|

|
|
|
|
|
|
|
Le
flamenco nouveau à la
lumière de trois de ses
vedettes

L'explosion de la scène
flamenca espagnole passe par
le festival Montpellier
Danse, qui est organisé dans
différents théâtres de
Montpellier depuis le 19
juin et jusqu'au 4 juillet.
Jean-Paul Montanari,
directeur de la
manifestation, a invité
trois des vedettes les plus
innovantes, les plus en vue
aussi, du flamenco, tant en
Espagne qu'à
l'international. Cette
triplette excitante,
composée d'Israel Galvan,
d'Andrés Marin, tous deux
sévillans, et de Mercedes
Ruiz, de Jerez, pointe la
révolution esthétique en
train de bouleverser cette
tradition très codée.
La
confrontation de ces trois
danseurs repérés depuis cinq
ans fait figure de
phénomène. "C'est
paradoxal, mais la modernité
a échappé aux chorégraphes
contemporains espagnols pour
se retrouver au coeur de la
tradition, assène
Jean-Paul Montanari.
Galvan et Marin contournent,
retournent, subvertissent
tous les clichés du
flamenco. C'est là que se
situe aujourd'hui la
recherche, la création."
Lire la suite
|
|
Sur la
scène de la MC93 de Bobigny,
le show total, politique et
belliqueux du mystérieux VA
Wölfl

La bande-son met dans le
bain. Dans la grande salle
de la MC93 de Bobigny
(Seine-Saint-Denis),
l'entrain communicatif de la
radio anglaise BFBS, chaîne
diffusée en Allemagne depuis
la seconde guerre mondiale
et destinée d'abord aux
soldats, fait swinguer la
vie haut la jambe. Sur le
plateau blanc, un dispositif
de micros, claviers,
guitares et amplificateurs,
accueille huit artistes
sachant chanter, jouer de la
musique et accessoirement
danser.
On est
hypnotisé, embarqué. 12/...
im linken Rückspiegel auf
dem Parkplatz von Woolworth
(12/...dans le rétroviseur
gauche sur le parking du
supermarché Woolworth),
chorégraphié par l'artiste
visuel allemand VA Wölfl, ne
ressemble à rien de connu.
On s'attendait à une pièce
de danse, on assiste à un
show musical imprévisible
qui ouvre les Rencontres
chorégraphiques
internationales de
Seine-Saint-Denis, vingt
spectacles du 11 mai au 6
juin dans sept théâtres du
département.
Lire la suite
|
Angelin Preljocaj,
le mystique des corps
Sixième
reprise du «Parc» à l'Opéra
de Paris pour prendre la
classe avec les danseurs. Et
fourbir des projets : avec
le Bolchoï, l'Opéra et en
solo.
Angelin
Preljocaj a ses
obsessions, ses
fantômes, ses attentes.
Sa ligne de conduite
aussi, qui lui intime de
chercher toujours sans
mettre deux fois ses pas
dans la même empreinte.
S'il fallait dessiner sa
carrière, on
représenterait des
boucles qui toujours
tracent le même
parcours : passage de
l'abstraction au
narratif, lignes
d'abîmes, quête de
l'homme, «trait d'union
entre ciel et terre»,
dit-il. Cette intégrité
est le seul sacrifice
qu'il concède à la
beauté. Son monde est
âpre, entier,
brutalement honnête, sa
danse taillée à la
serpe, ancrée dans les
muscles et la terre et
reflétant dans sa part
d'ombre, des vertiges de
l'au-delà. On reçoit ses
chorégraphies comme des
coups de poing.
Lire la suite
|
Marie-Claude Pietragalla,
étoile du hip-hop
par Ariane Bavelier
«Marco Polo» , la nouvelle création de la chorégraphe, sera donné au
Palais des congrès à partir
du 6 mars.

