Ecologie

Sauver l’Europe pour sauver le climat

La planète brûle et L’Europe se meurt. Voilà pourquoi les élections européennes à venir ne seront pas des élections comme les autres. Nous avons le choix entre le sursaut ou la catastrophe, entre la solidarité ou la montée de la haine, entre l’invention d’une nouvelle manière de vivre ensemble ou la continuation des égoïsmes qui nous conduisent vers l’abîme, entre l’écologie ou la barbarie.

L’histoire est en marche. Nous sommes convaincu-e-s qu’elle n’appartient pas à des élites dépassées, ridiculement conservatrices et dangereusement obsédées par le pouvoir de l’argent.

Le système, la politique, nos vies : tout doit changer.

Nous autres, écologistes, nous mettons au service des citoyennes et des citoyens qui n’attendent plus des discours mais des actes pour réorienter la marche du monde. Nous, écologistes, nous mettons au service des citoyennes et des citoyens qui n’espèrent plus rien d’une démocratie représentative moribonde, mais souhaitent faire irruption dans le débat public et la prise de décision dans les choix qui les concernent.

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Le Clim’Apéro du collectif « I pòkò two ta Matnik »

Vendredi 24 mai à partir de 17h00 au Wahoo Café sur la plage du Carbet.

Après le succès du SOS Climat Martinique du 16 mars 2019, et dans le cadre du mouvement national « Citoyens pour le Climat », le collectif « I pòkò two ta Matnik » vous donne rendez-vous

1. En partenariat avec le Wahoo Café, nous vous invitons à notre première édition du CLIM’ APERO : moment privilégié et convivial, auquel nous vous proposons de vous associer en présentant votre structure et vos actions au niveau local ou en y assistant en simple participant.
Le but est de valoriser, fédérer et créer des synergies entre les initiatives locales qui existent à ce jour et montrer que la Martinique est déjà en marche pour demain !
Nous vous remercions de nous contacter au plus tôt afin de nous confirmer votre participation (en nous précisant le format de votre intervention : présentation synthétique de votre organisation, sujet à thème, atelier etc … afin que tout s’inscrive dans le timing !)

Il se peut que votre planning ne vous permette pas de vous rendre à l’évènement.

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Montagne d’or: l’exécutif juge le projet «incompatible» avec la transition écologique

— Par Wladimir Garcin-Berson —
A l’occasion du premier Conseil de défense écologique, le gouvernement a annoncé une réforme du code minier, qui devrait être présentée en décembre prochain. Le projet «Montagne d’or» a également été jugé «incompatible» avec les objectifs fixés en matière de transition écologique.

C’était une décision très attendue. A la sortie du premier Conseil de défense écologique, et à quelques jours des élections européennes, le ministre chargé de la Transition écologique, François de Rugy, a déclaré que le gouvernement constatait «l’incompatibilité du projet minier» guyanais Montagne d’or «avec les exigences de protection environnementale» fixées par l’exécutif. Une déclaration confirmée par la suite par le premier ministre Édouard Philippe: «Le projet actuel ne nous apparaît pas compatible avec les exigences fixées de préservation de la biodiversité», a-t-il ainsi déclaré. Si la compagnie minière Montagne d’or souhaite faire vivre son projet, elle devra, a minima, l’adapter et le modifier en profondeur, sous peine de le voir enterré.

Au-delà de ce cas particulier, l’exécutif souhaite «intégrer les exigences environnementales dans tous les processus miniers» à l’avenir: une réforme du code minier devrait donc être présentée en conseil des ministres en décembre prochain.

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« Sur l’impact des pesticides, la recherche scientifique doit éclairer la décision publique

— Par collectif —
Malgré la multiplication des plans annonçant leur réduction depuis plus d’une décennie, l’utilisation des pesticides en agriculture continue d’augmenter en France. Face à ce constat, le gouvernement lancera début juin le programme prioritaire de recherche « Cultiver et protéger autrement », doté de 30 millions d’euros. Ce dispositif est conçu pour développer des solutions de remplacement agronomiques et technologiques aux pesticides et les déployer ensuite vers les agriculteurs. Mais les travaux sur les impacts des pesticides sur la santé humaine et environnementale et les coûts que ceux-ci impliquent pour la société sont exclus des appels à projets.

