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Le flamenco nouveau à la lumière de trois de ses vedettes

  L'explosion de la scène flamenca espagnole passe par le festival Montpellier Danse, qui est organisé dans différents théâtres de Montpellier depuis le 19 juin et jusqu'au 4 juillet. Jean-Paul Montanari, directeur de la manifestation, a invité trois des vedettes les plus innovantes, les plus en vue aussi, du flamenco, tant en Espagne qu'à l'international. Cette triplette excitante, composée d'Israel Galvan, d'Andrés Marin, tous deux sévillans, et de Mercedes Ruiz, de Jerez, pointe la révolution esthétique en train de bouleverser cette tradition très codée.

La confrontation de ces trois danseurs repérés depuis cinq ans fait figure de phénomène. "C'est paradoxal, mais la modernité a échappé aux chorégraphes contemporains espagnols pour se retrouver au coeur de la tradition, assène Jean-Paul Montanari. Galvan et Marin contournent, retournent, subvertissent tous les clichés du flamenco. C'est là que se situe aujourd'hui la recherche, la création." 

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Sur la scène de la MC93 de Bobigny, le show total, politique et belliqueux du mystérieux VA Wölfl

On est hypnotisé, embarqué. 12/... im linken Rückspiegel auf dem Parkplatz von Woolworth

   La bande-son met dans le bain. Dans la grande salle de la MC93 de Bobigny (Seine-Saint-Denis), l'entrain communicatif de la radio anglaise BFBS, chaîne diffusée en Allemagne depuis la seconde guerre mondiale et destinée d'abord aux soldats, fait swinguer la vie haut la jambe. Sur le plateau blanc, un dispositif de micros, claviers, guitares et amplificateurs, accueille huit artistes sachant chanter, jouer de la musique et accessoirement danser.

On est hypnotisé, embarqué. 12/... im linken Rückspiegel auf dem Parkplatz von Woolworth (12/...dans le rétroviseur gauche sur le parking du supermarché Woolworth), chorégraphié par l'artiste visuel allemand VA Wölfl, ne ressemble à rien de connu. On s'attendait à une pièce de danse, on assiste à un show musical imprévisible qui ouvre les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis, vingt spectacles du 11 mai au 6 juin dans sept théâtres du département.

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Angelin Preljocaj,
le mystique des corps

 Sixième reprise du «Parc»  à l'Opéra de Paris pour prendre la classe avec les danseurs. Et fourbir des projets : avec le Bolchoï, l'Opéra et en solo.

 On reçoit ses chorégraphies comme des coups de poing.Angelin Preljocaj a ses obsessions, ses fantômes, ses attentes. Sa ligne de conduite aussi, qui lui intime de chercher toujours sans mettre deux fois ses pas dans la même empreinte. S'il fallait dessiner sa carrière, on représenterait des boucles qui toujours tracent le même parcours : passage de l'abstraction au narratif, lignes d'abîmes, quête de l'homme, «trait d'union entre ciel et terre», dit-il. Cette intégrité est le seul sacrifice qu'il concède à la beauté. Son monde est âpre, entier, brutalement honnête, sa danse taillée à la serpe, ancrée dans les muscles et la terre et reflétant dans sa part d'ombre, des vertiges de l'au-delà. On reçoit ses chorégraphies comme des coups de poing.

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Marie-Claude Pietragalla, étoile du hip-hop
 
 par Ariane Bavelier
 

«Marco Polo» , la nouvelle création de la chorégraphe, sera donné au Palais des congrès à partir du 6 mars.

Marie-Claude Pietragalla  Quand il aime, Pierre Cardin ne compte pas. Marco Polo, c'est lui. Dix-sept danseurs dont dix de hip-hop, une création musicale, trois chanteurs sur scène, six mois de répétitions. Sans doute le projet le plus coûteux que ce grand mécène ait jamais porté : «J'ai découvert cette danse il y a très longtemps dans la rue, en Californie, et elle m'a émerveillé», dit-il. Il a glissé à Marie-Claude Pietragalla qu'il admire le hip-hop et la Chine. Elle en a fait Marco Polo, le seul spec­tacle français présenté à Pékin pendant les Jeux olympiques, sous le haut patronage du président de la République.

