Expositions

Saint-Pierre sous le regard de l’artiste vénézuélienne Anabell Guerrero

— Source : Le Grand Saint-Pierre —

gps-6L’art et la mémoire dans la ville d’art et d’histoire

Résidence de création partagée

Le Mardi 21 octobre, a eu lieu l’inauguration de l’exposition de photographies sur les murs de la ville de st-Pierre réalisée par l’artiste vénézuelienne Anabell GUERRERO, dans le cadre du Grand Saint-Pierre, avec la collaboration de l’Association des Amis du Parc Naturel Régional de la Martinique et de la DAC Martinique.

Cet hommage aux anonymes et aux grandes figures féminines de la ville a été mis en œuvre dans le cadre d’une résidence de création partagée avec les pierrotins.

Un atelier autour de la photo sur l’album de famille a été mis en place avec la participation d’une vingtaine de pierrotins. Il s’agisait dans ce module d’explorer le lien entre les histoires individuelles, voire intime, et l’histoire collective de la communauté résidente de St-Pierre.

La deuxième partie concernait l’imaginaire des participants autour de la ville de St-Pierre à travers des éléments spécifiques : la présence du volcan, des ruines, l’architecture, la reconstruction, le présent et l’avenir.

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De Molière au «Tree» de McCarthy: 350 ans de plug anal artistique

— Par Eric Loret —

Le dégonflage fatal de l’arbre-sex toy de la place Vendôme rappelle que c’est le propre des œuvres satiriques de révéler non pas l’esprit tordu de leur créateur, mais la saleté profonde de ceux qui en sont choqués.

Avant même le dégonflage fatal par des inconnus du Tree de Paul McCarthy, le Printemps français, mouvement mêlant militants identitaires et catholiques traditionalistes, avait tweeté : «Un plug anal géant de 24 m de haut vient d’être installé place Vendôme ! Place #Vendôme défigurée ! Paris humilié !» La question qui vient immédiatement à l’esprit est de savoir comment des catholiques traditionalistes pourraient bien savoir ce qu’est un plug anal, objet pas si répandu que ça, quand même, et qui sert surtout à dilater l’anus pour préparer à la sodomie. On a donc tendance à penser qu’ils sont en quelque sorte intéressés à l’affaire car, si l’on n’a jamais vu de plug anal, comme l’a fait remarquer le célèbre twitto-blogueur Maître Eolas, il est impossible d’en reconnaître un dans le Tree de McCarthy.

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Le célèbre photographe René Burri est mort

— Par l’Humanité.fr avec AFP —

Le grand photographe suisse René Burri, auteur du célèbre cliché de Che Guevara fumant le cigare, est décédé hier. Son portrait de Picasso est également célébrissime.
On lui doit à René Burri des plus célèbre portrait photographique du Che, réalisé à La Havane en 1963, lors d’une interview exclusive dans le bureau d’Ernesto Guevara, La Havane alors, ministre de l’Industrie, seulement quatre ans après la révolution cubaine. René Burri, considéré comme une légende du monde de la photographie, a notamment travaillé pour l’agence Magnum, à partir de 1959, est décédé hier lundi à Zurich à l’âge de 81 ans, des suites d’une longue maladie. Dès l’annonce de son décès, l’agence Magnum a publié un message sur son site internet pour faire part de sa « profonde tristesse ». Il a fait le tour du monde pour cette agence et a couvert les principaux événements politiques mondiaux.

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Sade. Attaquer le soleil

14 octobre 2014 – 25 janvier 2015. Musée d’Orsay

Alphonse Donatien de Sade (1740-1814) a bouleversé l’histoire de la littérature comme celle des arts, de manière clandestine d’abord puis en devenant un véritable mythe.
L’oeuvre du « Divin Marquis » remet en cause de manière radicale les questions de limite, proportion, débordement, les notions de beauté, de laideur, de sublime et l’image du corps. Il débarrasse de manière radicale le regard de tous ses présupposés religieux, idéologiques, moraux, sociaux.

