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Jazz: Kyle Eastwood sort «In Transit», son huitième album

— par RFI —

Parmi les disques sortis cette semaine, In Transit, huitième album de Kyle Eastwood, le fils du célèbre acteur et réalisateur Clint Eastwood. Si son nom lui assurait d’emblée une notoriété à ses débuts, il y a vingt ans, force est de constater que le contrebassiste a confirmé son talent et s’est forgé depuis une solide réputation dans le monde du jazz.

Il s’est bien tourné vers des études de cinéma, au tout début. Mais son truc à lui c’est la musique. La contrebasse, le jazz, et surtout celui des années 50-60, dénommé le hard bop.

Les grands noms de l’époque ont d’ailleurs leur place sur ce huitième album de Kyle Eastwood, comme sur les précédents. Une reprise de Thelonious Monk, une autre de Charlie Mingus.

Le jazz, Kyle Eastwood, 49 ans, est tombé dedans tout petit, grâce à la discothèque de son père, un passionné. Ami de Count Basie, entre autres, Clint emmenait son fils aux concerts, et dans les loges à la rencontre des légendes du jazz.…

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« Delirium » : Peintures et dessins d’Iskias Pannier-Fraino

Du 3 novembre au 30 novembre 2017

Le Vin, l’Art et Vous, Rond-Point Canal Cocotte, 97224 Ducos. 0596420007 et 0696407211

Après ses dernières expositions martiniquaises Arhumatiser, Moments Madras et A la Croisée, l’artiste franco-venezuélien, Iskias Pannier-Fraino, revient avec Delirium. Cette fois-ci ses peintures et dessins nous entraînent dans un délire où l’enchantement s’accompagne d’une vision lucide.
Sous l’apparente beauté tropicale de carte postale, le regard tendre ou amusé de l’artiste se fait plus tragique. Dans une figuration post-pop, il peint plus que nous ne pouvons voir, pour révéler les incohérences et les dommages annoncés et insuffler un regard critique sur les problèmes socio-culturels, économiques et écologiques. Son dessin minutieux, et ses couleurs plus vraies que réelles, ses thèmes à double sens, créent visuellement le délire.
L’esthétique poétique d’Iskias tient dans ce paradoxe imagé de l’ordre conventionnel et de son dérèglement qui dévoile les dessous de la vision ordinaire. Il s’affirme artiste engagé pour nous ouvrir les yeux, et nous faire réagir.…

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« Echos#1 » : nouvelle création de la Cie Métis Gwa

4 et 5 novembre 2017

Rencontrer des danseurs, circassiens et musiciens d’ici et d’ailleurs pour échanger sur leurs pratiques.
Dévoiler une sensibilité personnelle et collective portée par une recherche inédite.

ECHOS #1, Cirque et Danse est la résultante de cette aventure.
Pour la première fois les artistes caribéens s’approprient deux agrès de cirque, le mât chinois et le trampoline.

Mise en scène Gaëtan Levêque
Assistant chorégraphe Makerson François
Interprètes Aimée Cartry (Guadeloupe/Réunion), Jonathan Colombo (Guadeloupe), Julien Kanor (Guadeloupe), Natty Montella (Guadeloupe), Makerson François (Haïti), Guillaume Amaro (France), Pedro Consciencia (Portugal), Anais Albisetti (France)
Régie générale William Leclercq (Guadeloupe)

Acrobaties, portées acrobatiques, mât chinois, trampoline, danses urbaine, contemporaine, traditionnelle

Pour ses 10 ans, Métis’Gwa partage son goût des rencontres artistiques, de la danse et du cirque.

