une jupe ample, rouge comme la
fleur ; les
hommes sont torse nu. Les danseurs évoluent en formations
variées
autour d’Astrid Mercier, qui n’a pas
changé sa tenue, idole païenne
vers laquelle tous les autres convergent.
Après l’entracte, « Evening
Songs », sur des musiques très
prenantes, parmi lesquelles on a cru reconnaître des
chœurs russes, est
apparu malgré tout moins fascinant que le ballet
précédent. Sans que
les danseuses en robe blanche, les danseurs en pantalon noir et chemise
blanche aient démérité ou que la
chorégraphie fût ennuyeuse pour
autant… Quoi qu’il en soit, le spectacle
s’est terminé en apothéose
avec un ballet très moderne intitulé
« Megalopolis ». On ne
va pas à un spectacle de danse pour s’amuser. Mais
ce n’est pas une
surprise désagréable s’il advient
qu’on nous fasse rire. Or
« Megalopolis » s’est
révélé drôle de bout en
bout. Vêtus de
combinaisons disparates mais en accord avec l’ambiance de ce
ballet,
sur une musique synthétique du meilleur aloi, les danseurs
enchaînent à
toute allure, en groupes ou séparément, les
figures les plus variées
qui évoquent toutes sortes d’activités
plus ou moins ludiques – course
à pied, boxe, etc. L’ambiance
générale, le rythme rappellent certaines
séquences des Temps Modernes de Chaplin. Comme la
réalisation est sans
défaut, la réussite est totale.
Le Junior Ballet du conservatoire de Paris nous avait
déjà comblés lors
de sa prestation en Martinique l’année
dernière. Il a fait encore plus
fort cette fois-ci. Puisse-t-il donc revenir l’an prochain.
A l’Atrium de Fort-de-France le 22 février 2011.
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De la beauté
et de la danse
Choc(s)
et Art-Rose
Deux
chorégraphies de Christiane
Emmanuel
par Roland Sabra

De la
lecture d'un spectacle on
oublie trop souvent la
scénographie, le travail des
lumières, l'environnement
technique. Injustice. Mais
que l'on se rassure ce
fâcheux oubli est impossible
après avoir vu les deux
chorégraphies Choc(s) et
Art-Rose qui nous a proposé
Christiane Emmanuel les 19
et 20 novembre au Théâtre de
Foyal. A moins d'être
totalement aveugle. La
chorégraphe a eu la belle
idée de faire appel aux
talents de la plasticienne
Valérie John et la réussite
était au rendez-vous.
L'ouverture du rideau se
fait sur un mur de chemises
pendues à des cintres
éclairées de telle sorte que
l'évocation d'une lointaine
Pétra bariolée, comme
l’étymologie sémitique du
lieu le soutient -- Reqem,
La Bariolée-- vient
immédiatement à l'esprit du
spectateur. Le travail de
Dominique Guesdon aux
lumières est ici
remarquable, on y retrouve
ce souci qui est le sien de
se mettre au service d'une
œuvre qui n'est pas la
sienne et de faire par
la-même œuvre lui-même. Pure
beauté plastique qui va
porter le regard d'un bout à
l'autre de deux prestations
qui relèvent de champs
problématiquesque l'on
aurait pu croire croire
similaires mais qui se
révèlèront hétérogènes.
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L’imagination
pour mémoire

Deux créations de Marlène
Myrtil au Centre Culturel
de Rencontre Fond Saint
-Jacques
par
Christian Antourel
Dans une atmosphère
intimiste le spectacle
surgit de la lumière soyeuse
et déjà qui étire les
instantanés dynamiques, du
mouvement et du maintien
percés à jour, comme dans un
théâtre d’ombres. Une femme
aux prises aux
fragmentations de sa mémoire
danse et lutte pour ne pas
sortir d’elle-même. Elle
nous entraine dans une
succession de figures
impressionnistes ;
ressouvenirs par l’âme,
agités, ponctués d’états
farouches indomptés. Marlène
combine les langages du
mouvement, des textes
poétiques et de la
conception visuelle dans une
étrange réminiscence du lien
à l’autorité et des chaînes
virtuelles qui continuent de
blesser. Et puis ce mur
blanc comme l’écran d’une
mémoire imposée, redite dans
l’enfermement infernal. Sur
ce mur atrocement blanc une
ligne mélodique où Chopin
dominant déchaine « un
brillant oiseau voltigeant
sur les horreurs d’un
gouffre » Un gouffre
obscurci de miasmes humains.
Rien à voir avec un
néo-polar doublement noir.
C’est du théâtre social
jusque dans la beauté du
pire. Une monographie
éperdument vraie,
certainement héroïque,
évidemment impérissable ; un
pont entre la blessure et
l’avenir. Contre toute
souffrance de race, cette
douleur au dessus de la
mêlée, sans eugénisme,
contre la mixophobie
obsessionnelle ; Cette
atrocité que l’on nomme
esclavage, vaut bien son
pesant de poil à gratter.
Sur scène Marlène et Yna se
débattent, luttant pour des
moments de lucidité et de
franchise, tentent de rester
à la surface. Elles répètent
des bribes d’un discours
existentialiste : dialogues
de parchemins pour nourrir
une idée. Elles révèlent la
quête d’individus assoiffés
de vérité en réponse à la
cruauté, mais déjouent la
tentation larmoyante que
dévoile cette sensation
édifiante d’un passéisme
culturel nécessaire, qui
traine sa malédiction
ambulatoire, là ou l’espoir
chante le refus d’une
fatalité… encore et encore.
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Rendre sur scène son
corps à Sawtche
Un texte écrit d'oralité
retrouvée
par Layla Zami
http://www.laylazami.net
 A
chanter de vive voix ou à
murmurer tout bas
Un quart. de tour.
Encore un quart. Encore un
puis un autre !
« On » en a fait le tour.
La danseuse tourne...
Public jeté d'emblée, sans
détour, dans le rôle
de celles et ceux qui ont
tué, violé, volé de leurs
regards, gestes et paroles,
le corps et la vie de
Sawtche.
Même après sa mort
Les scientifiques – scienti-fric
Dépecèrent le corps
L'étiquetèrent, sans
éthique.
Chantal Loïal est sur scène.
La foule moqueuse et
haineuse, projetée en bande
sonore, met le public mal à
l'aise. Se reconnaîtrait-on
dans les moqueries et voix
aigres ? Plus tard au cours
du spectacle, l'artiste dira
« la danseuse aux grosses
fesses » et certain-e-s
étoufferont leur embarras
dans un rire inachevé. Elle
joue de l'ambiguïté entre
elle et Sawtche pour révéler
les continuités entre
aliénations contemporaines
et oppressions du passé.
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La
Vénus Hottentote, un
loupé authentique ?
par
Kélian Deriau
 Etranges univers que
celui arpenté par la
chorégraphe
guadeloupéenne Chantal
Loïal dans son nouveau
solo « On t’appelle
Vénus » Ce spectacle
très insolite se voulait
être l’observatoire, le
rapporteur d’un
phénomène de société. On
nous avait annoncé une
danse aux mille
facettes, une danse afro
caraïbe et
contemporaine, qui
devait parcourir
l’histoire de cette
Venus noire. En extraire
la violence dans une
écriture chorégraphique.
Y d’écrire les viols
moraux et physiques,
qu’a subis cette femme.
Suggérer en filigrane
les vertiges, la
tragédie et l’horreur.
Nous pouvions espérer à
tout le moins, sans
préjuger de l’expression
chorégraphique utilisée,
une démonstration
scénique du plus bel
effet, qui a chacun de
ses mouvements devait
représenter le supplice
et la mouvance des
éléments de la vie de la
vénus, compte tenu d’un
savoir faire auguré.
Mais une prédisposition
sournoise montrait
précocement le bout de
son nez.
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Christiane Emmanuel
"Le Lac des
Signes"
par Christian Antourel

