Les chroniques de Jean-Marie Nol

L’Organisation Internationale du Travail ( O.I.T.) met en garde les Antilles contre « le chaos qui vient « .

— Par Jean-Marie Nol —
Actuellement se déroule en Suisse 🇨🇭 une grande conférence de l’O.I.T., (organisation mondiale du travail) où une quarantaine de chefs d’État et de gouvernement se penchent sur l’avenir du marché du travail soumis selon les dires du secrétaire général de l’organisation à des changements dramatiques. Dans le monde, le marché du travail connaît de profondes transformations dues à la technologie. L’Organisation internationale du travail s’y intéresse de près et insiste sur la nécessité de dispenser de la formation tout au long de la vie.
Il y a cent ans, l’Organisation internationale du travail naissait sur les ruines de la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui, elle célèbre un siècle d’existence à un moment critique. Jamais le marché de l’emploi n’a connu d’aussi profondes transformations en raison d’avancées technologiques fulgurantes. S’il nécessite ici ou là des réformes de fond pour assurer une prospérité synonyme d’emplois, il est aujourd’hui profondément bousculé par la 4e révolution industrielle, l’intelligence artificielle et la robotisation. Aujourd’hui au centenaire de l’O.I.T. est organisé une conférence , avec des enjeux qui nous concerne nos îles Antillaise au premier chef.

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Faut-il refonder la culture créole ?

— Par Jean-Marie Nol —

La crise morale que vit la Guadeloupe aujourd’hui est d’abord une crise de la culture créole avant que d’être une crise d’adaptation au monde technologique . L’échec des politiques économiques menées depuis cinquante ans de départementalisation , mettant à l’écart la dimension culturelle propice au développement , doit conduire à une réflexion en profondeur tendant à donner une nouvelle impulsion au patrimoine culturel local dans la vie publique, privée et professionnelle. Il s’agit de se penser en guadeloupéen , en identifiant l’intérêt de son pays à celui de la France hexagonale . Il s’agit, en même temps, de se penser en citoyen du monde, un monde où » le localisme ‘ne va pas sans l’interdépendance planétaire.
Il faut décoloniser les mentalités en Guadeloupe c’est-à-dire rendre les esprits à la fois soucieux de sauvegarder les valeurs culturelles créoles et ouverts à l’intégration des apports en provenance de l’extérieur. Il faut changer les attitudes et les comportements de la majorité des guadeloupéens qui ont tendance à penser que tout ce qui provient d’Europe est nécessairement supérieur à ce qui vient de leur propre terroir, qu’il s’agisse des ressources tirées de la nature ou des produits issus de la culture.

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Démographie en baisse aux Antilles : un mal insidieux qui ronge nos sociétés !

— Par Jean-Marie Nol —
Au 1er janvier 2016, la Guadeloupe compte 394 110 habitants, soit 10 525 de moins qu’en 2011. Le constat est cruel , car la Guadeloupe se vide petit à petit. Cela représente 0,5% de baisse sur la période 2011-2016. La Martinique connait la même tendance, plus accentuée encore, près de 16 000 habitants en moins en 5 ans. Ils sont désormais 376 500 dans l’île sœur. Ce sont les deux seules régions de France à perdre des habitants.
Cette situation préoccupante témoigne d’un manque d’attractivité de la Guadeloupe et de la Martinique . L’attractivité d’un pays reflète sa capacité à attirer des capitaux étrangers mais également des hommes, afin qu’ils viennent s’investir sur son sol. En Guadeloupe comme en Martinique , malgré une attractivité toujours forte au niveau du tourisme , celle-ci s’érode et ce phénomène s’est récemment accéléré avec la baisse de la population . Or passer un seuil de population à la hausse ou à la baisse entraîne des conséquences financières (sur les dotations de l’Etat entre autres) mais aussi psychologiques (sur l’attractivité) .

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Internet : un danger potentiel pour la Guadeloupe et la Martinique ?