Programmation des 4 et 5 Novembre 2017

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La Catalogne et du bon usage du référundum

— Par Yves-Léopold Monthieux —
Le référendum catalan est évidemment illégal mais la victoire du OUI pourrait avoir transformé l’illégalité en légitimité. D’ailleurs, y a-t-il d’indépendance légale ? Lorsqu’elle n’est pas obtenue par la violence elle fait souvent l’objet de bricolage juridique susceptible de la légitimer. La légitimation n’est-elle pas finalement le maître-mot en la matière ?
L’indépendance de la Catalogne me rappelle, en effet, le cours de droit constitutionnel du professeur Claude Emeri sur le référendum. Il nous indiquait que le referendum était le mode de scrutin suprême en démocratie en ce qu’il faisait appel au vote de tous les Français. Il se référait au référendum de 1962 sur l’élection du président de la république au suffrage universel direct et sur les controverses qu’il avait suscitées. De nombreux juristes estimaient que ce référendum était anticonstitutionnel. C’est à cette occasion que le général de Gaulle mît en disgrâce le président du Sénat, le Guyanais Gaston Monnerville. En effet, le second personnage de l’Etat avait marqué son opposition à cette initiative en faisant usage du mot « forfaiture ».…

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Journées nationales de l’architecture. Du 13 au 15 octobre 2017

Vendredi 13 Octobre 2017 de 09h00 à 12h30

1979-2009, 30 ans d’architecture et d’aménagement à la Martinique

Photographies retraçant sur 30 ans le bilan de production et de l’aménagement du cadre bâti à la Martinique

A l’occasion des trente ans du CAUE de la Martinique, il nous a paru intéressant de dresser un bilan de la production et de l’aménagement du cadre bâti, et de montrer à travers une exposition de photographies un certain nombre de réalisations qui ont vu le jour durant ces trois dernières décennies. En termes de bilan, force est de constater que durant cette période, la Martinique a connu de profondes transformations tant sur le plan architectural que sur le plan de l’aménagement du territoire et de l’urbanisation, avec de nombreuses conséquences sur l’environnement.

Sur le plan architectural :

La production du cadre bâti s’est fortement diversifiée, souvent influencée par l’architecture contemporaine, française ou internationale, qui s’est faite jour à la même époque…

Sur le plan urbanistique :

Les différentes lois de défiscalisation, dont la première date de 1986, ont induit une transformation radicale de l’urbanisation à la Martinique.



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 » Detroit » », un film de Kathryn Bigelow

A Madiana

Date de sortie 11 octobre 2017 (2h 23min)
De Kathryn Bigelow
Avec John Boyega, Will Poulter, Algee Smith
Genres Drame, Thriller
Nationalité américain

Synopsis:
Interdit aux moins de 12 ans
Été 1967. Les États-Unis connaissent une vague d’émeutes sans précédent. La guerre du Vietnam, vécue comme une intervention néocoloniale, et la ségrégation raciale nourrissent la contestation.
À Detroit, alors que le climat est insurrectionnel depuis deux jours, des coups de feu sont entendus en pleine nuit à proximité d’une base de la Garde nationale. Les forces de l’ordre encerclent l’Algiers Motel d’où semblent provenir les détonations. Bafouant toute procédure, les policiers soumettent une poignée de clients de l’hôtel à un interrogatoire sadique pour extorquer leurs aveux. Le bilan sera très lourd : trois hommes, non armés, seront abattus à bout portant, et plusieurs autres blessés…

La presse en parle :

Bande à part par Isabelle Danel
En racontant par le menu cette nuit de cauchemar, « Detroit » devient un film d’horreur, distillant les relents d’une implacable violence aveugle, d’une justice à deux vitesses, d’une suprématie insoutenable.…

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Yékri n° 12 – octobre 2017

 –– Malika —
Yékri … Yékra ! Comme ce cri poussé par les conteurs au début des contes créoles d’antan lontan pour solliciter l’attention de leurs auditoires, la newsletter Yékri veut attirer l’attention sur la culture créole, sur les talents ultramarins au sens large.
Elle reprend l’objectif de la newsletter Elokans dont elle se veut l’héritière : « représenter une effervescence kréyol en diffusant des informations socio-culturelles liées à l’Outre mer, particulièrement de la Caraïbe et de l’Océan indien. »
(Véronique LAROSE, créatrice de la publication Elokans).
Elle en reprend également les principes :
CONDITIONS de diffusion de vos actualités socioculturelles.
Yékri paraît mensuellement. Ainsi, pour le relais de vos actualités, adressez-moi ces infos un mois avant :
– descriptif complet de l’événement : textes en version WORD de préférence, images en JPG ;
– indications nécessaires : date et horaire, adresse précise de la manifestation, accès-transports, personne(s) à contacter.
– chaque structure, chaque particulier s’exprime en son nom propre.
Pour recevoir Yékri : transmettez-moi votre demande d’inscription par mail mycol5@gmail.com.…