« Esprit de contradiction,
fredaine, méfiance joyeuse, raillerie sont signes de santé. Toute forme
d’absolu, relève de la pathologie »
Depuis plus de 20 ans, Christiane Emmanuel, est de celles qui
construisent l’édifice patrimonial martiniquais du spectacle de la
danse contemporaine, habitée de multiples langages, signes manifestes
d’une indépendance tranquille. Ses nouveaux spectacles viennent
renforcer la place particulièrement fondamentale et définitive qu’elle
occupe dans la danse à la Martinique et dans tout l’espace caribéen.
Elle officialise le travail de création des visions qui la hantent… Et
nous sommes en présence d’une écriture qui peut paraitre hermétique ou
a l’inverse outrageusement extravertie. Une démonstration farcesque
réussie qui nous dépossède de toutes habitudes résiduelles. Tout ce qui
n’est pas interdit, est autorisé : c’est un principe constitutionnel et
la munificence baroque, nourrie de très nombreuses références,
moderne-jazz, Afro-cubains bélè, stimulées par l’impulsivité,
l’instinct ou l’animalité que balance Christiane, dresse un portrait
significatif du rôle et du fonctionnement de la danse où même le
critique observateur est tenté de se laisser aller a l’assimilation
abusive des mots.
Lire la suite
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JOSIANE
ANTOUREL Chorégraphe et danseuse.
Focus
par
Kélian Deriau.
De retour de Montréal où elle apporte sa
conception d’une danse p articulière,
décloisonnée de l’Art et enrichie son œuvre
au contact d’une diversité chorégraphique
multiple, Josiane Antourel était au
programme de la biennale de Danse à
l’Atrium. Dans la « Soirée des
chorégraphes » et avec « Wouvè la won’n. De
la musique pour les yeux »
Qu’elle le veuille ou non la critique est
fondée sur des valeurs de dogme, sur des
certitudes, sur ce que l’on comprend comme
des vérités opérantes absolues. Nous vivons
bien des fois sur des acquis culturels
imprégnés de valeurs et de modèles ambiants,
mais qu’on ne peut justifier en regard de la
danse et sans volonté aucune d’ostracisme
rebelle, car il faut bien considérer que cette
danse existe hors du langage, elle n’existe
qu’à partir où les mots manquent.
Lire la suite |
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Marie-Claude Pietragalla
Semaine 1
"Une
Tentation d'Eve" qui
s'éternise

Les
ressources financières du
CMAC-ATRIUM étant ce
qu'elles sont il était
difficile de programmer les
authentiques ballets
contemporains de la
Compagnie Marie-Claude
Pietragalla qui mobilisent
de nombreux artistes.
Heureusement la chorégraphe
propose aussi des pièces
intimistes au nombre
desquelles on trouve
« Ivresse » créée une
première fois en 2001,
reprise en 2005 avec en
accompagnement musical le
groupe de musique tsigane
Arbat. « Ivresse » nous
était donc proposé en
première partie, sans
orchestre certes mais avec
une bande son.
Lire la suite et le
compte-rendu des autres
spectacles par Roland Sabra
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Quand
la danse devient
l’accessoire d’un spectacle
vivant
La Tentation d’Eve et
Ivresse, deux
chorégraphies solo de la
Pietragalla Compagnie
par Selim Lander

La
biennale de danse 2010 de
Fort-de-France a commencé
très très fort avec deux
chorégraphies de la « Pietragalla
Compagnie », deux solos, le
premier, Ivresse, par le
danseur Julien Derouault, le
second, La Tentation d’Eve
par Marie-Claude Pietragalla
elle-même. Au-delà des
différences des thèmes et
des interprètes (une femme
ne danse pas comme un
homme), ces deux
chorégraphies sont
suffisamment proches pour
faire une soirée finalement
très homogène. Il y a dans
les deux cas des musiques
envoutantes, beaucoup
d’humour, une manière
d’utiliser les costumes et
les accessoires toujours
surprenante, enfin la
capacité de varier le jeu
pour incarner des
personnages très différents,
pour passer du rire au
tragique.
C’est à dessein qu’on a
employé le mot « jeu », car
les chorégraphies de M-Cl
Pietragalla exigent des
danseurs qu’ils soient aussi
des comédiens ou des mimes
et il faut reconnaître que
le mariage entre ces
diverses formes du spectacle
vivant, ordinairement
disjointes, s’avère ici une
réussite. On notera, à ce
propos, que le programme
distribué aux spectateurs ne
crédite pas seulement M-Cl
Pietragalla pour la
chorégraphie mais pour « la
chorégraphie et la mise en
scène ».
Lire la suite
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Remembering
Rex Nettleford, the guardian of our crossroads

