Arts Plastiques

En avant vers les Avents !

Du 7 au 29 décembre 2018 à « Le vin, l’art & vous »

— Par Michèle Arretche,  amateur d’Art —

Le vent frais souffle un air nouveau sur l’espace d’art LVAV, l’espace d’Art de la Cave-Galerie « Le Vin l’Art et Vous » à Petite Cocotte Ducos.

Myriam Guichard la sémillante et passionnée responsable de ce lieu incontournable des amateurs d’Art, propose une nouvelle sélection pour sa traditionnelle exposition collective de fin d’année : les toiles des avents 2018.

A côté de fleurons du paysage artistique martiniquais, elle nous permet de découvrir des nouveaux talents et d’acquérir des œuvres à la portée de différents budgets.

Pour cette exposition la scénographie a été particulièrement soignée et assurément vous passerez un excellent moment à découvrir et parcourir cette exposition, dont voici, par ordre alphabétique, la liste des artistes.

Michèle ARRETCHE et ses îles réinventées à l’utopie créatrice

Marc BARBOT, et sa « montée au tambour », puissant.

Isabelle BERGOT et ses « herbes folles » aux collages précieux et contemporains

Catherine BLAND et ses céramiques inventives et modernes

Ange BONELLO et ses nouvelles encres en 3D, se défiant des déchirures et des tâches.…

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« Renault, l’art de la collection » à la Fondation Clément

Du 9 décembre 2018 au 17 mars 2019

Commissariat : Ann Hindry

Exposition collective

Pierre Alechinsky, He An, Arman, Pol Bury, Jean Dubuffet, Errò, Wen Fang, Sam Francis, Julio Le Parc, Jean-Luc Moulène,  Angela Palmer, Robert Rauschenberg, Niki de Saint Phalle, Arslan Sukan, Takis, Jean Tinguely, Victor Vasarely, Heidi Wood. Robert Doisneau.  

Illustration : Jean Tinguely Requiem pour une feuille morte, 1967 © Adagp, Paris, 2018 Photo Georges Poncet

À la lecture de ces deux mots de « art » et « collection », l’on pense d’emblée à un ensemble de belles voitures historiques… et celle-ci existe. En revanche, ce que l’on connaît moins, c’est le lien très fort qui unit Renault et l’art de son temps.…

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Martine Baker « Imaginaires//Tellurique » : céramique extrême

Jusqu’au 15 décembre 2018 Tropiques-Atrium

—Par Christian Antourel —
Pris par le rythme effréné de l’art contemporain, il est agréable parfois d’arrêter le temps et de se mettre quelques standards sous la dent. L’exposition de Martine Jéchoux Baker est proprement jubilatoire.

Son œuvre raconte une histoire qui brille, qui brûle, incandescente. C’est un manifeste en faveur d’une imagination active, seule capable de transformer une situation concrète en possibilités multiples. Happée par les beautés de sa créativité, l’exposition vire à un esthétisme qui rend l’âme visible. Entre réalisme ordinaire et imaginaire, l’artiste choisit tout particulièrement l’imaginaire comme alternative à la désillusion réaliste…et l‘espace et le temps deviennent relatifs comme un instant d’éternité suspendu en vol. Il semble qu’elle fasse appel , telle une prêtresse de la terre , aux forces de la nature. Quand Martine Baker se fait démiurge, un magma créatif fulgurant jaillit des entrailles de la terre . Elle en décline toutes les variations : pays d’accueil en même temps qu’instrument de création, tout autant que notion de mémoire et de richesse souterraine.…

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Solange Alin Daline expose

Du 26 novembre 2018 au 26 janvier 2019

« Tout commence par une institution, une émotion, qui s’impose à moi.
J’accepte alors de me confronter à elle, de l’explorer, pour l’apprivoiser…ou peut-être pour me laisser apprivoiser par ce qu’elle suscite en moi…

C’est un travail d’écoute intérieure…

Chaque émotion, chaque expérience est déterminante dans le choix des techniques et matières à utiliser. Dans mon travail j’ai recours à différents médiums: toile de jute, fil de chanvre, papier, miroirs, sable… »

BeBOOSTER a le plaisir de vous convier au vernissage de l’artiste peintre Solange ALIN Daline le vendredi 30 novembre à 19h.
Adresse : 12 rue des arts et métiers, dans la zone franche de Dillon, 97200 Fort de France.

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« Création et engagement » dirigé par Dominique Berthet

— Par Anne-Catherine Berry —

Présentation de l’ouvrage Création et engagement dirigé par Dominique Berthet, Paris, L’Harmattan, coll. « Ouverture philosophique », 2018, 216 pages.