— Jean-Marie Nol —

Le marché du e-commerce est en constante évolution en Martinique et en Guadeloupe et occupe une place de plus en plus importante dans les habitudes de consommation et d’achat des guadeloupéens et Martiniquais
. Pour illustrer les proportions que prennent ce phénomène, voilà les chiffres clés du e-commerce en Guadeloupe en 2018 :

1. Les achats et préférences en ligne à la Guadeloupe.

85 000 guadeloupéens ont acheté sur un site internet durant ces 6 derniers mois.49% ont l’intention d’acheter à nouveau sur internet durant les 6 prochains mois.44% des cyber acheteurs achètent un produit immédiatement après s’être renseigné.80% des internautes qui se renseignent sur un site vont acheter sur ce même site.68% n’ont pas de préférence entre les sites en ligne et les autres. Seuls 5% des acheteurs ne se renseignent pas avant d’acheter.

2. Les produits en ligne les plus achetés à la Guadeloupe.

Les voyages et billets d’avion représentent 37% des achats en ligne, soit un panier moyen de 1 201€……….6 achats sur 10 sont des vêtements, chaussures, ou de la lingerie, soit 59%, et le panier moyen est de 88€.Les produits culturels comme la musique et les films correspondent à 31% des achats en ligne, soit un panier moyen de 38€.

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Guadeloupe /Martinique : Quelle est la mutation en cours ?

— Par Jean-Marie Nol —
La situation économique et sociale en France doit-elle alerter ? Les guadeloupéens et Martiniquais ont-ils des raisons d’être inquiets avec l’amorce de la mort probable du progrès social de la départementalisation ? Autant de questions qui nous laisseront bientôt vides et angoissés en 2019 !

Un peu vieillissante et non attractive, sûrement pas compétitive , bardé de nouvelles technologies et doté d’un système politique obsolète : voici le visage qu’offre nos pays la Guadeloupe et la Martinique aujourd’hui.

Et vous, vous la voyez comment, la Guadeloupe et la Martinique de demain ? Toute verte, avec plein d’éoliennes et de panneaux solaires ? Grisonnante, comme les tempes de ses habitants ? Rouge de colère, déchirée par les attaques de la révolution numérique et l’intelligence artificielle et les mouvements sociaux ? «A ce petit jeu, on peut faire défiler tout l’arc-en-ciel».

Hélas ! Pour la plupart des experts, une couleur semble quand même l’emporter sur les autres : le noir. A première vue, la Guadeloupe tout comme la Martinique d’aujourd’hui semble en effet bien mal partie pour affronter l’avenir.

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Assises de l’outre-mer : Et si la France ne veut plus payer la facture !

— Par Jean-Marie Nol, économiste financier —

Depuis l’avènement de la crise des finances publiques, les collectivités territoriales évoluent dans un univers financier très difficile. Aujourd’hui, la quasi intégralité des communes de la Guadeloupe et de la Martinique sont dans le rouge. La cour  des comptes pointe des « négligences graves » dans les finances des communes des deux îles. Et un haut fonctionnaire de la cour des comptes de s’indigner : «Arrêtons de perdre du temps et de l’argent sur les DOM TOM, cela fait des années que cela dure. Et tout ce que j’entends est qu’ils veulent plus d’argent mais qu’ils rechignent à faire des réformes statutaires pour changer la donne actuelle d’une économie perpétuellement sous perfusion financière de la France. Qu’ils fassent leurs réformes et qu’ils en assument les conséquences !» On ne pourrait être plus explicite du nouvel état d’esprit qui prévaut dans les hautes sphères de la politique et de l’administration française. Après avoir vu leur situation financière se dégrader dès 2012 avec la baisse des dotations, les administrations locales vont devoir faire face à une période qui s’ouvre avec le président Macron, bien plus contraignante, en raison de la raréfaction des fonds publics.

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Et si demain , un monde sans travail aux Antilles ?

L’urgence est d’anticiper dès aujourd’hui la société que nous voulons pour demain !