Le 9 mai, le gouvernement a annoncé le lancement d’un appel à projets sur les effets des pesticides dans le cadre d’Ecophyto2 +. Doté de seulement 2 millions d’euros, il ne permettra pas de couvrir toutes les problématiques. Pourtant, la connaissance de l’étendue et de la profondeur des impacts des pesticides et la façon dont ils pèsent sur la société est un levier indispensable pour accélérer la transition vers d’autres modes de production, et complémentaire au développement d’alternatives aux pesticides.

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Comment les Norvégiens parviennent à recycler 97 % de leurs bouteilles en plastique

La Norvège a mis en place des mesures qui incitent les producteurs de bouteilles en plastique et les consommateurs à recycler. Une initiative qui leur permet de faire des économies.

Dans le domaine du développement durable et de l’écologie, les pays scandinaves sont souvent considérés comme des modèles. Ces dernières années, la Norvège a accueilli des délégations étrangères intéressées par son système de recyclage.

Ce système est très efficace : 97 % des bouteilles en plastique sont recyclées. Deux mesures incitatives qui touchent au portefeuille expliquent ce bon résultat.

Une taxe évolutive pour les industriels

D’un côté, le gouvernement a mis en place une taxe environnementale qui s’applique aux producteurs de bouteilles en plastique et de canettes. Cette taxe est évolutive. Plus les entreprises recyclent leurs contenants, plus la taxe diminue.

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Au Brésil, la mise en place d’une politique de destruction de l’environnement

—Par Claire Gatinois —
Ricardo Salles, le ministre de l’environnement du président d’extrême droite Jair Bolsonaro, estime que son travail consiste plus à « défaire qu’à faire » et agit en conséquence.
Des ministres de Jair Bolsonaro, Ricardo Salles est l’un des plus francs. L’un des plus efficaces, aussi. Mais à ceux qui espéraient que le ministre brésilien de l’environnement d’un gouvernement d’extrême droite peu porté sur la question écologique s’engagerait malgré tout dans la lutte contre la déforestation de l’Amazonie ou le réchauffement climatique, l’homme de 43 ans a offert un démenti cinglant, affirmant que son travail consistait davantage à « défaire qu’à faire ».

« Le Brésil souffre de graves problèmes depuis [l’adoption de] la Constitution de 1988 qui a créé trop d’obligations », a-t-il détaillé dans un entretien à la radio Jovem Pan, vendredi 26 avril, fustigeant les « gouvernements de gauche de ces vingt dernières années » qui ont, selon lui, développé un « appareillage idéologique et bureaucratique (…) freinant le développement économique du pays ».

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En détruisant la nature, l’humanité s’attaque à elle-même

– Comment freiner la destruction de la nature, vitale pour l’humanité: scientifiques et gouvernements se réunissent pour alerter sur le sombre état des écosystèmes de la planète bouleversés, comme le climat, par l’assaut des activités des hommes.

L’exercice n’avait pas été fait depuis près de 15 ans: 150 experts de 50 pays ont travaillé pendant trois ans, s’emparant de milliers d’études sur la biodiversité, pour rédiger une évaluation mondiale très attendue des écosystèmes et des services qu’ils rendent à l’homme. 

Leur rapport de 1.800 pages sera soumis à partir de lundi à Paris aux 130 Etats membres de la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), qui devront discuter ligne par ligne et adopter le « résumé pour les décideurs« , sur le modèle du Giec pour le climat. 

  « Le patrimoine environnemental mondial — la terre, l’océan, l’atmosphère et la biosphère — dont l’humanité dans son ensemble dépend est en train d’être altéré à un niveau sans précédent, avec des impacts en cascade sur les écosystèmes locaux et régionaux« , dit le projet de résumé obtenu par l’AFP, qui peut être modifié selon ce que les Etats voudront mettre en avant. 