Si la question de l’engagement est intrinsèque à toute création, elle évoque également l’inscription d’un artiste dans une posture critique, voire politique. L’œuvre engagée fédère d’emblée un discours et annonce un message. Le créateur qui s’affirme dans une démarche artistique de cet ordre se positionne donc face à la société. C’est là le sujet dont il est question dans cet ouvrage intitulé Création et engagement, dirigé par Dominique Berthet. Cette publication des actes de colloques vient prolonger et compléter une réflexion déjà lancée dans le numéro 19 de la revue Recherches en Esthétique qui portait sur la thématique « Art et engagement », paru en janvier 2014. Ces textes ici réunis furent présentés en 2013 à l’occasion d’un colloque sur cette même thématique.
Ces 14 articles viennent donc s’ajouter aux 22 autres du numéro 19 de la revue. L’ensemble offre ainsi au lecteur, qu’il soit amateur d’art, étudiant, artiste ou encore enseignant, un corpus de textes conséquent sur le sujet, couvrant plusieurs approches et diverses dimensions de l’engagement dans la création.…

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Vida Verba : un monde perché

Jusqu’au 1er Décembre 2018. Galerie Le Vin L’Art et Vous. Ducos

— Par Christian Antourel & Ysa de Saint- Auret

En proposant pour thème fédérateur une histoire picturale sortie de l’imagination de l’artiste peuplée de personnages « qui l’attirent et la troublent  dans leur rôle de briseurs de règles établies » Elle les imagine et dit les rêver dans un monde parallèle, un peu « perché » dans lequel le dérisoire, l’insignifiant et l’anecdotique deviennent des soupapes à la réalité souvent pesante.

Comment qualifier cette œuvre, ces propositions ,ces regards ? Peut-être de présences quelque chose qui suggère une signification, un développement quelconque , une séquence évoquant une durée un récit. Mais de présences qui convoquent en même temps une évidence se tenant à distance, en retrait, et une énigme éclairant son action dans l’expérience la plus ordinaire. Cette présence, obstinément en contact et en rupture avec les éléments qui la constituent, s’inscrit dans un réseau de signes, de valeurs de symboles, de manières et de matières, et se risque dans une consistance particulière, inventée, creusée par une indécision volontaire, une remise en question qui réactive sans cesse sa quête , sa définition et sa portée.…

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Le musée du Quai Branly et la restitution des œuvres d’art africaines

 — Par Sarah Tisseyre —

Emmanuel Macron reçoit demain, vendredi 23 novembre, un rapport attendu sur la délicate question de la restitution des milliers d’œuvres d’art africaines arrivées en France sous la colonisation. C’est le président français lui-même qui avait lancé l’an dernier à Ouagadougou l’idée de ces restitutions, temporaires, ou définitives, en se donnant cinq ans pour les mettre en œuvre. Le rapport commandé aux universitaires français et sénégalais Bénédicte Savoy et Felwine Sarr arrive donc sur le bureau du chef de l’État français. La presse a déjà pu le lire. Le document propose notamment de modifier le code du patrimoine pour favoriser les restitutions d’œuvres aux États subsahariens. Il évalue à 90 000 le nombre d’objets ramenés d’Afrique et aujourd’hui conservés dans les musées de l’Hexagone. Notamment au musée du Quai Branly.

C’est le musée du Quai Branly qui rassemble, en France, le plus grand nombre d’œuvres d’art africaines : 70 000 pièces. Il faut dire que cet établissement cher à Jacques Chirac s’est créé en 2006 à Paris en regroupant les collections du Musée de l’Homme, du Musée des Arts d’Afrique et d’Océanie, et du département des Arts Premiers du Louvre.…

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Débrouille et petits jobs : les artistes débutants entre coups de bol et ras-le-bol

— Par Marine Miller —

Précarité, incertitude, tâtonnements… Les jeunes diplômés des formations artistiques vivent des moments difficiles et intenses après leur sortie d’école.

Galerie La Forest Divonne, un vendredi de novembre, à Paris. Elsa et Johanna présentent leur premier « solo show » (exposition individuelle). Deux ans à peine après leur sortie de l’Ecole nationale des arts décoratifs (Ensad) et de l’Ecole nationale supérieure des beaux-arts de Paris (ENSBA), ces deux photographes de 27 ans ont le privilège d’exposer leur travail à quelques pas des Beaux-Arts, là où Johanna Benaïnous a été formée pendant cinq ans à « pousser son univers ». Un univers troublant où son duo avec Elsa Parra entre dans la peau de personnages qui semblent familiers, mais étranges, et interrogent le spectateur sur leurs identités : femmes ou hommes ? Déguisés ou travestis ?