Suivant l’analyse d’Annie Le Brun, spécialiste de Sade et commissaire invitée, l’exposition met en lumière la révolution de la représentation ouverte par les textes de l’écrivain. Seront abordés les thèmes de la férocité et de la singularité du désir, de l’écart, de l’extrême, du bizarre et du monstrueux, du désir comme principe d’excès et de recomposition imaginaire du monde, à travers des oeuvres de Goya, Géricault, Ingres, Rops, Rodin, Picasso…

Le caractère violent de certaines oeuvres et certains documents est susceptible de heurter la sensibilité des visiteurs.

« Sade nous concerne tous »

Propos recueillis par Frédéric Joignot

Les relations de Sade (1740-1814) et d’Annie Le Brun forment une longue histoire passionnelle.

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Martine Baker: ultraterrienne

m_baker-2014METAMORPHOSES…
—Par Isabelle Dubost, anthropologue—

Métamorphoses de l’être
Métamorphoses de la matière
De la glaise advint bouche, cri, personnages…
Les mains ont pétri, caressé, donnant formes, toucher,
régularités, irrégularités
L’objet prend consistance, couleur
Le feu a crépité, craquelant la matière, conjuguant
l’attendu, l’inattendu, dans un rougeoiement sans cesse
renouvelé, magnifique
Naissance…
L’objet devient sens
L’objet devient oeuvre
L’artiste pense, ressent, imagine, interprète
L’artiste poursuit sa lente métamorphose
Explorant de nouvelles matières, de nouvelles techniques,
toujours à l’affût du renouvellement

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***

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Marie Gauthier : « Liminales »

marie_gauthier-1Exposition de peinture
Galerie Jouanacaera/ Art contemporain
N° 100 Route de Kayali,
Morne aux Boeufs
97221 Le Carbet
du 10 au 25 octobre 2014
Du lundi au samedi de 10h à 18 h
Présence de l’artiste le samedi et sur rendez-vous. Tél. 0696858877

Marie GAUTHIER
Née en France. Vit et travaille dans la Caraïbe depuis 1987.
Artiste plasticienne et professeur Agrégé d’Arts Plastiques
Principales expositions individuelles depuis 1991 :
2014 « Liminales », Galerie Jouanacaera, Le Carbet, Martinique
2010 « Embrasements », Le Marin, Martinique
2007 « Incarnats », Atrium, Fort de France
2004 « Cachemire » Bibliothèque Schoelcher, Fort de France
2003 « El coser de los dias », Museo de las Casas .Reales, Sto Domingo, Rep. Dominicain
2005-07 « Les Petites Indiennes ».

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Nuit blanche : Paris se met à l’heure du street art

— AFP —

la_tour_13La mairie de Paris met à l’honneur l’enfant terrible de l’art contemporain à l’occasion de la 13e édition de la Nuit blanche, qui se tient ce samedi soir.

Paris, « capitale du street art » ? C’est en tout cas l’ambition de la mairie de Paris, qui mettra à l’honneur l’enfant terrible de l’art contemporain à l’occasion de la prochaine Nuit blanche, samedi, en lui ouvrant largement ses murs. L’adjoint de la maire de Paris en charge de la Culture, Bruno Julliard, en a fait la promesse, lors de la conférence de presse de présentation de la Nuit blanche début septembre : « Paris doit devenir la capitale mondiale du street art. »

« On constate vraiment un emballement des Parisiens (…). Il y a un emballement des décideurs, qui apprécient l’image de modernité associée au street art ; un emballement des galeries d’art contemporain parisiennes, où les ‘street artistes’ ont massivement fait leur entrée. C’est devenu un champ majeur de l’art contemporain où Paris a une place importante (…).