Honor Ford-Smith teaches in the Faculty of
Environmental Studies at York University. She worked in the Caribbean
women’s movement, primarily through her involvement in
collaborative theatre in Jamaica. The first time I met Rex Nettleford was when he came to our Kingston
High School in 1968 around the time of the Rodney uprising to speak to
our 6th form about Black Power. I don’t remember what he said
because I didn’t understand it. His vocabulary consisted
mainly of words I had never heard before and his utterances bounced off
my 16 year old brain before I could catch hold of them and translate
them into plain English. But I remember vividly how his presence filled
our Presbyterian classroom and how his pink shirt glowed against his
obsidian skin. I remember the elegance of his postures and the hand
that moved back and forth, back and forth with his words.
Lire
la suite
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"Pavlova 3'23'",
une chorégraphie de
Mathilde Monnier

La
chorégraphe et ses danseurs tentent de
représenter un mouvement qui meurt en s’inspirant
de "la Mort du cygne".
S’il est quelque chose dont on ne pourra jamais accuser la
chorégraphe Mathilde Monnier (Centre
chorégraphique national de
Montpellier-Languedoc-Roussillon), c’est bien de
s’enfoncer dans le conformisme bourgeois et de se laisser
aller à la facilité avec des ouvrages
complaisants et racoleurs. Une profonde honnêteté intellectuelle sans doute,
une curiosité, une inquiétude permanentes, un
besoin de prospecter, d’aller de l’avant,
l’animent quoi qu’elle fasse, même dans
ses réalisations les plus hasardeuses comme celles
menées avec le philosophe Jean-Luc Nancy ou
l’écrivain Christine Angot qui
débouchèrent sur d’indicibles errements.
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Tanya
ELISABETH L’Art Performance
Le corps dans le décor
Un art qui apparaît d’autant plus vivant, qu’il
semble n’obéir à aucune règle définie, fourmillant
d’imprévus et d’inventions.
par Christian
Antourel
Tanya Elisabeth est une artiste
au devenir prometteur. L’imaginaire artistique
qu’elle développe, ses représentations quelle
réalise comme dans l’envolée d’une apparition de
colombes font de cette artiste plasticienne, une
magicienne, mais aussi une danseuse a la recherche
du temps perdu qu’elle retient dans l’étreinte
spontanée d’une interprétation de la nature. Elle
vit une aventure qui la porte dans des ressentis
tenaces, volatils et fugitifs qu’elle envisage en
connivence entre corps et décors, dans un accord
tacite, un périple audacieux ou des espaces vides
s’habillent entre transparence et apparence de
couleurs vraies et fugaces. Elle danse dans l’espace
de nos regards, maintenue en équilibre entre les
surfaces modulables de toute la réalité d’un rêve,
par essence, évanescente et éphémère.
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L’un des
premiers spectacles de
la rentrée donne le
vertige. Le chorégraphe
et danseur Angelin
Preljocaj, en un solo
intense, magnifie Le
Funambule de Jean
Genet, un texte sur la
solitude de l’artiste.
Il a créé 42
ballets. Le plus
récent, Blanche
Neige,
monopolise toute sa
compagnie et fait le
tour du monde. Le
danseur et
chorégraphe Angelin
Preljocaj n’est pas
du style à rester
les deux pieds dans
le même sabot. Tout
l’hiver dernier,
pendant que ses
danseurs
remportaient succès
sur succès, il
faisait tous les
matins des exercices
de barre et prenait,
au Palais Garnier,
la leçon commune aux
danseurs de l’Opéra
de Paris.
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Le
monologue dansé d'Angelin
Preljocaj
 Il
n'est pas si seul, mais tout
de même. Pour son premier
solo, à l'âge de 52 ans, le
danseur et chorégraphe
Angelin Preljocaj s'est
appuyé sur une nouvelle
partenaire, la designeuse et
scénographe Constance
Guisset. Elle lui a dressé
un autel en papier blanc
dont les pages bruissent
lorsqu'il s'assoit dessus,
et qu'il peut lacérer à
coups de couteau. Il y lit
parfois son texte, Le
Funambule (1958), de
Jean Genet, déclaration
d'amour à un fildefériste à
travers son art, qui donne
son titre au spectacle.
Angelin
Preljocaj n'est pas
comédien, mais tout de même.
Sur le plateau très zen de
l'Opéra Comédie de
Montpellier, lundi 22 juin,
habillé d'abord d'un
tee-shirt blanc et d'un
pantalon beige, il récite et
danse aussi en même temps
les mots de Genet. Il a
appris le texte par coeur,
réussit à en restituer le
sens sans emphase, dans un
tremblé léger qui résiste à
l'habileté de la comédie, et
c'est bien ainsi.
Plus
qu'un solo, Le Funambule
est un monologue dansé dont
la gravité tient aussi à
l'interprétation, encore
démunie, souvent
douloureuse, de Preljocaj.
Il ne s'adresse pas
frontalement au public,
parle plutôt de profil à un
interlocuteur fictif situé
dans les coulisses.
Préserver cette tension
nerveuse, qui fait parfois
basculer le texte du côté du
mantra, est sans doute le
vrai défi de ce spectacle
condamné à tourner.
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L'art
de la menace du Brésilien
Bruno Beltrao

Pour être envoyé, c'est
envoyé. Balancé net comme un
missile sur sa cible.
Cinquante minutes de fureur,
de surprise, d'invention,
c'est H3,
chorégraphié par le
Brésilien Bruno Beltrao pour
neuf danseurs masculins de
la compagnie hip-hop Grupo
de rua, basée à Niteroi
(Brésil). Créée en 2008,
cette pièce redoutable est
programmée au festival
Montpellier Danse avant une
tournée en France à la
rentrée.
On le savait déjà, on en est
sûr dorénavant. Bruno
Beltrao, 29 ans, sait faire
de la danse hip-hop un outil
chorégraphique jamais vu.
Quel que soit le biais par
lequel on attaque le
spectacle - gestuelle,
occupation du plateau,
dramaturgie -, H3,
cinquième opus présenté en
France depuis 2002 (la
compagnie a été créée au
Brésil en 1996), tient le
coup avec une sobriété qui
frôle l'ascétisme. La
bande-son est fine comme une
semelle de basket usée
d'avoir trop frappé le
bitume : elle se réduit à un
brouhaha urbain lointain
grêlé de quelques
percussions.
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Pina
Bausch est morte
AFP/THOMAS LOHNES
Pina Bausch
remercie après avoir reçu le
prix Goethe, à Francfort, le
28 août 2008.

