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Les 12, 13 et 14 octobre à 20h à l'Atrium

"DEPARTS"

de Stéphane Martelly

Mise en espace : José Exélis

 

Amel Aïdoudi, au jeu en progrès, plus maîtrisé sous la direction de José Exélis dans un long poème en prose de l'auteure haïtienne Stéphane Martelly, mis en voix, mis en espace,  dans un dialogue de corps et de cordes (  Alex Bernard à la contrebasse et Jeff Baillard à la guitare, tous deux excellents). Un spectacle rare  et de qualité d'une durée de 45 mn. "Just before dinner"

Ce qui se fait de mieux en Martnique

Sur scène pour une vingtaine de spectateurs, les autres sont à leurs places habituelles, des chaises délimitent avec le fond de scène une sorte d'arène tout en permettant à la comédienne de se déplacer dans ce public-décor. De décor pour dire vrai, il n'y en a pas, justes des espaces sculptés par la lumière. Les accessoires ? Un fauteuil-cabriolet sur roulettes et deux bassines d'eau. Et commence la danse. D'abord la danse des mots de ce long poème qui prennent chair par la voix puissante et fragile, rageuse et tranquille, tellurique et enfantine, de la jeune et belle mais surtout prometteuse Amel Aïdoudi. Mais aussi la danse dialoguée des notes et des voyelles des accords et des lettres dans la belle complicité des corps et des cordes de contrebasse (Alex Bernard) et guitare (Jeff Baillard). Et puis la danse de la chair et de la matière. La matière en l'occurrence est un fauteuil sur lequel, dans lequel, avec lequel, contre lequel, par lequel se dit ce qu'il en est des départs, de ce qui ne part pas dans un départ, de ce dont on ne peut se départir, et ce qu'ils ne sont pas, la mort, la fin , la finitude, mais une nécessité pour de nouveaux départs, quand dire "je t'aime" à l'autre l'encourage à l'oppression.Les prisons d'amour sont toujours des prisons.

Exélis et Aïdoudi, fidèles à l'auteure se livrent à un travail d'interprétation du texte qui loin d'être une clôture libère un espace d'appropriation du sens, de production signifiante que le spectateur investit d'autant plus aisément qu'il trouve respect et plaisir.

 

"Enfants esclaves.... enfants battus" de Claire Brisset . Pour la première fois, l’ONU a lancé une enquête mondiale sur les violences faites aux mineurs Pendant longtemps, la violence contre les enfants a été traitée comme une sorte de compagnon de route obligé de toute société. Une expression inévitable du sadisme ordinaire. Devant l’évidence, une telle vision ne suffit plus à en rendre compte aujourd’hui. Ce 11 octobre, en effet, sont présentés à l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, les résultats d’une grande enquête menée sur ce thème pendant trois ans sous la direction d’un juriste et ancien ministre brésilien, Paulo Sergio Pinheiro, à la demande de Kofi Annan, secrétaire général de l’ONU.

 

Les défis de la critique d’art  de Dominique Berthet Comment s’y retrouver dans le foisonnement des discours de la critique autour de l’œuvre d’art ? Entre autres qualités, l’ouvrage de Dominique Berthet fournit à la fois les moyens d’une orientation et l’occasion d’un questionnement de la « relation particulière qu’entretient celui qui projette de parler d’une œuvre avec l’œuvre elle-même » (p. 7). N’hésitons pas à saluer d’emblée l’agencement du texte : l’auteur réussit le tour de force de présenter une progression à la fois historique et analytique.  D’une part, trois grandes figures littéraires – Lessing, Diderot, Baudelaire – sont l’occasion d’une archéologie des enjeux de la critique d’art.  ...  Lire la suite par Laurent Luqu

 

La défense et le différend de Fethi Benslama . Défendre la liberté de parole d'où qu'elle vienne, s'insurger contre la censure sous toutes ses formes, et a fortiori celle qui condamne à mort, est une exigence absolue qui ne souffre aucune exception. C'est un préalable sans lequel l'idée même de parole n'est pas concevable, et, avec elle, celle de l'être humain lui-même. Liberté et dignité sont ici indissociablement liées dans ce qui pourrait être considéré comme le principe qui devance et excède tout principe. Dans ses plus hautes oeuvres, la pensée en Occident comme en Orient a conféré à ce principe la valeur d'un fondement éthique, en ce sens que la parole appelle et nomme l'altérité, sans quoi il n'y a pas de reconnaissance de l'être et de la possibilité de la paix. Jacques Lacan avait rassemblé cet enjeu dans la formule du « parlêtre »

 

Réalisation d’une filière bioéthanol aux Antilles? Le Conseil de Direction de l’ODEADOM, à la demande de la chambre d’agriculture de la Martinique soutenue par la chambre d’agriculture de Guadeloupe, a décidé de commander une étude sur les conditions de réalisation d’une filière bioéthanol aux Antilles. Celle-ci a été réalisée par le cabinet DELTA A.I.C durant le 1er semestre 2006. Cette étude analyse les problématiques soulevées par le développement d’une production d’éthanol carburant en Guadeloupe et en Martinique. L’étude présente l’ensemble des solutions envisageables sous différents aspects, et les recommandations qui en découlent pour permettre l’introduction du bioéthanol sur le marché local des carburants automobiles...

 

Marie-Jeanne dans une mauvaise passe ! Est-ce-dû à l'âge du capitaine ou bien au fait de se retrouver seul au poste de commande sans successeur désigné? Est-ce la blessure du referendum qui ne cicatrise pas? Est-ce le temps qui tout simplement révèle à tous que le roi est nu? Toujours est-il que les nuages s'accumulent dans le ciel de la marie-jeannie. La politique de la Région s'embrouille faute de visibilité. Les dernières décisions sont des réactions à des situations imposées de l'extérieur à l'exemple du raccordement au câble internet sous-marin qui s'est fait à la remorque d'une initiative prise par la Région Guadeloupe..; Lire la suite par Pierre Lhienart

 

Redeker mort ou vivant ? par Catherine Kintzler : raisons philosophiques d'un soutien sans réserve. De bonnes âmes et même des esprits distingués, devant la question du soutien à apporter à Robert Redeker, aujourd’hui menacé de mort pour avoir écrit un article sur l'islam qui a déplu à certains, s’interrogent sur la portée d’un soutien « sans réserve » et reculent devant ce qu’ils considèrent comme un forçage, une sorte de chantage intellectuel. Ils soulèvent, à juste titre, un problème. Faut-il, au prétexte du soutien à un homme menacé dans sa vie et sa liberté, faire taire toute critique quant au contenu du texte qui a valu un « contrat » sur sa tête ?

 

Entre assimilation et émancipation, l'Outre-mer français  dans l'impasse ? sous la direction de Thierry Michalon . Dès le titre, tout est dit. Ce copieux recueil de contributions signées de vingt-six enseignants, chercheurs et doctorants de Martinique, Guadeloupe, Guyane, Réunion, Polynésie et Nouvelle-Calédonie, ne prétend pas à la synthèse, ni même à esquisser une leçon globale sur un sujet délicat - la tension entre l'envie d'appartenance et la soif de revendication propre dans un débat national très houleux. 