— Par Jean-Marie Nol, économiste financier —
Dans le contexte actuel de crise et d’incertitude, d’un monde en accélération et en complète transformation, un certain nombre d’intellectuels Antillais sont aujourd’hui inaudibles sur les enjeux de demain . À quelles conditions peuvent-ils encore nous apporter un éclairage sur les mutations actuelles de la société guadeloupéenne et martiniquaise ?

 

Hier soir mercredi 11 octobre 2017 , France 5 a diffusé le documentaire « Un monde sans travail » qui interroge les mutations d’une société confrontée à l’automatisation croissante du travail. Alarmiste mais édifiant.
Les technologies vont-elles détruire le travail ? Cette question tourmente les hommes depuis les débuts de l’ère industrielle. La machine à vapeur, l’électricité, l’automobile ont remplacé des millions d’ouvriers… mais, toujours, de nouveaux postes sont apparus. Aujourd’hui, les stupéfiants progrès de l’intelligence artificielle vont confronter la société à un terrible défi. Dans la décennie qui vient, robots et ordinateurs intelligents vont générer un chômage sans précédent.

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Guadeloupe : et demain?

— Par Jean-Marie Nol, économiste financier —

Aujourd’hui, la Guadeloupe est déjà confrontée à de nombreux challenges. Et demain? Quels seront les enjeux auxquels nous devrons faire face ?
Nous devons mieux comprendre les défis auxquels seront confrontées, dans leur diversité, les guadeloupéens dans les années à venir . La réflexion sur l’avenir et le développement de visions de demain revêtent une importance croissante à tous les niveaux. La connaissance des problèmes déterminera l’avenir de la Guadeloupe .
Rarement le débat public en Guadeloupe aura été à ce point dépourvu de fond, inapte à aborder les problèmes majeurs auxquels la société guadeloupéenne est confrontée et continuera de l’être dans les années qui viennent.Le monde actuel que nous connaissons est déja l’ancien monde. On est tétanisé car on essaie de sauver l’ancien monde de la départementalisation parce qu’on a peur du nouveau. Pour citer l’écrivain communiste italien Antonio Gramsci, « il y a crise quand l’ancien monde ne veut pas mourir et que le nouveau monde ne parvient pas à naître ». En effet, le mode de vie de départementalisation inventé à la fin de la guerre 39-45 n’a rien à voir avec ce qui existait depuis des centaines d’années. En 2016, les prestations sociales (allocations familiales, indemnités chômage, aides au logement, minima sociaux) représentaient en moyenne 20,8% des ressources des ménages guadeloupéens contre 10,4% des ressources des ménages hexagonaux, soit un rapport du simple au double.

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Assises de l’Outremer : vers un nouveau modèle de développement ?

— Par Jean-Marie Nol —

Avec les assises de l’outre-mer envisagées par le gouvernement , s’achemine -t-on vers un nouveau type de modèle économique et social de développement ?

En 2017/2018, les assises des outre-mer seront à l’agenda du gouvernement. Ces assises des outre-mer, vont être lancées fin septembre 2017 et devraient durer un peu moins d’un an pour une restitution et une synthèse au deuxième trimestre 2018 et qui seront consignées dans un « livre bleu ». Les assises seront organisées dans chaque territoire ultramarin et mettront autour de la table l’Etat et ses administrations, les élus, les syndicats, les professionnels, les associations, les citoyens et les médias. Mais pourquoi des assises après des états généraux des outre-mer, comme ceux organisés en 2009 par Nicolas Sarkozy et qui avaient débouché sur… pas grand-chose. Tout simplement parce que les territoires d’outre – mer à l’instar des Français doutent !

Aujourd’hui, les Français d’outre- mer doutent.

Ils doutent de leur capacité à surmonter la crise actuelle, ils doutent du retour de la croissance après 7 ans de stagnation et ce depuis la crise sociale de 2009, voire même pour certains de son bien fondé.