La chorégraphe et danseuse
allemande Pina Bausch est
morte mardi 30 juin à l'âge
de 68 ans, a annoncé le
Tanztheater de Wuppertal, en
Allemagne, dont elle
dirigeait la compagnie
depuis 1973. Sa mort, à
l'hôpital, fut
"inattendue et rapide, cinq
jours après qu'on lui eut
diagnostiqué un cancer",
a indiqué la porte-parole,
précisant qu'"elle était
encore dimanche dernier sur
scène avec sa compagnie, à
l'Opéra de Wuppertal".
Philippine Bausch était née
le 27 juillet 1940 à
Solingen, dans la Ruhr, où
ses parents tenaient un
hôtel-restaurant-café. A
tout juste 15 ans, elle
intègre l'école
pluridisciplinaire autour de
la danse fondée par Kurt
Joos à Essen, avant de
partir, en 1958, pour New
York avec une bourse pour la
Juilliard School. Cette
danseuse déliée y triomphe,
mais revient quatre ans plus
tard dans son pays natal
pour diriger la compagnie
attachée à l'école d'Essen.
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Le
flamenco nouveau à la
lumière de trois de ses
vedettes

L'explosion de la scène
flamenca espagnole passe par
le festival Montpellier
Danse, qui est organisé dans
différents théâtres de
Montpellier depuis le 19
juin et jusqu'au 4 juillet.
Jean-Paul Montanari,
directeur de la
manifestation, a invité
trois des vedettes les plus
innovantes, les plus en vue
aussi, du flamenco, tant en
Espagne qu'à
l'international. Cette
triplette excitante,
composée d'Israel Galvan,
d'Andrés Marin, tous deux
sévillans, et de Mercedes
Ruiz, de Jerez, pointe la
révolution esthétique en
train de bouleverser cette
tradition très codée.
La
confrontation de ces trois
danseurs repérés depuis cinq
ans fait figure de
phénomène. "C'est
paradoxal, mais la modernité
a échappé aux chorégraphes
contemporains espagnols pour
se retrouver au coeur de la
tradition, assène
Jean-Paul Montanari.
Galvan et Marin contournent,
retournent, subvertissent
tous les clichés du
flamenco. C'est là que se
situe aujourd'hui la
recherche, la création."
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Sur la
scène de la MC93 de Bobigny,
le show total, politique et
belliqueux du mystérieux VA
Wölfl

La bande-son met dans le
bain. Dans la grande salle
de la MC93 de Bobigny
(Seine-Saint-Denis),
l'entrain communicatif de la
radio anglaise BFBS, chaîne
diffusée en Allemagne depuis
la seconde guerre mondiale
et destinée d'abord aux
soldats, fait swinguer la
vie haut la jambe. Sur le
plateau blanc, un dispositif
de micros, claviers,
guitares et amplificateurs,
accueille huit artistes
sachant chanter, jouer de la
musique et accessoirement
danser.
On est
hypnotisé, embarqué. 12/...
im linken Rückspiegel auf
dem Parkplatz von Woolworth
(12/...dans le rétroviseur
gauche sur le parking du
supermarché Woolworth),
chorégraphié par l'artiste
visuel allemand VA Wölfl, ne
ressemble à rien de connu.
On s'attendait à une pièce
de danse, on assiste à un
show musical imprévisible
qui ouvre les Rencontres
chorégraphiques
internationales de
Seine-Saint-Denis, vingt
spectacles du 11 mai au 6
juin dans sept théâtres du
département.
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Angelin Preljocaj,
le mystique des corps
Sixième
reprise du «Parc» à l'Opéra
de Paris pour prendre la
classe avec les danseurs. Et
fourbir des projets : avec
le Bolchoï, l'Opéra et en
solo.
Angelin
Preljocaj a ses
obsessions, ses
fantômes, ses attentes.
Sa ligne de conduite
aussi, qui lui intime de
chercher toujours sans
mettre deux fois ses pas
dans la même empreinte.
S'il fallait dessiner sa
carrière, on
représenterait des
boucles qui toujours
tracent le même
parcours : passage de
l'abstraction au
narratif, lignes
d'abîmes, quête de
l'homme, «trait d'union
entre ciel et terre»,
dit-il. Cette intégrité
est le seul sacrifice
qu'il concède à la
beauté. Son monde est
âpre, entier,
brutalement honnête, sa
danse taillée à la
serpe, ancrée dans les
muscles et la terre et
reflétant dans sa part
d'ombre, des vertiges de
l'au-delà. On reçoit ses
chorégraphies comme des
coups de poing.
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Marie-Claude Pietragalla,
étoile du hip-hop
par Ariane Bavelier
«Marco Polo» , la nouvelle création de la chorégraphe, sera donné au
Palais des congrès à partir
du 6 mars.