 

Les 500 000 euros détournés de l'hôpital de Saint-Martin . La régisseuse de l'hôpital Louis-Constant-Fleming de Saint-Martin (Guadeloupe) a été placée en détention provisoire le 14 septembre à la prison de Baie-Mahaut. Poursuivie pour "soustraction de fonds public par une personne chargée d'une fonction publique", Bernardine Hanson-Lake est soupçonnée d'avoir détourné près de 500 000 euros des caisses de l'établissement entre 2004 et 2006. Une information judiciaire confiée à la juge Marine Jan a été ouverte par le parquet de Basse-Terre (Guadeloupe).

 

Intellectuels l'ère du doute . Dans une belle et bouleversante Esquisse pour une auto-analyse (Seuil, 2004), parue deux ans après sa mort, Pierre Bourdieu confiait qu'il s'était largement construit " contre tout ce que représentait (...) l'entreprise sartrienne ", symbole de l'arrogance philosophique à l'égard des sciences sociales. Sous sa plume, pourtant, Sartre n'apparaissait pas seulement comme une figure repoussoir. Sur les tâches de l'intellectuel, sur la fonction critique qui lui revient, par exemple, Bourdieu n'a jamais cessé de saluer le penseur existentialiste comme une sorte d'horizon indépassable :

 

Un supplément d’âme, par Pierre PINALIE : Installé à la Réunion, le Professeur Lambert-Félix Prudent a communiqué ses commentaires sur la langue créole dans une interview réalisée par un journal de l’île Maurice, pays où le créole est parlé parallèlement à l’anglais et au français. Dans son introduction, il pose clairement le problème de la Martinique où le créole, langue populaire, se trouve face au français qui jouit du prestige de l’école et de la littérature, et demeure la langue de l’administration et des affaires. ...

 

Les blessures de la Traite de Hugh Thomas. C'est dans la petite église de Brou, à Bourg-en-Bresse, que reposait jusqu'à la Révolution Laurent de Gorrevod, chancelier de l'Empire. Mort en 1529, Gorrevod était un proche de Charles Quint. Une faveur royale l'avait rendu immensément riche : en août 1518, le jeune roi d'Espagne lui avait accordé, par contrat, l'autorisation de déporter 4 000 esclaves d'Afrique vers l'empire espagnol. C'était la première fois qu'on autorisait une opération d'une telle ampleur.

 

De la repentance à l'Apartheid ? "Pour en finir avec la repentance coloniale" de Daniel Lefeuvre. Veut-on vraiment une France de l'Apartheid ? Si tel n'est pas le cas, alors cessons d'opposer les Français en fonction de leurs origines par l'intermédiaire d'un passé déformé. Rompons avec une repentance coloniale qui ressasse et divise au lieu de guérir. Tel est le diagnostic formulé par Daniel Lefeuvre dans son bel essai. Celui d'un historien ayant décidé de se jeter dans l'arène, non pas pour satisfaire à quelque sensationnalisme, mais afin de montrer, tout simplement, que les choses sont souvent plus complexes qu'on ne l'imagine, et cela en puisant dans son domaine de spécialité : l'étude des relations franco-algériennes.

 

Aux sources de l'obsession du passé : "Face aux abus de mémoire" de" Emmanuel Terray. Il y a une dizaine d'années, c'est autour du souvenir de la Shoah et de Vichy que s'étaient cristallisées, en France, les critiques les plus virulentes adressées au " devoir de mémoire " et aux " abus " supposés de ses porte-parole. Or voilà qu'aujourd'hui, les mêmes arguments reviennent pour fustiger ceux qui, depuis peu, entendent réclamer que le passé colonial et esclavagiste de la France ait davantage droit de cité au sein du " grand récit " national.

 

Un professeur de philo menacé de mort pour ses écrits . Pour cette seule raison nous avons décidé de le publier. Nous l'avions déjà fait en d'autres temps, en d'autres lieux. Nous ne sommes pas toujours d'accord, loin s'en faut, avec les positions  que Robert Redeker,  développe dans ses livres, dans ses tribunes au Figaro, l'Humanité, la Dépêche du Midi etc. En ce qui concerne l'article incriminé notre désaccord est profond. Le caractère orienté, la faiblesse des sources ( un article de l'Universalis), la confusion entre Islam et islamisme, la provocation un peu gratuite, tout cela est critiquable. Mais comme nous ne cessons de soutenir dans ces pages qu'il existe des fascismes brun, rouge, vert avec tous les métissages qui les accompagnent, nous nous tenons à manifester notre attachement à la liberté d'expression encadrée comme il se doit par des lois légitimes (pas d'appel au meurtre et pas de diffamation).  Nous nous sentons plus proche de Fiammetta Venner, avec laquelle nous avons partagé de nombreux combats, notamment ceux du droit des femmes à disposer librement de leur corps, c'est pourquoi nous publions son point de vue. Roland Sabra

 

Face aux intimidations islamistes, que doit faire le monde libre ? par Robert Redeker. Les réactions suscitées par l'analyse de Benoît XVI sur l'islam et la violence s'inscrivent dans la tentative menée par cet islam d'étouffer ce que l'Occident a de plus précieux qui n'existe dans aucun pays musulman : la liberté de penser et de s'exprimer. L'islam essaie d'imposer à l'Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d'un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l'école, accusation d'islamophobie contre les esprits libres.

 

"Agoulouland" ou les limites du théâtre militant . La consommation est un procès de production de signes qui en eux-mêmes ne signifient rien mais qui dans leur articulation finissent par faire discours. Discours des objets qui comme tout discours a ses balbutiements, ses ratés, son emphase et ses lapsus, ses fautes de goût, si l'on préfère. Discours qui dit quelle place on occupe dans la construction du mythe qu'elle représente. Représente au sens fort du mot puisqu'il s'agit de dire à la place d'ego et qui dit ce qu'est ego. Le concept freudien qui s'en approche le plus est sans doute celui de "représentant-représentation" que Freud utilise à propos du rapport de la pulsion avec son représentant et que l'on peut entendre comme inscription d'un signe, d'un signifiant. La fonction de ce discours est classifiante (Cette voiture? Elle est classe!), elle assigne à une place elle-même déterminée par l'ensemble des autres discours tenus dans la sphère des échanges, par les autres protagonistes... par Roland Sabra

 

- Les bienveillantes - de Jonathan Littel : Les raisons qui nous poussent à dévorer un pavé dont le narrateur est un SS. Le mal pour être bien par Daniel Sibony . Comment comprenez-vous qu'on se jette sur ce pavé - Les bienveillantes - où le narrateur est un SS? Les lecteurs sont pris entre deux tendances. L'une, qu'on leur a inculquée, c'est la "banalité du mal": n'importe qui d'entre nous aurait pu être à cette place et aurait fait ces choses atroces; et l'autre, plus juste et plus subtile, c'est: voyons un peu ces horreurs pas banales que moi je n'aurais pas faites ;je veux comprendre un homme qui peut en avoir traité d'autres d'une façon aussi terrible.

 

Etc_caraibe communique sur ses activités . L'association d'artistes est subventionnée par la DRAC Martinique, Guadeloupe et Guyane, la Région Martinique et Guadeloupe et le Conseil Général Martinique, avec le soutien de la SACD/Beaumarchais,de la ville de Paris et de l’IFPC Unesco. Elle poursuit ses actions pour la promotion des auteurs dramatiques de notre région, de Caracas à Cuba. Elle continue à se battre pour leur reconnaissance avec toujours autant de passion et d’enthousiasme. Après trois ans de fonctionnement riches en évènements, il nous semble important, de faire avec vous qui nous avez toujours soutenus, un point sur nos activités.