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Prédation des terres, prédation des humains

— Par Sandra Regol, porte-parole d’EELV —

Polluée par des décennies de recours au chlordécone, les terres de Martinique sont ravagées. Ravagées par les pesticides et l’agriculture intensive pratiquée dans les grandes monocultures que sont les bananeraies, un modèle qui n’a enrichit qu’une infime partie de la population, les grandes familles békés, à grand coup de subventions publiques. Le chlordécone, massivement utilisé contre le charançon du bananier, est particulièrement symbolique des avantages dont ont bénéficié ces grandes familles. Alors que le pesticide était interdit depuis 1990 en métropole, ceux-ci bénéficiant de nombreux relais auprès de l’exécutif français, avaient obtenu des dérogations du préfet pour l’utilisation du pesticide jusqu’en 1973, au détriment le plus total des habitants et de l’environnement. Mais le business de la banane, et de leurs grands propriétaires, semblait valoir bien plus… Les conséquences sont dramatiques : une large majorité des terres sont aujourd’hui polluées, impactant toute la chaîne alimentaire, 90% de la population adulte est infectée, les cancers de la prostate prolifèrent, pêche et agriculture sont interdites en plusieurs endroits… Ces grandes familles dominent encore largement la vie économique martiniquaise.

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Air intérieur : attention aux polluants

L’air que l’on respire dans son logement peut être de moins bonne qualité que l’air extérieur à cause de polluants spécifiques liés aux appareils de chauffage et de cuisson, au tabagisme, aux produits d’entretien et désodorisants, aux peintures, au vernis et à la colle du mobilier… L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) fait le point.

Les logements comportent des concentrations de différents polluants qui peuvent avoir des conséquences sur la santé, alors que l’on y passe en moyenne 16h par jour.

À savoir :

Le ministère de l’Environnement a élaboré Un bon air chez moi , outil qui vous permet de déterminer gratuitement si l’air de votre logement est pollué : vous répondez à quelques questions et vous obtenez un diagnostic ainsi que des recommandations pour améliorer la qualité de votre air intérieur.

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La chlordécone et le cancer de la prostate : pour plus de transparence!!

Lettre ouverte à Mesdames et Messieurs les Parlementaires de Guadeloupe et de Martinique.

Depuis quelques temps il y a un emballement médiatique sur la question de l’absence de lien entre la Chlordécone et le cancer de la prostate, propos tenu par Monsieur le Président de la République ; ce dernier, s’il en parle ne devrait pas ignorer les différentes études scientifiques indépendantes qui confirment ce lien.

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Les conseillers de Monsieur le Président de la République devraient l’informer qu’aucune molécule chimique n’agit seule et agit différemment selon le terrain (tous les fumeurs ne font pas un cancer du poumon), ce sujet a déjà fait l’objet de nombreuses études, cette affirmation lui permet de semer le doute, afin d’éviter d’assumer les responsabilités de l’État.

Les assertions péremptoires de certains conseillers éloignent le Président de la République de la vérité, de la réalité et compte tenu d’une probable aggravation des indicateurs (du fait de la bio-accumulation), de la synergie d’action du cocktail de pesticides ingéré.

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Résistons à la tromperie

— Par Florent Grabin, Président de l’Association P.U.M.A.

Nous parlons de la ‘’Chlordécone’’ en Martinique depuis 61 ans déjà, pour certains c’était l’un des meilleurs produits connus pour traiter les maladies tropicales de notre production agricole ; on avait donc en main l’arme qu’il fallait pour faire reculer la forêt et avancer la culture afin d’alimenter la planète.

Il y a un HOMME que nous tenons à saluer c’est Pierre DAVIDAS qui nous a quittés en 1999 et c’est avec réalisme que nous constatons que cet HOMME avait eu raison de nous entraîner dans la dénonciation de l’ensemble des produits chimiques de synthèse utilisés dans la production de notre alimentation. Malheureusement, il a été combattu par ceux-là même qui s’étaient servis de lui pour se faire élire par ici, ou exister par là, en pratiquant la récupération afin d’imposer l’écologie de la peur.

Quarante-cinq ans après, nous constatons avec amertume, que la manipulation reste de mise et que le mensonge par omission a prise sur ceux qui se servent de leur notoriété ou de leurs titres pour tromper notre population.