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Dans la tête de Duchamp

Le Centre Pompidou présente l’œuvre peinte de l’inventeur des ready-made et de l’art conceptuel. Un contre-pied qui donne des clés pour comprendre l’artiste

Marcel Duchamp est surtout connu, en Europe, pour avoir, avec ses fameux readymades – objets déjà faits, choisis par l’artiste, et présentés comme œuvres –, remis en cause la peinture et la nature même de l’art. 1910-1923 : treize années, pourtant, au cours desquelles Duchamp investit le langage pictural, se dit peintre, expose dans les salons publics, tout en élaborant Le Grand Verre appelé aussi La Mariée mise à nu par ses célibataires, même.

À travers une centaine de dessins et peintures conservés pour la plupart au Philadelphia Museum of Art, auxquels s’ajoutent ses Notes autographes conservées au Centre Pompidou, l’exposition dévoile les recherches picturales de Duchamp, sa période fauve, ses emprunts symbolistes, ses explorations cubistes, mais aussi le non-sens et l’humour qui caractérisent son œuvre. Les sources livresques, picturales, scientifiques et techniques auxquelles il a puisé durant ces années cruciales – ouvrages rares de la Bibliothèque Sainte-Geneviève où il a travaillé avant son départ pour les États-Unis, objets techniques du Conservatoire national des arts et métiers, objets mathématiques de l’Institut Poincaré…– sont aussi présentées, témoignant de son intérêt pour la littérature et les mots comme pour les sciences optiques, physiques et mécaniques.

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Luko : « De Pierres et de Planches » à Fonds St-Jacques.

Exposition itinérante de bande dessinée sur les Monuments Historiques de la Martinique

luko-1— Dossier de presse —

Luko. Auteur de BD, né à Fort-de-France (Martinique), il vit en région parisienne. Ancien élève de l’Iconograf, un centre d’enseignement à l’image narrative, il a été lauréat au concours international Raymond Leblanc en 2007 et 2008.
Après deux expositions collectives à Bruxelles, l’album de bande dessinée « Lé Zitata – Premier Pas » pour Ibis Rouge Édition (en cours d’adaptation au théâtre), la participation à différents événements et séminaires, il réalise « De Pierres et de Planches », l’exposition BD sur les Monuments Historiques de Martinique.
L’exposition bédéïsée du dessinateur martiniquais Luko « De Pierres et de Planches » consacrée aux Monuments Historiques de la Martinique, et co-réalisée avec la Direction des Affaires Culturelles – Ministère de la Culture & de la Communication, s’inscrit dans ce lien transversal entre patrimoine et création artistique, dynamique dans laquelle s’ancre le projet du CCR Domaine de Fonds Saint-Jacques, Lieu patrimonial à vocation culturelle, soucieux d’interroger les legs du passés & de stimuler les imaginaires.

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Yannick Vérrès  » Racines Carrées » expression libre

— Par Christian Antourel —

verres-2Le design va de l’objet fonctionnel à l’objet baroque, en passant par tous les états du flexible, du modulable et du turgescent. Du joli grille pain à l’utopie absolue savoir mettre de la folie dans la matière. Seules comptent la démarche, les traces de la pensée, l’influence cachée du novateur. Yannick Vérrès a en lui du rêve, du temps de la patience, et comme en musique il invente sa propre grammaire. Les épousailles de l’art et de la technique où formes et symboles font écho à l’industrie et la nature, harmonisent des critères esthétiques et fonctionnels. Son travail enchante par sa candeur et sa légèreté. Peut-être parce qu’il est conçu de façon instinctive, directement du dessin à l’objet. Deux en un, objet utile et beau, voilà ce que propose Yannick Verrès⋅ Pour cette exposition, il compose une série de meubles, tables, tabourets, tables basses, bancs qui explore la relation entre le bois et le métal. Bien plus que du mobilier, ces modèles sont en fait des sculptures fonctionnelles, pièces uniques épurées, réalisées dans une recherche de style⋅
Ses espaces habitent les quotidiens, pas l’inverse.