Conseil Régional : Un ordinateur portable pour tous les étudiants des classes préparatoires aux grandes écoles ... en Guadeloupe ! A quand l'éducation comme priorité en Martinique? A quand la démocratisation de l'accès à l'Internet? A quand la réduction des inégalités? A quand une politique de développement autonome? A quand... ? Même si cette mesure n'est pas un exemple de démocratisation, les élèves des classes prépas sont pour l'essentiel issus des CSP les plus favorisées, elle témoigne de la priorité accordée à la formation d'une relève pour le pays.

"La commission permanente de la Région concrétise ainsi les efforts menés depuis 2004 afin d’offrir aux lycéens de la Guadeloupe un large accès aux outils informatiques les plus modernes. En effet, la maîtrise des outils informatiques est en effet plus que jamais indissociable de la réussite scolaire et davantage encore au regard des exigences des filières d’excellence que sont les grandes écoles scientifiques, littéraires ou commerciales. Cette opération, qui s’inscrit pleinement dans la politique d’égalité des chances voulue par le président du Conseil régional, représente un investissement de 245.000 €".. Sur le site du CR Guadeloupe.

 

« Les Antillais au miroir des autres » d’Émile Désormeaux . C’est un surprenant ouvrage que nous a livré Émile Désormeaux, sous un titre poétique et attirant. Peut-être en effet est-il le premier à écrire que les militants locaux sont quasiment tous fonctionnaires avec leurs 40 %, et que parmi eux les retraités sont nombreux. Et quand il nous dit qu’aux yeux des étrangers, les Français sont des professionnels de la contestation, il n’oublie pas d’ajouter que l’élève a dépassé le maître dans la promptitude à faire grève. Avec d’innombrables citations et un recours permanent à l’Histoire, l’auteur nous promène de par le monde afin de décrire l’état des choses dans une très grande objectivité... par Pierre Pinalie

 

"Indigènes" de Rachid Bouchareb primé à Cannes 2006 . C'est une page occultée de l'histoire de France qu'entend retracer Rachid Bouchareb : 130 000 tirailleurs maghrébins et africains s'engagèrent en 1943 dans l'armée française pour libérer la " mère patrie " de l'ennemi nazi, que la hiérarchie militaire coloniale appela " indigènes ". Parmi ces soldats morts au champ d'honneur, on retrouve, sur le site Internet du ministère de la défense, les noms de Debbouze, Bouajila, Zem et Naceri. C'est dire l'investissement des quatre acteurs principaux de cette épopée qui, au-delà du défi artistique, rendent hommage à leurs ancêtres.

 

Bérard Bourdon met en scène "Agoulouland"  "La frontière du talent ne se superpose pas à celle qui sépare comédien professionnel et comédien amateur". « Agoulouland » pose le problème de la surconsommation dans laquelle la majorité des martiniquais est tombée les yeux fermés avec son cortège de maladies somatiques, diabète, maladies cardio-vasculaires etc. mais aussi et c'est peut-être le plus important, avec une dimension d'aliénation  qui valorise systématiquement les produits importés et déclasse tout aussi systématiquement les rares produits locaux qui subsistent...


Le cinéma de Wong Kar-wai par Selim Lander .  Une rétrospective Wong Kar-wai a été organisée en septembre 2006 à l’Institut de l’image d’Aix-en-Provence. Retours en arrière : (...) les fans de Wong Kar-Wai sont avant tout des amoureux de la forme, ou de l’art pour l’art. Ceux d’entre eux qui ont encore le goût de lire ont certainement une attirance du même genre envers Proust, ou plutôt son écriture. En effet, quelles que soient les subtilités de la psychologie de cet auteur, la finesse de ses analyses de la société, c’est son style inimitable qu’ils révèrent surtout. Inimitable, certes, à ce degré de perfection, dans les lettres. Mais il n’est pas interdit de le transposer dans d’autres formes d’expression. Et peut-être, après tout, WKw nous offre-t-il un équivalent cinématographique de Proust.

Il y a cinquante ans, l' "épiphanie du monde noir ". Paris, 19 septembre 1956, amphithéâtre Descartes de la Sorbonne. Le premier Congrès international des écrivains et artistes noirs s'ouvre sur le discours d'un homme qui a porté de bout en bout cette première réunion de l'intelligentsia du monde noir, représentée par 63 délégués venus d'Afrique, d'Amérique, d'Inde et des Caraïbes. Alioune Diop (1910-1980) a déjà derrière lui " plus de quinze années d'obstination au service de la culture noire ". Il est le fondateur de la revue (1947) puis de la maison....

Wole Soyinka : " Le discours racial est, hélas, bel et bien vivant ". L'écrivain nigérian, Prix Nobel de littérature 1986, président de la Communauté africaine de culture (CAC), était présent, mardi 19 septembre, à la Sorbonne. "J'ai accepté de devenir président de la Communauté africaine de culture il y a un an, à la requête de Mme Diop et avec les vifs encouragements d'Aimé Césaire. J'ai accepté parce qu'Alioune Diop, un homme immensément respecté qui a succombé à la stupidité du gouvernement militaire du Nigeria lors du Festival mondial des arts nègres (Festac), en 1977, était comme mon frère aîné.
Le ministère des illusions perdues . Impuissant sur le dossier des intermittents, contrarié sur le téléchargement… Faute de vraie politique culturelle, Renaud Donnedieu de Vabres joue les illusionnistes. RDDV, ministre sans pouvoir ? Analyse d’un mal profond. La remarque est cinglante. Dans la bouche d’un conseiller ministériel, elle devient accablante : « L’année 2005 se sera achevée avec deux dossiers particulièrement épineux pour le ministère de la Culture, les intermittents du spectacle d’une part et les droits d’auteur de l’autre. Dans les deux cas, alors qu’il s’agit de questions réellement stratégiques et quotidiennes pour lui, il est frappant de constater que ce ministère ne dispose toujours pas d’une réelle expertise. »
Un livre de Noam Chomsky s'offre une seconde jeunesse grâce à Hugo Chavez Un livre de Noam Chomsky, l'intellectuel de gauche américain, virulent détracteur de l'administration Bush, caracole en tête des meilleures ventes sur le site d'Amazon après que le président vénézuélien Hugo Chavez en a fait l'éloge mercredi 20 septembre à la tribune des Nations unies."Les Américains devraient lire ce livre Hegemony and Survival : America's Quest for Global Dominance, plutôt que de regarder Superman" a déclaré Hugo Chavez...
Festivals et développement touristique : le retard de de la Martinique par Roger Jaffory . La saison estivale qui vient de s'écouler, a vu exploser dans l'hexagone , son feu d'artifice habituel de festivals, rivalisant d'originalité et de succès. Qu'en est-il en Martinique ?
28 Oktòb 2006 - Jounen kréyòl Madiana(Chèlchè) dépi 2è jik 10è oswè .Organisé par l' Association Poétique les Griots de la Martinique. Demandez le programme...
Le rythme bèlè & le blues de La Réunion : Danyel Waro . Pour sa huitième résidence, du 2 au 7 octobre, La Maison du Bèlè reçoit Danyel Waro, musicien réunionnais qui défend les couleurs de sa patrie à travers le maloya. Comme le bèlè, le maloya est une musique issue des plantations accompagnant les escla­ves dans leur labeur. Comme le bèlè, il a été rejeté, dénigré et oublié. Comme le bèlè, un sursaut identitaire a réveillé les consciences le faisant sortir de l'indifférence. Deux histoires parallèles vont se croiser grâce aux artistes des deux régions : la Martinique et la Réunion. Nul doute que les mélomanes apprécieront le rythme du bèlè mêlé au blues de La Réunion, le maloya.
Les miroirs de l'homme occidental, La première grande exposition temporaire du Musée du quai Branly, " D'un regard l'Autre ", s'ouvre le 19 septembre .... l'exposition d'Yves Le Fur, placée sous les auspices de la navigation et de la cartographie, est une perpétuelle mise en abyme, une interrogation sur la succession des regards portés par l'homme occidental, sur le " sauvage " rencontré sur des rivages inconnus. L'Européen sera tour à tour intrigué, séduit et dégoûté par ces civilisations sur lesquelles il ne manquera pas de projeter son imaginaire.
"Sexus politicus" de Chistophe Deloire et Christophe Dubois . La sexualité des responsables politiques est-elle un sujet de curiosité légitime pour les journalistes et pour leur public ? Longtemps négative, en France, la réponse à cette question tourne de plus en plus au positif, sous la pression de la presse people et d'une remise en question générale de la frontière entre vie privée et vie publique. Christophe Deloire et Christophe Dubois, les auteurs de Sexus politicus, disent avoir reçu un bon accueil auprès des personnalités qu'ils ont sollicitées pour leur enquête.