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Journées européennes du patrimoine en Martinique les 16-17 septembre 2017



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Héros postcoloniaux

— Par Joël Des Rosiers —

Pour moitié sont morts mes amis.
Je t’en ferai de nouveaux, dit la terre.
Non, rends-les moi, comme ils étaient, plutôt,
Avec leurs fautes et tout le reste, je pleurais.
Sea Canes(1), Dereck Walcott

J’écris cet hommage pour saluer la mémoire de deux penseurs qui viennent de disparaître. Et aussi pour vaincre l’immense peine qui m’étreint chaque fois qu’il y a à l’œuvre le rappel de l’enfance. Je ne raconterai pas ce que je sais de Bernard Labrousse ou de Maximilien Laroche. Mais ce que leur disparition laisse en moi d’humanités contuses. Si le premier est de ma génération, cela signifie-t-il que je sois moi-même en sursis et que désormais la mort puisse frapper sans préavis comme un huissier, un de ces jours insaisissables où s’éteint la lumière du jour ? Mon métier m’a appris au cours d’une longue fréquentation à côtoyer la mort, la fin irréfutable tant qu’elle n’est pas encore là, la grande amie, l’ennemie intime.

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« Amitiés créoles »

— Par Patrick Singaïny, essayiste —

La dernière fois que j’ai échangé avec mon ami Roger de Jaham, c’était en février dernier, à La Réunion, où je suis retourné vivre en 2009, après 10 années passées en Martinique. Il n’était plus chef d’entreprises, je n’étais plus journaliste pour l’hebdomadaire Antilla. Il se rendait régulièrement dans l’Océan Indien, et nous trouvions toujours un moment pour savourer un repas au cours duquel nous confrontions nos points de vue et analyses, à travers différents sujets.

Le ton était toujours très amical et enjoué. Habituellement, il commençait par me raconter longuement et avec plaisir ce que j’étais supposé avoir raté des dernières nouvelles martiniquaises. Puis il se mettait dans la peau du président de l’association « Tous Créoles » auquel j’avais consacré un article dès sa création, dont les propos de l’époque étaient partagés entre vifs enthousiasme et petits doutes. Février dernier à la fin d’un long petit-déjeuner pendant lequel nous nous étions réjouis des changements profonds dans le cours de nos vies respectives, l’ami a voulu s’adresser davantage à l’essayiste.…

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Roger de Jaham, un combattant de la Réconciliation, n’est plus !

— Par Serge Romana, Président Fondation Esclavage et Réconciliation —

Nous avons appris avec stupéfaction et douleur que Roger de Jaham, s’est brutalement éteint le mardi 13 juin en début de soirée en Martinique.
Nous présentons nos condoléances les plus attristées à sa famille, à ses nombreux amis et aux membres de l’association « tous créoles» dont il était la figure de proue.
Roger souhaitait participer à la construction d’une Martinique plus unie où les « descendants des colons esclavagistes pourraient avec les descendants d’esclaves s’asseoir à la table de la fraternité ».
C’est ce rêve qui l’a poussé en 1998 à faire des centaines de Békés signés un manifeste reconnaissant l’esclavage « crime contre l’Humanité », bien avant que la République ne le fasse.
C’est également ce rêve qui l’a conduit à participer à la création de la Fondation Esclavage et Réconciliation en mai 2016.
Déterminés à guérir nos sociétés des maux nés dans l’esclavage fondateur, nous nous sommes engagés pour réconcilier les descendants des esclaves et des colons.…

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Roger de Jaham, un créole d’exception

—Communiqué de presse Tous Créoles ! —

Faire de nos différences une œuvre collective. C’était l’obsession de Roger de Jaham, une obsession qui l’a animé toute sa vie, qui a inspiré ses plus beaux combats, qui l’a conduit à créer l’Association Tous Créoles !