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Alex Vilna « L’eau source de vie » comme un bain de jouvence

— Par Christian Antourel & Ysa de Saint-Auret —

yannick_verres-1Il est des artistes qui pratiquent l’élan total, la créativité lyrique et qui transmettent leur témoignage pictural comme une décharge. C’est le cas d’Alex Vilna.

Dans cette immobilité, du tableau qu’a choisi le geste de l’artiste qui l’expose à jamais, il subsiste l’intensité vivante, la vitesse du muscle. On sent respirer, plus encore haleter dans le mouvement de l’eau le frémissement nerveux du torrent, les rires secoués de la rivière, et la vibration de la mer qui tremble encore de sa vitesse immobilisée Car Alex Vilna semble dire que le difficile n’est pas d’éprouver des émotions, mais de trouver le langage qui les exprime. Ainsi il s’attache bien d’avantage à saisir l’intensité expressive, la force, la vie et le frisson qui les animent⋅ L’artiste c’est lui qui va à la source de la nature pour y chercher, y tailler et en emporter toute la matière dont il a besoin⋅ C’est aussi lui qui de toute son intelligence, de toute sa sensibilité, de toute sa volonté, dirige, guide et dispose les taches et les formes dont vont naitre des tracés et des teintes⋅

L’eau se révèle comme personnage à part entière.

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Niki de Saint Phalle sous toutes ses facettes au Grand Palais

nana_nikiTout le monde connaît ses « nanas » aux formes opulentes et aux vêtements multicolores, mais une rétrospective au Grand Palais donne à voir un autre versant de Niki de Saint Phalle : féministe, torturé, engagé, sans concession.

« Peindre calmait le chaos qui agitait mon âme. C’était une façon de domestiquer ces dragons qui ont toujours surgi dans mon travail », a écrit l’artiste.

A travers les 200 oeuvres et archives (dont beaucoup inédites) réunies par Camille Morineau, commissaire de l’exposition, Niki de Saint Phalle apparaît comme une créatrice radicale et avant-gardiste, dénonçant violemment la société patriarcale, la religion ou le racisme.

En 1961, quatre ans avant les premières « nanas », elle entame ainsi la série des « tirs », des panneaux où sont fixés des objets symboliques et des sacs de couleur, le tout recouvert de plâtre blanc. Niki, aidée parfois d’amis ou d’assistants, tire ensuite dessus à la carabine, répandant ainsi les couleurs.

Particulièrement frappant, un grand panneau, intitulé « King Kong » (1963), associe entre autres une attaque aérienne contre des tours d’une grande ville – étrange présage du 11 septembre -, des masques de dirigeants politiques, dont le général de Gaulle, et un accouchement – thème récurrent de l’oeuvre de l’artiste qui a eu deux enfants.

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« Escape », Shuck One à la Fondation Clément

escape_shuck_oneExposition individuelle
19 septembre – 26 octobre 2014
9h-18h, entrée libre
Habitation Clément, Case à Léo
Dès son installation à Paris en 1984, Shuck One plonge dans le mouvement hip-hop qui émerge alors en France. En 1986, il se tourne vers sa composante la plus plastique. Murs et artères souterraines deviennent son principal support d’expression et l’imposent comme une figure majeure du graffiti français. Subversives, en marge des codes artistiques mais au cœur de la société et exploitant toutes les ressources de la bombe aérosol, ses performances urbaines annoncent un langage pictural profondément personnel qui commence à prendre forme dans les années 90. Ce langage, essentiellement développé sur toile, reste résolument en prise avec des réalités humaines et sociales, comme l’identité afro-caribéenne et les maux d’une France multiculturelle, qui sont au centre de la réflexion de Shuck One et des œuvres présentée dans cette exposition.
Puisant aux sources d’une histoire personnelle et collective, cette réflexion sur les migrations s’impose à l’artiste comme une exploration de son héritage. Le titre Escape et les œuvres, qui mêlent couleurs et bichromie, permettent un dépassement de soi et de l’histoire au profit de l’expression artistique, d’une mémoire vive, d’un regard contemporain et de la nécessité de dépasser le chemin accompli pour échapper au système d’exclusion et à l’enfermement.