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La préférence régionale à l’emploi en question ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste financier —

Une étude récente de l’Insee indique que 48% des jeunes mettent plus d’un an et plus  pour trouver leur premier emploi stable et jusqu’en 2020, environ 1200 jeunes actifs de niveau Bac + 2 à Bac +5 devraient faire leur entrée chaque année sur le marché du travail de chacune des deux îles des Antilles.  L’étude de l’Insee révèle par ailleurs que les natifs diplômés ou étudiants du supérieur sont très mobiles. En effet, plus de 61% d’entre  eux résident dans une autre région que celle de leur naissance, contre 40% au niveau national. Aux Antilles en 2017, cette mobilité atteint les 49%.  

Le niveau d’études aux Antilles est largement en hausse et il n’existe, à ce jour, peu ou pas de programmes qui concernent l’accompagnement des jeunes diplômés vers leur premier emploi. Ceci constitue un réel problème tant pour la Guadeloupe que la Martinique.  Ils sont jeunes, ils sont Guadeloupéens ou Martiniquais, ils sont diplômés… Mais ne trouvent pas de boulot en Guadeloupe et Martinique.

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Changements sociaux et absence de dynamiques politiques aux Antilles !

— Par Jean-Marie Nol, économiste financier —

Notre vie sera très bientôt chamboulée et nous n’en sommes toujours pas conscients !

Toujours plus loin, toujours plus haut. Dans les années 1970/80 on regardait l’an 2000 comme une date mythique, une date de frayeur  à laquelle on allait basculer dans une autre dimension, celle du loup Européen qui allait nous dévorer tout cru  . Le hic c’est que le loup n’y est pas, mais c’est bel et bien un autre chose d’indéfinissable, tel le numérique qui devrait également nous  faire peur.  Le futur, c’est déjà demain. Les principales inventions ont eu lieu dans la deuxième partie du siècle dernier. On sait qu’il y aura une formidable accélération d’ici les années 2030. De la photo au livre en passant par Internet, la musique et le cinéma, le numérique apporte un véritable bouleversement dans notre société, avec l’image en fer de lance. Aujourd’hui, 70 % des guadeloupéens et martiniquais sont connectés à Internet et au moins 53 % d’entre eux déclarent qu’ils ne peuvent plus s’en passer, de plus les besoins et les comportements évoluent sans cesse.

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Loi travail : perte de sens ou enjeu d’avenir pour les Antilles ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste financier —

En Guadeloupe et en Martinique, même si nous commençons à constater un changement de paradigme au niveau du système social en France avec l’élection de Macron, nous sommes encore loin d’un mouvement massif visant à révolutionner les esprits, mais on s’accorde à dire que « la politique ne va pas bien ».

Nous souffrons d’une forme croissante de désintérêt vis-à-vis du politique, d’une forme d’indifférence reflétée par de forts taux d’abstention aux élections des dernières années. La preuve pour ce second tour de la présidentielle où l’abstention a atteint un niveau historique en Guadeloupe de 50,77 % %,et de 49,74 % en Martinique, auquel il faut ajouter les votes blancs qui s’élèvent à 12% des votants, (et gageons qu’il en sera de même pour les prochaines législatives ), faisant de ceux qui ne se reconnaissent pas dans les 82 candidats en lice en Guadeloupe ainsi que dans les 53 déclarés en Martinique, le premier parti d’opposition.

Alors si le dialogue entre les citoyens et leurs élus devient difficile, les premiers ne se sentant pas toujours écoutés, les technologies numériques pourraient bien changer la donne.

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L’économie sociale et solidaire : base d’un nouveau modèle de développement !

— Par Jean-Marie Nol, économiste-financier —

La Guadeloupe et la Martinique sont à la croisée des chemins , et cela a été bien compris par la collectivité territoriale de Martinique (CTM) qui a mis comme point central de l’ordre du jour à sa dernière plénière , l’économie sociale et solidaire , comme un enjeu majeur de développement . Force est de constater que l’analyse des défis auxquels notre modèle économique et social au sens large est confronté a été absente du débat politique des élections législatives jusqu’à présent. Elle n’a donc pu être à l’origine de proposition de réformes susceptibles de contribuer à son adaptation compte tenu de la situation des finances publiques et de l’évolution de l’environnement économique de la France. Au cours de ce dernier siècle,avec la départementalisation , nous avons progressivement édifié un modèle politique, social et économique fondé sur quelques principes simples mais d’immense portée : le progrès économique et social basé sur les transferts publics en provenance de la France destiné à dynamiser la consommation .