«J'ai toujours trouvé que le hip-hop est une technique remar­quable», dit la chorégraphe, qui, pour avoir été étoile du Ballet de l'Opéra de Paris, en sait long sur la question. «Il est dansé par des gens qui travaillent beaucoup, dans une vraie rigueur. Exactement comme la danse classique. Et j'ai toujours regretté qu'on utilise cette danse dans un univers caricatural, en laissant les danseurs en baggys, baskets et casquette. Je trouvais intéressant de les faire évoluer dans d'autres costumes, vers d'autres emplois que ceux qu'ils tiennent d'habitude. Les danseurs que j'ai auditionnés étaient très en demande de ça ; même si leur faire lâcher leur type habituel n'a pas été facile.» 

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Binoche, Khan, duo " in "

 

Akram Khan est épatant avec ses vrilles acrobatiques, Juliette Binoche se révèle fonceuse et vive. TRISTRAM KENTON

L'actrice française et le danseur britannique brillent dans " In-I "

Akram Khan  et Juliette Binoche  C'était joué d'avance. Une star (Juliette Binoche), un thème inoxydable (l'amour toujours), un chorégraphe anglais d'origine bangladeshie (Akram Khan), et voilà un pas de deux parti pour faire le tour du monde. Et alors ? In-I, titre de l'événement, à l'affiche du Théâtre de la Ville à Paris jusqu'au 29 novembre, est un vrai bon boulot, une love story grand public entre bluette et rock, fièvre et castagne.

On connaît évidemment la chanson, mais on apprécie toujours d'en découvrir une nouvelle variation. Celle de Juliette Binoche et Akram Khan tient de l'hybride danse-théâtre-cinéma, versant glamour avec textes écrits par les protagonistes en anglais. S'ils ne réinventent en rien les scènes de la vie conjugale - tout le monde s'y reconnaît jusqu'à en sourire ou grimacer ! -, ils en extraient quelques pépites bien taillées.

Le panache du duo est un régal. Juliette Binoche, qui n'a jamais suivi de cours de danse, se révèle fonceuse et vive, filant dans l'espace comme une flèche. Akram Khan, toujours aussi épatant avec ses vrilles acrobatiques, est meilleur conteur et comédien que jamais, bien plus juste que dans le duo Sacred Monsters (2006) chorégraphié et interprété avec la danseuse Sylvie Guillem. Les deux font donc la paire et cause commune dans un dialogue parfois musclé comme un bras de fer.

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Avec le temps, William Forsythe privilégie formes expérimentales et radicalité

Heterotopia  Le chorégraphe William Forsythe est saturé. A la limite de craquer, selon certains de ses collaborateurs. Trop de tournées à droite, à gauche, de trains, d'avions, de projets qui s'enchaînent au pied levé. Trop. Entre Francfort (Allemagne), où l'Américain est installé depuis 1984, Dresde (Allemagne) et Zurich (Suisse), les trois villes qui le soutiennent et le produisent, il multiplie les spectacles.

De passage au Théâtre de Chaillot, à Paris, du 19 au 21 juin avec Decreation, solide cauchemar autour d'une scène de ménage, il s'affiche dans la foulée au festival Montpellier Danse, où il présente Heterotopia, pièce conçue à l'origine pour un public de quatre-vingts personnes qu'il met en scène pour deux cents spectateurs entourant l'action. " Ça ne va pas, j'ai accepté la chose, mais ce n'est pas juste par rapport à la proposition ", ronchonne-t-il, assis dans un studio du Théâtre de Chaillot.

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Yé Mystikwi! et Mangeons!

