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DANSE : Abou Lagraa, ou le prix de la critique à un néant artistique


Rien n’est plus incolore, plus insignifiant, plus creux, plus racoleur et plus prétentieux que le travail du danseur Abou Lagraa. Par Raphaël de Gubernatis.

Rien n’est plus incolore, plus insignifiant, plus creux, plus racoleur et plus prétentieux que le travail du danseur Abou Lagraa. Par quel miracle, ou quel arrivisme, après tant d’ouvrages médiocres, voire risibles, uniquement riches en lieux communs, faiblesses d’écriture et images convenues, cet homme est-il parvenu à s’insinuer dans le paysage chorégraphique et à s’y imposer ?

Parce que l’époque y est favorable sans doute, que le paysage chorégraphique est dévasté, l’inculture galopante et que le bon sens s’étiole gravement.

C’est à cette imposture artistique que le syndicat de la critique confère aujourd’hui même son grand prix de la critique de danse. Si en France la création chorégraphique, à quelques remarquables exceptions près, est devenue si désolante, il faut aussi considérer que la critique a sombré avec elle. Et de façon plus brutale encore. D’ailleurs existe-t-elle toujours quand bien souvent ce qu’on nomme critique se résume à des comptes-rendus consensuels et sans caractère ?

Gageons qu’il y a du "politiquement correct" dans ce choix aberrant, maintenant qu’il est devenu du dernier chic dans le landernau chorégraphique d’afficher un danseur venu d’un pays du Maghreb, tout comme naguère on aimait à avoir à dîner un réfugié chilien ou un "refuznik" d’Union Soviétique.

A moins qu’il ne s’agisse d’un pied de nez au ministère de la Culture qui a sagement refusé à Abou Lagraa la direction d’un centre chorégraphique national. Mais ce serait alors un acte de rébellion presque impensable de la part d’une critique généralement molle et complaisante, un peu servile et sans grand caractère.

Raphaël de Gubernatis - Le Nouvel Observateur, le 19-06-11
 

BITTER SUGAR
« La revue nègre contemporaine»

(Compagnie Raphaëlle Delaunay)

 

par Christian Antourel

mailbox:///C|/Users/Roland%20SABRA/AppData/Roaming/Mozilla/SeaMonkey/Profiles/vp8lgoh8.default/Mail/pop3.madinin-art.net/Inbox?number=956726777&part=1.4&filename=Bitter%20sugar%202.jpg«Si l’on en croit certaines sirènes, la danse jazz serait une éternelle oubliée. Il existe pourtant des manifestations clairement consacrées à ce style de danse, et d’autres qui proposent autour d’elle des alliages inédits»

Autour de Raphaëlle Delaunay, danseuse d’origine antillaise et d’Asha Thomas, danseuse noire américaine de la Compagnie Alvin Ailey. Trois interprètes, toutes de formations différentes, prolongent dans la transposition d’un hip hop métissé de musique électro et de danse africaine, la musique exubérante et l’excentricité d’un jazz déluré et dénudé, éloquent, joyeux et poétique. Qui passe par les corps en éruption et rappelle dans le swing majeur d’un rythme effréné de charleston, de lindy hop, du black botton, du fox-trot , ragtime au piano très syncopé et de shim sham. Autrefois à l’affiche du Savoy, principal dancing de Harlem dans les années 20/30. L’important est de s’amuser, de faire la fête, de rire, par le plaisir de la danse et du rythme. Dans le souvenir, évoquer les esprits, sans nostalgie, des Duke Ellington, Cab Galloway, Louis Armstrong, Ella Fitzgerald, et Joséphine Baker.

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L’Opéra de Hanoi rend hommage à Jean Babilée

 

Jean Babilée dans une représentation du Jeune homme et la mort de Jean Cocteau, en 1946.


Né en 1923, le danseur Jean Babilée est passé dans l'histoire pour avoir créé en 1946, au Théâtre des Champs-Elysées, "le Jeune homme et la Mort", ballet né d'une idée de Jean Cocteau. On le célèbre aujourd'hui au Vietnam.

C'est en découvrant le beau film que le fondateur de la Cinémathèque de la Danse, Patrick Bensard, a tourné sur la vie de Jean Babilée ("le Mystère Babilée", 2005) que le directeur de la Cinémathèque du Vietnam, Jerry Hermann, un Américain établi dans la capitale de ce pays, a décidé de monter à l'Opéra de Hanoi une soirée d'hommage à l'un des plus célèbres artistes de l'histoire de la danse française.
Le Mystère Babilée

Cet hommage rendu en sa présence à Jean Babilée, hommage monté avec l'aide des services culturels de l'ambassade de France au Vietnam, aura lieu le 9 et le 11 avril au cours de soirées pour lesquelles le Ballet de Hanoi a été mobilisé et durant lesquelles le film, "le Mystère Babilée", sera projeté au public. D'autres soirées, offertes dans le cadre de la Cinémathèque de Hanoi, donneront à découvrir au public vietnamien de nombreux films de danse et de jazz procédant des collections de la Cinémathèque française de la Danse.
Visages du Nord Vietnam

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Jan Fabre, le Prométhée des esprits indigents ?
 

Ce qui est réjouissant, chez Jan Fabre, et au fond de bien confortable pour l'observateur, c'est, quel que soit le sujet qu'il prétende aborder, qu'on y trouvera des scènes de masturbation, de sodomie, des acteurs en compissant d'autres, des femmes et des hommes montrant leur anatomie sous un angle de préférence dégradant, bref toutes sortes de gaietés d'escadron qui sont trop récurrentes pour ne pas être obsessionnelles.

Prométhée enchaîné

Elles étaient apparemment indispensables dans ses autres ouvrages. Elles semblent l'être tout autant dans "Prometheus Landscape II", sa dernière invention que s'empresse de montrer le Théâtre de la Ville comme s'il s'agissait d'une urgence absolue, comme s'il y allait de notre compréhension du monde. Quoi en effet de plus pertinent pour mieux saisir et le mythe et le monde qu'un homme à genoux se masturbant curieusement au pied de Prométhée enchaîné ? Qu'un gros lard sodomisant un éphèbe ou qu'une femme fessée dévêtue pour évoquer le titan condamné par Zeus pour avoir volé le feu et l'avoir donné aux hommes ?

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Danse à l’Atrium – Un moment de grâce, de vitalité et d’humour.

 

 Par Selim Lander.