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Numérique et chômage : une jeunesse désillusionnée et inquiète de l’avenir !

— Par Jean-Marie Nol, économiste financier —

La prochaine décennie, marquée par une mutation vers l’économie numérique, va bouleverser la structure de l’emploi en Outre-Mer . Alors que le chômage est au plus haut, comment la jeunesse peut espérer se préparer au mieux pour l’avenir ?
Hier dans le journal économique les Échos daté du 2/05/2017 , la Banque mondiale faisait état d’une terrible prédiction sur l’emploi :« L’automatisation pourrait faire disparaître près de 70 % des emplois dans les pays en voie de développement, selon le directeur de l’institution.
Voila de quoi relancer les polémiques sur la robotisation de l’économie. Le Président de la Banque mondiale Jim Yong Kim a ainsi annoncé que les deux-tiers des emplois aujourd’hui existant dans les pays en voie de développement devraient disparaître avec l’automatisation de l’économie. »

Pour Jim Yong Kim, ces destructions d’emplois vont toucher tous les pays, développés et pauvres, notamment les pays plus tournés vers l’industrie et les services.
Le président de la banque mondiale n’en est pas à sa première sortie sur le sujet, alors que les débats se multiplient, notamment en France.

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Présidentielles : l’émergence du thème de la fracture sociale aux Antilles !

— Par Jean-Marie Nol —
La fracture entre deux France devient de plus en plus flagrante lors de cette campagne électorale des présidentielles . D’un côté, une France des grandes villes connectées à la diversité du monde ; de l’autre, une France qui souffre, marquée par les désertifications rurale et industrielle. Il n’y a pas de tâche plus urgente et plus impérieuse pour le prochain chef de l’État que de réduire cette césure qui se caractérise par le creusement en France d’une fracture sociale symbolisée par la montée du chômage . Depuis 1995, la fracture sociale s’est multipliée : elle est devenue territoriale, éducative, générationnelle, numérique, religieuse…Comment en est-on arrivé là ?                                                   
Il y a dix sept ans, la France était -déjà- confrontée aux répercussions sociales de la mondialisation de l’économie et à un chômage de masse, la «fracture sociale» est plus que jamais d’actualité et cela Marine Le Pen l’a bien compris , car la sécurité économique et la certitude du lendemain sont désormais des privilèges dans cette France du XXI e siècle .Malgré une augmentation très considérable des dépenses, notamment des dépenses sociales depuis vingt ans , la pauvreté n’a pas diminué et l’exclusion non plus et les inégalités ont fortement progressé en France .

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Comment comprendre la poussée du vote FN en Outre-Mer ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste financier —
Comprendre le vote Front national en l’analysant localement car ce scrutin montre une poussée sans précédent du Front National mais aussi du Front de Gauche de Mélenchon dans tous les territoires d’outre-mer . Qui vote FN en outre- mer ? Et pour quelles raisons ? Comment expliquer l’enracinement électoral de ce parti dans les territoires d’outre- mer ?

Cette poussée est-elle inexorable ? Le vote en faveur de Marine Le Pen est en premier lieu un phénomène nouveau lié à une progression remarquable dans l’ensemble des territoires d’outre-mer sous le quinquennat de François Hollande . Avec quelques 177 000 voix recueillies au premier tour de la présidentielle , le front national est le grand gagnant de ces élections présidentielles en Outre-Mer Les suffrages pour Marine Le Pen ont été multipliés par deux voire par trois sur le temps du quinquennat Hollande.

Selon nous ce vote exprime avant tout une désillusion, une exaspération devant l’absence de réponse aux attentes du quotidien mais aussi une adhésion aux propositions de la candidate (immigration, insécurité, imposition ).