Quand il aime,
Pierre Cardin ne compte
pas. Marco Polo, c'est
lui. Dix-sept danseurs
dont dix de hip-hop, une
création musicale, trois
chanteurs sur scène, six
mois de répétitions.
Sans doute le projet le
plus coûteux que ce
grand mécène ait jamais
porté : «J'ai découvert
cette danse il y a très
longtemps dans la rue,
en Californie, et elle
m'a émerveillé», dit-il.
Il a glissé à
Marie-Claude Pietragalla
qu'il admire le hip-hop
et la Chine. Elle en a
fait Marco Polo, le seul
spectacle français
présenté à Pékin pendant
les Jeux olympiques,
sous le haut patronage
du président de la
République.
«J'ai toujours trouvé
que le hip-hop est une
technique remarquable»,
dit la chorégraphe, qui,
pour avoir été étoile du
Ballet de l'Opéra de
Paris, en sait long sur
la question. «Il est
dansé par des gens qui
travaillent beaucoup,
dans une vraie rigueur.
Exactement comme la
danse classique. Et j'ai
toujours regretté qu'on
utilise cette danse dans
un univers caricatural,
en laissant les danseurs
en baggys, baskets et
casquette. Je trouvais
intéressant de les faire
évoluer dans d'autres
costumes, vers d'autres
emplois que ceux qu'ils
tiennent d'habitude. Les
danseurs que j'ai
auditionnés étaient très
en demande de ça ; même
si leur faire lâcher
leur type habituel n'a
pas été facile.»
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Binoche, Khan, duo " in "
Akram Khan est épatant avec
ses vrilles acrobatiques,
Juliette Binoche se révèle
fonceuse et vive. TRISTRAM
KENTON
L'actrice française et
le danseur britannique
brillent dans " In-I "
 C'était
joué d'avance. Une star
(Juliette Binoche), un thème
inoxydable (l'amour
toujours), un chorégraphe
anglais d'origine
bangladeshie (Akram Khan),
et voilà un pas de deux
parti pour faire le tour du
monde. Et alors ? In-I,
titre de l'événement, à
l'affiche du Théâtre de la
Ville à Paris jusqu'au 29
novembre, est un vrai bon
boulot, une love story
grand public entre bluette
et rock, fièvre et castagne.
On connaît évidemment la
chanson, mais on apprécie
toujours d'en découvrir une
nouvelle variation. Celle de
Juliette Binoche et Akram
Khan tient de l'hybride
danse-théâtre-cinéma,
versant glamour avec textes
écrits par les protagonistes
en anglais. S'ils ne
réinventent en rien les
scènes de la vie conjugale -
tout le monde s'y reconnaît
jusqu'à en sourire ou
grimacer ! -, ils en
extraient quelques pépites
bien taillées.
Le panache du duo est un
régal. Juliette Binoche, qui
n'a jamais suivi de cours de
danse, se révèle fonceuse et
vive, filant dans l'espace
comme une flèche. Akram
Khan, toujours aussi épatant
avec ses vrilles
acrobatiques, est meilleur
conteur et comédien que
jamais, bien plus juste que
dans le duo Sacred
Monsters (2006)
chorégraphié et interprété
avec la danseuse Sylvie
Guillem. Les deux font donc
la paire et cause commune
dans un dialogue parfois
musclé comme un bras de fer.
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Avec
le temps, William Forsythe
privilégie formes
expérimentales et radicalité

Le
chorégraphe William Forsythe
est saturé. A la limite de
craquer, selon certains de
ses collaborateurs. Trop de
tournées à droite, à gauche,
de trains, d'avions, de
projets qui s'enchaînent au
pied levé. Trop. Entre
Francfort (Allemagne), où
l'Américain est installé
depuis 1984, Dresde
(Allemagne) et Zurich
(Suisse), les trois villes
qui le soutiennent et le
produisent, il multiplie les
spectacles.
De passage au Théâtre de
Chaillot, à Paris, du 19 au
21 juin avec Decreation,
solide cauchemar autour
d'une scène de ménage, il
s'affiche dans la foulée au
festival Montpellier Danse,
où il présente
Heterotopia, pièce
conçue à l'origine pour un
public de quatre-vingts
personnes qu'il met en scène
pour deux cents spectateurs
entourant l'action. " Ça
ne va pas, j'ai accepté la
chose, mais ce n'est pas
juste par rapport à la
proposition ",
ronchonne-t-il, assis dans
un studio du Théâtre de
Chaillot.
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Yé Mystikwi! et
Mangeons!
«Cahier d'un retour mal assuré au pays
des bonnes intentions»
&
«Mann ist, was mann isst»
par Roland Sabra
Photo : Philippe
Yé Mystikwi !
Deux spectacles pour clore la biennale de danse
contemporaine. Tout d'abord une chorégraphie de Lucien Peter
inspirée du "Cahier d'un retour au pays natal" dont
on retiendra la belle mise en lumière de José Cloquel et la
difficulté à passer des bonnes intentions à la réalisation.
Dès la lecture du prologue par le psychanalyste Guillaume
Suréna, les danseurs apparaissent sur scène un peu, et dans
la salle, beaucoup, en se déplaçant comme des automates, de
façon mécanique mi zombies mi-âmes errantes à la recherche
d'un havre sur le fond de la scène une sorte de lune bleue
tordue qui servira d'écran aux projections multimédia, à
dire vrai beaucoup d'écrans de veille repiqués d'un Winamp
quelconque. Sur la scène se dessine un espace qui semble
figurer l'île yougoslave dont le nom et la vue vont
déclencher l'écriture du cahier. En fond musical plus qu'en
accompagnement la voix de Césaire se fait entendre dans un
environnement sonore confus : sur la voix du poète la
gestuelle de la danseuse se construit en opposition aux
gestes des automates. L'introduction d'un autre danseur est
précédé d'un clapotis d'eau de ruisseau, de source ou
quelque chose comme ça. Cet autre tableau s'accompagne d'un
changement musical, c'est maintenant du classique, avant de
nouveau un clapotis pour le troisième personnage et des sons
de tambours. Les danseurs sont gros de quelque chose dont
ils vont accoucher ( leur négritude pour qui n'aurait pas
compris!).
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La
Biennale de danse contemporaine
Fort-de-France 17-26 avril 2008
Les
critiques de Selim Lander
Photo : Philippe