Patrick Vieira : si c'était à refaire, je le referai ! Le joueur a affirmé qu'il serait prêt a inviter de nouveau les ex-squatteurs de Cachan, si l'occasion se représentait.Le capitaine de l'équipe de France de football Patrick Vieira, interrogé dimanche 17 septembre dans Téléfoot, a expliqué que "si c'était à refaire, (il) le (referait)", au sujet des billets de match donnés à des ex-squatteurs de Cachan et de la polémique politique qui avait suivie.

Guyane : Mort du major Claverie : un suspect arrêté . Le major Alain Claverie s'était noyé lors de l'interpellation d'un orpailleur en Guyane. Le responsable présumé de sa mort a été interpellé. L e responsable présumé de la mort d'un sous-officier de gendarmerie, Alain Claverie, lors de l'interpellation d'un orpailleur clandestin surinamais en janvier en Guyane française, a été arrêté vendredi 15 septembre, a annoncé samedi soir 16 septembre le ministère de l'Outre-Mer.

L'association KALBAS LO LAKARAYIB, a vocation d'organiser ,chaque année, un concours de poésie en langue créole de la Caraïbe qui est placé sous l'égide du regretté Gilbert Gratiant. Nous avons reçu 180 textes de Martinique, Haîti, Guadeloupe expédiés par 71 participants, et parmi ces envois, il y a des poèmes de grande qualité...

Le 28 octobre 2006 (Journée Internationale du Créole) six trophées seront remis au Théâtre Municipal de Fort-de-France...

Crimes de guerre au Liban . Comptables macabres, prenez vos calculettes, quant à nous, nous continuerons de croire que le sang des uns est égal au sang des autres, qu'il est de même couleur. La Paix ? Maintenant !"Le fait qu'Israël ait également commis de graves violations ne justifie d'aucune manière celles du Hezbollah".Les civils n'ont pas à payer le prix de conduites ne respectant pas le droit, d'où qu'elles viennent." Amnesty International.
1956-2006 : Cinquantenaire du 1er congrès international des écrivains et artistes noirs

Sous le haut patronage de :

Koïchiro Matsuura Directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture

Abdou Diouf ancien Président de la République du Sénégal, Secrétaire général de l'Organisation internationale de la Francophonie

 

Aimé Césaire Ecrivain, maire honoraire de Fort-de-France

 

Wole Soyinka Prix Nobel de littérature, président de la Communauté Africaine de Culture, ambassadeur de bonne volonté de l'UNESCO

Biographies des Intervenants au Congrès de 2006 pour le 50e anniversaire du 1er Congrès International des Écrivains et Artistes Noirs (Programme de la matinée)

Ti Jean et Monsieur le roi (Ti Jan é Misié li wa) Contes de la Martinique . Christine Colombo, après avoir étudié doctement le conte créole, entreprend de démentir l'adage qui voudrait que "ce que l'on ne sait pas faire on l'enseigne!" En effet elle publie ces jours-ci un recueil de contes créoles "Ti Jean et Monsieur le roi (Ti Jan é Misié li wa)", travail de mémoire , travail de la nostaglie d'un temps qui n'est plus et qui pourtant demeure. Elle a bien voulu répondre à quelques questions.
‘Métaphores corporelles’ Stage d’acteur corporel, animé par la Cie Escale
Intervenants : Hugues Hollenstein et Grit Krausse
Du lundi 6 au vendredi 10 novembre 2006 . Comment construire des métaphores corporelles ?
Comment s'inscrivent-elles dans le jeu ? Comment le renforcent-elles ?
« L'acteur corporel utilise le mouvement pour souligner l'intensité dramatique, suspendre le temps, ou bien encore proposer une autre lecture d'une situation. Partagé entre le plaisir de la performance physique et l'acteur économe de ses mouvements, il fabrique des variations corporelles à partir de ses propres associations de pensées, intuitives ou réfléchies.

En Martinique, la rentrée se fait en « tenue » , de Patrice Louis . Dans les écoles martiniquaises, les élèves, qui ont repris le chemin des classes lundi 4 septembre, portent un uniforme. Une habitude qui date de plus d'un siècle. Aujourd'hui, la « tenue », comme on l'appelle volontiers, est présente dans les écoles primaires et les collèges, mais pas dans les lycées.