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Guyane : vivrons-nous bientôt la fin de l’État Providence ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste financier —
Le jugement, sans appel, semble déjà rendu : La société Antillaise se sent mal,et pourtant , d’un point de vue matériel, elle va nettement mieux qu’avant les années 60/70. L’espérance de vie est passée de 61 ans en 1960 à plus de 80 ans aujourd’hui, les Guadeloupéens et Martiniquais  sont plus diplômés ( environ 40 % ont le baccalauréat, contre 5,5 % en 1962), plus riches (le salaire annuel moyen était de 28.000 euros en 2015, contre 4300 euros en 1950) et mieux équipés (par exemple, tous les ménages ont un réfrigérateur, contre 5 % en 1958). L’amélioration du niveau de vie est incontestable ,mais aujourd’hui nous vivons la fin du cycle idéologique du progrès économique et social d’après-guerre, celui qui a porté l’État-providence. Notre logiciel y était fondé sur la réparation : laisser le capitalisme produire la richesse et corriger a posteriori les inégalités qu’il génère, à travers la redistribution de l’État-providence. Nombre d’économistes estiment qu’il ne faut pas réduire l’État Providence à la simple protection sociale car « l’on met de côté les trois autres piliers de l’État social: les services publics, 30 % des emplois en France, c’est absolument colossal, le droit du travail et puis toutes les politiques économiques, budgétaires, monétaires, commerciales, politiques de revenus qui se sont développées au cours du XXe siècle . Il y a moins d’une dizaine d’années, on admettait communément que l’État était capable de faire face à tous les problèmes importants des sociétés de type post colonial  avancé comme les Outre-Mer. 

Il réglait les fluctuations de l’économie et semblait, en outre, garantir sur le long terme une croissance rapide et à peu près équilibrée en recourant aux instruments d’une planification souple basée sur une politique ambitieuse de transferts publics .

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Présidentielle : Pourquoi nombre des électeurs Antillais sont toujours aussi indécis ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste financier —

Quel aveu ! le taux record d’indécis en Guadeloupe et Martinique aux présidentielles n’est-il pas la plus éloquente preuve que dans les situations difficiles, les Guadeloupéens et Martiniquais ne comptent absolument pas sur les politiques pour les tirer d’affaire ? De nombreux observateurs envisagent d’ailleurs un taux d’abstention record aux Antilles – Guyane . Pourquoi une telle indécision ? La société Antillaise , épuisée par plus de 50 ans de départementalisation , ne fait plus confiance aux institutions, se méfie des politiques , Oui, le nombre de personnes certaines d’aller voter au premier tour est faible par rapport aux précédentes élections. En général, aux élections présidentielles, l’abstention en Guadeloupe et Martinique oscille autour de 40 %. Actuellement, seuls 38 % des personnes interrogées sont sûres d’aller voter – bien moins que lors des dernières élections à une semaine du scrutin. Ce chiffre risque de monter pendant les derniers jours, mais on risque d’avoir un taux de participation plutôt bas en Guadeloupe et Martinique. A ce jour , on observe une opinion publique toujours défiante , et un électorat indécis concernant les présidentielles d’Avril et Mai 2017.

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Un dangereux déni de réalité est en cours en Guyane !

— Par Jean-Marie Nol, économiste financier —
Plus de deux guyanais sur trois considèrent que la situation éco­nomique de la Guyane s’est « plutôt dégradée » depuis 2009, contre 9 % pour qui elle s’est « améliorée » ; 24 % pensent qu’elle est restée inchangée.Presque dix ans de crise larvée depuis 2009, persistance d’un chômage de masse, nombreuses fractures sociales et une masse de problèmes non réglés – vis-à-vis des infrastructures comme du social -,des questions sécuritaires ou migratoires : le pays est sous tension . Car plus le temps passe, plus la Guyane devient inflammable. Les économistes parlent d’« équilibres multiples » : on peut très vite passer de l’un à l’autre, comme on l’a vu naguère en Grèce ou en Argentine. Le hiatus entre un pessimisme global et un optimisme personnel est une donnée souvent constatée. Ce n’est pas le cas ici : 58 % des Guyanais estiment que leur situation économique et financière s’est détériorée, contre 12 % pour qui une amélioration est relevée. Cette position est à la fois rassurante et inquiétante.