«Cahier d'un retour mal assuré au pays des bonnes intentions»

&

«Mann ist, was mann isst»


 

par Roland Sabra

Photo : Philippe

Yé Mystikwi ! Deux spectacles pour clore la biennale de danse contemporaine. Tout d'abord une chorégraphie de Lucien Peter inspirée du "Cahier d'un retour au pays natal" dont on retiendra la belle mise en lumière de José Cloquel et la difficulté à passer des bonnes intentions à la réalisation. Dès la lecture du prologue par le psychanalyste Guillaume Suréna, les danseurs apparaissent sur scène un peu, et dans la salle, beaucoup, en se déplaçant comme des automates, de façon mécanique mi zombies mi-âmes errantes à la recherche d'un havre sur le fond de la scène une sorte de lune bleue tordue qui servira d'écran aux projections multimédia, à dire vrai beaucoup d'écrans de veille repiqués d'un Winamp quelconque. Sur la scène se dessine un espace qui semble figurer l'île yougoslave dont le nom et la vue vont déclencher l'écriture du cahier. En fond musical plus qu'en accompagnement la voix de Césaire se fait entendre dans un environnement sonore confus : sur la voix du poète la gestuelle de la danseuse se construit en opposition aux gestes des automates. L'introduction d'un autre danseur est précédé d'un clapotis d'eau de ruisseau, de source ou quelque chose comme ça. Cet autre tableau s'accompagne d'un changement musical, c'est maintenant du classique, avant de nouveau un clapotis pour le troisième personnage et des sons de tambours. Les danseurs sont gros de quelque chose dont ils vont accoucher ( leur négritude pour qui n'aurait pas compris!).

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La Biennale de danse contemporaine

Fort-de-France 17-26 avril 2008

Les critiques de Selim Lander


Photo : Philippe


  Cette année, la Biennale de danse contemporaine à l’Atrium de Fort-de-France proposait un programme particulièrement fourni : neuf spectacles en dix jours. Même si le prix des places (22 € au tarif plein) était des plus doux, compte tenu du coût et des tarifs pratiqués ailleurs, n’étant pour notre part ni officiel, ni mécène, ni même journaliste accrédité mais modeste fonctionnaire, nous avons été contraint, comme la plupart des autres passionnés martiniquais, de sélectionner dans le programme les spectacles paraissant a priori les plus intéressants. Ceci amène d’ailleurs à poser d’emblée la question préjudicielle : la Biennale doit-elle être maintenue ? Quel sens cela a-t-il en effet de déplacer à grand frais des danseurs, sachant que le public martiniquais de la danse contemporaine ne sera jamais assez nombreux pour constituer neuf soirs de suite une audience décente ? Force est de constater que le public, les soirs où nous étions présent, semblait bien clairsemé parmi le millier de fauteuils de la Grande Salle. Ne vaudrait-il pas mieux, dans ces conditions, supprimer la Biennale, quitte à présenter les mêmes spectacles, mais étalés dans le temps, afin d’éviter deux inconvénients de la formule actuelle : une dépense excessive pour la plupart de ceux qui voudraient tout voir et le risque d’« overdose » pour tous ceux qui ne sont pas des inconditionnels de la danse contemporaine mais qui se mobiliseraient plus volontiers si on leur laissait le temps de renouveler leur envie entre deux spectacles ?

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de Selim Lander

 

Béjart, la dernière danse

    Maurice Béjart nous a quittés voilà près d'un mois. Mais jeudi soir, lors de la première de sa dernière création Le tour du monde en 80 minutes, on sentait sa présence partout dans le Théâtre Beaulieu de Lausanne: dans le grand hall vermillon, où était accrochée une grande photo du chorégraphe souriant avec ses chats, sous le halo d'une lumière semblant venir du ciel. Dans le coeur du public de la ville suisse aussi, qui considère depuis vingt ans la compagnie de Béjart comme la sienne. "On se devait d'être là ce soir", raconte un spectateur qui suit le ballet depuis toujours. "Pour découvrir le testament chorégraphique du maître. Mais aussi pour soutenir les danseurs, qui doivent être dans la peine."

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Comment l'Opéra sélectionne ses danseurs

Sélection des danseurs

 Quatre nouveaux solistes viennent d'être promus après une sélection impitoyable. Gros plan sur les dessous d'un métier exigeant.