Dangereuse exception : Pourquoi la circulaire Sarkozy exclut-elle de la régularisation les « sans-papiers » d'outre-mer ? , de David Dahomay Dans une circulaire datant du 13 juin, le ministre de l'intérieur s'adressait aux seuls préfets de « métropole » concernant la régularisation éventuelle de ressortissants étrangers en situation irrégulière. Donc, cette circulaire excluait de facto tous les territoires de la République extérieurs à la « France hexagonale » : de la Corse à Saint-Pierre-et-Miquelon, en passant par les départements d'outre-mer.
Guadeloupe : Les séquelles de l'esclavage , de Benoît Hopquin .  Silence, oubli, les Guadeloupéens ont volontairement gommé de leur mémoire deux siècles d'avanies. Des traces demeurent pourtant, dans les sensibilités plus que dans les pierres. Couchée sur l'Atlantique, Marie-Galante rêve. Elle regarde sans vraiment les voir les touristes diaphanes qui débarquent sur le port de Grand-Bourg. Ils ont fait une heure de bateau depuis Pointe-à-Pitre pour se coller à son sable chaud et manger du poisson avec les doigts. Ils effleureront paresseusement cette île puis s'en iront, la peau hâlée, une bouteille de rhum sous le bras.
Crash de Maracaibo : la Martinique tente d'achever son travail de deuil ,de Patrice Louis . Il y a un an, le 16 août 2005, la catastrophe aérienne de la West Caribbean avait fait 160 morts au Venezuela. Avec le premier anniversaire du crash de Maracaibo (Venezuela), « les gorges se nouent, les coeurs se serrent, les tripes se tordent ». Georges Venkatapen, le président posé de l'Association des victimes de la catastrophe aérienne (AVCA) du 16 août 2005 décrit bien l'ambivalence des sentiments de celles et ceux qui ont perdu un parent ou un proche. Ce jour-là, vers 3 heures, un charter de la West Caribbean ramenant du Panama 152 Martiniquais s'est écrasé au Venezuela. Tous les passagers et les huit membres de l'équipage colombien ont péri.
Entretien avec Guillaume Suréna : Aix-en Provence, juillet 2006, au détour d'une salle de l'exposition consacrée à Cézanne, rencontre inopinée avec Guillaume Suréna. Il est en fort savante compagnie, à la sortie d'un colloque d'historiens de la psychanalyse. En vacances le travail de l'analyse continue. L'homme est complexe, sans se départir de sa jovialité, il n'hésite pas à récuser les questions de l'intervieweur qui lui semblent emprunter à des catégories pensantes qu'il estime être le signe d'une importation d'un lacanisme parisien. Freudien orthodoxe, viennois même comme il se définit, il dialogue avec tous, y compris certains «père-Ok» « lacanolâtres » de l'île. Il se dit dans la profession que s'il ne restait qu'un analyste en Martinique, il serait celui-là. Entretien avec Roland Sabra.
Sur un autre ton . Bruno Mantovani, 31 ans, compositeur de musique savante. L'oeuvre de ce Français qui ne mâche pas ses mots est déjà interprétée par les plus grands, de la Scala à Carnegie Hall. Il ressemble à un jeune bassiste rock à l'aise dans ses baskets, saute en l'air dès qu'il entend Do I Do de Stevie Wonder, qu'il place «très haut», mais c'est, de fait, le compositeur contemporain français le plus en vue du moment. Non qu'il sacrifie à la moindre mode, appartienne à une clique, flatte public ou médias. Tout au contraire. Il synthétise, avec une puissante liberté de ton, les qualités allemandes de rigueur formelle, françaises de raffinement et méridionales de vitalité fusante.
Jacques Schwarz-Bart marie le jazz et le gwo ka . Saxophoniste guadeloupéen établi à New York, il présente au festival de la Villette son album de fusion avec la musique de tambours de son île. «MON INTENTION n'est pas de restituer quelque chose qui existe, le gwo ka des soirées léwoz ou le jazz du label Blue Note. Mon intention était de définir un espace sonore qu'on ne peut trouver ailleurs parce que j'en ai créé les paramètres selon mes propres besoins émotionnels.»
Huppert et Adjani remontent sur les planches à la rentrée . Isabelle Adjani dans le privé, Isabelle Huppert dans le public : c'est le match de la rentrée théâtrale. Les deux comédiennes, qui ont l'une et l'autre débuté très jeunes, à l'orée des années 1970, se retrouvent une nouvelle fois face à face : au Théâtre Marigny, Adjani joue Marie Stuart dans une pièce de l'auteur allemand Wolfgang Hildesheimer (1916-1991), méconnu en France. Huppert a choisi un autre Allemand, Heiner Müller (1929-1995) et son Quartett que met en scène l'Américain Robert Wilson à l'Odéon-Théâtre de l'Europe.

"Phèdre" . Une critique de Christian Antourel . Cet article d'une teneur très différente de celle des critiques de Roland Sabra n'a pas été publié quand la pièce a été jouée en Martinique. On le regrette car la confrontation de points de vue différents, divergents est ce à quoi Madinin'Art est le plus attaché. "Que mille fleurs s'épanouissent, que mille écoles rivalisent." Philippe Adrien, piqué au vif par les sévères critiques émises dans Le Naïf et sur ce site, on se souvient de la violence de sa réaction,a pris (enfin!) les choses en mains et compte présenter du 12 septembre au 08 octobre au Théâtre de la Tempête à la Cartoucherie de Vincennes, cette Phèdre entièrement revisitée. A suivre...