Quand il aime,
Pierre Cardin ne compte
pas. Marco Polo, c'est
lui. Dix-sept danseurs
dont dix de hip-hop, une
création musicale, trois
chanteurs sur scène, six
mois de répétitions.
Sans doute le projet le
plus coûteux que ce
grand mécène ait jamais
porté : «J'ai découvert
cette danse il y a très
longtemps dans la rue,
en Californie, et elle
m'a émerveillé», dit-il.
Il a glissé à
Marie-Claude Pietragalla
qu'il admire le hip-hop
et la Chine. Elle en a
fait Marco Polo, le seul
spectacle français
présenté à Pékin pendant
les Jeux olympiques,
sous le haut patronage
du président de la
République.
«J'ai toujours trouvé
que le hip-hop est une
technique remarquable»,
dit la chorégraphe, qui,
pour avoir été étoile du
Ballet de l'Opéra de
Paris, en sait long sur
la question. «Il est
dansé par des gens qui
travaillent beaucoup,
dans une vraie rigueur.
Exactement comme la
danse classique. Et j'ai
toujours regretté qu'on
utilise cette danse dans
un univers caricatural,
en laissant les danseurs
en baggys, baskets et
casquette. Je trouvais
intéressant de les faire
évoluer dans d'autres
costumes, vers d'autres
emplois que ceux qu'ils
tiennent d'habitude. Les
danseurs que j'ai
auditionnés étaient très
en demande de ça ; même
si leur faire lâcher
leur type habituel n'a
pas été facile.»
Lire la suite
|
|
Binoche, Khan, duo " in "
Akram Khan est épatant avec
ses vrilles acrobatiques,
Juliette Binoche se révèle
fonceuse et vive. TRISTRAM
KENTON
L'actrice française et
le danseur britannique
brillent dans " In-I "
 C'était
joué d'avance. Une star
(Juliette Binoche), un thème
inoxydable (l'amour
toujours), un chorégraphe
anglais d'origine
bangladeshie (Akram Khan),
et voilà un pas de deux
parti pour faire le tour du
monde. Et alors ? In-I,
titre de l'événement, à
l'affiche du Théâtre de la
Ville à Paris jusqu'au 29
novembre, est un vrai bon
boulot, une love story
grand public entre bluette
et rock, fièvre et castagne.
On connaît évidemment la
chanson, mais on apprécie
toujours d'en découvrir une
nouvelle variation. Celle de
Juliette Binoche et Akram
Khan tient de l'hybride
danse-théâtre-cinéma,
versant glamour avec textes
écrits par les protagonistes
en anglais. S'ils ne
réinventent en rien les
scènes de la vie conjugale -
tout le monde s'y reconnaît
jusqu'à en sourire ou
grimacer ! -, ils en
extraient quelques pépites
bien taillées.
Le panache du duo est un
régal. Juliette Binoche, qui
n'a jamais suivi de cours de
danse, se révèle fonceuse et
vive, filant dans l'espace
comme une flèche. Akram
Khan, toujours aussi épatant
avec ses vrilles
acrobatiques, est meilleur
conteur et comédien que
jamais, bien plus juste que
dans le duo Sacred
Monsters (2006)
chorégraphié et interprété
avec la danseuse Sylvie
Guillem. Les deux font donc
la paire et cause commune
dans un dialogue parfois
musclé comme un bras de fer.
Lire la suite
|
|
Avec
le temps, William Forsythe
privilégie formes
expérimentales et radicalité