   Parmi tous les spectacles vivants, s’il en est un qui ne supporte pas la médiocrité, c’est bien la danse. La prestation du « Junior Ballet » du conservatoire de Paris démontre que ses membres sont déjà de vrais danseurs, capables de produire un spectacle de qualité. Précision des gestes et des attitudes, coordination presque toujours parfaite, grâce, élégance : on ne saurait guère demander davantage, même si certaines danseuses ou danseurs apparaissaient un niveau un peu en-dessous des autres. Mais quel corps de ballet serait à l’abri d’une telle critique ?
Le premier ballet, « Cinq regards », est classique, ce qui nous fournit l’occasion plutôt rare, en Martinique, d’admirer des danseuses faisant les pointes. Les mouvements en groupes alternent avec les pas de deux. Ce ballet constitue une plaisante entrée en matière. Le suivant commence par un solo époustouflant de danse moderne, hyper dynamique, interprété par la petite Marie-Astrid Mercier. Cette jeune Martiniquaise, vêtue d’un combi-short couleur chair, avec dans la bouche une grosse fleur rouge (justifiant le titre du ballet : « Requiem pour une rose ») a enthousiasmé le public. Sensuelle, incroyablement tonique, elle est exactement la danseuse qui convient à cette chorégraphie. Car si sa petite taille et ses mensurations par ailleurs généreuses ne la qualifient guère pour devenir une danseuse classique, elle a toutes les qualités pour être reconnue en tant que danseuse moderne. Elle est rejointe après sa prestation solo par le corps de ballet, qui a uniformément revêtu, garçons comme filles, une jupe ample, rouge comme la fleur ; les hommes sont torse nu. Les danseurs évoluent en formations variées autour d’Astrid Mercier, qui n’a pas changé sa tenue, idole païenne vers laquelle tous les autres convergent.
Après l’entracte, « Evening Songs », sur des musiques très prenantes, parmi lesquelles on a cru reconnaître des chœurs russes, est apparu malgré tout moins fascinant que le ballet précédent. Sans que les danseuses en robe blanche, les danseurs en pantalon noir et chemise blanche aient démérité ou que la chorégraphie fût ennuyeuse pour autant… Quoi qu’il en soit, le spectacle s’est terminé en apothéose avec un ballet très moderne intitulé « Megalopolis ». On ne va pas à un spectacle de danse pour s’amuser. Mais ce n’est pas une surprise désagréable s’il advient qu’on nous fasse rire. Or « Megalopolis » s’est révélé drôle de bout en bout. Vêtus de combinaisons disparates mais en accord avec l’ambiance de ce ballet, sur une musique synthétique du meilleur aloi, les danseurs enchaînent à toute allure, en groupes ou séparément, les figures les plus variées qui évoquent toutes sortes d’activités plus ou moins ludiques – course à pied, boxe, etc. L’ambiance générale, le rythme rappellent certaines séquences des Temps Modernes de Chaplin. Comme la réalisation est sans défaut, la réussite est totale.
Le Junior Ballet du conservatoire de Paris nous avait déjà comblés lors de sa prestation en Martinique l’année dernière. Il a fait encore plus fort cette fois-ci. Puisse-t-il donc revenir l’an prochain.
A l’Atrium de Fort-de-France le 22 février 2011.

 
 
De la beauté et de la danse
 Choc(s) et Art-Rose
 

Deux chorégraphies de Christiane Emmanuel

par Roland Sabra
 

De la lecture d'un spectacle on oublie trop souvent la scénographie, le travail des lumières, l'environnement technique. Injustice. Mais que l'on se rassure ce fâcheux oubli est impossible après avoir vu les deux chorégraphies Choc(s) et Art-Rose qui nous a proposé Christiane Emmanuel les 19 et 20 novembre au Théâtre de Foyal. A moins d'être totalement aveugle. La chorégraphe a eu la belle idée de faire appel aux talents de la plasticienne Valérie John et la réussite était au rendez-vous. L'ouverture du rideau se fait sur un mur de chemises pendues à des cintres éclairées de telle sorte que l'évocation d'une lointaine Pétra bariolée, comme l’étymologie sémitique du lieu le soutient -- Reqem, La Bariolée-- vient immédiatement à l'esprit du spectateur. Le travail de Dominique Guesdon aux lumières est ici remarquable, on y retrouve ce souci qui est le sien de se mettre au service d'une œuvre qui n'est pas la sienne et de faire par la-même œuvre lui-même. Pure beauté plastique qui va porter le regard d'un bout à l'autre de deux prestations qui relèvent de champs problématiquesque l'on aurait pu croire croire similaires mais qui se révèlèront hétérogènes.
 

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L’imagination pour mémoire

Deux créations de Marlène Myrtil  au Centre Culturel de Rencontre Fond Saint -Jacques

par Christian Antourel

  Dans une atmosphère intimiste le spectacle surgit de la lumière soyeuse et déjà qui étire les instantanés dynamiques, du mouvement et du maintien percés à jour, comme dans un théâtre d’ombres. Une femme aux prises aux fragmentations de sa mémoire danse et lutte pour ne pas sortir d’elle-même. Elle nous entraine dans une succession de figures impressionnistes ; ressouvenirs par l’âme, agités, ponctués d’états farouches indomptés. Marlène combine les langages du mouvement, des textes poétiques et de la conception visuelle dans une étrange réminiscence du lien à l’autorité et des chaînes virtuelles qui continuent de blesser. Et puis ce mur blanc comme l’écran d’une mémoire imposée, redite dans l’enfermement infernal. Sur ce mur atrocement blanc une ligne mélodique où Chopin dominant déchaine « un brillant oiseau voltigeant sur les horreurs d’un gouffre » Un gouffre obscurci de miasmes humains. Rien à voir avec un néo-polar doublement noir. C’est du théâtre social jusque dans la beauté du pire. Une monographie éperdument vraie, certainement héroïque, évidemment impérissable ; un pont entre la blessure et l’avenir. Contre toute souffrance de race, cette douleur au dessus de la mêlée, sans eugénisme, contre la mixophobie obsessionnelle ; Cette atrocité que l’on nomme esclavage, vaut bien son pesant de poil à gratter. Sur scène Marlène et Yna se débattent, luttant pour des moments de lucidité et de franchise, tentent de rester à la surface. Elles répètent des bribes d’un discours existentialiste : dialogues de parchemins pour nourrir une idée. Elles révèlent la quête d’individus assoiffés de vérité en réponse à la cruauté, mais déjouent la tentation larmoyante que dévoile cette sensation édifiante d’un passéisme culturel nécessaire, qui traine sa malédiction ambulatoire, là ou l’espoir chante le refus d’une fatalité… encore et encore.

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Rendre sur scène son corps à Sawtche

 


Un texte écrit d'oralité retrouvée
par Layla Zami
http://www.laylazami.net


   A chanter de vive voix ou à murmurer tout bas


Un quart. de tour.
Encore un quart. Encore un puis un autre !
« On » en a fait le tour.
La danseuse tourne...
Public jeté d'emblée, sans détour, dans le rôle
de celles et ceux qui ont tué, violé, volé de leurs regards, gestes et paroles,
le corps et la vie de Sawtche.