Le succès de ce travail, qui n’est pas sans rappeler celui de l’artiste américaine Cindy Sherman, contraste avec le parcours semé d’embûches de nombreux jeunes artistes.…

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Martine Baker : « Imaginaires // Telluriques »

Du 19 Novembre au 15 décembre 2018 à Tropiques-Atrium

Le fil conducteur de Martine Baker est l’exploration de la création.
Créer des liens, du partage est une partie essentielle de son travail.

La céramique est son médium de prédilection, le feu puissant du Raku la subjugue mais sa curiosité la pousse aussi vers la gravure, vers la photographie et la vidéo.
Passionnée par les sciences naturelles, elle se laisse guider par la loi de Lavoisier, « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». La transformation est omniprésente dans ses actes de création, le travail du feu est son compagnon de route.
Entre le contrôle de la cuisson de la terre, et les effets presque imprévisibles de la technique du raku, elle obtient des formes aux textures craquelées, minérales qui laissent entrevoir des failles obscurcies comme des écritures brouillées, où l’imaginaire creuse le mystère de l’en-dessous des choses et des mémoires caribéennes et universelles enfouies.
L’artiste explore l’objet, met l’accent sur lui, en l’investissant de ses visions.…

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Rencontre avec Roman Liška

Samedi 10 novembre 2018 à 11h. Espace d’art contemporain 14°N 61°W, Fort de France

Roman LIŠKA

Vit et travaille à Berlin (Allemagne) – Lives and works in Berlin, DE

Personal exhibitions

2018

« Kissing with confidence », espace d’art contemporain 14°N 61°W, Fort de France, Martinique

« Flushing Meadows», S12 Studio, New York, NY

2015

Art LA Contemporary, solo presentation with DUVE Berlin, Los Angeles, CA

2014

Ultramarine, Mallorca Landings, Palma de Mallorca, ES

2013

RESEARCH ‘N MOTION, DUVE Berlin, Berlin DE

Brace, Brace!, IMO Projects, Copenhagen, DK…

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Décrochage le 10 novembre, vite!


— Par Dégé —

Le tout premier travail collectif du PABE était un petit carré vert 20x20cm. On aurait pu croire à une quinzaine monotone de carrés…verts. Car vert c’est vert, croit-on (comme d’aucuns croient que noir c’est noir). Eh bien, non. A la première exposition, déjà mémorable, du groupe au Jardin des Papillons du Carbet, ces tableaux accrochés aux arbres parmi d’autres productions étaient tous très différents, seuls les initiés pouvaient reconnaître la contrainte.

De même, sur le thème plus recherché du Sac, à l’Atrium « Galerie André Arsenec », pas une seule œuvre ne répétait une autre : toutes singulières, sensibles et réfléchies reconnaissait, satisfait, un public devenu fidèle et nombreux. Chacun(e) pouvait y retrouver l’essence de son sac.

Cette fois (à la Véranda jusqu’au 10 novembre seulement, faites vite !) les membres du PABE et leurs invités, Hervé Beuze, David Né, Marie Gauthier, Fabienne Cabord, Iskias, nous proposent leurs variations personnelles sur le thème de l’île : Tribulations archipéliques.…

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Chagall : du noir et blanc à la couleur

Hôtel de Caumont, Aix en Provence jusqu’au 24 mars 2019

— Par Michèle Bigot —
Culturespaces présente une dimension inexplorée de l’œuvre de Chagall. L’exposition est consacrée à la deuxième partie de sa carrière et au renouvellement constant qui préside à sa création de 1948 jusqu’à son décès en 1985. En 130 œuvres très diverses, qui vont du dessin à la sculpture en passant par la faïence et l’huile sur toile, l’artiste passe du noir et blanc aux couleurs les plus vives et les plus lumineuses. De nombreux supports sont exploités, Chagall tirant de chacun une inspiration singulière.
Au tournant de 1950, Chagall exploite toutes les nuances du noir et blanc, avec un goût particulier pour le noir dont il admire la profondeur et la subtilité.
La période sombre de l’après guerre se traduit dans son œuvre par les jeux de noir et blanc. Une série de lavis exécutés pour la revue Verve illustrant les Contes du Décaméron de Boccace témoigne de cette exploration, les nuances de gris contrastant avec la blancheur du papier.…

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Picasso. Bleu et rose. Musée d’Orsay

Jusqu’au 6 janvier 2019

En 1900, à dix-huit ans passés, Pablo Ruiz, qui signe bientôt Picasso, a tout du jeune prodige.
Sa production se partage entre tableaux académiques, pour se justifier vis-à-vis de son père, professeur rêvant d’une carrière officielle pour son fils, et œuvres plus personnelles, au contact de l’avant-garde barcelonaise.