C’est en 2007, qu’avec Gérard Dorwling-Carter, il réunit des hommes et des femmes de bonne volonté. Des hommes et des femmes convaincus que les différences sont une chance, et non un risque. Des hommes et des femmes qui se sont engagés avec lui pour faire bouger les lignes, faire reculer les pensées racistes, et construire une communauté Créole apaisée. Il y a mis toute sa passion, son courage, son charisme. Il y a mis sa force. Il y a mis son amour de Martinique. Il a ouvert la voie d’une vision nouvelle de notre société. Une vision qu’il nous laisse en héritage.

Les membres du Conseil d’Administration et les adhérents de Tous Créoles rendent hommage à l’action de ce grand précurseur.…

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Adieu, Émile Désormeaux, mon Ami.

— Par Yves-Léopold Monthieux —
Ce samedi de week-end de la Fête des Mères, il est seize heures trente, dix-sept heures. Je me retrouve au quartier Grand-Case chez mes amis Patrice et Sylvia, dans leur jardin. Nous sommes tout à coup attirés par deux silhouettes qui avancent plutôt gaillardement sur la voie intérieure du quartier, peu passante. Plus surprenant, je suis interpellé par les gestes appuyés de la main en notre direction, de l’un d’entre eux, souriant, en qui je crois reconnaître Émile Désormeaux.
C’est bien lui. Émile habite non loin. Je le sais malade.
Dans un instant d’inconscience je suis épaté qu’il me reconnaisse, surtout à une telle distance. Je me précipite vers lui, l’entoure de mes bras. Puis, ramené à la réalité, je lui fais une bise sur le front et, réprimant une larme, invite les deux hommes à poursuivre la promenade.
Il nous quittera le surlendemain.
En réalité, ses beaux gestes et ses sourires étaient destinés à tous.…

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De Metulla à la Mer Morte en passant par le Golan

Carnets de route

Avant-derniers jours

Le doigt de la Galilée, c’est le surnom de cette région tout au nord d’Israël coincée entre le Liban et la Syrie. Je délaisse Tel Hazor, site cananéen le plus important d’Israël. Fatigue des vieilles pierres et le voyage touche à sa fin. A mi-chemin sur ma route, la vallée de Hula, l’immense marécage infesté par la malaria jusqu’à la fin du XIX ème siècle a été asséché et a fait place à une réserve naturelle avec une forêt de cyprès et de vastes étendues d’herbe. De nouveau je ne fais que passer sans vraiment faire une halte. De retour à mon hôtel je le regretterai. J’arrive au carrefour de Qiryat Shemona, petite ville qui fit la une de l’actualité dans les années 70, quand elle était soumise à des tirs de roquettes venus du Sud-Liban. Son nom, «  Cité des huit », est un hommage à huit colons auteurs d’un fait d’armes en 1920. La ville, aujourd’hui paisible, est d’un intérêt limité.…

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Safed, Tsafat, Zefad

Carnets de route. Jour 10

Me voilà en route, via Capharnaüm et le Mont des Béatitudes, pour la capitale des kabbalistes entre le XVIè et XVIII è siècle. Dans toutes les religions, il y a toujours quelqu’un, plus rarement quelqu’une qui se pose comme intercesseur entre le monde sacré et le monde profane. L’étymologie le rappelle : pro = devant, fanun = temple. Le profane est celui qui n’est pas encore entré dans le temple et qui aura besoin d’un guide pour y pénétrer, des fois qu’il se perde. Ces intercesseurs auto-recrutés, auto-proclamés, rabbins, immans, prêtres, en instaurant cette séparation justifient l’existence de leurs jobs. Faut bien manger ! A coté de ce fonctionnariat auto-institué se développe en parallèle une approche directe aux dieux, sans église constituée. La kabbale est un exemple de cette démarche. Entre ésotérisme et mysticisme, elle choisit plutôt le second, moyen d’accès à la connaissance de soi et de l’univers en général. Issue du judaïsme, elle s’en écarte en espérant hâter la venue de l’apocalypse, ce que condamne l’orthodoxie talmudique.…

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Tibériade : miracles au lac !