Lettre ouverte à Greg Germain et Marie-Pierre Bousquet de Yoshvani Medina. Vous écrire équivaut à être encore en Avignon, à revivre ces moments tellement spéciaux que vous nous avez offert : je me vois encore en train de préparer la scène pour jouer ; de la défaire, une fois que le sortilège a eu lieu ; de tracter dans cet Avignon vôtre, qui maintenant, d’une certaine façon est à nous ; d’apprendre avec ces gens merveilleux que vous avez fait converger dans votre théâtre ; de prendre position dans cette lutte que vous menez, pas pour les idées qui vous donnent le pouvoir d’un festival, mais pour un festival d’idées qui donnent la priorité à l’artistique et à l’humain
La rentrée des associations martiniquaises de psychanalyse. Le programme des séminaires, colloques, réunions et autres groupes de travail du G.A.R.E.F.P. la première et plus ancienne association martiniquaise de psychanalyse. L'ALI est née plus tardivement,  a aussi son programme.
Une audience à « Huis Clos » pour cette pièce de Jean Paul Sartre, une critique de Christian Antourel. mise en scène par Jean José Alpha à l’Atrium en clôture de « Ecritures métisses » .Entre nous, il n’y a rien à pardonner à ce théâtre d’auteur, aucune circonstance atténuante donc pour cette « pièce d’identités ». Ce soir-là, aucun Molière n’a été attribué, et ce n’est que justice. Etions-nous seulement à cette nuit des Molières ? Ce n’est ni l’endroit … ni l’envers. Allons plutôt d’un satisfecit reconnaissant au premier prix du courage d’abnégation et de bonne volonté qu’il faut pour se jeter ainsi dans le « feu éternel » du génie sartrien.
«Jeunes femmes toutes couleurs cherchent Arc en Ciel désespérément» , critique de Christian Antourel . Cette pièce est un cri. Une revendication forte de la lumière, d’un ailleurs meilleur où elles ne veulent être « ni putes ni soumises » plus jamais ça ! Elles cherchent l’arc en ciel, manifeste d’après douleurs, un début de cicatrice sur le chemin d’une majesté : la femme. Paulette Williams a mordu la poussière des trottoirs du New Jersey à la Californie, du Dakota à New Yok, descendu jusqu’à la plus basse marche du gouffre d’être femme noire, entre les mains de l’injuste société américaine peu sensible à son existence d’individu en souffrance.
Une petite musique de mort, par Georges Bensoussan . Aux jeunes d'aujourd'hui, le conflit du Proche-Orient paraît éternel. Il leur semble qu'avant 1967 (bientôt quarante ans...), la paix régnait dans la région jusqu'à ce que la guerre de six jours (juin 1967) vienne y mettre un terme en détruisant au passage l'Etat palestinien qu'ils imaginent établi en Cisjordanie et à Gaza. Ce brouet d'ignorance nourrit une doxa qui a fait de ce conflit le coeur du monde, à l'instar des prophéties apocalyptiques qui, jadis, situaient à Jérusalem la rédemption de l'humanité.
Le multiculturalisme doit servir la liberté, par Amartya Sen. Les Britanniques ont confondu respect des identités et conservatisme culturel. Au risque d'aggraver le repli communautaire .Tout a commencé au Canada. Et sous les meilleurs auspices. En 1971, le Canada fut le premier pays du monde à faire du multiculturalisme une politique officielle. Comme s'en glorifie le site Internet du Patrimoine canadien, " le Canada a proclamé la valeur et la dignité de tous les Canadiens et Canadiennes, sans égard à leurs origines raciales ou ethniques, à leur langue ou à leur confession religieuse ".
Chronologie d'une bouffée délirante . par Roland Sabra Comment à partir de trois fois rien, un article factuel, se monte un épisode délirant donnant lieu à une rationalisation a posteriori, d'autant plus efficace qu'elle se trouve renforcée du branchement d'autres machines paranoïaques ( au sens de l'Anti-Oedipe), ou comment la haine de la pensée et sa passion qui nous travaille se logent chez les intellectuels avec une prédilection toute particulière, dans le domaine politique et/ou sexuel.
La diaspora débarque, de Claude Moïse . Aucune comparaison avec Les Blancs débarquent de Roger Gaillard. Il fut un temps, tout de suite après 1986, le retour en force des exilés haïtiens suscitait la curiosité et laissait perplexe. On ne savait pas encore comment vivre avec cette intrusion, parfois bruyante, dans le sociopolitique haïtien alors que le bouleversement post dictatorial ne posait pas de façon significative la question de l’intégration de la diaspora dans la projection d’une hypothétique refondation nationale. Tout était d’ailleurs confus, et les confusionnistes avaient beau jeu de surfer sur les préjugés.
« Petite négresse », critique de Christian Antourel . C’était au Théâtre de Fort de France, un conte joué de mille facettes restituées. Une manière poétique et captivante de traiter les bouleversements et les sucres d’un passé amnésique.
Mais de théâtre point et heureusement : le vêtement trop large, trop lourd du théâtre intégral n’aurait pas trouvé grâce à nos yeux. C’est bien que ces comédiens n’aient pas l’ambition d’être ici des comédiens du théâtre machine, véritable écho des êtres, des rêves et des mots.
« Belles Vagabondes » Textes de Colette, critique de Christian Antourel .Plus que du théâtre, c’est la vraie Colette drapée dans son époque, que veut nous montrer François Bourgeat … Reste que sa mise en scène est ingénue et pas libertine. C’est Colette elle-même qui construisit sa légende, dans l’imaginaire livrée à ses lecteurs de la petite Claudine, puis de la comédienne libérée, sur les planches parisiennes, elle crée l’illusion du masque et de la plume dans la magie de la vie éclipsant tout ce qui n’est pas rêve et paillettes...
Blue-s-Cat de Koffi Kwahulé, critique de Alvina Ruprecht . Cette année, la programmation de la Chapelle du Verbe incarné nous a révélé le travail magistral de Koffi Kwahulé, auteur dramatique prolifique d'origine ivoirienne. Cette fois -ci cependant, il revient sur les tréteaux avignonnais en tant que metteur en scène d'une de ses propres textes : Blue-s-cat, fortement marqué par le jazz : un texte structuré comme les mouvements d'un "blues"...
Echos d'Avignon : "Dimanche avec un Dorlis", critique de Alvina Ruprecht . Créée à la Chapelle du verbe incarné en 2004 , la pièce de Chamoiseau est reprise cette année en Avignon avec la même distribution. Décidément , Greg Germain a une prédilection pour la psychanalyse, surtout depuis sa mise en scène de la Damnation de Freud ou les ethnopsychanalystes ont voulu montrer l'efficacité de certains rituels africains qui ont précédé de loin la psychanalyse européenne.
Le nationalisme communautaire rampant par Serge Harpin . La production et la diffusion des idées, certes essentielles, ne suffisent pas, je l’ai toujours pensé, pour définir la fonction intellectuelle. Il faut nécessairement y ajouter une autre dimension primordiale dans l’ordre des valeurs, à savoir la responsabilité morale par rapport aux idées produites et diffusées ; autrement dit, c’est un impératif catégorique que de se préoccuper des conduites que ces idées peuvent induire et par conséquent des valeurs qu’elles véhiculent dans leur contenu comme dans leur finalité. 
 La rencontre de deux hommes, Dominique Berthet et Ernest Breleur. Durant dix ans (1996-2006), le premier universitaire et critique d’art, l’autre artiste plasticien entament un parcours dans un lieu où ils vivent et travaillent : la Martinique. Un dialogue qu’ils nourriront et qui enrichira l’analyse de l’esthéticien dans ce livre. Des propos repris par l’auteur dans la dernière partie des corps énigmatiques d’Ernest Breleur. Trois interviews majeures qui tracent les pistes empruntées par l’artiste pour sculpter pas à pas sa propre contemporanéité avec comme principale préoccupation la problématique du corps. Ce corps à corps avec l’œuvre, Dominique Berthet nous l’offre dans la première partie de l’ouvrage... lire la suite par Jean-Marc Terrine
UMOJA : un show superbe comme une planche de salut pour les jeunes des townships de Soweto . Raconter l'histoire multimillénaire d'un peuple à travers sa musique, ses chants et ses danses tel est le pari magnifiquement réussi de deux femmes sud-africaines, Thelmi Nyandemi, ancienne danseuse étoile d'un spectacle renommé «  Ipi Ntombi » et Todd Twala, chorégraphe qui dans les vingt dernières années du vingtième siècle décidèrent d'unir leur forces et de mettre au service d'une noble cause.... par Roland Sabra
Esclavage moderne: un couple condamné à 3 mois de prison ferme . Le tribunal correctionnel de Nanterre a condamné jeudi un couple d'origine ivoirienne à 18 mois de prison dont 3 mois fermes pour avoir maltraité et employé à domicile sans les payer deux mineures ivoiriennes pendant plusieurs années. Adeline Kouassi, 42 ans, et son compagnon Zacharie Ediaho, 40 ans, ont également écopé d'une amende de 3.000 euros chacun. Par ailleurs, ils devront payer solidairement 10.000 euros de dommages et intérêts à chaque victime, Eliane A. et Sophie A., ainsi qu'un euro au Comité contre l'esclavage moderne (CCEM), partie civile dans le procès.
 

 

Moi, Corps... de Mickaëlle Lorédon et Kelly Guillaume . Le corps féminin, objet du désir masculin, devient pour les femmes artistes objet d'attention et de réflexion. Elles s'interrogent sur leur identité culturelle, sexuelle, sociale ; elles doivent se positionner par rapport aux artistes masculins d'où le double questionnement de femme et d'artiste.Trois générations de femmes se succèdent dans un travail sur la nature féminine. La première génération inaugure un travail plus violent sur le corps désexualisé et personnel au point de procéder parfois à des automutilations ou à des mises en scène de leur corps souffrant.

 

 

Le festival OFF d'Avignon : premiers échos caribéens : Partager le même esprit de compétition, la même passion pour les arts de la scène et du théâtre de haut niveau, avoir la flamme tendre et pure ; la dilection pour « toutes les esthétiques du spectacle vivant », pour tous les courants de la création, cela méritait bien un podium.
Quand s’installe le off, la ville n’est plus. Seul n’a d’intérêt son Festival qui échappe au temps.
Depuis près de quarante ans est né ce phénomène théâtral et sociologique sans précédent. Cette année ce sont près de 630 compagnies pour 770 spectacles qui auront été présentés dans 113 lieux du Festival Off.... de Christian Antourel

 

 

À Pointe-à-Pitre, une radio attise les rivalités communautaires . Rites vaudous, maladies infectieuses : les Haïtiens sont accusés de propager tous les maux dans une société déjà fragile. Le 12 juin dernier, date de sa prise de fonction à Basse-Terre, le nouveau préfet de Guadeloupe a été accueilli par un attroupement de maraîchers venus déverser 500 kg de tomates en bas de ses bureaux. Ces petits cultivateurs, qui peinent à écouler leur production sur les marchés, supportent en effet de plus en plus mal la concurrence « déloyale » de travailleurs clandestins embauchés à bas prix.