Même après sa mort
Les scientifiques – scienti-fric
Dépecèrent le corps
L'étiquetèrent, sans éthique.


Chantal Loïal est sur scène.
La foule moqueuse et haineuse, projetée en bande sonore, met le public mal à l'aise. Se reconnaîtrait-on dans les moqueries et voix aigres ? Plus tard au cours du spectacle, l'artiste dira « la danseuse aux grosses fesses » et certain-e-s étoufferont leur embarras dans un rire inachevé. Elle joue de l'ambiguïté entre elle et Sawtche pour révéler les continuités entre aliénations contemporaines et oppressions du passé.

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La Vénus Hottentote, un loupé authentique ?
 

par Kélian Deriau

  Etranges univers que celui arpenté par la chorégraphe guadeloupéenne Chantal Loïal dans son nouveau solo « On t’appelle Vénus » Ce spectacle très insolite se voulait être l’observatoire, le rapporteur d’un phénomène de société. On nous avait annoncé une danse aux mille facettes, une danse afro caraïbe et contemporaine, qui devait parcourir l’histoire de cette Venus noire. En extraire la violence dans une écriture chorégraphique. Y d’écrire les viols moraux et physiques, qu’a subis cette femme. Suggérer en filigrane les vertiges, la tragédie et l’horreur. Nous pouvions espérer à tout le moins, sans préjuger de l’expression chorégraphique utilisée, une démonstration scénique du plus bel effet, qui a chacun de ses mouvements devait représenter le supplice et la mouvance des éléments de la vie de la vénus, compte tenu d’un savoir faire auguré. Mais une prédisposition sournoise montrait précocement le bout de son nez.

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Christiane Emmanuel

"Le Lac des Signes"

par Christian Antourel

 

« Esprit de contradiction, fredaine, méfiance joyeuse, raillerie sont signes de santé. Toute forme d’absolu, relève de la pathologie »

  Depuis plus de 20 ans, Christiane Emmanuel, est de celles qui construisent l’édifice patrimonial martiniquais du spectacle de la danse contemporaine, habitée de multiples langages, signes manifestes d’une indépendance tranquille. Ses nouveaux spectacles viennent renforcer la place particulièrement fondamentale et définitive qu’elle occupe dans la danse à la Martinique et dans tout l’espace caribéen. Elle officialise le travail de création des visions qui la hantent… Et nous sommes en présence d’une écriture qui peut paraitre hermétique ou a l’inverse outrageusement extravertie. Une démonstration farcesque réussie qui nous dépossède de toutes habitudes résiduelles. Tout ce qui n’est pas interdit, est autorisé : c’est un principe constitutionnel et la munificence baroque, nourrie de très nombreuses références, moderne-jazz, Afro-cubains bélè, stimulées par l’impulsivité, l’instinct ou l’animalité que balance Christiane, dresse un portrait significatif du rôle et du fonctionnement de la danse où même le critique observateur est tenté de se laisser aller a l’assimilation abusive des mots.

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 JOSIANE ANTOUREL
Chorégraphe et danseuse.
Focus

 

 par Kélian Deriau.

  De retour de Montréal où elle apporte sa conception d’une danse particulière, décloisonnée de l’Art et enrichie son œuvre au contact d’une diversité chorégraphique multiple, Josiane Antourel était au programme de la biennale de Danse à l’Atrium. Dans la « Soirée des chorégraphes » et avec « Wouvè la won’n. De la musique pour les yeux »

Qu’elle le veuille ou non la critique est fondée sur des valeurs de dogme, sur des certitudes, sur ce que l’on comprend comme des vérités opérantes absolues. Nous vivons bien des fois sur des acquis culturels imprégnés de valeurs et de modèles ambiants, mais qu’on ne peut justifier en regard de la danse et sans volonté aucune d’ostracisme rebelle, car il faut bien considérer que cette danse existe hors du langage, elle n’existe qu’à partir où les mots manquent.

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Marie-Claude Pietragalla

Semaine 1

"Une Tentation d'Eve"  qui s'éternise

Les ressources financières du CMAC-ATRIUM étant ce qu'elles sont il était difficile de programmer les authentiques ballets contemporains de la Compagnie Marie-Claude Pietragalla qui mobilisent de nombreux artistes. Heureusement la chorégraphe propose aussi des pièces intimistes au nombre desquelles on trouve « Ivresse » créée une première fois en 2001, reprise en 2005 avec en accompagnement musical le groupe de musique tsigane Arbat. « Ivresse » nous était donc proposé en première partie, sans orchestre certes mais avec une bande son.

Lire la suite et le compte-rendu des autres spectacles par Roland Sabra

 

Quand la danse devient l’accessoire d’un spectacle vivant

La Tentation d’Eve et Ivresse, deux chorégraphies solo de la Pietragalla Compagnie

par Selim Lander

La biennale de danse 2010 de Fort-de-France a commencé très très fort avec deux chorégraphies de la « Pietragalla Compagnie », deux solos, le premier, Ivresse, par le danseur Julien Derouault, le second, La Tentation d’Eve par Marie-Claude Pietragalla elle-même. Au-delà des différences des thèmes et des interprètes (une femme ne danse pas comme un homme), ces deux chorégraphies sont suffisamment proches pour faire une soirée finalement très homogène. Il y a dans les deux cas des musiques envoutantes, beaucoup d’humour, une manière d’utiliser les costumes et les accessoires toujours surprenante, enfin la capacité de varier le jeu pour incarner des personnages très différents, pour passer du rire au tragique.

C’est à dessein qu’on a employé le mot « jeu », car les chorégraphies de M-Cl Pietragalla exigent des danseurs qu’ils soient aussi des comédiens ou des mimes et il faut reconnaître que le mariage entre ces diverses formes du spectacle vivant, ordinairement disjointes, s’avère ici une réussite. On notera, à ce propos, que le programme distribué aux spectateurs ne crédite pas seulement M-Cl Pietragalla pour la chorégraphie mais pour « la chorégraphie et la mise en scène ».

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Remembering Rex Nettleford, the guardian of our crossroads

 

  Honor Ford-Smith teaches in the Faculty of Environmental Studies at York University. She worked in the Caribbean women’s movement, primarily through her involvement in collaborative theatre in Jamaica.

The first time I met Rex Nettleford was when he came to our Kingston High School in 1968 around the time of the Rodney uprising to speak to our 6th form about Black Power. I don’t remember what he said because I didn’t understand it. His vocabulary consisted mainly of words I had never heard before and his utterances bounced off my 16 year old brain before I could catch hold of them and translate them into plain English. But I remember vividly how his presence filled our Presbyterian classroom and how his pink shirt glowed against his obsidian skin. I remember the elegance of his postures and the hand that moved back and forth, back and forth with his words.