Carnets de route. Jours 7,8,9

Le lac est un des hauts lieux du christianisme. Pensez ! Le Jésus en question ne s’est pas contenté seulement de tourner autour du lac de son enfance jusqu’à ses trente-trois ans mais il est allé jusqu’à marcher sur les eaux dudit lac un jour où ses disciples, des pécheurs, s’évertuaient à ramer contre le vent. Nazareth, la ville où il a été élevé, est à une trentaine de kilomètres de Tibériade.

Il y a deux Nazareth, l’ancienne et la nouvelle qui rêve d’annexer la vieille ville qu’elle regarde en surplomb avec ses immeubles sans âme surgis du milieu des années cinquante. L’ancienne est peuplée d’Arabes dont un tiers sont chrétiens. La nouvelle est juive en majorité avec une forte proportion d’Arabes plutôt aisés. C’est la seule ville de mon périple qu’il m’a été difficile d’atteindre. Les indications sont mal formulées. J’ai du demander plusieurs fois mon chemin tant il m’a semblé que tout convergeait à me conduire à Nazareth Illit, la ville neuve sans jamais me mener vers les souks.…

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Tibériade et ses histoires d’eaux.

Carnets de route

Jour 6

Le site lui aussi porte des noms différents : : lac de Tibériade, mer de Galilée, lac de Kinneret ou encore lac de Genézareth. Vingt-et-un kilomètres de long sur treize kilomètres de large, il n’est pas bien grand et pourtant situé à deux cents mètre au dessous du niveau de la mer il connait des tempêtes violentes générées par les différences de températures avec les plateaux qui l’entourent. Il a la forme d’une lyre ( kinnor en hébreu). C’est à la fois un lieu de pèlerinage pour les chrétiens, pour les juifs et un lieu de villégiature. Alimenté en eau douce par le Jourdain il a la réputation d’être riche en poissons, dont le plus fréquemment proposé dans les restos est, allez savoir pourquoi, le saint-pierre !  L’origine de ce poisson n’est pas en odeur de sainteté pour les puristes. En réalité ce saint-pierre là provient de la pisciculture pratiquée par les kibboutzim de la vallée du Jourdain.…

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Haïffa et Akko, Acre où Saint-Jean-d’Acre selon le dieu qu’on prie

Carnets de route, jour 5

Une fois récupérée ma voiture de location je file vers le nord en direction de Haïffa et Akko. Les routes sont belles, bien entretenues. Une halte à Césarée, dévastée par les croisés, les mamelouks, les Ottoman et qui voit maintenant ses ruines envahies par les marchands de souvenirs, les restaurants et autres boutiques pour touristes. Je ne m’attarde pas. La prochaine étape sera Haïffa le port du nord, troisième ville du pays. L’arrivée se fait par des quartiers industriels et sans doute industrieux mais sans charmes particuliers. Il faut arriver dans le quartier de l’ancienne colonie allemande pour découvrir une merveille au bout de sderot Ben Gurion, le sanctuaire bahaï et ses jardins en escalier dans un ordonnancement à la française.

Le bahaïsme est un de ces derniers avatars abrahamiques et monothéistes apparus sur cette planète. C’est à la fin du 19ème siècle, en 1863 précisément que le Persan Mīrzā Ḥusayn-ʿAlī Nūrī (1817-1892) fonde cette religion dont le slogan favori pourrait être «  Religieux de tous pays, unissez-vous ».…