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Une nouvelle étude confirme le potentiel cancérigène du chlordécone

Une publication de deux scientifiques français montre que ce pesticide qui contamine les Antilles augmente le risque de récidive de cancer de la prostate.

— Par Stéphane Mandard —

« Il ne faut pas dire que c’est cancérigène. Il est établi que ce produit n’est pas bon, il y a des prévalences qui ont été reconnues scientifiquement, mais il ne faut pas aller jusqu’à dire que c’est cancérigène parce qu’on dit quelque chose qui n’est pas vrai et qu’on alimente les peurs. » Cette intervention d’Emmanuel Macron à propos du chlordécone avait fait bondir des élus d’outre-mer réunis le 1er février à l’Élysée dans le cadre du grand débat national.
Lire aussi Chlordécone : l’Élysée plaide le « malentendu » après la déclaration polémique de Macron

Une nouvelle étude publiée jeudi 21 mars dans la revue médicale International Journal of cancer confirme pourtant bien le potentiel cancérogène du chlordécone. Son originalité réside dans le fait qu’elle démontre pour la première fois que l’exposition à l’insecticide augmente, de façon considérable (jusqu’à trois fois), le risque de récidive de cancer de la prostate.

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Les enseignant.e.s se mobilisent pour la planète

Nous, animateurs, éducateurs, enseignants et parents, disons aux jeunes : “Faites, car vous êtes ceux qui hériteront du monde de demain ! Mais sachez que vous n’êtes pas seuls !” Sur le chemin vers cette société désirable, nous vous ouvrirons la voie, comme le dit le poète, la lampe en main, parce que nous avons le devoir moral d’être à la hauteur des espoirs que vous portez en ce jour et d’engager tous nos efforts pour vous aider à édifier ce nouveau monde que vous appelez de vos vœux.

Dans les écoles, les collèges, les lycées, les universités, les laboratoires de recherche, les associations, les mouvements de jeunesse et d’éducation populaire, nous œuvrons depuis des décennies pour une éducation à visée émancipatrice. Ce travail alliant connaissances scientifiques, formation citoyenne et développement de l’esprit critique, nous le poursuivrons avec toujours plus d’implication et de conviction.

Nous nous engageons sans réserve pour la complémentarité des espaces d’éducation et en faveur de la protection des droits environnementaux de la génération anthropocène.

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La culture s’engage aux côtés du mouvement mondial de la jeunesse pour le climat

— Par Joris Mathieu, metteur en scène et directeur du Théâtre Nouvelle Génération, Centre dramatique national de Lyon. —

C’est avec des mots tranchants que Greta Thunberg, âgée alors de 15 ans, a interpellé les dirigeants du monde entier, en décembre dernier, lors de la COP 24. Et la parole qu’elle a portée ce jour-là, nous la partageons entièrement. De là où nous sommes au travail, de là où nous sommes en responsabilité, artistes ou à la direction d’institutions culturelles, nous faisons face aux paradoxes néfastes de la surproduction et de la surconsommation. Nous observons et vivons les effets de l’agression permanente que le système ultralibéral fait subir à la planète et à ces habitant.e.s.

Cette interpellation sur l’absence de maturité suffisante des adultes, nous la prenons aussi pour nous. Car, oui, nous savons en effet qu’il est aujourd’hui nécessaire de mettre la machine à l’arrêt. Nous le savons mais nous ne le faisons pas. Et le Burn Out global nous guette.

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L’Eau à tout prix…

— Par Florent Grabin de l’Asso PUMA —

L’Eau, ce ‘’don du ciel’’, est un élément indispensable à la vie, bizarrement très méconnu par le grand public. Pour certains, elle doit être livrée gratuitement au consommateur, pour d’autres, cette livraison au robinet est trop chère. Ce qu’il faut retenir c’est que la production de l’Eau est un MÉTIER, et nécessite un service qui évidemment se paye.

En Martinique, la ressource en Eau provient principalement des rivières du Grand Nord, puis elle est captée pour être ‘’lavée’’ de tout ce qu’elle aura charrié sur son passage (alluvions, polluants de tous ordres, oligo-éléments, et bien d’autres composants…).

Ce qui est assez curieux, c’est que les périmètres de sécurité des captages ne sont pas, à ce jour, mis en place comme l’exige la loi sur l’eau.