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"Pavlova 3'23'",

 

une chorégraphie de Mathilde Monnier
 


  La chorégraphe et ses danseurs tentent de représenter un mouvement qui meurt en s’inspirant de "la Mort du cygne".


S’il est quelque chose dont on ne pourra jamais accuser la chorégraphe Mathilde Monnier (Centre chorégraphique national de Montpellier-Languedoc-Roussillon), c’est bien de s’enfoncer dans le conformisme bourgeois et de se laisser aller à la facilité avec des ouvrages complaisants et racoleurs.
Une profonde honnêteté intellectuelle sans doute, une curiosité, une inquiétude permanentes, un besoin de prospecter, d’aller de l’avant, l’animent quoi qu’elle fasse, même dans ses réalisations les plus hasardeuses comme celles menées avec le philosophe Jean-Luc Nancy ou l’écrivain Christine Angot qui débouchèrent sur d’indicibles errements.

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 Tanya ELISABETH
L’Art Performance

Le corps dans le décor

Un art qui apparaît d’autant plus vivant, qu’il semble n’obéir à aucune règle définie, fourmillant d’imprévus et d’inventions.

par Christian Antourel
 

 Tanya Elisabeth est une artiste au devenir prometteur. L’imaginaire artistique qu’elle développe, ses représentations quelle réalise comme dans l’envolée d’une apparition de colombes font de cette artiste plasticienne, une magicienne, mais aussi une danseuse a la recherche du temps perdu qu’elle retient dans l’étreinte spontanée d’une interprétation de la nature. Elle vit une aventure qui la porte dans des ressentis tenaces, volatils et fugitifs qu’elle envisage en connivence entre corps et décors, dans un accord tacite, un périple audacieux ou des espaces vides s’habillent entre transparence et apparence de couleurs vraies et fugaces. Elle danse dans l’espace de nos regards, maintenue en équilibre entre les surfaces modulables de toute la réalité d’un rêve, par essence, évanescente et éphémère.

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Angelin Preljocaj sur un fil

  L’un des premiers spectacles de la rentrée donne le vertige. Le chorégraphe et danseur Angelin Preljocaj, en un solo intense, magnifie Le Funambule de Jean Genet, un texte sur la solitude de l’artiste.

Il a créé 42 ballets. Le plus récent, Blanche Neige, monopolise toute sa compagnie et fait le tour du monde. Le danseur et chorégraphe Angelin Preljocaj n’est pas du style à rester les deux pieds dans le même sabot. Tout l’hiver dernier, pendant que ses danseurs remportaient succès sur succès, il faisait tous les matins des exercices de barre et prenait, au Palais Garnier, la leçon commune aux danseurs de l’Opéra de Paris.

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Le monologue dansé d'Angelin Preljocaj


 
 Il n'est pas si seul, mais tout de même. Pour son premier solo, à l'âge de 52 ans, le danseur et chorégraphe Angelin Preljocaj s'est appuyé sur une nouvelle partenaire, la designeuse et scénographe Constance Guisset. Elle lui a dressé un autel en papier blanc dont les pages bruissent lorsqu'il s'assoit dessus, et qu'il peut lacérer à coups de couteau. Il y lit parfois son texte, Le Funambule (1958), de Jean Genet, déclaration d'amour à un fildefériste à travers son art, qui donne son titre au spectacle.

Angelin Preljocaj n'est pas comédien, mais tout de même. Sur le plateau très zen de l'Opéra Comédie de Montpellier, lundi 22 juin, habillé d'abord d'un tee-shirt blanc et d'un pantalon beige, il récite et danse aussi en même temps les mots de Genet. Il a appris le texte par coeur, réussit à en restituer le sens sans emphase, dans un tremblé léger qui résiste à l'habileté de la comédie, et c'est bien ainsi. 

 

Plus qu'un solo, Le Funambule est un monologue dansé dont la gravité tient aussi à l'interprétation, encore démunie, souvent douloureuse, de Preljocaj. Il ne s'adresse pas frontalement au public, parle plutôt de profil à un interlocuteur fictif situé dans les coulisses. Préserver cette tension nerveuse, qui fait parfois basculer le texte du côté du mantra, est sans doute le vrai défi de ce spectacle condamné à tourner.

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L'art de la menace du Brésilien Bruno Beltrao

  Pour être envoyé, c'est envoyé. Balancé net comme un missile sur sa cible. Cinquante minutes de fureur, de surprise, d'invention, c'est H3, chorégraphié par le Brésilien Bruno Beltrao pour neuf danseurs masculins de la compagnie hip-hop Grupo de rua, basée à Niteroi (Brésil). Créée en 2008, cette pièce redoutable est programmée au festival Montpellier Danse avant une tournée en France à la rentrée.

On le savait déjà, on en est sûr dorénavant. Bruno Beltrao, 29 ans, sait faire de la danse hip-hop un outil chorégraphique jamais vu. Quel que soit le biais par lequel on attaque le spectacle - gestuelle, occupation du plateau, dramaturgie -, H3, cinquième opus présenté en France depuis 2002 (la compagnie a été créée au Brésil en 1996), tient le coup avec une sobriété qui frôle l'ascétisme. La bande-son est fine comme une semelle de basket usée d'avoir trop frappé le bitume : elle se réduit à un brouhaha urbain lointain grêlé de quelques percussions. 

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Pina Bausch est morte

AFP/THOMAS LOHNES
Pina Bausch remercie après avoir reçu le prix Goethe, à Francfort, le 28 août 2008.

  La chorégraphe et danseuse allemande Pina Bausch est morte mardi 30 juin à l'âge de 68 ans, a annoncé le Tanztheater de Wuppertal, en Allemagne, dont elle dirigeait la compagnie depuis 1973. Sa mort, à l'hôpital, fut "inattendue et rapide, cinq jours après qu'on lui eut diagnostiqué un cancer", a indiqué la porte-parole, précisant qu'"elle était encore dimanche dernier sur scène avec sa compagnie, à l'Opéra de Wuppertal".

Philippine Bausch était née le 27 juillet 1940 à Solingen, dans la Ruhr, où ses parents tenaient un hôtel-restaurant-café. A tout juste 15 ans, elle intègre l'école pluridisciplinaire autour de la danse fondée par Kurt Joos à Essen, avant de partir, en 1958, pour New York avec une bourse pour la Juilliard School. Cette danseuse déliée y triomphe, mais revient quatre ans plus tard dans son pays natal pour diriger la compagnie attachée à l'école d'Essen.

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Le flamenco nouveau à la lumière de trois de ses vedettes

  L'explosion de la scène flamenca espagnole passe par le festival Montpellier Danse, qui est organisé dans différents théâtres de Montpellier depuis le 19 juin et jusqu'au 4 juillet. Jean-Paul Montanari, directeur de la manifestation, a invité trois des vedettes les plus innovantes, les plus en vue aussi, du flamenco, tant en Espagne qu'à l'international. Cette triplette excitante, composée d'Israel Galvan, d'Andrés Marin, tous deux sévillans, et de Mercedes Ruiz, de Jerez, pointe la révolution esthétique en train de bouleverser cette tradition très codée.