 

 

Œuvres Sacrées de Pergolèse, Mozart, Vivaldi, César Franck, Palestrina, Grandados par l’ensemble « Madin’Voices » . En « avant première » de manifestations à venir dans le cadre d’un partenariat avec le C.H.U. LA Meynard. Etonnant voyage que celui auquel invite la chapelle du Centre Emma Ventura dans son décor simple d’encens, pétri de cœur et d’espérance. C’est une «alcôve » offerte à une musique sacrée volontairement sacrifiée sur la paroi christique, pour que seule l’harmonie nous revienne en thème musical onirique. Son iconographie est pieuse et sensuelle à la fois. On traverse avec une grâce fragile un univers poignant ou le déterminisme religieux n’altère en rien les rythmes, les mouvements, les circulations d’une écriture vocale éclairée par le haut. Au contraire cette idée sacerdotale crée le besoin d’une attention particulière, une concentration maximale, pour que passe l’éloquence d’une musique souveraine, épanouie, en quasi lévitation.

 

 

La Guadeloupe submergée de clandestins haïtiens . Acheminés par des passeurs, ces sans-papiers fournissent une main-d’oeuvre bon marché aux exploitations de canne à sucre. Mais alimentent aussi la xénophobie.
Une importante vague d’immigration clandestine sévit en Guadeloupe depuis 2003. Selon les estimations, entre 10 000 et 80 000 Haïtiens en situation irrégulière séjourneraient ainsi sur l’archipel, pour une population totale de 420 000 habitants. Résultat : malgré une récente baisse de ce flux, le président socialiste du conseil régional, Victorin Lurel, dénonce aujourd’hui « un véritable risque de pogrom entre communautés ».

 

 

La France résiste au comptage ethnique . Compter les minorités visibles ? A l'inverse de certains pays anglo-saxons, la France s'y est jusqu'à présent refusée, au motif - gravé dans le marbre constitutionnel - que la République ne connaît que des citoyens, " sans distinction d'origine, de race ou de religion ". La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL) l'a rappelé, dans un avis du 8 juillet 2005 : si le droit français autorise la collecte de données sur la nationalité et le lieu de naissance d'un individu et de ses parents, il interdit de " recueillir des données relatives à l'origine raciale ou ethnique réelle ou supposée ".

 

 

An Nou Allé invite la fédération guadeloupéenne du Parti socialiste à regarder la réalité en face : An Nou Allé regrette que les socialistEs guadeloupéenNEs se cachent derrière la religion ou la tradition pour refuser de regarder la réalité guadeloupéenne, antillaise et française en face. Nous, GuadeloupéenNEs lesbiennes, gais, bi & trans, nous, leurs frères et soeurs martiniquaiSEs, guyanaiSEs et françaiSEs, nous, NoirEs lesbiennes, gais, bi & trans en France, ne sommes pas hors la société ­ qu'elle soit "judéo-chrétienne" ou pas. Nous ne sommes pas hors la tradition. Nous ne sommes pas hors la République.

 

 

Le colonialisme : entre vérité historique et polémique politique : Dans un message lu en son nom par Mohamed Ali Boughazi, conseiller auprès de la présidence de la République, le président Bouteflika a estimé que la colonisation française "est la forme la plus barbare qui soit, en ce sens qu’elle était caractérisée par la destruction et les violations flagrantes des droits naturels et civiques les plus élémentaires du peuple algérien". "Plusieurs historiens français intègres ont levé le voile sur les crimes odieux commis par le colonisateur contre le peuple algérien et ont fait la lumière sur la réalité des pratiques abjectes qui demeureront un point noir dans l’histoire de la France coloniale", a souligné le Président de la République.

 

 

La grosse déception des militants issus de l'immigration ou des DOM : Une seconde fois, en fin de journée, samedi 1er juillet, le député de Guadeloupe reprend la parole dans la salle bondée de la Mutualité, à Paris, "le coeur gros". "Je viens de remettre ma démission (de la direction) à François Hollande, explique M. Lurel, en reprochant au PS de ne pas tenir ses engagements. Comme si l'unité se confondait avec l'uniformité. Comme si j'étais un fieffé communautariste. Camarades, adieu. L'aggiornamento n'aura pas lieu !

 

 

Nicole Cage-Florentiny : Un écrivain trahi en direct, par le cœur de son dernier roman ? Ses lecteurs veulent savoir qui se trouve derrière l’œuvre A la Mairie de Schoelcher, sous le haut patronage de la Bibliothèque Schoelcher « A livre ouvert », Monsieur Piere-Louis Maynie, Sociologue, abordera les questions et le livre. La voici précise au rendez-vous. Ce qui prime d’abord est que tout son être est posé, tranquille, presque absent. On dirait qu’elle est ailleurs. Nicole Cage-Florentiny aurait-elle le don d’ubiquité ? Elle sait être dans le passé et au présent à la fois. Silhouette et regard droits, vision circulaire des faits et des êtres, voix douce, sourire et passion, écriture « militante »... Lire la suite par Christian Antourel

 

 

Au Brésil, le sombre destin des gardiens noirs . Luis Fernando Verissimo, l'intellectuel le plus lu au Brésil, écrivit : «Les stéréotypes raciaux auraient dû favoriser une théorie inverse, car, selon ces préjugés, les Noirs sont plus agiles et plus souples, donc de meilleurs gardiens, potentiellement, que les Blancs. Mais, quand Barbosa a encaissé ce but de Gigghia, en 1950, cela alimenta les pires théories contre les gardiens noirs, théories qui se sont ensuite enracinées de plus en plus profondément jusqu'à devenir superstition.» Une superstition qui dure. Depuis Barbosa, les équipes brésiliennes en Coupe du monde n'ont plus jamais fait confiance à un gardien noir en tant que titulaire. Jusqu'à Dida.

 

 

Tenter l’aventure de « L’Amant »  Un changement nécessaire pour l’amour….Et pour Yoshvani Médina ! Lorsque la libido se retire, que l’amour fiche le camp, Harold Pinter, suggère de ne refuser aucune émotion, mais de se laisser prendre par l’étrangeté d’être le jouet des illusions, de l’imaginaire, de pénétrer les abysses de la nature humaine . Ne récuser aucune idée, aucune expérience, jusqu’à « L’Amant », dressé contre la routine. Yoshvani Médina, voulait-il nous montrer des secrets d’alcôve, avons-nous été les voyeurs forcés de ce couple, en va-et-vient, à la recherche du…bonheur ? Rien de tout cela. Encore une fois Yoshvani Médina surprend.... Lire la suite par Christian Antourel

Pour Thuram, Le Pen «ne connaît pas l'histoire» . Sur Jean-Marie Le Pen. «Il a dit que l'on ne chantait pas la Marseillaise avant les matchs ? Ah bon. Vous pouvez constater que l'équipe de France est l'une des équipes qui chantent le plus. Et puis bon, faire le lien entre l'hymne et le patriotisme, c'est réducteur. Il a ajouté qu'il y a trop de joueurs noirs ? Je ne sais pas quoi répondre. Moi, je ne suis pas noir. Monsieur Le Pen ne doit pas savoir qu'il existe des Français blonds, ou bruns. Il y a un truc qui me chiffonne, sans plus : il se présente régulièrement aux élections, mais il ne connaît pas l'histoire de son pays. C'est l'histoire du type qui regarde le basket américain et qui dit : "Oh là, ils sont tous noirs, qu'est-ce que c'est que ça ?"....