Ils ont entre 18 et 35 ans, promènent une allure de sylphide ou de prince de conte de fées. Ils vivent de leur passion, la danse, depuis qu'ils ont rejoint le corps de ballet le plus prestigieux, celui de l'Opéra de Paris. Avant les fêtes de Noël, ils se plient à la discipline du concours qui leur permettra de grimper dans la hiérarchie de cette troupe composée de quadrilles, coryphées, sujets et premiers danseurs. Le concours date de 1860. Il impose aux participants d'interpréter une variation imposée et une libre, choisie dans le répertoire de l'institution. Devant un jury présidé par Gérard Mortier, administrateur général de l'Opéra,19 candidats seront promus sur 74 inscrits. C'est dire si dans les coulisses chacun s'active.

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Quand des jeunes de banlieue se dressent contre l'homophobie

Place des Mythos

  Le spectacle Place des Mythos est une anomalie au royaume de la comédie musicale. A travers cette pièce écrite et mise en scène par Catherine Régula, une troupe de jeunes amateurs se dresse contre l'homophobie. Ils étaient une trentaine, dont deux tiers issus de l'immigration, lors de sa création en 2004. Trente représentations plus tard, ils sont une quinzaine sur le plateau des Rencontres de La Villette, à Paris.

Le 30 octobre, à la MJC de Ris-Orangis (Essonne), où est né Place des Mythos, l'atelier-théâtre bat son plein sous la caméra de l'éducatrice Vanda Gauthier. Le thème de l'improvisation est " rencontré un vieux pote perdu de vue ", pour Bibiche, Claudia, Carole, Doua, Justine, Medy, Naïm, Sabrina, Thibaut et Victoria, vedettes de Place des Mythos.

" Les réactions du public ont été tellement fortes qu'on a eu le sentiment de briser un tabou, commente Carole. Au début de chaque représentation, on entend toujours des gros rires dans la salle, et puis c'est le silence et on vient nous dire "merci". Certains amis du groupe ont même révélé leur homosexualité. "

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Incontournables et personnalités iconoclastes animent la rentrée chorégraphique

   La rentrée chorégraphique prend son élan sous le signe de la singularité. Les opérations artistiques insolites se multiplient dans un esprit joyeusement décomplexé et aventureux. Faire rimer nouveauté, plaisir et défi spectaculaire donne le ton de quelques-uns des rendez-vous de ce début de saison.

A Paris, dans le cadre du Festival d'automne, qui fait aussi la part belle aux incontournables comme les Américains Merce Cunningham et Bill T. Jones, le chorégraphe Rachid Ouramdane, artiste en résidence au Théâtre de Gennevilliers, a mené des ateliers avec des habitants de la ville et mis au point Surface de réparation (du 5 octobre au 27 octobre), pièce pour sept adolescents sportifs amateurs. Obsédé par les jeux de construction de l'identité, Ouramdane jette sur le grill les valeurs sportives, leur médiatisation, les clichés de masse...

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Le tambour dans la peau

Une voix, du rythme et beaucoup d’énergie : les ingrédients du bèlè sont simples. Longtemps méprisée, cette musique héritée des esclaves martiniquais reprend vie. Enfin.

Avec son tambour, il fait corps, il le chevauche, un pied à l’air, l’autre chaussé de cuir. Ce talon nu est ­essentiel à son jeu. Il glisse sur la peau de chèvre tendue pour en moduler les sonorités, tandis que les mains tambourinent frénétiquement. Par sa frappe précise, en rafales subites, en syncopes acrobatiques, Félix ­Casérus, 74 ans, un petit air de Paul Meurisse mâtiné de Cary Grant, ­dirige le pas des danseurs qui tournoient et sautillent, jambes écartées, buste en avant. Le bèlè (le « bel air »), revigorant chant au tambour martiniquais hérité du temps de l’esclavage, allie la jubilation des rythmes à la mélancolie des voix éraillées. Une musique qui soigne les plaies de l’âme et donne de l’énergie.