La confrontation de ces trois danseurs repérés depuis cinq ans fait figure de phénomène. "C'est paradoxal, mais la modernité a échappé aux chorégraphes contemporains espagnols pour se retrouver au coeur de la tradition, assène Jean-Paul Montanari. Galvan et Marin contournent, retournent, subvertissent tous les clichés du flamenco. C'est là que se situe aujourd'hui la recherche, la création." 

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Sur la scène de la MC93 de Bobigny, le show total, politique et belliqueux du mystérieux VA Wölfl

On est hypnotisé, embarqué. 12/... im linken Rückspiegel auf dem Parkplatz von Woolworth

   La bande-son met dans le bain. Dans la grande salle de la MC93 de Bobigny (Seine-Saint-Denis), l'entrain communicatif de la radio anglaise BFBS, chaîne diffusée en Allemagne depuis la seconde guerre mondiale et destinée d'abord aux soldats, fait swinguer la vie haut la jambe. Sur le plateau blanc, un dispositif de micros, claviers, guitares et amplificateurs, accueille huit artistes sachant chanter, jouer de la musique et accessoirement danser.

On est hypnotisé, embarqué. 12/... im linken Rückspiegel auf dem Parkplatz von Woolworth (12/...dans le rétroviseur gauche sur le parking du supermarché Woolworth), chorégraphié par l'artiste visuel allemand VA Wölfl, ne ressemble à rien de connu. On s'attendait à une pièce de danse, on assiste à un show musical imprévisible qui ouvre les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, vingt spectacles du 11 mai au 6 juin dans sept théâtres du département.

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Angelin Preljocaj,
le mystique des corps

 Sixième reprise du «Parc»  à l'Opéra de Paris pour prendre la classe avec les danseurs. Et fourbir des projets : avec le Bolchoï, l'Opéra et en solo.

 On reçoit ses chorégraphies comme des coups de poing.Angelin Preljocaj a ses obsessions, ses fantômes, ses attentes. Sa ligne de conduite aussi, qui lui intime de chercher toujours sans mettre deux fois ses pas dans la même empreinte. S'il fallait dessiner sa carrière, on représenterait des boucles qui toujours tracent le même parcours : passage de l'abstraction au narratif, lignes d'abîmes, quête de l'homme, «trait d'union entre ciel et terre», dit-il. Cette intégrité est le seul sacrifice qu'il concède à la beauté. Son monde est âpre, entier, brutalement honnête, sa danse taillée à la serpe, ancrée dans les muscles et la terre et reflétant dans sa part d'ombre, des vertiges de l'au-delà. On reçoit ses chorégraphies comme des coups de poing.

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Marie-Claude Pietragalla, étoile du hip-hop
 
 par Ariane Bavelier
 

«Marco Polo» , la nouvelle création de la chorégraphe, sera donné au Palais des congrès à partir du 6 mars.

Marie-Claude Pietragalla  Quand il aime, Pierre Cardin ne compte pas. Marco Polo, c'est lui. Dix-sept danseurs dont dix de hip-hop, une création musicale, trois chanteurs sur scène, six mois de répétitions. Sans doute le projet le plus coûteux que ce grand mécène ait jamais porté : «J'ai découvert cette danse il y a très longtemps dans la rue, en Californie, et elle m'a émerveillé», dit-il. Il a glissé à Marie-Claude Pietragalla qu'il admire le hip-hop et la Chine. Elle en a fait Marco Polo, le seul spec­tacle français présenté à Pékin pendant les Jeux olympiques, sous le haut patronage du président de la République.

«J'ai toujours trouvé que le hip-hop est une technique remar­quable», dit la chorégraphe, qui, pour avoir été étoile du Ballet de l'Opéra de Paris, en sait long sur la question. «Il est dansé par des gens qui travaillent beaucoup, dans une vraie rigueur. Exactement comme la danse classique. Et j'ai toujours regretté qu'on utilise cette danse dans un univers caricatural, en laissant les danseurs en baggys, baskets et casquette. Je trouvais intéressant de les faire évoluer dans d'autres costumes, vers d'autres emplois que ceux qu'ils tiennent d'habitude. Les danseurs que j'ai auditionnés étaient très en demande de ça ; même si leur faire lâcher leur type habituel n'a pas été facile.» 

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Binoche, Khan, duo " in "

 

Akram Khan est épatant avec ses vrilles acrobatiques, Juliette Binoche se révèle fonceuse et vive. TRISTRAM KENTON

L'actrice française et le danseur britannique brillent dans " In-I "

Akram Khan  et Juliette Binoche  C'était joué d'avance. Une star (Juliette Binoche), un thème inoxydable (l'amour toujours), un chorégraphe anglais d'origine bangladeshie (Akram Khan), et voilà un pas de deux parti pour faire le tour du monde. Et alors ? In-I, titre de l'événement, à l'affiche du Théâtre de la Ville à Paris jusqu'au 29 novembre, est un vrai bon boulot, une love story grand public entre bluette et rock, fièvre et castagne.

On connaît évidemment la chanson, mais on apprécie toujours d'en découvrir une nouvelle variation. Celle de Juliette Binoche et Akram Khan tient de l'hybride danse-théâtre-cinéma, versant glamour avec textes écrits par les protagonistes en anglais. S'ils ne réinventent en rien les scènes de la vie conjugale - tout le monde s'y reconnaît jusqu'à en sourire ou grimacer ! -, ils en extraient quelques pépites bien taillées.

Le panache du duo est un régal. Juliette Binoche, qui n'a jamais suivi de cours de danse, se révèle fonceuse et vive, filant dans l'espace comme une flèche. Akram Khan, toujours aussi épatant avec ses vrilles acrobatiques, est meilleur conteur et comédien que jamais, bien plus juste que dans le duo Sacred Monsters (2006) chorégraphié et interprété avec la danseuse Sylvie Guillem. Les deux font donc la paire et cause commune dans un dialogue parfois musclé comme un bras de fer.

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Avec le temps, William Forsythe privilégie formes expérimentales et radicalité

Heterotopia  Le chorégraphe William Forsythe est saturé. A la limite de craquer, selon certains de ses collaborateurs. Trop de tournées à droite, à gauche, de trains, d'avions, de projets qui s'enchaînent au pied levé. Trop. Entre Francfort (Allemagne), où l'Américain est installé depuis 1984, Dresde (Allemagne) et Zurich (Suisse), les trois villes qui le soutiennent et le produisent, il multiplie les spectacles.