Le
chorégraphe William Forsythe
est saturé. A la limite de
craquer, selon certains de
ses collaborateurs. Trop de
tournées à droite, à gauche,
de trains, d'avions, de
projets qui s'enchaînent au
pied levé. Trop. Entre
Francfort (Allemagne), où
l'Américain est installé
depuis 1984, Dresde
(Allemagne) et Zurich
(Suisse), les trois villes
qui le soutiennent et le
produisent, il multiplie les
spectacles.
De passage au Théâtre de
Chaillot, à Paris, du 19 au
21 juin avec Decreation,
solide cauchemar autour
d'une scène de ménage, il
s'affiche dans la foulée au
festival Montpellier Danse,
où il présente
Heterotopia, pièce
conçue à l'origine pour un
public de quatre-vingts
personnes qu'il met en scène
pour deux cents spectateurs
entourant l'action. " Ça
ne va pas, j'ai accepté la
chose, mais ce n'est pas
juste par rapport à la
proposition ",
ronchonne-t-il, assis dans
un studio du Théâtre de
Chaillot.
lire la suite
|
|
Yé Mystikwi! et
Mangeons!
«Cahier d'un retour mal assuré au pays
des bonnes intentions»
&
«Mann ist, was mann isst»
par Roland Sabra
Photo : Philippe
Yé Mystikwi !
Deux spectacles pour clore la biennale de danse
contemporaine. Tout d'abord une chorégraphie de Lucien Peter
inspirée du "Cahier d'un retour au pays natal" dont
on retiendra la belle mise en lumière de José Cloquel et la
difficulté à passer des bonnes intentions à la réalisation.
Dès la lecture du prologue par le psychanalyste Guillaume
Suréna, les danseurs apparaissent sur scène un peu, et dans
la salle, beaucoup, en se déplaçant comme des automates, de
façon mécanique mi zombies mi-âmes errantes à la recherche
d'un havre sur le fond de la scène une sorte de lune bleue
tordue qui servira d'écran aux projections multimédia, à
dire vrai beaucoup d'écrans de veille repiqués d'un Winamp
quelconque. Sur la scène se dessine un espace qui semble
figurer l'île yougoslave dont le nom et la vue vont
déclencher l'écriture du cahier. En fond musical plus qu'en
accompagnement la voix de Césaire se fait entendre dans un
environnement sonore confus : sur la voix du poète la
gestuelle de la danseuse se construit en opposition aux
gestes des automates. L'introduction d'un autre danseur est
précédé d'un clapotis d'eau de ruisseau, de source ou
quelque chose comme ça. Cet autre tableau s'accompagne d'un
changement musical, c'est maintenant du classique, avant de
nouveau un clapotis pour le troisième personnage et des sons
de tambours. Les danseurs sont gros de quelque chose dont
ils vont accoucher ( leur négritude pour qui n'aurait pas
compris!).
lire la suite |
|
La
Biennale de danse contemporaine
Fort-de-France 17-26 avril 2008
Les
critiques de Selim Lander
Photo : Philippe

Cette année, la Biennale de danse
contemporaine à l’Atrium de Fort-de-France proposait un programme
particulièrement fourni : neuf spectacles en dix jours. Même si le prix des
places (22 € au tarif plein) était des plus doux, compte tenu du coût et des
tarifs pratiqués ailleurs, n’étant pour notre part ni officiel, ni mécène, ni
même journaliste accrédité mais modeste fonctionnaire, nous avons été contraint,
comme la plupart des autres passionnés martiniquais, de sélectionner dans le
programme les spectacles paraissant a priori les plus intéressants. Ceci
amène d’ailleurs à poser d’emblée la question préjudicielle : la Biennale
doit-elle être maintenue ? Quel sens cela a-t-il en effet de déplacer à grand
frais des danseurs, sachant que le public martiniquais de la danse contemporaine
ne sera jamais assez nombreux pour constituer neuf soirs de suite une audience
décente ? Force est de constater que le public, les soirs où nous étions
présent, semblait bien clairsemé parmi le millier de fauteuils de la Grande
Salle. Ne vaudrait-il pas mieux, dans ces conditions, supprimer la Biennale,
quitte à présenter les mêmes spectacles, mais étalés dans le temps, afin
d’éviter deux inconvénients de la formule actuelle : une dépense excessive pour
la plupart de ceux qui voudraient tout voir et le risque d’« overdose » pour
tous ceux qui ne sont pas des inconditionnels de la danse contemporaine mais qui
se mobiliseraient plus volontiers si on leur laissait le temps de renouveler
leur envie entre deux spectacles ?
Lire l'ensemble
des critiques de Selim Lander |
|

Maurice
Béjart nous a quittés voilà près d'un mois. Mais jeudi
soir, lors de la première de sa dernière création Le
tour du monde en 80 minutes, on sentait sa présence
partout dans le Théâtre Beaulieu de Lausanne: dans le
grand hall vermillon, où était accrochée une grande
photo du chorégraphe souriant avec ses chats, sous le
halo d'une lumière semblant venir du ciel. Dans le coeur
du public de la ville suisse aussi, qui considère depuis
vingt ans la compagnie de Béjart comme la sienne. "On se
devait d'être là ce soir", raconte un spectateur qui
suit le ballet depuis toujours. "Pour découvrir le
testament chorégraphique du maître. Mais aussi pour
soutenir les danseurs, qui doivent être dans la peine."
Lire la suite |
|
Comment l'Opéra sélectionne ses danseurs