Le prix de l’eau.

Dire que le prix de l’eau est plus élevé en Martinique qu’en France hexagonale, relève de la plus grande farce, d’autant plus que l’on fait comprendre à la population que c’est le Fermier (entreprise chargée de la production d’eau du robinet) qui fixe et module le tarif, ce qui est entièrement faux ; cependant il n’est pas tenu compte de la configuration topographique de notre territoire très vallonné qui impose un pompage électrique pour remplir les réservoirs avant la distribution, contrairement au niveau national qui fonctionne majoritairement par gravité.

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Non à la polarisation sur le chlordécone.

— Par Florent Grabin pour l’Asso P.U.M.A.— 

Plus de 4 millions de tonnes de pesticides sont utilisées chaque année dans le monde, mais certains pays ont la main particulièrement lourde. De trois millions de tonnes de pesticides utilisées dans le monde en 2001, nous sommes passés à quatre millions en 2016, soit une augmentation de 50 % en 15 ans. Avec 22,9 kg de pesticides utilisés par hectare de terre agricole, le Costa Rica est le champion du monde. Il en déverse pratiquement 10 fois plus sur ses cultures que la France, qui n’en utilise ‘’que’’ 3,7 kg par hectare. Le pays est un gros exportateur de fruits exotiques (banane, ananas, melon…) et de café, des cultures qui exigent une grosse quantité de fongicides et d’insecticides, utilisant ainsi 49 kg de pesticides par an et par hectare de bananes et 30 kg pour l’ananas.

Cette utilisation massive est à l’origine de nombreux problèmes environnementaux et de santé dans le pays : des centaines de cas d’intoxication au ‘’Paraquat’’, chaque année, sont ainsi recensés.

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Guyane : la justice annule l’exploitation d’un projet de la société Montagne d’or

Cette annulation ne concerne pas le projet-phare de Montagne d’or, c’est-à-dire le plus important projet de mine d’or à ciel ouvert français à l’étude

Première victoire pour les associations de défense de l’environnement. Le tribunal administratif de Guyane a annulé, lundi, un arrêté préfectoral autorisant la société Montagne d’or à ouvrir des travaux d’exploitation d’or alluvionnaire en Guyane, en marge de son méga-projet industriel d’extraction aurifère, ont annoncé Guyane environnement et Maiouri nature Guyane, qui étaient à l’origine de cette procédure, mardi 12 février.

Communiqué de presse

Appelé à se prononcer sur deux requêtes des associations Guyane Nature Environnement et Maiouri Nature Guyane, le tribunal administratif de la Guyane a annulé l’arrêté en date du 13 décembre 2017 par lequel le préfet de la Guyane a autorisé la société Montagne d’Or à ouvrir des travaux d’exploitation d’or alluvionnaire dans la limite de la concession Paul Isnard située sur le territoire de la commune de Saint-Laurent du Maroni.
Le jugement en date du 11 février 2019 a retenu deux motifs d’annulation.

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L’histoire des pesticides en Martinique.

— Par Florent Grabin, Association PUMA —
Les pesticides (insecticides, raticides, fongicides, et herbicides) sont des composés chimiques dotés de propriétés toxicologiques, utilisés par les agriculteurs pour lutter contre les animaux (insectes, rongeurs) ou les plantes (champignons, herbes indésirables) jugés nuisibles aux plantations. Le premier usage intensif d’un pesticide, le DDT, remonte à l’époque de la Seconde Guerre mondiale.

Malheureusement, tous les pesticides épandus ne remplissent pas leur emploi. Une grande partie d’entre eux est dispersée dans l’atmosphère, soit lors de leur application, soit par évaporation ou par envol à partir des plantes ou des sols sur lesquels ils ont été répandus. Les pesticides sont ainsi aujourd’hui à l’origine d’une pollution diffuse qui contamine toutes les eaux continentales : cours d’eau, eaux souterraines et zones littorales.

Si les pesticides sont d’abord apparus bénéfiques, leurs effets secondaires nocifs ont été rapidement mis en évidence. Leur toxicité, liée à leur structure moléculaire, ne se limite pas en effet aux seules espèces que l’on souhaite éliminer.