De passage au Théâtre de Chaillot, à Paris, du 19 au 21 juin avec Decreation, solide cauchemar autour d'une scène de ménage, il s'affiche dans la foulée au festival Montpellier Danse, où il présente Heterotopia, pièce conçue à l'origine pour un public de quatre-vingts personnes qu'il met en scène pour deux cents spectateurs entourant l'action. " Ça ne va pas, j'ai accepté la chose, mais ce n'est pas juste par rapport à la proposition ", ronchonne-t-il, assis dans un studio du Théâtre de Chaillot.

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Yé Mystikwi! et Mangeons!

«Cahier d'un retour mal assuré au pays des bonnes intentions»

&

«Mann ist, was mann isst»


 

par Roland Sabra

Photo : Philippe

Yé Mystikwi ! Deux spectacles pour clore la biennale de danse contemporaine. Tout d'abord une chorégraphie de Lucien Peter inspirée du "Cahier d'un retour au pays natal" dont on retiendra la belle mise en lumière de José Cloquel et la difficulté à passer des bonnes intentions à la réalisation. Dès la lecture du prologue par le psychanalyste Guillaume Suréna, les danseurs apparaissent sur scène un peu, et dans la salle, beaucoup, en se déplaçant comme des automates, de façon mécanique mi zombies mi-âmes errantes à la recherche d'un havre sur le fond de la scène une sorte de lune bleue tordue qui servira d'écran aux projections multimédia, à dire vrai beaucoup d'écrans de veille repiqués d'un Winamp quelconque. Sur la scène se dessine un espace qui semble figurer l'île yougoslave dont le nom et la vue vont déclencher l'écriture du cahier. En fond musical plus qu'en accompagnement la voix de Césaire se fait entendre dans un environnement sonore confus : sur la voix du poète la gestuelle de la danseuse se construit en opposition aux gestes des automates. L'introduction d'un autre danseur est précédé d'un clapotis d'eau de ruisseau, de source ou quelque chose comme ça. Cet autre tableau s'accompagne d'un changement musical, c'est maintenant du classique, avant de nouveau un clapotis pour le troisième personnage et des sons de tambours. Les danseurs sont gros de quelque chose dont ils vont accoucher ( leur négritude pour qui n'aurait pas compris!).

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La Biennale de danse contemporaine

Fort-de-France 17-26 avril 2008

Les critiques de Selim Lander


Photo : Philippe


  Cette année, la Biennale de danse contemporaine à l’Atrium de Fort-de-France proposait un programme particulièrement fourni : neuf spectacles en dix jours. Même si le prix des places (22 € au tarif plein) était des plus doux, compte tenu du coût et des tarifs pratiqués ailleurs, n’étant pour notre part ni officiel, ni mécène, ni même journaliste accrédité mais modeste fonctionnaire, nous avons été contraint, comme la plupart des autres passionnés martiniquais, de sélectionner dans le programme les spectacles paraissant a priori les plus intéressants. Ceci amène d’ailleurs à poser d’emblée la question préjudicielle : la Biennale doit-elle être maintenue ? Quel sens cela a-t-il en effet de déplacer à grand frais des danseurs, sachant que le public martiniquais de la danse contemporaine ne sera jamais assez nombreux pour constituer neuf soirs de suite une audience décente ? Force est de constater que le public, les soirs où nous étions présent, semblait bien clairsemé parmi le millier de fauteuils de la Grande Salle. Ne vaudrait-il pas mieux, dans ces conditions, supprimer la Biennale, quitte à présenter les mêmes spectacles, mais étalés dans le temps, afin d’éviter deux inconvénients de la formule actuelle : une dépense excessive pour la plupart de ceux qui voudraient tout voir et le risque d’« overdose » pour tous ceux qui ne sont pas des inconditionnels de la danse contemporaine mais qui se mobiliseraient plus volontiers si on leur laissait le temps de renouveler leur envie entre deux spectacles ?

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de Selim Lander

 

Béjart, la dernière danse

    Maurice Béjart nous a quittés voilà près d'un mois. Mais jeudi soir, lors de la première de sa dernière création Le tour du monde en 80 minutes, on sentait sa présence partout dans le Théâtre Beaulieu de Lausanne: dans le grand hall vermillon, où était accrochée une grande photo du chorégraphe souriant avec ses chats, sous le halo d'une lumière semblant venir du ciel. Dans le coeur du public de la ville suisse aussi, qui considère depuis vingt ans la compagnie de Béjart comme la sienne. "On se devait d'être là ce soir", raconte un spectateur qui suit le ballet depuis toujours. "Pour découvrir le testament chorégraphique du maître. Mais aussi pour soutenir les danseurs, qui doivent être dans la peine."

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Comment l'Opéra sélectionne ses danseurs

Sélection des danseurs

 Quatre nouveaux solistes viennent d'être promus après une sélection impitoyable. Gros plan sur les dessous d'un métier exigeant.

Ils ont entre 18 et 35 ans, promènent une allure de sylphide ou de prince de conte de fées. Ils vivent de leur passion, la danse, depuis qu'ils ont rejoint le corps de ballet le plus prestigieux, celui de l'Opéra de Paris. Avant les fêtes de Noël, ils se plient à la discipline du concours qui leur permettra de grimper dans la hiérarchie de cette troupe composée de quadrilles, coryphées, sujets et premiers danseurs. Le concours date de 1860. Il impose aux participants d'interpréter une variation imposée et une libre, choisie dans le répertoire de l'institution. Devant un jury présidé par Gérard Mortier, administrateur général de l'Opéra,19 candidats seront promus sur 74 inscrits. C'est dire si dans les coulisses chacun s'active.

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Quand des jeunes de banlieue se dressent contre l'homophobie

Place des Mythos

  Le spectacle Place des Mythos est une anomalie au royaume de la comédie musicale. A travers cette pièce écrite et mise en scène par Catherine Régula, une troupe de jeunes amateurs se dresse contre l'homophobie. Ils étaient une trentaine, dont deux tiers issus de l'immigration, lors de sa création en 2004. Trente représentations plus tard, ils sont une quinzaine sur le plateau des Rencontres de La Villette, à Paris.

Le 30 octobre, à la MJC de Ris-Orangis (Essonne), où est né Place des Mythos, l'atelier-théâtre bat son plein sous la caméra de l'éducatrice Vanda Gauthier. Le thème de l'improvisation est " rencontré un vieux pote perdu de vue ", pour Bibiche, Claudia, Carole, Doua, Justine, Medy, Naïm, Sabrina, Thibaut et Victoria, vedettes de Place des Mythos.

" Les réactions du public ont été tellement fortes qu'on a eu le sentiment de briser un tabou, commente Carole. Au début de chaque représentation, on entend toujours des gros rires dans la salle, et puis c'est le silence et on vient nous dire "merci". Certains amis du groupe ont même révélé leur homosexualité. "

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Incontournables et personnalités iconoclastes animent la rentrée chorégraphique

   La rentrée chorégraphique prend son élan sous le signe de la singularité. Les opérations artistiques insolites se multiplient dans un esprit joyeusement décomplexé et aventureux. Faire rimer nouveauté, plaisir et défi spectaculaire donne le ton de quelques-uns des rendez-vous de ce début de saison.

