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Palme d'or:
l'Autrichien Michael
Haneke pour
Le Ruban
blanc.
«Parfois ma
femme me pose une
question très
féminine: "est-ce
que tu es heureux?".
C'est très difficile
de répondre. Mais
aujourd'hui, c'est
un moment dans ma
vie où je peux dire…
je suis très heureux
et toi aussi, je
pense»,
a confié Haneke.
Avec
Le Ruban blanc,
il signe un film à
l'extraordinaire
photographie en noir et
blanc, qui dissèque les
méfaits de l'éducation
ultra-répressive en
vogue en Europe au début
du XXe siècle. Le
réalisateur avait déjà
été récompensé deux fois
à Cannes, où il avait
notamment reçu, en 2005,
le Prix de la mise en
scène pour Caché.
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Grand prix:
Un prophète
du Français Jacques
Audiard
Haletant film noir sur
l'univers carcéral,
Un Prophète, le
cinquième en quinze ans
du fils du célèbre
réalisateur et
dialoguiste français
Michel
Audiard, avait
été particulièrement
apprécié par les
critiques.
«Je suis très heureux.
Et comme le dit Meryl
Streep à Robert Redford
dans "Out of Africa",
faites attention parce
qu'à partir de
maintenant, je vais
croire tout que vous
allez dire !», a
lancé Jacques Audiard.
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Prix d'interprétation
féminine:
Charlotte Gainsbourg
dans
Antichrist
du Danois Lars von
Trier.
L'actrice française qui
a conclu ses
remerciements avec une
pensée pour son père,
s'est affirmée «très
honorée et très
heureuse»,
remerciant le festival
d'avoir eu
«l'audace» de
sélectionner le film du
Danois. En référence à
la controverse qui a
agité le festival sur ce
film très dur, qui
montre des images de
mutilation et de
tortures.
Il
«m'a permis de vivre
l'expérience la plus
intense, la plus
douloureuse et la plus
excitante» jusqu'à
présent, a ajouté
Charlotte Gainsbourg.
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Prix d'interprétation
masculine: l'Autrichien
Christoph Waltz
pour son rôle dans
Inglourious basterds
de Quentin
Tarantino.
Formé
au théâtre et habitué
aux rôles mauvais
garçons à la télévision,
cet Autrichien âgé de 52
ans, joue un officier SS
dans le film de
Tarantino. S’adressant
au cinéaste en recevant
son prix, l'acteur a
lancé: «Avec ta
passion et ta
compassion, c'est toi
qui m'a rendu ma
vocation.» Il a
également remercié Brad
Pitt «de [l']avoir
rencontré sur un pied
d'égalité».
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Prix du jury, ex-aequo:
Fish Tank
de la Britannique
Andrea Arnold et le
Coréen Park Chan-wook
pour
Thirst, ceci est mon
sang.
«Quand on fait un film,
on donne un peu de soi,
et même beaucoup de soi,
alors merci de cette
reconnaissance!», a
salué Andrea Arnold.
«Après deux échecs au
box-office il m'a fallu
beaucoup de temps pour
faire ce film, c'est
donc une joie immense
pour moi ... de la
conception du film
jusqu'à sa sortie, sauf
au moment des
interviews», a
ironisé de son côté Park
Chan-wook qui remporte
son deuxième Grand prix
du Jury, cinq ans après
celui attribué à Old
boy.
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Prix de la mise en
scène: Brillante Mendoza
pour
Kinatay.
Le Philippin a voulu, à
travers ce film,
dénoncer les violents
assassinats commis par
les gangs, violence bien
réelle selon le
réalisateur.
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Prix du scénario:
Nuits
d'ivresse printanière,
le film de Lou Ye.
Le
réalisateur chinois, qui
a du braver une
interdiction de tournage
dans son pays, a
souhaité à ses
compatriotes cinéastes
d'avoir «la liberté
de travailler en toute
indépendance» et a
«espéré que tous les
jeunes réalisateurs
auront la liberté de
faire les films qu'ils
veulent faire».
Lou
Ye est interdit de
tournage dans son pays
jusqu'en 2011 pour avoir
présenté en compétition
à Cannes 2006, sans
l'aval des autorités,
Palais d'été
qui évoquait la
répression du Printemps
de Pékin en 1989. Tourné
sans autorisation avec
une petite caméra
numérique en deux mois à
Nankin, Nuits
d'ivresse printanière
raconte une sulfureuse
passion qui déclenche
une succession de drames
et s'attaque à un
nouveau sujet tabou en
Chine, l'homosexualité.
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Caméro d’or:
Samson et Delilah
de l'Australien Warwick
Thornton.
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Prix du meilleur
court-métrage:
Arena
du Portugais Joao
Salaviza.
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Prix exceptionnel à
Alain Resnais
pour son œuvre.
Longuement salué par la
salle debout, comme les
membres du jury au grand
complet, le réalisateur
français, à 86 ans a
«quand même tenu à
marquer sa surprise et
son émotion» ainsi
que sa gratitude au jury
pour ce prix dans une
«catégorie tout à
fait surprenante».
«Je l'accueille avec
d'autant plus de bonheur
que mon expérience dans
le cambouis remonte à un
certain nombre de jours
et d'années», a
ajouté Resnais,
demandant à l'équipe de
son film présenté à
Cannes, Les herbes
folles, de monter
sur scène.
En un
peu plus d'un
demi-siècle, Resnais a
marqué l'histoire du
cinéma d’œuvres
majeures, d'Hiroshima
mon amour (1959) en
passant par L'année
dernière à Marienbad
ou son documentaire sur
les camps de la mort
Nuit et brouillard
(1955).
(Source AFP)