Quatre nouveaux
solistes viennent d'être promus
après une sélection impitoyable.
Gros plan sur les dessous d'un
métier exigeant.
Ils ont entre 18 et 35 ans,
promènent une allure de sylphide
ou de prince de conte de fées.
Ils vivent de leur passion, la
danse, depuis qu'ils ont rejoint
le corps de ballet le plus
prestigieux, celui de l'Opéra de
Paris. Avant les fêtes de Noël,
ils se plient à la discipline du
concours qui leur permettra de
grimper dans la hiérarchie de
cette troupe composée de
quadrilles, coryphées, sujets et
premiers danseurs. Le concours
date de 1860. Il impose aux
participants d'interpréter une
variation imposée et une libre,
choisie dans le répertoire de
l'institution. Devant un jury
présidé par Gérard Mortier,
administrateur général de
l'Opéra,19 candidats seront
promus sur 74 inscrits. C'est
dire si dans les coulisses
chacun s'active.
Lire la suite |
|

Le
spectacle Place des Mythos est une anomalie au
royaume de la comédie musicale. A travers cette pièce écrite
et mise en scène par Catherine Régula, une troupe de jeunes
amateurs se dresse contre l'homophobie. Ils étaient une
trentaine, dont deux tiers issus de l'immigration, lors de
sa création en 2004. Trente représentations plus tard, ils
sont une quinzaine sur le plateau des Rencontres de La
Villette, à Paris.
Le 30 octobre, à
la MJC de Ris-Orangis (Essonne), où est né Place des
Mythos, l'atelier-théâtre bat son plein sous la caméra
de l'éducatrice Vanda Gauthier. Le thème de l'improvisation
est " rencontré un vieux pote perdu de vue ", pour Bibiche,
Claudia, Carole, Doua, Justine, Medy, Naïm, Sabrina, Thibaut
et Victoria, vedettes de Place des Mythos.
" Les
réactions du public ont été tellement fortes qu'on a eu le
sentiment de briser un tabou, commente Carole. Au
début de chaque représentation, on entend toujours des gros
rires dans la salle, et puis c'est le silence et on vient
nous dire "merci". Certains amis du groupe ont même révélé
leur homosexualité. "
Lire la suite |
|
La rentrée chorégraphique prend son élan sous le signe
de la singularité. Les opérations artistiques insolites
se multiplient dans un esprit joyeusement décomplexé et
aventureux. Faire rimer nouveauté, plaisir et défi
spectaculaire donne le ton de quelques-uns des
rendez-vous de ce début de saison.
A Paris, dans le cadre du Festival d'automne, qui fait
aussi la part belle aux incontournables comme les
Américains Merce Cunningham et Bill T. Jones, le
chorégraphe Rachid Ouramdane, artiste en résidence au
Théâtre de Gennevilliers, a mené des ateliers avec des
habitants de la ville et mis au point Surface de
réparation (du 5 octobre au 27 octobre), pièce pour
sept adolescents sportifs amateurs. Obsédé par les jeux
de construction de l'identité, Ouramdane jette sur le
grill les valeurs sportives, leur médiatisation, les
clichés de masse...
Lire la suite
|
|
Le tambour dans la peau
Une
voix, du rythme et beaucoup d’énergie : les ingrédients
du bèlè sont simples. Longtemps méprisée, cette musique
héritée des esclaves martiniquais reprend vie. Enfin.

Avec son tambour,
il fait corps, il le chevauche, un pied à l’air, l’autre
chaussé de cuir. Ce talon nu est essentiel à son jeu.
Il glisse sur la peau de chèvre tendue pour en moduler
les sonorités, tandis que les mains tambourinent
frénétiquement. Par sa frappe précise, en rafales
subites, en syncopes acrobatiques, Félix Casérus, 74
ans, un petit air de Paul Meurisse mâtiné de Cary Grant,
dirige le pas des danseurs qui tournoient et
sautillent, jambes écartées, buste en avant. Le bèlè (le
« bel air »), revigorant chant au tambour martiniquais
hérité du temps de l’esclavage, allie la jubilation des
rythmes à la mélancolie des voix éraillées. Une musique
qui soigne les plaies de l’âme et donne de l’énergie.
Lire la suite
|
Chorégraphies d'un
féminin chahuté
Une
programmation juste aux Rencontres de
Seine-Saint-Denis