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Chorégraphies d'un féminin chahuté

 

Une programmation juste aux Rencontres de Seine-Saint-Denis

Les Rencontres chorégraphiques internationales de Seine-Saint-Denis terminent leur course dans le département. Pilotée par Anita Mathieu, cette édition s'est révélée finement ajustée. Soutien d'artistes percutants, risques bien calculés selon les huit théâtres d'accueil. Au mitan de la manifestation, l'ouverture à un public plus large avec Le Bal de Brigitte Seth et Roser Montllo a marqué des points sous le chapiteau du parc des Guilands à Bagnolet. Et la détermination à parler et incarner toutes les langues présentes dans le département relevait à la fois du défi et de l'évidence.
Parmi les thèmes marquants de cette édition, celui du féminin a rassemblé nombre de visions contrastées. A venir, au Théâtre Gérard-Philipe de Saint-Denis, celle, tranchante de la Marocaine Bouchra Ouizguen. Dans Déserts, Désirs, elle se coupe de son complice masculin, Taoufiq Izeddiou, par un rideau infranchissable pour tenter seule de sortir de sa gangue de scotch. Dans Errances, la Haïtienne Kettly Noël taille à la hache dans ses souvenirs de femme nomade.

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Le fantasme du rock'n'roll séduit la danse contemporaine

 

   Un pied de micro autour duquel entortiller ses hanches, un guitariste accroché à ses cordes comme s'il allait se noyer, un batteur échevelé en train de rouler sa caisse... Les icônes du rock s'incrustent dans les spectacles de danse contemporaine. Ces signes éclatants, parfois un peu désincarnés quand ils ne se réduisent pas à une série de vignettes ou de poses avantageuses, pointent le lot de fantasmes que le rock soulève chez les chorégraphes depuis quelques années.

Cette tendance lourde émerge ce mois-ci au Centre national de la danse à Pantin, aux Rencontres chorégraphiques de Seine-Saint-Denis, et fait l'objet d'un nouveau festival tout simplement baptisé " We Want rock'n'roll ". Pilotée par l'association parisienne lelabo, en collaboration avec Le Nouveau Casino et agnès b. activités, cette première édition, qui entend bien ne pas en rester là, parie sur cet art populaire qui prend aux tripes.

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Les producteurs de disques se transforment en producteurs de concerts

Industrie Baisse de 40 % en cinq ans du marché : le métier doit évoluer

   Mis sur des charbons ardents par la chute vertigineuse du marché du disque en France - près de 40 % en cinq ans -, les producteurs phonographiques diversifient leurs sources de revenus. En s'emparant d'autres métiers ou activités de la chaîne musicale. Ils s'affairent ainsi depuis plusieurs mois sur le front des images (captation de concerts, clips) et de la téléphonie mobile. Un autre chantier brûlant occupe autant les majors du disque que les petits labels : la production de concerts, au point de devenir eux-mêmes entrepreneur de spectacles ou propriétaire de salle.

Jusqu'ici, les producteurs de disques " subventionnaient " en partie leurs artistes en participant aux frais des spectacles organisés par un producteur de concerts. Mais cette pratique du " tour support " cède la place à une véritable coproduction.

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Une " zon-mai " pour vingt et un danseurs venus d'ailleurs

C'est une maison à l'envers. Une Zon-Mai sans porte, ni fenêtres. Pas question d'y entrer. Tout est à l'extérieur, projeté sur les quatre murs de toiles et les deux faces du toit. Tout, même l'intimité des vingt et un interprètes que le chorégraphe belge Sidi Larbi Cherkaoui et le vidéaste Gilles Delmas ont choisi d'y projeter. Ils sont dans leur salon, leur cuisine, leur chambre à coucher ou leur salle de bain. Burkinabé, Sud-Africain, Islandais, Indien, Belge ou Français, ils vivent tous en Europe, à Paris, Anvers, Londres, Stockholm, Copenhague... Et ils dansent. Magnifiquement, seuls ou à deux, sous une table ou sur un bord de fenêtre. Ils dansent, comme si leur vie en dépendait, comme si à chaque instant celle-ci pouvait prendre un virage imprévu et essentiel.