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Guyane : constat d’une crise qui restera profonde et qui sera durable !

— Par Jean-Mrie Nol, économiste financier —

Depuis le 27 mars dernier, la Guyane vit au rythme d’une grève qui semble près de se terminer en eau de boudin . Entre revendication d’un peuple dans la tourmente et proposition du gouvernement , il semble que la Guyane se dirige dans une impasse .                                                                                 
Le consta

t de la situation est sans appel : Services publics en déliquescence , insuffisance des infrastructures actuelles , immigration mortifère ,vie chère, chômage important des jeunes ,dépendance accrue au spatial , demande illusoire de plus d’autonomie pour régler les problèmes dans le contexte actuel : La Guyane est à la croisée des chemins avec un mouvement social qui semble se diriger vers une sortie de crise non maîtrisée !  La principale source de tous les problèmes de la Guyane est incontestablement l’immigration incontrôlée et ça on ne le dit pas assez ! La Guyane est un territoire qui maîtrise très mal ses frontières avec une immigration provenant majoritairement du Brésil , du Guyana , ou du Suriname.

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Le renoncement de Hollande ou la fin d’un cycle économique et politique !

— Par Jean-Marie Nol, économiste financier. —

terre_flecheFrançois Hollande a annoncé, jeudi 1er décembre en direct de l’Elysée, qu’il ne sera pas candidat à l’élection présidentielle en 2017. Dès le départ, il y avait un vice de forme. L’élection de François Hollande devait assurer la convergence des gauches, elle sera une machine à produire de la divergence !

La course à la succession de François Hollande s’annonce d’ores et déjà destructrice pour un parti socialiste et une gauche aux fractures désormais béantes .Une fracture sociale s’est progressivement traduite par une fracture politique, qui concerne aujourd’hui la France. Il existe donc maintenant à l’évidence en France une fracture politique doublée d’une fracture sociale et culturelle. Cette situation nouvelle nous interpelle à plus d’un titre etIl y a trois questions à se poser: Où en sommes-nous dans le cycle économique actuel ? Quel type de ralentissement allons-nous avoir ? Et, enfin, quel est le pronostic vital pour le modèle social dont François Hollande dans sa dernière allocution télévisée estime que  » le projet que porte François Fillon met en cause notre modèle social et nos services publics sans aucun bénéfice, au contraire, pour notre économie et avec un risque d’aggravation des inégalités. 

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De l’urgence absolue de revoir notre vision du futur aux Antilles !

— Par Jean-Marie Nol, éonomiste-financier —

demain-2Le modèle économique et social Français, sous sa forme actuelle, habitue les citoyens de Martinique et Guadeloupe à un train de vie qui n’est virtuellement plus abordable car il est financé à crédit depuis 1974, date du dernier budget voté à l’équilibre. Depuis, la dette à littéralement explosée et pourrait alors devenir insoutenable. La solution ne peut être que radicale : la poursuite de réformes structurelles lourdes tout en continuant à marche forcée la réduction des déficits.

Le modèle social français, cumulait déjà deux principaux défauts et ce bien avant la crise économique actuelle. En premier lieu, les dépenses publiques sont bien trop élevées. Elles représentent 57% du PIB, un niveau parmi les plus élevés d’Europe et supérieur à celui de la Suède. Le poids de ces dépenses – tout comme celui de la dette, qui dépasse les 95 % du PIB – rend la France vulnérable à une remontée des taux d’intérêts. Une réduction des dépenses publiques de l’ordre de celle annoncée par François Fillon soit 110 milliards d’Euros concernera l’ensemble de la population française à des degrés divers : elle suppose l’absence de remplacement de la plupart des fonctionnaires partant à la retraite et la recomposition d’une partie des services, notamment territoriaux, de l’État et de ses opérateurs, une rationalisation de l’action des collectivités locales et une mise à jour importante des parcours de soin.

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François Fillon : Quel projet? Quels risques pour les Gaudeloupéens et Martiniquais?