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Audrey Pulvar confirme son départ de la fondation Hulot

Le conseil d’administration de la Fondation est appelé mercredi 30 janvier à acter la démission de son actuelle présidente, Audrey Pulvar.

Le retour de Nicolas Hulot à la tête de sa fondation se profile, cinq mois après sa démission du gouvernement, avec sa probable désignation mercredi 30 janvier comme président d’honneur. Le conseil d’administration de la fondation est également appelé à acter la démission de son actuelle présidente, Audrey Pulvar.

« C’est le conseil d’administration du 30 janvier qui doit prendre acte de ma démission et élire Nicolas (Hulot) même s’il y a peu de doutes sur l’issue. Quant à moi, je prépare un autre projet et je crée une structure », a confirmé l’ancienne journaliste dans un SMS au « Parisien ».

« La Fondation Hulot sans Hulot, ce n’est pas évident »

Audrey Pulvar avait pris la présidence de la « Fondation pour la nature et l’Homme », après la nomination de Nicolas Hulot au gouvernement. Interrogé par le quotidien, un proche de l’ancien ministre de la Transition écologique souligne : « ce sont deux fortes personnalités qui ne sont pas très complices.

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Réchauffement climatique, où en est-on ?

— Par Florent Grabin, pour l’association écologique P.U.M.A. —

Nous avons relevé dans la revue FUTURA PLANETE que selon Météo France, la température moyenne enregistrée en France en 2018 est de 13,9 °C, un record absolu pour notre pays. Au niveau mondial, la situation ne semble pas bien meilleure. Le Copernicus Climate Change Service (le programme d’observation de la Terre de l’Union européenne) annonce en effet une température moyenne sur l’année de 14,7 °C. C’est seulement 0,2 °C de moins qu’en 2016, l’année la plus chaude jamais enregistrée. C’est aussi plus de 0,4 °C de plus que la moyenne sur la période 1981-2010. Cela place 2018 en 4e position au palmarès des années les plus chaudes jamais enregistrées dans le monde.

Concernant la Martinique où en est-on ? Nous sommes en attente des chiffres.

Les conséquences d’un réchauffement climatique pour la planète.

Plusieurs conséquences possibles qui font l’objet d’un consensus scientifique, certaines ont déjà pu être observées, dont la fonte des glaces de la banquise arctique qui a enregistré des fontes record en 2016.

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Un jour sans viande ni poisson : 500 personnalités lancent un appel pour un « lundi vert »

Il existe aujourd’hui des raisons impératives de diminuer collectivement notre consommation de chair animale en France. Nous pensons que chaque personne peut faire un pas significatif dans ce sens pour l’un ou l’autre des motifs suivants : la sauvegarde de la planète, la santé des personnes, le respect de la vie animale. Nous nous engageons à titre personnel à remplacer la viande et le poisson chaque lundi (ou à aller plus loin dans ce sens). Voici les arguments qui nous semblent décisifs.

La production de viande est l’une des activités humaines ayant les conséquences les plus néfastes pour l’environnement. Elle constitue un gaspillage des ressources naturelles. Selon l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, produire une seule calorie de viande nécessite 4 à 11 calories végétales.
Article réservé à nos abonnés Lire aussi Pourquoi faudrait-il être végan ?

S’alimenter avec des végétaux plutôt qu’alimenter des animaux avec des végétaux pour ensuite les consommer permettrait de dégager de 2 à 20 fois plus de protéines par hectare cultivé, et par conséquent de répondre de manière plus rationnelle aux défis alimentaires de la planète dans un contexte de population croissante.

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Aléas climatiques : plus d’un an après l’ouragan Maria, les oubliés de la Dominique

— Par Rémi Barroux —

[…]Entre océan Atlantique et mer des Caraïbes, la petite île de la Dominique est en première ligne des offensives des ouragans et des tempêtes tropicales. Alors que 196 États étaient réunis jusqu’au 15 décembre à Katowice (Pologne) pour la conférence mondiale sur le climat (COP24) afin de tenter de juguler le réchauffement planétaire qui démultiplie les aléas climatiques, la voix des populations victimes peine à se faire entendre.