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Le fantasme du rock'n'roll séduit la danse contemporaine

  Un pied de micro autour duquel entortiller ses hanches, un guitariste accroché à ses cordes comme s'il allait se noyer, un batteur échevelé en train de rouler sa caisse... Les icônes du rock s'incrustent dans les spectacles de danse contemporaine. Ces signes éclatants, parfois un peu désincarnés quand ils ne se réduisent pas à une série de vignettes ou de poses avantageuses, pointent le lot de fantasmes que le rock soulève chez les chorégraphes depuis quelques années.

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La danse contemporaine connaît " un marasme "Michel Caserta, directeur de la Biennale de danse du Val-de-Marne, orgnisée du 6 mars au 6 avril, explique les difficultés à attirer le public hors de Paris

CHORÉGRAPHE dans les années 1970, directeur de la Biennale de danse du Val-de-Marne depuis sa création en 1981, Michel Caserta arbore le sourire gourmand de celui dont l'appétit de danse ne sera jamais rassasié. Sans cesse différé en raison de difficultés budgétaires, le Centre de développement chorégraphique, situé à la Briqueterie de Gournay, à Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne), va ouvrir son espace de 3 000 m2 en 2008. En attendant, l'édition 2007 de la Biennale met en avant trente-cinq compagnies, additionne dix créations et soixante représentations dans une douzaine de villes du Val-de-Marne du 6 mars au 6 avril.
 

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La danse s'acoquine avec le rire

   Le rire envahit la danse contemporaine. Quelle bonne blague ! Comment cet art réputé pointu, voire élitiste, peut-il s'acoquiner avec le comique, toujours plus proche des bas étages que des hautes sphères ? Et si les chorégraphes décident de se marrer, de qui ou de quoi peuvent-ils bien rigoler ? Jusque-là isolés, les spectacles de danse contemporaine tendance " drôle " ou rêvant de l'être se multiplient jusqu'à devenir une tendance forte de la production. Alors qu'il y a vingt-cinq ans les rares chorégraphes humoristes comme Dominique Boivin se trouvaient rejetés par un milieu qui s'échinait à se faire reconnaître comme un art sérieux, le mouvement s'inverse aujourd'hui.

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La danse hip-hop entre ring et scène

 

Déjà quinze ans que le festival de danse hip-hop Suresnes Cités danse piloté par le Théâtre de Suresnes (Hauts-de-Seine) nous fait marcher sur la tête en janvier. Quinze ans que le tempo à l'arraché du hip-hop fouette les bonnes manières spectaculaires. Pour cette édition anniversaire, chargée en créations - rien de moins que six nouvelles pièces de tous formats dans la soirée du samedi 13 janvier -, un phénomène crève l'affiche : la présence pour son deuxième spectacle du jeune groupe lyonnais Pockemon Crew, star internationale de " battle ", compétition hip-hop de haut niveau où s'affrontent des danseurs de tous les pays.

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Un lieu pour la chorégraphie contemporaine à Ouagadougou

  La sueur jette des arabesques dans la lumière crue des projecteurs flambant neufs. Dans une Afrique de l'Ouest où la danse traditionnelle reste partout présente, la chorégraphie contemporaine s'offre une salle unique en son genre au Burkina Faso. Pour l'inaugurer, la compagnie Salia nï Seydou se mesure avec l'ensemble instrumental Ars Nova : deux expressions d'aujourd'hui qui se défient, qui se frottent.