Cette année, la Biennale de danse
contemporaine à l’Atrium de Fort-de-France proposait un programme
particulièrement fourni : neuf spectacles en dix jours. Même si le prix des
places (22 € au tarif plein) était des plus doux, compte tenu du coût et des
tarifs pratiqués ailleurs, n’étant pour notre part ni officiel, ni mécène, ni
même journaliste accrédité mais modeste fonctionnaire, nous avons été contraint,
comme la plupart des autres passionnés martiniquais, de sélectionner dans le
programme les spectacles paraissant a priori les plus intéressants. Ceci
amène d’ailleurs à poser d’emblée la question préjudicielle : la Biennale
doit-elle être maintenue ? Quel sens cela a-t-il en effet de déplacer à grand
frais des danseurs, sachant que le public martiniquais de la danse contemporaine
ne sera jamais assez nombreux pour constituer neuf soirs de suite une audience
décente ? Force est de constater que le public, les soirs où nous étions
présent, semblait bien clairsemé parmi le millier de fauteuils de la Grande
Salle. Ne vaudrait-il pas mieux, dans ces conditions, supprimer la Biennale,
quitte à présenter les mêmes spectacles, mais étalés dans le temps, afin
d’éviter deux inconvénients de la formule actuelle : une dépense excessive pour
la plupart de ceux qui voudraient tout voir et le risque d’« overdose » pour
tous ceux qui ne sont pas des inconditionnels de la danse contemporaine mais qui
se mobiliseraient plus volontiers si on leur laissait le temps de renouveler
leur envie entre deux spectacles ?
Lire l'ensemble
des critiques de Selim Lander |
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Maurice
Béjart nous a quittés voilà près d'un mois. Mais jeudi
soir, lors de la première de sa dernière création Le
tour du monde en 80 minutes, on sentait sa présence
partout dans le Théâtre Beaulieu de Lausanne: dans le
grand hall vermillon, où était accrochée une grande
photo du chorégraphe souriant avec ses chats, sous le
halo d'une lumière semblant venir du ciel. Dans le coeur
du public de la ville suisse aussi, qui considère depuis
vingt ans la compagnie de Béjart comme la sienne. "On se
devait d'être là ce soir", raconte un spectateur qui
suit le ballet depuis toujours. "Pour découvrir le
testament chorégraphique du maître. Mais aussi pour
soutenir les danseurs, qui doivent être dans la peine."
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Comment l'Opéra sélectionne ses danseurs

Quatre nouveaux
solistes viennent d'être promus
après une sélection impitoyable.
Gros plan sur les dessous d'un
métier exigeant.
Ils ont entre 18 et 35 ans,
promènent une allure de sylphide
ou de prince de conte de fées.
Ils vivent de leur passion, la
danse, depuis qu'ils ont rejoint
le corps de ballet le plus
prestigieux, celui de l'Opéra de
Paris. Avant les fêtes de Noël,
ils se plient à la discipline du
concours qui leur permettra de
grimper dans la hiérarchie de
cette troupe composée de
quadrilles, coryphées, sujets et
premiers danseurs. Le concours
date de 1860. Il impose aux
participants d'interpréter une
variation imposée et une libre,
choisie dans le répertoire de
l'institution. Devant un jury
présidé par Gérard Mortier,
administrateur général de
l'Opéra,19 candidats seront
promus sur 74 inscrits. C'est
dire si dans les coulisses
chacun s'active.
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Le
spectacle Place des Mythos est une anomalie au
royaume de la comédie musicale. A travers cette pièce écrite
et mise en scène par Catherine Régula, une troupe de jeunes
amateurs se dresse contre l'homophobie. Ils étaient une
trentaine, dont deux tiers issus de l'immigration, lors de
sa création en 2004. Trente représentations plus tard, ils
sont une quinzaine sur le plateau des Rencontres de La
Villette, à Paris.
Le 30 octobre, à
la MJC de Ris-Orangis (Essonne), où est né Place des
Mythos, l'atelier-théâtre bat son plein sous la caméra
de l'éducatrice Vanda Gauthier. Le thème de l'improvisation
est " rencontré un vieux pote perdu de vue ", pour Bibiche,
Claudia, Carole, Doua, Justine, Medy, Naïm, Sabrina, Thibaut
et Victoria, vedettes de Place des Mythos.
" Les
réactions du public ont été tellement fortes qu'on a eu le
sentiment de briser un tabou, commente Carole. Au
début de chaque représentation, on entend toujours des gros
rires dans la salle, et puis c'est le silence et on vient
nous dire "merci". Certains amis du groupe ont même révélé
leur homosexualité. "
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La rentrée chorégraphique prend son élan sous le signe
de la singularité. Les opérations artistiques insolites
se multiplient dans un esprit joyeusement décomplexé et
aventureux. Faire rimer nouveauté, plaisir et défi
spectaculaire donne le ton de quelques-uns des
rendez-vous de ce début de saison.
A Paris, dans le cadre du Festival d'automne, qui fait
aussi la part belle aux incontournables comme les
Américains Merce Cunningham et Bill T. Jones, le
chorégraphe Rachid Ouramdane, artiste en résidence au
Théâtre de Gennevilliers, a mené des ateliers avec des
habitants de la ville et mis au point Surface de
réparation (du 5 octobre au 27 octobre), pièce pour
sept adolescents sportifs amateurs. Obsédé par les jeux
de construction de l'identité, Ouramdane jette sur le
grill les valeurs sportives, leur médiatisation, les
clichés de masse...
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Le tambour dans la peau
Une
voix, du rythme et beaucoup d’énergie : les ingrédients
du bèlè sont simples. Longtemps méprisée, cette musique
héritée des esclaves martiniquais reprend vie. Enfin.