Régulièrement, les 73 500 habitants de l’île voient pourtant leurs habitats et leur patrimoine naturel détruits, des dizaines de vies emportées. Le paysage reste marqué par le passage de l’ouragan Maria qui avait soufflé dans la nuit du 18 au 19 septembre 2017, ses vents soufflant à plus de 320 km/h dévastant la Dominique à plus de 70 %, et faisant 67 morts ou disparus. En 2015 déjà, la tempête Erika avait fait 31 morts et des dizaines de disparus ; en 1979, le passage de David avait causé la mort de 56 personnes.

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Les vœux de P.U.M.A.

Bonjour à toutes et tous, et bienvenue à cette année 2019 qui commence.

Nous voulons profiter de ce moment pour remercier chaleureusement chacune et chacun d’entre vous, pour avoir participé aux actions de P.U.M.A. Cette année encore, vous avez contribué à faire progresser les consciences sur les dangers des pesticides et autres produits chimiques toxiques et sur la possibilité de développer des alternatives à leur utilisation. Grâce au réalisme des producteurs de bananes le retrait massif de certains pesticides à permis le retour de notre biodiversité.

Grâce à vous,  à votre générosité, traduite par un soutien financier, par un engagement bénévole à nos côtés, par des encouragements écrits ou oraux, par la diffusion de nos actions à votre réseau, etc., grâce à tous ces gestes quotidiens, qui témoignent de votre confiance en notre association, vous avez renforcé la conviction qui est la nôtre, de ne jamais baisser les bras, ni même la tête face à l’adversité.

Vous êtes exigeants, en attente de résultats et vous avez raison, car il y a urgence, mais vous êtes aussi positifs, de bons conseils, pertinents, engagés, pour faire face à la complexité de nos pathologies environnementales.

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Climat : c’est maintenant qu’il faut agir !

— Par Robert Saé —

« Notre civilisation est sacrifiée pour permettre à une petite poignée de gens de continuer à gagner d’énormes sommes d’argent. Notre biosphère est sacrifiée pour que des personnes riches dans des pays comme le mien puissent vivre dans le luxe. » Ces propos tenus par Greta THUNBERG, ont certainement marqué l’opinion davantage que les tergiversations et les promesses non-contraignantes des dirigeants d’Etats qui se sont rencontrés en Pologne dans le cadre de la COP 24*. « Vous dites que vous aimez vos enfants plus que tout,  a-t-elle lancé aux décideurs participant à la conférence, pourtant vous volez leur futur devant leurs yeux ! »
Il n’y a rien à rajouter aux propos de cette  jeune écologiste suédoise de 15 ans, qui s’est fait connaître en manifestant tous les vendredis devant le Parlement de son pays pour réclamer aux députés des mesures plus radicales pour lutter contre le réchauffement climatique. De fait, les scientifiques et les écologistes l’ont déjà largement démontré : si des dispositions drastiques ne sont pas prises en toute urgence, nous courrons vers une catastrophe irréversible.

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« L’affaire du siècle »: objectif 2 millions de signatures !

Quatre associations, Notre Affaire à Tous, la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France et Oxfam France ont décidé, au nom de l’intérêt général, d’attaquer l’Etat français en justice pour qu’il respecte ses engagements climatiques et protège nos vies, nos territoires et nos droits. C’est l’Affaire du Siècle.

La pétition en ligne, recueillait dimanche matin plus de 1,6 million de signatures, du jamais-vu en France.

 Le texte, disponible sur le site laffairedusiecle.net, vise 2 millions de soutiens.

Les changements climatiques sont là : ils affectent déjà nos vies et n’épargnent personne. Nous assistons à la montée des eaux, à la fonte des glaces, à la multiplication des évènements météorologiques extrêmes, tandis que les espèces animales et végétales disparaissent inexorablement. Les sécheresses et inondations sont de plus en plus dévastatrices. Nos exploitations agricoles sont en danger. L’air que nous respirons est pollué. Le prix de nos factures énergétiques explose. Partout, dans les pays du Sud comme dans les pays du Nord, les populations vulnérables sont les plus exposées.

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