— Par Jean-Marie Nol, économiste financier —
fillon_tatcherQuel projet porte François Fillon et qui risque de mettre à mal les Guadeloupéens et Martiniquais ?
Aux Antilles , que ce soit en Guadeloupe et encore plus en Martinique , nous évoluons désormais dans un environnement entouré par l’incertitude :
la réflexion n’a plus alors aucun point d’appui et rien ne peut même être pensé à l’avance. On ne peut que constater a posteriori ce qui s’est passé.
Faut-il alors renoncer à toute anticipation et se contenter de vivre au jour le jour comme on peut ou on aime tant à le faire aux Antilles ? Faut-il s’abandonner aux forces instantanées pour en tirer parti ? Où va-t-on ? On verra bien, on ira là où on pourra avec le programme de François Fillon s’il est élu à la prochaine présidentielle , avec toutefois ,selon moi , une certitude : Une croissance zéro  en Guadeloupe et une probable récession en Martinique.Quel impact sur la Guadeloupe et la Martinique peut avoir une croissance zéro du fait de la réduction des dotations et d’une contraction de la dépense publique de 110 milliards , ainsi que de la chute attendue de la consommation voire encore plus du tarissement de l’investissement qui s’en suivra avec la mise en oeuvre du programme de François Fillon ?

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Que seront la Guadeloupe et la Martinique en 2027 ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste financier —

futur_present_passeLa Guadeloupe et la Martinique vont connaître fin 2017 une période charnière de leur histoire entre un monde qui se meurt et le nouveau qui se cherche. La capacité de nos pays à s’adapter à ce changement déterminera grandement leur avenir économique, démographique, social et sociétal.

Économiquement,nous réitérons que la Guadeloupe et encore plus la Martinique pèseront sensiblement moins dans dix ans qu’il y a dix ans. En effet, un hypothétique redressement de la croissance économique de la France conditionné à la mise en place de mesures aptes à stimuler l’activité économique permettrait certes de limiter la dégradation du PIB des deux îles, mais la diminution demeure inéluctable.

Aujourd’hui, beaucoup d’entre nous se méfient des institutions politiques.Ces dernières ont gagné en autonomie et revendiquent leur propre souveraineté, mais peinent à satisfaire les demandes des citoyens et à notre sens cela va s’accroître à partir de 2017 avec les intentions affichées de la droite républicaine de s’attaquer à la dépense publique. Lorsqu’il est question de réduire le train de vie de l’État, de nombreux économistes ont le réflexe keynésien traditionnel d’affirmer qu’une diminution des dépenses publiques aura nécessairement pour effet de ralentir la croissance économique.

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Que penser et que faire quand les inégalités s’accentuent fortement aux Antilles ?

— Par Jean-Marie Nol, économiste financier —

pauvres_gwadaAprès le demi-siècle de rattrapage économique et social qu’a connu la zone Antilles des années 1960 aux années 2000, nos régions de Martinique et Guadeloupe connaissent aujourd’hui des difficultés économiques inédites, dans un contexte hexagonal Français dépressif et un environnement mondial toujours plus incertain, caractérisé par un ralentissement de la croissance, y compris dans les pays émergents.

Loin des images paradisiaques que les publicitaires nous renvoient de l’outre-mer, la situation de pauvreté dans les Dom est particulièrement aiguë, à tel point que les inégalités y atteignent des niveaux plus élevés qu’on ne peut l’imaginer.L’INSEE signale un accroissement des inégalités entre 2001 et 2016 dans des proportions plus importantes que dans l’hexagone,alors que ces inégalités avaient eu tendance à se résorber au cours de la période précédente allant de 1995 à 2001. Les villes réunionnaises et martiniquaises occupent 17 des 20 premières places du classement des communes les plus inégalitaires de France. A la Réunion, un ménage sur 10 ne perçoit aucun revenu avant de toucher les minimas sociaux.Les transferts sociaux et les impôts directs contribuent à diminuer les inégalités des revenus aux Antilles-Guyane.

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