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14°N 61°W présente « Future memories »

13 Septembre – 25 Octobre 2014

expo_14n_61w14°N 61°W espace d’art contemporain , rue du Mérite Artisanal -Z.A Dillon 97200 Fort de France Martinique FWI
FUTURE MEMORIES
avec  : James Cooper -Blue Curry + Lisa Selby -Ian Deleón -Ivan Forde -Deborah Jack -Dominique Knowles & Citlally Miranda

caryl * ivrisse-crochemar & [creative renegades society] ont le plaisir de vous présenter une exposition collective, mettant en avant huit artistes dont les travaux traitent de la question de l’être et de la fuidité au travers de plusieurs examens culturels, sociaux et politiques. Organisée par Holly Bynoe, directrice de la revue ARC Magazine, l’exposition Future Memories présente un amalgame d’œuvres d’artistes s’engageant dans diverses disciplines, y compris la photographie, la performance, l’installation et les nouveaux médias. Les morceaux choisis renforcent des idées complexes liées à la représentation; ses lacunes, les limites et les subtilités intrinsèques au développement du langage visuel discret et nuancée.
Future Memories – titre emprunté à une collaboration entre Blue Curry et Lisa Selby – présente un paradoxe en soulignant les préoccupations essentielles dans le développement et l’étude des procédés, de la présence et de l’immédiateté.

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L’univers érotique de Paul Delvaux

— Par Martine Sagaert —

delvau_venus_endormie« Ce que l’on peint est inexplicable. Tout est une question de climat, d’atùmosphère, de lumière, de mystère aussi. » C’est ce que Paul Delvaux, l’un des plus grands peintre figuratifs di XXe siècle, avait dit à mon père, dans l’entretien qu’il lui avait accordé, le 7 septembre 1973, dans sa maison du béguinage de Furnesi. L’artiste avait alors soixante-treize ans. Outre la peinture murale de la salle de jeu du d’Ostende, nous avions découvert ses oeuvres grâce aux aouvrages de Claude Spaak, Maurice Nadeau et Antoine Terrasse. L’exposition qui s’était tenue en 1972, -« Peintre de l’imaginaire, symboliste et surréalistes belges« , avait enrichi notre connaissance de Delvaux. Nous étions, en cet été, 1973, en vacances à Koksijde. C’est là, plus précisément à Saint-Idesbald, qu’en 1980 a été inaugurée la fondation Paul-Devaux et qu’en 1982 un musée lui a été consacré. Depuis, les hommages et rétrospectives se sont multipliés et ses oeuvres sont présentées partout dans le mopnde.

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« Les territoires radiographiques » de Philippe Thomarel à la Fondation Clément

thomarel_pontif-1— Par Christian Antourel & Ysa de Saint-Auret —

UNE RESURRECTION DE L’EMOTION

Une dose carabinée de violence contenue, voilà ce que Philippe Thomarel impose à son art pictural. Avec « Les territoires radiographiques » sa dernière exposition, il chevauche le déséquilibre où sa perception plus aiguë des choses rend l’artiste capable d’éprouver des émotions rares. Mettant l’humour entre parenthèses Thomarel privilégie ici la noirceur pour mieux insinuer la lumière dans sa matière.