Les Rencontres chorégraphiques internationales de
Seine-Saint-Denis terminent leur course dans le
département. Pilotée par Anita Mathieu, cette édition
s'est révélée finement ajustée. Soutien d'artistes
percutants, risques bien calculés selon les huit
théâtres d'accueil. Au mitan de la manifestation,
l'ouverture à un public plus large avec Le Bal de
Brigitte Seth et Roser Montllo a marqué des points sous
le chapiteau du parc des Guilands à Bagnolet. Et la
détermination à parler et incarner toutes les langues
présentes dans le département relevait à la fois du défi
et de l'évidence.
Parmi les thèmes marquants de cette édition, celui du
féminin a rassemblé nombre de visions contrastées. A
venir, au Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis, celle,
tranchante de la Marocaine Bouchra Ouizguen. Dans
Déserts, Désirs, elle se coupe de son complice
masculin, Taoufiq Izeddiou, par un rideau
infranchissable pour tenter seule de sortir de sa gangue
de scotch. Dans Errances, la Haïtienne Kettly
Noël taille à la hache dans ses souvenirs de femme
nomade.
Lire la suite
|
|

Un pied de micro autour duquel entortiller ses hanches,
un guitariste accroché à ses cordes comme s'il allait se
noyer, un batteur échevelé en train de rouler sa
caisse... Les icônes du rock s'incrustent dans les
spectacles de danse contemporaine. Ces signes éclatants,
parfois un peu désincarnés quand ils ne se réduisent pas
à une série de vignettes ou de poses avantageuses,
pointent le lot de fantasmes que le rock soulève chez
les chorégraphes depuis quelques années.
Cette
tendance lourde émerge ce mois-ci au Centre national de
la danse à Pantin, aux Rencontres chorégraphiques de
Seine-Saint-Denis, et fait l'objet d'un nouveau festival
tout simplement baptisé " We Want rock'n'roll ". Pilotée
par l'association parisienne lelabo, en collaboration
avec Le Nouveau Casino et agnès b. activités, cette
première édition, qui entend bien ne pas en rester là,
parie sur cet art populaire qui prend aux tripes.
Lire la suit
|
|
Industrie Baisse de
40 % en cinq ans du marché : le métier doit évoluer
Mis sur des charbons ardents par la chute
vertigineuse du marché du disque en France - près de
40 % en cinq ans -, les producteurs phonographiques
diversifient leurs sources de revenus. En s'emparant
d'autres métiers ou activités de la chaîne musicale.
Ils s'affairent ainsi depuis plusieurs mois sur le
front des images (captation de concerts, clips) et
de la téléphonie mobile. Un autre chantier brûlant
occupe autant les majors du disque que les petits
labels : la production de concerts, au point de
devenir eux-mêmes entrepreneur de spectacles ou
propriétaire de salle.
Jusqu'ici, les producteurs de disques "
subventionnaient " en partie leurs artistes en
participant aux frais des spectacles organisés par
un producteur de concerts. Mais cette pratique du "
tour support " cède la place à une véritable
coproduction.
Lire la suite
|
|
Une " zon-mai " pour vingt et un
danseurs venus d'ailleurs
C'est une maison à l'envers. Une
Zon-Mai sans porte, ni
fenêtres. Pas question d'y
entrer. Tout est à l'extérieur,
projeté sur les quatre murs de
toiles et les deux faces du
toit. Tout, même l'intimité des
vingt et un interprètes que le
chorégraphe belge Sidi Larbi
Cherkaoui et le vidéaste Gilles
Delmas ont choisi d'y projeter.
Ils sont dans leur salon, leur
cuisine, leur chambre à coucher
ou leur salle de bain.
Burkinabé, Sud-Africain,
Islandais, Indien, Belge ou
Français, ils vivent tous en
Europe, à Paris, Anvers,
Londres, Stockholm,
Copenhague... Et ils dansent.
Magnifiquement, seuls ou à deux,
sous une table ou sur un bord de
fenêtre. Ils dansent, comme si
leur vie en dépendait, comme si
à chaque instant celle-ci
pouvait prendre un virage
imprévu et essentiel.
Lire la suite |
|
Un pied de micro autour duquel entortiller ses hanches,
un guitariste accroché à ses cordes comme s'il allait se
noyer, un batteur échevelé en train de rouler sa
caisse... Les icônes du rock s'incrustent dans les
spectacles de danse contemporaine. Ces signes éclatants,
parfois un peu désincarnés quand ils ne se réduisent pas
à une série de vignettes ou de poses avantageuses,
pointent le lot de fantasmes que le rock soulève chez
les chorégraphes depuis quelques années.
Lire la suite |
La danse contemporaine connaît "
un marasme "Michel
Caserta, directeur de la Biennale de danse du
Val-de-Marne, orgnisée du 6 mars au 6 avril, explique
les difficultés à attirer le public hors de Paris
CHORÉGRAPHE dans les années 1970, directeur de la
Biennale de danse du Val-de-Marne depuis sa création
en 1981, Michel Caserta arbore le sourire gourmand
de celui dont l'appétit de danse ne sera jamais
rassasié. Sans cesse différé en raison de
difficultés budgétaires, le Centre de développement
chorégraphique, situé à la Briqueterie de Gournay, à
Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), va ouvrir son espace
de 3 000 m2 en 2008. En attendant, l'édition 2007 de
la Biennale met en avant trente-cinq compagnies,
additionne dix créations et soixante représentations
dans une douzaine de villes du Val-de-Marne du 6
mars au 6 avril.
Lire la suite
|
|