Avec son tambour,
il fait corps, il le chevauche, un pied à l’air, l’autre
chaussé de cuir. Ce talon nu est essentiel à son jeu.
Il glisse sur la peau de chèvre tendue pour en moduler
les sonorités, tandis que les mains tambourinent
frénétiquement. Par sa frappe précise, en rafales
subites, en syncopes acrobatiques, Félix Casérus, 74
ans, un petit air de Paul Meurisse mâtiné de Cary Grant,
dirige le pas des danseurs qui tournoient et
sautillent, jambes écartées, buste en avant. Le bèlè (le
« bel air »), revigorant chant au tambour martiniquais
hérité du temps de l’esclavage, allie la jubilation des
rythmes à la mélancolie des voix éraillées. Une musique
qui soigne les plaies de l’âme et donne de l’énergie.
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Chorégraphies d'un
féminin chahuté
Une
programmation juste aux Rencontres de
Seine-Saint-Denis

Les Rencontres chorégraphiques internationales de
Seine-Saint-Denis terminent leur course dans le
département. Pilotée par Anita Mathieu, cette édition
s'est révélée finement ajustée. Soutien d'artistes
percutants, risques bien calculés selon les huit
théâtres d'accueil. Au mitan de la manifestation,
l'ouverture à un public plus large avec Le Bal de
Brigitte Seth et Roser Montllo a marqué des points sous
le chapiteau du parc des Guilands à Bagnolet. Et la
détermination à parler et incarner toutes les langues
présentes dans le département relevait à la fois du défi
et de l'évidence.
Parmi les thèmes marquants de cette édition, celui du
féminin a rassemblé nombre de visions contrastées. A
venir, au Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis, celle,
tranchante de la Marocaine Bouchra Ouizguen. Dans
Déserts, Désirs, elle se coupe de son complice
masculin, Taoufiq Izeddiou, par un rideau
infranchissable pour tenter seule de sortir de sa gangue
de scotch. Dans Errances, la Haïtienne Kettly
Noël taille à la hache dans ses souvenirs de femme
nomade.
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Un pied de micro autour duquel entortiller ses hanches,
un guitariste accroché à ses cordes comme s'il allait se
noyer, un batteur échevelé en train de rouler sa
caisse... Les icônes du rock s'incrustent dans les
spectacles de danse contemporaine. Ces signes éclatants,
parfois un peu désincarnés quand ils ne se réduisent pas
à une série de vignettes ou de poses avantageuses,
pointent le lot de fantasmes que le rock soulève chez
les chorégraphes depuis quelques années.
Cette
tendance lourde émerge ce mois-ci au Centre national de
la danse à Pantin, aux Rencontres chorégraphiques de
Seine-Saint-Denis, et fait l'objet d'un nouveau festival
tout simplement baptisé " We Want rock'n'roll ". Pilotée
par l'association parisienne lelabo, en collaboration
avec Le Nouveau Casino et agnès b. activités, cette
première édition, qui entend bien ne pas en rester là,
parie sur cet art populaire qui prend aux tripes.
Lire la suit
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Industrie Baisse de
40 % en cinq ans du marché : le métier doit évoluer
Mis sur des charbons ardents par la chute
vertigineuse du marché du disque en France - près de
40 % en cinq ans -, les producteurs phonographiques
diversifient leurs sources de revenus. En s'emparant
d'autres métiers ou activités de la chaîne musicale.
Ils s'affairent ainsi depuis plusieurs mois sur le
front des images (captation de concerts, clips) et
de la téléphonie mobile. Un autre chantier brûlant
occupe autant les majors du disque que les petits
labels : la production de concerts, au point de
devenir eux-mêmes entrepreneur de spectacles ou
propriétaire de salle.
Jusqu'ici, les producteurs de disques "
subventionnaient " en partie leurs artistes en
participant aux frais des spectacles organisés par
un producteur de concerts. Mais cette pratique du "
tour support " cède la place à une véritable
coproduction.
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Une " zon-mai " pour vingt et un
danseurs venus d'ailleurs
C'est une maison à l'envers. Une
Zon-Mai sans porte, ni
fenêtres. Pas question d'y
entrer. Tout est à l'extérieur,
projeté sur les quatre murs de
toiles et les deux faces du
toit. Tout, même l'intimité des
vingt et un interprètes que le
chorégraphe belge Sidi Larbi
Cherkaoui et le vidéaste Gilles
Delmas ont choisi d'y projeter.
Ils sont dans leur salon, leur
cuisine, leur chambre à coucher
ou leur salle de bain.
Burkinabé, Sud-Africain,
Islandais, Indien, Belge ou
Français, ils vivent tous en
Europe, à Paris, Anvers,
Londres, Stockholm,
Copenhague... Et ils dansent.
Magnifiquement, seuls ou à deux,
sous une table ou sur un bord de
fenêtre. Ils dansent, comme si
leur vie en dépendait, comme si
à chaque instant celle-ci
pouvait prendre un virage
imprévu et essentiel.
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Un pied de micro autour duquel entortiller ses hanches,
un guitariste accroché à ses cordes comme s'il allait se
noyer, un batteur échevelé en train de rouler sa
caisse... Les icônes du rock s'incrustent dans les
spectacles de danse contemporaine. Ces signes éclatants,
parfois un peu désincarnés quand ils ne se réduisent pas
à une série de vignettes ou de poses avantageuses,
pointent le lot de fantasmes que le rock soulève chez
les chorégraphes depuis quelques années.
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La danse contemporaine connaît "
un marasme "Michel
Caserta, directeur de la Biennale de danse du
Val-de-Marne, orgnisée du 6 mars au 6 avril, explique
les difficultés à attirer le public hors de Paris
CHORÉGRAPHE dans les années 1970, directeur de la
Biennale de danse du Val-de-Marne depuis sa création
en 1981, Michel Caserta arbore le sourire gourmand
de celui dont l'appétit de danse ne sera jamais
rassasié. Sans cesse différé en raison de
difficultés budgétaires, le Centre de développement
chorégraphique, situé à la Briqueterie de Gournay, à
Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), va ouvrir son espace
de 3 000 m2 en 2008. En attendant, l'édition 2007 de
la Biennale met en avant trente-cinq compagnies,
additionne dix créations et soixante représentations
dans une douzaine de villes du Val-de-Marne du 6
mars au 6 avril.
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Le rire envahit la danse contemporaine. Quelle bonne
blague ! Comment cet art réputé pointu, voire élitiste,
peut-il s'acoquiner avec le comique, toujours plus
proche des bas étages que des hautes sphères ? Et si les
chorégraphes décident de se marrer, de qui ou de quoi
peuvent-ils bien rigoler ? Jusque-là isolés, les
spectacles de danse contemporaine tendance " drôle " ou
rêvant de l'être se multiplient jusqu'à devenir une
tendance forte de la production. Alors qu'il y a
vingt-cinq ans les rares chorégraphes humoristes comme
Dominique Boivin se trouvaient rejetés par un milieu qui
s'échinait à se faire reconnaître comme un art sérieux,
le mouvement s'inverse aujourd'hui.
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La danse hip-hop entre
ring et scène