L’artiste dépeint une atmosphère sombre, volontairement pesante, décrite par les jeux du noir et du blanc tranchés dans des toiles ou sur bois, représentant des hommes, des chiens, des ponts. Des visages aux expressions fortes, parfois figées en un cri, témoins d’indignations muettes, crâne et barbe mal rasés, au regard noir d’une colère non dite, traits creusés, tirés au couteau comme parachevant l’expression. Des ponts aux jambages croisés quadrillent un espace quelque peu romantique. Ses brumes de fumée charbonneuse, ses ciels poudreux aux nuages de suie grasse nous invitent à la nostalgie d’un Turner au petit train. Des chiens tous casqués d’une toque leur engonçant la tête, nous immergent dans une ambiance confinée.

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Odis’7 : regard caribéen

— Par Christian Antourel —

regard_caribeenUNE MEDITATION ATTENTIVE

Cette exposition a pu se mettre en place grâce aux rencontres avec les artistes représentés. Ces rencontres informelles ont pu avoir lieu lors d’expositions, de biennales, de workshops. Cela à généré des échanges et la constitution d’une collection autour d’artistes de la Caraïbe.

Cette compilation marie profondément des ténors de l’expérimentation picturale contemporaine, à des références des mouvements dans la peinture et l’imagination créative. On ne peut donc que se réjouir de cet évènement auquel nous convie le plasticien Habdaphaï , curateur de cette exposition à la Galerie Odis’7. Que ces artistes soient « des côtes continentales du Venezuela et de le Colombie, aux rivages insulaires des petites et grandes Antilles », de Cuba, d’Haïti, de Colombie de la Dominique ou du Venezuela, encore de Trinidad, de la Guadeloupe, de la République Dominicaine et de la Martinique, c’est le même soleil qui chauffe leur imagination qu’ils libèrent sur différents supports, papier, bois et toile, quand leurs techniques mixtes et gravures donnent sur un coin de ciel, et semblent sourire aux lumières de la vie et à nos regards curieux.

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Benjamin Stora : « L’immigration mérite notre devoir de mémoire »

— Par Benjamin Stora —
musee_immigrationBenjamin Stora: « L’histoire de l’immigration ne doit pas être reléguée dans les banlieues de l’histoire ».
Photo Francine Bajande
Dans l’Humanité dimanche. Spécialiste incontesté de l’histoire du Maghreb contemporain des XIXe et XX siècles, des guerres de décolonisation et de l’histoire de l’immigration maghrébine en Europe, engagé dans les débats contemporains, Benjamin Stora vient d’être nommé à la tête de la Cité de l’immigration. Succédant à Jacques Toubon, nommé défenseur des droits le 9 juillet, Benjamin Stora entend ouvrir la Cité dans d’autres villes à tous les acteurs et en faire un lieu de réflexion et de pédagogie.

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Nord Plage : requiem pour une île

— Par Christian Antourel & Ysa de Saint-Auret —

nord_plage-1L’AMOUR MALGRE TOUT

Enfin une exposition une vraie, sur les traumatismes vécus par ce village rongé de sel, percé de vents, détrôné par la houle. Une manière saisissante pour aborder ce sujet qui fait mal. Mais à vrai dire, Nord-Plage est une exposition sur l’amour, l’amour né de ce crime odieux, peut-être le pire qui puisse être fait à une ile.
L’exposition qui s’abstient de faire l’éloge d’un passé où ce quartier du Macouba fut une petite perle de vie simplement, ne tombe à aucun moment dans le mélodrame. L’artiste parle une langue contemporaine, à la fois locale et universelle. Refusant toute concession aux polémiques de tous bords, nées de souffrances, peut-être d’hystéries collectives. Il saisit l’image qui parle de la vie, plus forte que tout. Si Nord Plage, exposition exempte de toute considération partisane exacerbée, est un requiem pour une île, elle est autant une ode urbaine à ce village héroïque magistralement accroché à la face du monde. Tant de traces de cette période glissent à la mer et s’effacent inéluctablement, et pourtant d’autres trésors continuent de faire exister le passé de Nord-Plage.