Alain Timar cuisine du Beckett. Enfin du confit d’émotion accessible à tous ! Sur le chemin qui mène du désespoir de l’homme, devant l’absurdité de l’existence, à l’absurdité de la condition humaine, Samuel Beckett crée une histoire originale et Alain Timar parvient à donner aux personnages une identité indissociable de l’écriture. Est-ce l’attrait encore pour l’ombre et les vertiges, ou serait-ce Kafka en lui comme une bulle de gaz, qui invite Beckett dans ce jeu de dupe ? «c’est peut-être une petite veine » que l’idée géniale qui versa le vice comme une vertu, dans cette science-frictions à la recherche d’un temps qui échappe même à la culpabilité, sans délit, ni pardon, à la haine de soi grimaçante « ça va aller ». Lire la suite par Christian Antourel

Le chlordécone aux Antilles, et ses effets sur la stérilité et sur la libido. Le chlordécone est reconnu comme pouvant passer dans le lait maternel et traverser le placenta. Le chlordécone se fixe durablement dans les organismes et n’est que faiblement éliminé par excrétion (durée de demi-vie établie à 12 ans chez l’homme). Il peut conduire à la stérilité ( hommes et femmesil s'accompagne d'une baisse de la libido (du désir sexuel). Il est nuisible au développement de l'enfant, il provoque des malformations, Il génère des cirrhoses du foie, des insuffisances cardiaques, il est cancérigène, il est source de troubles du comportement (anxiété, tremblements, nervosité..). La Martinique en est infestée.

"N'envoyez pas de l'argent, mais des techniciens" : René Préval, président haïtien. avec Jean-Michel Caroit. " Le grand problème avec l'aide internationale, c'est qu'il n'y a pas de plan de la maison Haïti, et les donneurs proposent ce qu'ils ont. Si on avait un plan Haïti, nous pourrions demander aux donneurs ce qui nous semble être nécessaire. C'est la première démarche de rectification qu'on devra faire par rapport à cette relation avec l'international. C'est pourquoi, quand j'étais en Argentine et que M. Kirchner [le chef de l'Etat] m'a demandé après les félicitations d'usage "qu'e pouvons-nous faire pour Haïti ?", je lui ai dit : Mon drame, monsieur le Président, c'est que je ne sais pas. Nous avons une fuite de cerveaux importante, les ONG prennent les meilleurs techniciens qu'elles paient beaucoup plus cher...

"La déraison du plus fort" par Noam Chomsky Les Etats-Unis agitent le concept de «guerre juste» pour justifier des agressions illégitimes. de Noam Chomsky professeur honoraire au Massachusetts Institute of Technology. Stimulé par ces temps d'invasions et d'évasions, le thème de la «guerre juste» (1) vit une véritable renaissance parmi les experts et même les politiciens. Concepts mis à part, les réalités du monde ne confirment que trop souvent la maxime de Thucydide : «Les forts font ce qu'ils ont le pouvoir de faire, les faibles subissent ce qu'ils doivent subir» ; ce qui est non seulement incontestablement injuste, mais aussi, à ce stade de la civilisation universelle, une véritable menace pour la survie des espèces. Parmi les présentations élogieuses de la guerre moralement légitime,...

Une école pour faire de la comédie musicale un métier
Seule en France depuis septembre 2004, l'Aicom forme des artistes complets " à l'américaine " capables de chanter, de danser et de jouer. La formation, qu’on intègre sur concours, dure trois ans et coûte environ 5 000 euros par an .En plein coeur du Marais, 43, rue du Temple à Paris, il suffit de franchir une porte cochère pour se sentir ailleurs. Là se trouve le Café de la gare, où débutèrent Coluche et sa clique ; un endroit dont l'ambiance ne ressemble à nul autre. Dans cette cour pavée, à l'abri de la rue, où l'on entend les vocalises et le son des claquettes ou des tam-tam qui parviennent des salles du Centre de danse du Marais, s'est installée en septembre 2004 la première Académie internationale de comédie musicale (Aicom) en France.

Le Formalisme considéré comme l’un des beaux-arts . A propos de Tristissimes par Selim Lander. Imagine. Non une banale salle de théâtre mais un « lieu scénique », une sorte d’entrepôt, de taille fort modeste, ceinturé de voiles noirs, un seul rang de 25 fauteuils de jardin en plastique blanc encerclant un espace couvert de copeaux. Deux femmes vêtues de noir attendent les spectateurs, assises par terre. En dehors des copeaux, il n’y a aucun accessoire sur cette scène qui n’en est d’ailleurs pas une puisqu’elle est de plein-pied. Lorsque l’œil et l’esprit se sont accoutumés à cet environnement, on devine que sous le tas de copeaux, au centre, se trouve dissimulé un autre personnage, trahi par sa respiration.

La dépendance au jeu . Faites-le test ! Pour les personnes,[qui] ont une dépendance au jeu, le goût du jeu est comparable au goût de l’alcool pour un alcoolique. La dépendance au jeu est un problème qui passe souvent inaperçu. Les joueurs pathologiques réussissent habituellement à dissimuler leur dépendance de leurs proches, jusqu’à ce que le problème mène à des situations de crise, comme le détournement de fonds ou la fraude. Souvent le problème est si bien caché que même les membres de la famille n’en sont pas conscients. Quand le jeu devient-il un problème?

Un texte de Jean-Philippe Branchi à propos de Tristissimes
Illustre le génie du geste théâtral de Yoshvani MEDINA dans un pays à la geste gênée...
Yoshvani MEDINA, sa troupe d’acteurs et ses amis sont des êtres innommables…
Leur travail et leur action sont intemporels…
Leur théâtre est sans prétention sinon que celle de la situation en laquelle il vous plonge jusqu'à l'exorcisme...
Le théâtre de Yoshvani MEDINA n’est pas un théâtre de la théâtralité surréaliste ou encore impressionniste…

"Marche des fiertés" homosexuelles très politique à Paris. A quand à Fort-de-France ? - Avec pour mot d'ordre "l'égalité en 2007", la Gay Pride parisienne s'est déroulée sur fond de débat présidentiel, les organisateurs voulant amener les futurs candidats à se prononcer sur l'ouverture du mariage et de l'adoption aux homosexuels. De nombreuses personnalités socialistes - mais pas Ségolène Royal - ont ainsi participé à cette "marche des fiertés" homosexuelles qui a rassemblé plusieurs centaines de milliers de personnes à travers Paris, de Montparnasse à la Bastille. L'ensemble de l'échiquier politique était représenté, hormis l'extrême droite.

Le critique, l'artiste et son public, Antilla et Le Naïf : A propos de la critique en Martinique,en général et de celle faite de Gertrude Seinin en particulier . Le premier danger qui guette le critique est celui de la promotion et donc de se confondre avec un directeur de publicité, plus préoccupé du destin marchand d'une oeuvre que d'un jugement autonome. Le critique dans ce cas se fait le relais du dossier de presse qu'on lui a obligeamment remis. Le danger est d'autant plus grand que le dossier de presse peut reprendre des extraits de critiques élogieuses précédemment parues et tenter par là d'accroître légitimité de l'oeuvre en s'appuyant sur des avis « d'experts ». Par Roland Sabra