Déjà quinze ans que le festival
de danse hip-hop Suresnes Cités
danse piloté par le Théâtre de
Suresnes (Hauts-de-Seine) nous
fait marcher sur la tête en
janvier. Quinze ans que le tempo
à l'arraché du hip-hop fouette
les bonnes manières
spectaculaires. Pour cette
édition anniversaire, chargée en
créations - rien de moins que
six nouvelles pièces de tous
formats dans la soirée du samedi
13 janvier -, un phénomène crève
l'affiche : la présence pour son
deuxième spectacle du jeune
groupe lyonnais Pockemon Crew,
star internationale de " battle
", compétition hip-hop de haut
niveau où s'affrontent des
danseurs de tous les pays.
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La sueur jette des
arabesques dans la lumière
crue des projecteurs
flambant neufs. Dans une
Afrique de l'Ouest où la
danse traditionnelle reste
partout présente, la
chorégraphie contemporaine
s'offre une salle unique en
son genre au Burkina Faso.
Pour l'inaugurer, la
compagnie Salia nï Seydou se
mesure avec l'ensemble
instrumental Ars Nova : deux
expressions d'aujourd'hui
qui se défient, qui se
frottent.
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Apprendre à noter la
danse, pour la lire puis
la reconstituer, reste
une démarche méconnue.
Une exposition à Pantin
présente les différents
systèmes de notation.
La notation serait à la
danse ce qu'est le
solfège à la musique :
un système de signes
symboliques qui
traduisent les
mouvements du corps dans
l'espace. Peut-on
imaginer de faire des
études musicales sans
apprendre le solfège ?
En revanche, il est
admis que l'enseignement
et la transmission de la
danse se passent de
partitions et relèvent
de la tradition orale.
Pour les militants de la
notation, cet état de
choses doit changer.
Apprendre à écrire la
danse pour ensuite
pouvoir la lire et
l'interpréter ressemble
à une urgence. Plus
largement, cet art de
l'éphémère doit se doter
d'outils de mémoire qui
conservent et
enrichissent son
histoire tout en
dynamisant l'héritage de
l'interprète.
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Le titre est un brin
trompeur parce qu'on en
apprend plus sur son auteur,
Jérôme Savary, que sur son
sujet, Joséphine Baker en
particulier et la Revue
nègre en général. Ce
n'est pas très grave parce
que ce «cinglé du jazz et
du music-hall» a le chic
pour vous entraîner en un
tour de main dans son voyage
qui part en tous sens.
Lequel tient tout à la fois
du livre d'images, de la
leçon de musique (blues,
flamenco, salsa, même
combat), de la profession de
foi, de la revue en tableaux
et du cours d'histoire sur
les Années folles lorsque
débarqua, un beau jour de
1925, une troupe de
musiciens et de danseurs
noirs américains, parmi
lesquels Sidney Bechet et
une jeune beauté de 18 ans
native de Saint Louis
(Missouri), Joséphine
Baker.
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UMOJA
: un show superbe comme une planche
de salut pour les jeunes des townships
de Soweto .
Raconter l'histoire
multimillénaire
d'un peuple à travers sa musique,
ses chants et ses danses tel est le
pari magnifiquement réussi
de deux femmes sud-africaines, Thelmi
Nyandemi, ancienne danseuse étoile
d'un spectacle renommé «
Ipi Ntombi » et Todd Twala,
chorégraphe qui dans les vingt
dernières années du
vingtième siècle décidèrent
d'unir leur forces et de mettre au
service d'une noble cause.... par
Roland Sabra |
De
sucre et de vanille amère
! : Une chorégraphie
de Crhistiane Emmanuel les
9, 10 & 13 juin à
20 h au CMAC .Misère,
désarroi et impuissance
sont les mots les plus cités
face aux différentes
catastrophes humanitaires que
nous vivons depuis plusieurs
décennies. Comment réagir
face à cette douleur
et cette misère palpables
qu’on oublie parfois dans
un coin de notre mémoire
? Cette réflexion chorégraphie
est peut-être une suite
logique après un premier
constat fait dans «Paroles
du bruit du dedans». |
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Voyage
à travers la folie
: Solo pour une danseuse et une
musique électro-acoustique.
un
hommage à Mary Barnes –
Une infirmière anglaise,
qui a eu le courage « de
régresser » pour
parvenir à vaincre la folie.
La pièce en deux actes
(acte vidéo et acte dansé),
sorte de danse schizophrénique,
projette par le biais des images
vidéo et du son électro-acoustique,
la danseuse dans un "système"
multiforme de mouvements à
la frontière entre le théâtre
et la danse. Les
04 & 05 mai à 19h 30
au Théâtre foyalais.
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"Coupédécale"
de Bernadot Montet à
l'Atrium . Mon
amour, mon impossible' pourrait
être le titre de la pièce.
Traverser un territoire de conflits,
de réconciliations, de
contradictions avec soi, avec
l'autre. Le spectacle met sur
le devant de la scène
une manière libre et
instantanée de travailler,
sans figer le propos par la
narration ou l'affect. Tamar
Getter peint avec de la craie,
matière effaçable
qui disparaît. Tout s'efface
aussi dans ce spectacle en forme
de palimpseste.
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"Substance
de vie" de la Cie Tête
Grainée.
par Roland Sabra. 1959
au Japon, un jeune garçon,
seul sur scène, danse
( Bu) frappant des pieds(Tô)
sans musique, couvert de craie,mime
un rapport sexuel avec un poulet
suivi de l'étranglement
du volatile entre ses cuisses,
puis se laisse approcher, dans
l'ombre, par un homme plus âgé...
Le scandale immense, préside
à la naissance du Butô.
Tatsumi Hijikata, avec son spectacle
« Hijinsky »
(« couleur interdite »)
vient de poser un acte. |
| Où
va la lune? Où
va Jean-Claude Zadith? Nulle part... |


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