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Tel Aviv, la vie va

Carnets de route

Jours 3 & 4

Ce matin direction la capitale du pays, la seule reconnue par la communauté internationale à l’exception de deux pays. Je prends le tramway, qui traverse Jérusalem et qui était sensé contribuer à sa réunification. A l’est, parfois caillassé, iIl mobilise des forces de sécurité importantes. La gare routière est à l’ouest, je éloigne donc de la vieille ville. Le bus se remplit rapidement et une heure plus tard à l’arrivée à Tel Aviv un taxi me conduit à l’hôtel autour de Dizengoff un quartier calme au nord de la ville. Sitôt la valise déposée je repars vers la plage à quelques centaines de mètres de là et j’entreprends de longer les cinq kilomètres de promenade en bord de mer qui mènent à Jaffa, un des plus vieux ports du monde construit il y a 4000 ans. Ce n’est qu’au début du XXème siècle que des habitants quittèrent la ville pour créer à la limite nord de la ville le premier quartier de Tel Aviv.…

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Jérusalem trois fois sainte et toujours réinventée

Carnets de route

Jour 2

Selon la légende le Dôme du Rocher recouvre le mont Moryah sur lequel Dieu demanda à Abraham de sacrifier son fils Isaac il y a 3500 à 4000 ans de cela. Et c’est à Jérusalem que le Messie doit revenir. Pour les chrétiens la ville est le lieu de la mort de Jésus, de son tombeau et de sa résurrection. Pour les musulmans la ville est sacrée car Mahomet la veille de sa mort venant tout droit de La Mecque s’y est rendu en une nuit sur son cheval ailé, le buraq, afin de monter à partir du fameux rocher tout droit au paradis. Pour les arabes, le deuxième fils unique d’Abraham, Ismaël, serait le père de leur peuple. Le deuxième fils unique ? Je sais c’est un peu compliqué dès le départ. En deux mots. Sara l’épouse d’Abraham déjà bien avancée en âge et sans descendance pousse son mari dans les bras de la servante Agar.…

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Yéroushalayim, Jérusalem, Al-Quds

Carnets de route.

Jour 1

«לַשָּׁנָה הַבָּאָה בִּירוּשָׁלָיִם הַבְּנוּיָה« »  «L’an prochain à Jérusalem restaurée». J’y suis. A l’aéroport d’Orly l’agent de sécurité israélien devant les comptoirs de Transavia, la compagnie low cost qui me transportera a observé mon passeport avec une attention toute particulière et m’a demandé ce que j’allais faire en Israël. Il m’a souhaité bon voyage. A bord de l’avion tout est payant sauf les toilettes mais je pense que ça pourrait ne pas durer bien longtemps. Bientôt pour aller pisser en cours de vol il faudra sortir son porte-monnaie. A l’arrivée le passage de la douane est un peu long, mais le visa est accordé sans difficulté aucune. Le nom de famille, le lieu de naissance sont déterminants. Le précédent taxi-co pour Jérusalem vient de partir. J’attends un peu que celui dans lequel j’ai pris place se remplisse. L’aéroport Ben Gurion est à peu près à mi-distance de Tel Aviv et de Jéru. Une heure plus tard tout au plus je dépose mes bagages à l’hôtel réservé depuis Paris.…

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A quoi peut servir le théâtre ?

— Par José Alpha —
En écoutant André Lucrèce, écrivain et sociologue, le 31 mars dernier à l’Atrium de Fort de France en ouverture des Rencontres théâtrales 2009 en Martinique, sur « le Théâtre de Shakespeare et la cérémonie de la violence », la question de l’utilité de la représentation théâtrale dans notre société, s’est imposée à deux niveaux.

Le premier : comment expliquer la crise qui maltraite depuis trop longtemps le théâtre public en Martinique, comme ailleurs du reste ? Le second : quels ressorts permettront à la théâtralisation du drame humain de répondre au besoin de théâtre que la vie collective produit à une densité si haute ?

A travers la rencontre exposée par le conférencier entre la violence des situations, des intrigues et des personnages dans le Théâtre de Shakespeare et la « sauvagerie sociale que chaque société tend le plus souvent à surmonter en se lançant le défi dans des œuvres de civilisation comme le théâtre », deux écrivains témoins de leur époque, William Shakespeare et Antonin Arthaud, séparés par plus de 3 siècles, mais disparus tous deux à l’age de 52 ans, ont en effet raconté les actions des hommes et peint chacun à leur manière, les moeurs de leurs époques respectives.…

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