A Paris, dans le cadre du Festival d'automne, qui fait aussi la part belle aux incontournables comme les Américains Merce Cunningham et Bill T. Jones, le chorégraphe Rachid Ouramdane, artiste en résidence au Théâtre de Gennevilliers, a mené des ateliers avec des habitants de la ville et mis au point Surface de réparation (du 5 octobre au 27 octobre), pièce pour sept adolescents sportifs amateurs. Obsédé par les jeux de construction de l'identité, Ouramdane jette sur le grill les valeurs sportives, leur médiatisation, les clichés de masse...

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Le tambour dans la peau

Une voix, du rythme et beaucoup d’énergie : les ingrédients du bèlè sont simples. Longtemps méprisée, cette musique héritée des esclaves martiniquais reprend vie. Enfin.

Avec son tambour, il fait corps, il le chevauche, un pied à l’air, l’autre chaussé de cuir. Ce talon nu est ­essentiel à son jeu. Il glisse sur la peau de chèvre tendue pour en moduler les sonorités, tandis que les mains tambourinent frénétiquement. Par sa frappe précise, en rafales subites, en syncopes acrobatiques, Félix ­Casérus, 74 ans, un petit air de Paul Meurisse mâtiné de Cary Grant, ­dirige le pas des danseurs qui tournoient et sautillent, jambes écartées, buste en avant. Le bèlè (le « bel air »), revigorant chant au tambour martiniquais hérité du temps de l’esclavage, allie la jubilation des rythmes à la mélancolie des voix éraillées. Une musique qui soigne les plaies de l’âme et donne de l’énergie.

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Chorégraphies d'un féminin chahuté

 

Une programmation juste aux Rencontres de Seine-Saint-Denis

Les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis terminent leur course dans le département. Pilotée par Anita Mathieu, cette édition s'est révélée finement ajustée. Soutien d'artistes percutants, risques bien calculés selon les huit théâtres d'accueil. Au mitan de la manifestation, l'ouverture à un public plus large avec Le Bal de Brigitte Seth et Roser Montllo a marqué des points sous le chapiteau du parc des Guilands à Bagnolet. Et la détermination à parler et incarner toutes les langues présentes dans le département relevait à la fois du défi et de l'évidence.
Parmi les thèmes marquants de cette édition, celui du féminin a rassemblé nombre de visions contrastées. A venir, au Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis, celle, tranchante de la Marocaine Bouchra Ouizguen. Dans Déserts, Désirs, elle se coupe de son complice masculin, Taoufiq Izeddiou, par un rideau infranchissable pour tenter seule de sortir de sa gangue de scotch. Dans Errances, la Haïtienne Kettly Noël taille à la hache dans ses souvenirs de femme nomade.

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Le fantasme du rock'n'roll séduit la danse contemporaine

 

   Un pied de micro autour duquel entortiller ses hanches, un guitariste accroché à ses cordes comme s'il allait se noyer, un batteur échevelé en train de rouler sa caisse... Les icônes du rock s'incrustent dans les spectacles de danse contemporaine. Ces signes éclatants, parfois un peu désincarnés quand ils ne se réduisent pas à une série de vignettes ou de poses avantageuses, pointent le lot de fantasmes que le rock soulève chez les chorégraphes depuis quelques années.

Cette tendance lourde émerge ce mois-ci au Centre national de la danse à Pantin, aux Rencontres chorégraphiques de Seine-Saint-Denis, et fait l'objet d'un nouveau festival tout simplement baptisé " We Want rock'n'roll ". Pilotée par l'association parisienne lelabo, en collaboration avec Le Nouveau Casino et agnès b. activités, cette première édition, qui entend bien ne pas en rester là, parie sur cet art populaire qui prend aux tripes.

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Les producteurs de disques se transforment en producteurs de concerts

Industrie Baisse de 40 % en cinq ans du marché : le métier doit évoluer

   Mis sur des charbons ardents par la chute vertigineuse du marché du disque en France - près de 40 % en cinq ans -, les producteurs phonographiques diversifient leurs sources de revenus. En s'emparant d'autres métiers ou activités de la chaîne musicale. Ils s'affairent ainsi depuis plusieurs mois sur le front des images (captation de concerts, clips) et de la téléphonie mobile. Un autre chantier brûlant occupe autant les majors du disque que les petits labels : la production de concerts, au point de devenir eux-mêmes entrepreneur de spectacles ou propriétaire de salle.

Jusqu'ici, les producteurs de disques " subventionnaient " en partie leurs artistes en participant aux frais des spectacles organisés par un producteur de concerts. Mais cette pratique du " tour support " cède la place à une véritable coproduction.

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Une " zon-mai " pour vingt et un danseurs venus d'ailleurs

C'est une maison à l'envers. Une Zon-Mai sans porte, ni fenêtres. Pas question d'y entrer. Tout est à l'extérieur, projeté sur les quatre murs de toiles et les deux faces du toit. Tout, même l'intimité des vingt et un interprètes que le chorégraphe belge Sidi Larbi Cherkaoui et le vidéaste Gilles Delmas ont choisi d'y projeter. Ils sont dans leur salon, leur cuisine, leur chambre à coucher ou leur salle de bain. Burkinabé, Sud-Africain, Islandais, Indien, Belge ou Français, ils vivent tous en Europe, à Paris, Anvers, Londres, Stockholm, Copenhague... Et ils dansent. Magnifiquement, seuls ou à deux, sous une table ou sur un bord de fenêtre. Ils dansent, comme si leur vie en dépendait, comme si à chaque instant celle-ci pouvait prendre un virage imprévu et essentiel.

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Le fantasme du rock'n'roll séduit la danse contemporaine

  Un pied de micro autour duquel entortiller ses hanches, un guitariste accroché à ses cordes comme s'il allait se noyer, un batteur échevelé en train de rouler sa caisse... Les icônes du rock s'incrustent dans les spectacles de danse contemporaine. Ces signes éclatants, parfois un peu désincarnés quand ils ne se réduisent pas à une série de vignettes ou de poses avantageuses, pointent le lot de fantasmes que le rock soulève chez les chorégraphes depuis quelques années.