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« Bwa Koré » : Hector Charpentier – Une dynamique de progrès

— Par Christian Antourel & Ysa de Saint-Auret —

hector_carpentierLe monde dans lequel l’art d’Hector Charpentier nous fait pénétrer, n’a rien de commun avec celui de la science. Il n’est pas fait de quantités mesurables et de relations mathématiques, mais de qualités sensibles et de valeurs poétiques. A ce point qu’il parvient dans un même tableau à confondre ce qui est figuré et le reste suggéré, ouvert à l’interprétation.

Ses formes opposées ont cependant des caractères communs qui tiennent à la nature de l’art. L’artiste les perçoit dans « leur pureté originelle, » il nous dévoile sa réalité. Cette division s’inscrit en deux langages différents. Tandis que celui de l’homme qui dans le moyen de ses observations et de ses sensations se satisfait d’épouser le plein des choses, le langage de l’artiste, du poète, lui, tend à une univocité picturale. À la saisie d’’une vérité susceptible de démonstration logique ou courtoise. Vérité relative cependant à la conscience intellectuelle de l’observateur et au profil que celle-ci découpe dans le visible⋅⋅ La volonté d’abstraction s’élève ainsi jusqu’à la conception d’une voie picturale alternative entre deux mouvements artistiques fondamentalement opposés, l’abstrait, et le figuratif dans l’espace du réel⋅ C’est le principe de la figurabstraction inventé par Hector Charpentier flibustier libre, et heureux.

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Le premier arrêt de Savador Dali à La Havane

— Par Yaneily García García.—
dali_a_cubaLa première exposition à Cuba du célèbre artiste espagnole Salvador Dalí (1904-1989), le symbole du surréalisme dans le monde et un créateur connu aussi pour sa personnalité singulière et son œuvre, est ouverte jusqu´au mois d´octobre dans l’Édifice d’Art Universel du Musée National des Beaux-arts (MNBA),.
L’exposition, intitulée « Les mémoires du surréalisme », contient 95 lithographies de l´artiste apportées à Cuba par l’expert new-yorkais et président du Centre des Recherches Dalí, Alex Rosenberg, qui a assuré être très fier d´avoir contribué à apporter ces œuvres dans l´institution centenaire.

« C’est une occasion unique pour que les Cubains interagissent avec cette partie de la création de Dalí, moins connu que sa peinture », a précisé Alex Rosenberg, ami et imprimeur du génie espagnol qu’il a connu durant les années 1960 aux États-Unis.

Les pièces appartiennent aux collections de Walter Maibaum et Carol Conn, Peter Lucas, Max Arnold, Mike Tinsley, Rob Piepsny, Joseph Nuzzolo, Alex Rosenberg et de son épouse Carole, elles correspondent aux séries « Voyage fantastique » (1965), « Dali interprète Currier et Ives » (1971), « Les douze tribus d´Israël » (1973), « La Divine Comédie » (1960), « Les Chants de Maldoror » (1934) et « Les mémoires du surréalisme » (1971).

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Les territoires radiographiques

thomarel_clement-400—Dossier de presse —
Philippe Thomarel
Exposition individuelle
8 août – 14 septembre 2014
9h-18h, entrée libre
Habitation Clément, Case à Léo
« La peinture de Philippe Thomarel manifeste en fait une violence contenue, maîtrisée, une sensorialité juste, intelligente, à la mesure du tempérament de cet artiste et de ses préoccupations affectives et sociales« 

Philippe Thomarel est né en 1964 à Pointe-à-Pitre, en Guadeloupe. Il a durant son adolescence vécu à la tour Gabarre 1 située près d’un petit port de pêche et d’un pont aujourd’hui désuet, hors d’usage, mais qui facilita le trafic routier, les échanges de toutes sortes entre les deux rives principales qui séparent le nord et le sud de l’île⋅ Il convient de rappeler que les tours de la Gabarre dans le quartier de Lauricisque furent construites, posées sur une ancienne mangrove⋅
Ce quartier modeste, populaire, décrié, depuis lors bien réhabilité, est aujourd’hui apprécié, vivant, agréable, après avoir été mis de côté par les commerçants et les petits bourgeois locaux.