Le rire envahit la danse contemporaine. Quelle bonne
blague ! Comment cet art réputé pointu, voire élitiste,
peut-il s'acoquiner avec le comique, toujours plus
proche des bas étages que des hautes sphères ? Et si les
chorégraphes décident de se marrer, de qui ou de quoi
peuvent-ils bien rigoler ? Jusque-là isolés, les
spectacles de danse contemporaine tendance " drôle " ou
rêvant de l'être se multiplient jusqu'à devenir une
tendance forte de la production. Alors qu'il y a
vingt-cinq ans les rares chorégraphes humoristes comme
Dominique Boivin se trouvaient rejetés par un milieu qui
s'échinait à se faire reconnaître comme un art sérieux,
le mouvement s'inverse aujourd'hui.
Lire la suite
|
|
La danse hip-hop entre
ring et scène

Déjà quinze ans que le festival
de danse hip-hop Suresnes Cités
danse piloté par le Théâtre de
Suresnes (Hauts-de-Seine) nous
fait marcher sur la tête en
janvier. Quinze ans que le tempo
à l'arraché du hip-hop fouette
les bonnes manières
spectaculaires. Pour cette
édition anniversaire, chargée en
créations - rien de moins que
six nouvelles pièces de tous
formats dans la soirée du samedi
13 janvier -, un phénomène crève
l'affiche : la présence pour son
deuxième spectacle du jeune
groupe lyonnais Pockemon Crew,
star internationale de " battle
", compétition hip-hop de haut
niveau où s'affrontent des
danseurs de tous les pays.
Lire la suite |
La sueur jette des
arabesques dans la lumière
crue des projecteurs
flambant neufs. Dans une
Afrique de l'Ouest où la
danse traditionnelle reste
partout présente, la
chorégraphie contemporaine
s'offre une salle unique en
son genre au Burkina Faso.
Pour l'inaugurer, la
compagnie Salia nï Seydou se
mesure avec l'ensemble
instrumental Ars Nova : deux
expressions d'aujourd'hui
qui se défient, qui se
frottent.
Lire la suite
|
Apprendre à noter la
danse, pour la lire puis
la reconstituer, reste
une démarche méconnue.
Une exposition à Pantin
présente les différents
systèmes de notation.
La notation serait à la
danse ce qu'est le
solfège à la musique :
un système de signes
symboliques qui
traduisent les
mouvements du corps dans
l'espace. Peut-on
imaginer de faire des
études musicales sans
apprendre le solfège ?
En revanche, il est
admis que l'enseignement
et la transmission de la
danse se passent de
partitions et relèvent
de la tradition orale.
Pour les militants de la
notation, cet état de
choses doit changer.
Apprendre à écrire la
danse pour ensuite
pouvoir la lire et
l'interpréter ressemble
à une urgence. Plus
largement, cet art de
l'éphémère doit se doter
d'outils de mémoire qui
conservent et
enrichissent son
histoire tout en
dynamisant l'héritage de
l'interprète.
Lire la suite
|
Le titre est un brin
trompeur parce qu'on en
apprend plus sur son auteur,
Jérôme Savary, que sur son
sujet, Joséphine Baker en
particulier et la Revue
nègre en général. Ce
n'est pas très grave parce
que ce «cinglé du jazz et
du music-hall» a le chic
pour vous entraîner en un
tour de main dans son voyage