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La danse contemporaine connaît " un marasme "Michel Caserta, directeur de la Biennale de danse du Val-de-Marne, orgnisée du 6 mars au 6 avril, explique les difficultés à attirer le public hors de Paris

CHORÉGRAPHE dans les années 1970, directeur de la Biennale de danse du Val-de-Marne depuis sa création en 1981, Michel Caserta arbore le sourire gourmand de celui dont l'appétit de danse ne sera jamais rassasié. Sans cesse différé en raison de difficultés budgétaires, le Centre de développement chorégraphique, situé à la Briqueterie de Gournay, à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), va ouvrir son espace de 3 000 m2 en 2008. En attendant, l'édition 2007 de la Biennale met en avant trente-cinq compagnies, additionne dix créations et soixante représentations dans une douzaine de villes du Val-de-Marne du 6 mars au 6 avril.
 

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La danse s'acoquine avec le rire

   Le rire envahit la danse contemporaine. Quelle bonne blague ! Comment cet art réputé pointu, voire élitiste, peut-il s'acoquiner avec le comique, toujours plus proche des bas étages que des hautes sphères ? Et si les chorégraphes décident de se marrer, de qui ou de quoi peuvent-ils bien rigoler ? Jusque-là isolés, les spectacles de danse contemporaine tendance " drôle " ou rêvant de l'être se multiplient jusqu'à devenir une tendance forte de la production. Alors qu'il y a vingt-cinq ans les rares chorégraphes humoristes comme Dominique Boivin se trouvaient rejetés par un milieu qui s'échinait à se faire reconnaître comme un art sérieux, le mouvement s'inverse aujourd'hui.

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La danse hip-hop entre ring et scène

 

Déjà quinze ans que le festival de danse hip-hop Suresnes Cités danse piloté par le Théâtre de Suresnes (Hauts-de-Seine) nous fait marcher sur la tête en janvier. Quinze ans que le tempo à l'arraché du hip-hop fouette les bonnes manières spectaculaires. Pour cette édition anniversaire, chargée en créations - rien de moins que six nouvelles pièces de tous formats dans la soirée du samedi 13 janvier -, un phénomène crève l'affiche : la présence pour son deuxième spectacle du jeune groupe lyonnais Pockemon Crew, star internationale de " battle ", compétition hip-hop de haut niveau où s'affrontent des danseurs de tous les pays.

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Un lieu pour la chorégraphie contemporaine à Ouagadougou

  La sueur jette des arabesques dans la lumière crue des projecteurs flambant neufs. Dans une Afrique de l'Ouest où la danse traditionnelle reste partout présente, la chorégraphie contemporaine s'offre une salle unique en son genre au Burkina Faso. Pour l'inaugurer, la compagnie Salia nï Seydou se mesure avec l'ensemble instrumental Ars Nova : deux expressions d'aujourd'hui qui se défient, qui se frottent.

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Comment écrire la danse

  Apprendre à noter la danse, pour la lire puis la reconstituer, reste une démarche méconnue. Une exposition à Pantin présente les différents systèmes de notation.
La notation serait à la danse ce qu'est le solfège à la musique : un système de signes symboliques qui traduisent les mouvements du corps dans l'espace. Peut-on imaginer de faire des études musicales sans apprendre le solfège ? En revanche, il est admis que l'enseignement et la transmission de la danse se passent de partitions et relèvent de la tradition orale. Pour les militants de la notation, cet état de choses doit changer. Apprendre à écrire la danse pour ensuite pouvoir la lire et l'interpréter ressemble à une urgence. Plus largement, cet art de l'éphémère doit se doter d'outils de mémoire qui conservent et enrichissent son histoire tout en dynamisant l'héritage de l'interprète.

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À la recherche de Joséphine, New Orleans forever

Le titre est un brin trompeur parce qu'on en apprend plus sur son auteur, Jérôme Savary, que sur son sujet, Joséphine Baker en particulier et la Revue nègre en général. Ce n'est pas très grave parce que ce «cinglé du jazz et du music-hall» a le chic pour vous entraîner en un tour de main dans son voyage qui part en tous sens. Lequel tient tout à la fois du livre d'images, de la leçon de musique (blues, flamenco, salsa, même combat), de la profession de foi, de la revue en tableaux et du cours d'histoire sur les Années folles lorsque débarqua, un beau jour de 1925, une troupe de musiciens et de danseurs noirs américains, parmi lesquels Sidney Bechet et une jeune beauté de 18 ans native de Saint Louis (Missouri), Joséphine Baker. 

 

 

UMOJA : un show superbe comme une planche de salut pour les jeunes des townships de Soweto . Raconter l'histoire multimillénaire d'un peuple à travers sa musique, ses chants et ses danses tel est le pari magnifiquement réussi de deux femmes sud-africaines, Thelmi Nyandemi, ancienne danseuse étoile d'un spectacle renommé «  Ipi Ntombi » et Todd Twala, chorégraphe qui dans les vingt dernières années du vingtième siècle décidèrent d'unir leur forces et de mettre au service d'une noble cause.... par Roland Sabra

De sucre et de vanille amère ! : Une chorégraphie de Crhistiane Emmanuel les 9, 10 & 13 juin à 20 h au CMAC .Misère, désarroi et impuissance sont les mots les plus cités face aux différentes catastrophes humanitaires que nous vivons depuis plusieurs décennies. Comment réagir face à cette douleur et cette misère palpables qu’on oublie parfois dans un coin de notre mémoire ? Cette réflexion chorégraphie est peut-être une suite logique après un premier constat fait dans «Paroles du bruit du dedans».
Voyage à travers la folie : Solo pour une danseuse et une musique électro-acoustique. un hommage à Mary Barnes – Une infirmière anglaise, qui a eu le courage « de régresser » pour parvenir à vaincre la folie. La pièce en deux actes (acte vidéo et acte dansé), sorte de danse schizophrénique, projette par le biais des images vidéo et du son électro-acoustique, la danseuse dans un "système" multiforme de mouvements à la frontière entre le théâtre et la danse. Les 04 & 05 mai à 19h 30 au Théâtre foyalais.
"Coupédécale" de Bernadot Montet à l'Atrium . Mon amour, mon impossible' pourrait être le titre de la pièce. Traverser un territoire de conflits, de réconciliations, de contradictions avec soi, avec l'autre. Le spectacle met sur le devant de la scène une manière libre et instantanée de travailler, sans figer le propos par la narration ou l'affect. Tamar Getter peint avec de la craie, matière effaçable qui disparaît. Tout s'efface aussi dans ce spectacle en forme de palimpseste.
"Substance de vie" de la Cie Tête Grainée. par Roland Sabra. 1959 au Japon, un jeune garçon, seul sur scène, danse ( Bu) frappant des pieds(Tô) sans musique, couvert de craie,mime un rapport sexuel avec un poulet suivi de l'étranglement du volatile entre ses cuisses, puis se laisse approcher, dans l'ombre, par un homme plus âgé... Le scandale immense, préside à la naissance du Butô. Tatsumi Hijikata, avec son spectacle « Hijinsky » (« couleur interdite ») vient de poser un acte.
Où va la lune? Où va Jean-Claude Zadith? Nulle part...