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Salvador Dali et Cundo Bermudez dans le Musée des Beaux-arts de La Havane

— Par Cubarte —
dali-cubarteLe Musée National des Beaux-arts de La Havane (MNBA) accueille pour la première fois une sélection des œuvres de Salvador Dali. L’exposition « Memorias del Surrealismo » (Mémoires du Surréalisme) a été inaugurée  dans l’Édifice d’Art Universel. Une performance à la charge du groupe Danza Retazos a aussi eu lieu.
Au cours des deux prochains mois seront aussi présentées trois autres expositions temporaires intitulées : « Les artistes afro nord-américains et l’abstraction », « Cundo Bermúdez : passion et lucidité » et « Des deux côtés de l´Atlantique ». Des concerts, des activités pour les enfants et le parcours et atelier « Les portraits et la mythologie » complètent le programme des deux mois.
« Si tu comprends ton tableau à l´avance, cela ne vaut pas la peine que tu le peignes »
Salvador Dali (1904-1989) n´a pas besoin d’une grande présentation, selon les dires du spécialiste Máximo Gómez Noda lors de la conférence de presse : « C’est l´icône du surréalisme au niveau international. Et bien que le monde connaisse le Dali peintre, le graveur – au moins pour le public cubain – n´est pas si bien connu.

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La fresque caraïbe de Case Navire : une oeuvre urbaine de Caruge & Cauquil

cauquil-caruge_case_navire-Une nouvelle réalisation majestueuse de Caruge & Cauquil est visible sous le pont de la RN1 à Case Navire sur la commune de Schœlcher. Ces deux-là sont en train de réaliser une œuvre urbaine qui a toutes les chances de faire date. Il suffit de voir le respect dont leurs réalisations sont l’objet, épargnées par les graffitis, les tags, les affiches électorales et autres réclames publicitaires pour constater qu’elles sont accueillies et intégrées par les populations comme  étant partie prenante d’une culture partagée. Nous l’avions déjà remarqué. Voilà un nouveau lieu de promenade, de visite. Pour la beauté offerte : merci.

Ils ont bien voulu répondre à quelques questions de Madinin’Art .

Quelle est l’origine de cette réalisation?

C’est le service développement de la ville de Schœlcher qui a conçu le projet « Art dans la ville ». Pour cela un appel à projet à été lancé et un certain nombre d’artistes sélectionnés pour la conception et la réalisation de pièces artistiques dans l’espace public.

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«Tiki Pop»: le quai Branly prie le Dieu américain des loisirs

— Par Siegfried Forster —
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Il est question de guitares et bracelets hawaïens, de savons « Tonga », de mugs à cocktail, mais aussi de stars comme Elvis Presley ou Marlon Brando et des architectures spectaculaires… et tous épousent une imagerie polynésienne fantasque et foisonnante. Jusqu’au 28 septembre, le musée du Quai Branly à Paris rassemble et analyse pour la première fois une sélection exhaustive du Tiki Pop, cette culture populaire américaine du milieu du siècle dernier dont très peu de témoignages ont survécu.

Des maisons en bambou au milieu de palmiers, peuplées de femmes exotiques et érotiques allongées sur des nattes en pandanus. Une atmosphère qui respire le paradis⋅ Avec leur décor polynésien, beaucoup de bars et restaurants aux Etats-Unis ressemblaient dans les années 1950 et 1960 à des plateaux de cinéma Une mise en scène aussi artificielle qu’aphrodisiaque qui fêtait son entrée dans les maisons et la vie quotidienne de millions d’Américains En plus, en 1959, Hawaï, le seul Etat composé entièrement d’îles, venait d’être admis à l’Union des Etats-Unis.

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