qui part en tous sens.
Lequel tient tout à la fois
du livre d'images, de la
leçon de musique (blues,
flamenco, salsa, même
combat), de la profession de
foi, de la revue en tableaux
et du cours d'histoire sur
les Années folles lorsque
débarqua, un beau jour de
1925, une troupe de
musiciens et de danseurs
noirs américains, parmi
lesquels Sidney Bechet et
une jeune beauté de 18 ans
native de Saint Louis
(Missouri), Joséphine
Baker.
|
|
UMOJA
: un show superbe comme une planche
de salut pour les jeunes des townships
de Soweto .
Raconter l'histoire
multimillénaire
d'un peuple à travers sa musique,
ses chants et ses danses tel est le
pari magnifiquement réussi
de deux femmes sud-africaines, Thelmi
Nyandemi, ancienne danseuse étoile
d'un spectacle renommé «
Ipi Ntombi » et Todd Twala,
chorégraphe qui dans les vingt
dernières années du
vingtième siècle décidèrent
d'unir leur forces et de mettre au
service d'une noble cause.... par
Roland Sabra |
De
sucre et de vanille amère
! : Une chorégraphie
de Crhistiane Emmanuel les
9, 10 & 13 juin à
20 h au CMAC .Misère,
désarroi et impuissance
sont les mots les plus cités
face aux différentes
catastrophes humanitaires que
nous vivons depuis plusieurs
décennies. Comment réagir
face à cette douleur
et cette misère palpables
qu’on oublie parfois dans
un coin de notre mémoire
? Cette réflexion chorégraphie
est peut-être une suite
logique après un premier
constat fait dans «Paroles
du bruit du dedans». |
|
Voyage
à travers la folie
: Solo pour une danseuse et une
musique électro-acoustique.
un
hommage à Mary Barnes –
Une infirmière anglaise,
qui a eu le courage « de
régresser » pour
parvenir à vaincre la folie.
La pièce en deux actes
(acte vidéo et acte dansé),
sorte de danse schizophrénique,
projette par le biais des images
vidéo et du son électro-acoustique,
la danseuse dans un "système"
multiforme de mouvements à
la frontière entre le théâtre
et la danse. Les
04 & 05 mai à 19h 30
au Théâtre foyalais.
|
"Coupédécale"
de Bernadot Montet à
l'Atrium . Mon
amour, mon impossible' pourrait
être le titre de la pièce.
Traverser un territoire de conflits,
de réconciliations, de
contradictions avec soi, avec
l'autre. Le spectacle met sur
le devant de la scène
une manière libre et
instantanée de travailler,
sans figer le propos par la
narration ou l'affect. Tamar
Getter peint avec de la craie,
matière effaçable
qui disparaît. Tout s'efface
aussi dans ce spectacle en forme
de palimpseste.
|
"Substance
de vie" de la Cie Tête
Grainée.
par Roland Sabra. 1959
au Japon, un jeune garçon,
seul sur scène, danse
( Bu) frappant des pieds(Tô)
sans musique, couvert de craie,mime
un rapport sexuel avec un poulet
suivi de l'étranglement
du volatile entre ses cuisses,
puis se laisse approcher, dans
l'ombre, par un homme plus âgé...
Le scandale immense, préside
à la naissance du Butô.
Tatsumi Hijikata, avec son spectacle
« Hijinsky »
(« couleur interdite »)
vient de poser un acte. |
| Où
va la lune? Où
va Jean-Claude Zadith? Nulle part... |


|
|
|