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Comment écrire la danse

  Apprendre à noter la danse, pour la lire puis la reconstituer, reste une démarche méconnue. Une exposition à Pantin présente les différents systèmes de notation.
La notation serait à la danse ce qu'est le solfège à la musique : un système de signes symboliques qui traduisent les mouvements du corps dans l'espace. Peut-on imaginer de faire des études musicales sans apprendre le solfège ? En revanche, il est admis que l'enseignement et la transmission de la danse se passent de partitions et relèvent de la tradition orale. Pour les militants de la notation, cet état de choses doit changer. Apprendre à écrire la danse pour ensuite pouvoir la lire et l'interpréter ressemble à une urgence. Plus largement, cet art de l'éphémère doit se doter d'outils de mémoire qui conservent et enrichissent son histoire tout en dynamisant l'héritage de l'interprète.

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À la recherche de Joséphine, New Orleans forever

Le titre est un brin trompeur parce qu'on en apprend plus sur son auteur, Jérôme Savary, que sur son sujet, Joséphine Baker en particulier et la Revue nègre en général. Ce n'est pas très grave parce que ce «cinglé du jazz et du music-hall» a le chic pour vous entraîner en un tour de main dans son voyage qui part en tous sens. Lequel tient tout à la fois du livre d'images, de la leçon de musique (blues, flamenco, salsa, même combat), de la profession de foi, de la revue en tableaux et du cours d'histoire sur les Années folles lorsque débarqua, un beau jour de 1925, une troupe de musiciens et de danseurs noirs américains, parmi lesquels Sidney Bechet et une jeune beauté de 18 ans native de Saint Louis (Missouri), Joséphine Baker. 

 

 

UMOJA : un show superbe comme une planche de salut pour les jeunes des townships de Soweto . Raconter l'histoire multimillénaire d'un peuple à travers sa musique, ses chants et ses danses tel est le pari magnifiquement réussi de deux femmes sud-africaines, Thelmi Nyandemi, ancienne danseuse étoile d'un spectacle renommé «  Ipi Ntombi » et Todd Twala, chorégraphe qui dans les vingt dernières années du vingtième siècle décidèrent d'unir leur forces et de mettre au service d'une noble cause.... par Roland Sabra

De sucre et de vanille amère ! : Une chorégraphie de Crhistiane Emmanuel les 9, 10 & 13 juin à 20 h au CMAC .Misère, désarroi et impuissance sont les mots les plus cités face aux différentes catastrophes humanitaires que nous vivons depuis plusieurs décennies. Comment réagir face à cette douleur et cette misère palpables qu’on oublie parfois dans un coin de notre mémoire ? Cette réflexion chorégraphie est peut-être une suite logique après un premier constat fait dans «Paroles du bruit du dedans».
Voyage à travers la folie : Solo pour une danseuse et une musique électro-acoustique. un hommage à Mary Barnes – Une infirmière anglaise, qui a eu le courage « de régresser » pour parvenir à vaincre la folie. La pièce en deux actes (acte vidéo et acte dansé), sorte de danse schizophrénique, projette par le biais des images vidéo et du son électro-acoustique, la danseuse dans un "système" multiforme de mouvements à la frontière entre le théâtre et la danse. Les 04 & 05 mai à 19h 30 au Théâtre foyalais.
"Coupédécale" de Bernadot Montet à l'Atrium . Mon amour, mon impossible' pourrait être le titre de la pièce. Traverser un territoire de conflits, de réconciliations, de contradictions avec soi, avec l'autre. Le spectacle met sur le devant de la scène une manière libre et instantanée de travailler, sans figer le propos par la narration ou l'affect. Tamar Getter peint avec de la craie, matière effaçable qui disparaît. Tout s'efface aussi dans ce spectacle en forme de palimpseste.
"Substance de vie" de la Cie Tête Grainée. par Roland Sabra. 1959 au Japon, un jeune garçon, seul sur scène, danse ( Bu) frappant des pieds(Tô) sans musique, couvert de craie,mime un rapport sexuel avec un poulet suivi de l'étranglement du volatile entre ses cuisses, puis se laisse approcher, dans l'ombre, par un homme plus âgé... Le scandale immense, préside à la naissance du Butô. Tatsumi Hijikata, avec son spectacle « Hijinsky » (« couleur interdite ») vient de poser un acte.
Où va la lune? Où va Jean-Claude Zadith? Nulle part...