C’est sa peinture de salon qui le conduit à Paris : désigné pour représenter son pays à la section espagnole des peintures de l’Exposition Universelle, il y présente une grande toile, Derniers moments, recouverte en 1903 par son chef-d’oeuvre La Vie.
S’ouvre alors une période de création intense ponctuée par les allers et retours de l’artiste entre l’Espagne et la capitale française. Entre 1900 et 1906, l’oeuvre de Picasso passe progressivement d’une riche palette colorée aux accents pré-fauves, qui doit tout autant au post-impressionnisme de Van Gogh qu’à Toulouse-Lautrec, aux quasi-monochromes de la « période bleue », puis aux tonalités roses de la « période des Saltimbanques », et aux variations ocres de Gósol.…

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Rétrospective Miró au Grand Palais

3 octobre 2018 – 4 février 2019

Réunissant près de 150 œuvres dont certaines inédites en France et couvrant 70 ans de création, cette rétrospective retrace l’évolution technique et stylistique de l’artiste.
Miró crée à partir de ses rêves et nous ouvre les portes de son univers poétique.

Il transforme ainsi le monde avec une apparente simplicité de moyens, qu’il s’agisse d’un signe, d’une trace de doigt ou de celle de l’eau sur le papier, d’un trait apparemment fragile sur la toile, d’un trait sur la terre qu’il marie avec le feu, d’un objet insignifiant assemblé à un autre objet.

Miró fait surgir de ces rapprochements étonnants et de ces mariages insolites un univers constellés de métamorphoses poétiques qui vient réenchanter notre monde.

« Pour moi, un tableau doit être comme des étincelles. Il faut qu’il éblouisse comme la beauté d’une femme ou d’un poème ».

Sa terre natale, la Catalogne, lui offre l’inspiration, Paris son premier tremplin, Palma de Majorque le grand atelier dont il a tant rêvé.…

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Un artiste méconnu

Par Selim Lander

Il existe sur les hauteurs de Fort-de-France une route à l’écart de la circulation prisée par les sportifs. Trois kilomètres à plat à parcourir dans les deux sens en marchant, en courant ou à vélo autant de fois que désiré. Le paysage agreste, gouffres profonds, arbres géants, lianes qui tombent depuis le haut des cimes, fleurs exotiques et oiseaux joueurs, seulement ponctué par quelques modestes demeures avec parfois une chèvre alanguie, ou le vestige d’une installation périmée, inspirerait au romantisme si nous n’étions en Martinique, terre des paradoxes, le moindre n’étant pas que les édiles qui ne cessent de vanter la vocation touristique de l’île ne se pressent guère pour envoyer sur le terrain les employés des services techniques municipaux ou autres afin qu’ils effectuent les travaux de nettoyage et d’entretien qui leur incombent. C’est en particulier le cas de cette route bordée de divers « encombrants » (réfrigérateur ou congélateur rouillé, canapé défoncé, …) et autres VHU (véhicules hors d’usage), tandis que des fils électriques peuvent traîner sur le sol pendant des mois, avant que quiconque se décide à intervenir.…

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Exposition Hugues Henri à la villa Chanteclerc jusqu’au 28 octobre

Fantômes Caraïbes

Cette exposition d’Hugues HENRI perpétue la recherche par cet artiste d’un retour des Caraïbes, ces « Indiens » génocidés, pour la plupart disparus à l’exception des survivants dans la réserve de la Dominique et des îles Karifugas le long du Belize. Il s’agit d’une fiction artistique, non d’une reconstitution basée sur des recherches scientifiques, historiques, archéologiques et anthropologiques.

Les moyens utilisés par Hugues Henri sont traditionnellement plastiques et picturaux mais aussi composites. « La colle ne fait pas le collage ! » avait l’habitude de dire Max Ernst, par rapport à sa démarche néodadaïste du photomontage. Pour lui, l’idée de montage provocateur et d’assemblage insolite dominait par rapport au « faire » du collage inauguré par les « papiers collés » cubistes de Georges Braque et de Pablo Picasso initié dans leur volonté de dépassement des catégories traditionnelles par le recours aux signes matériels du quotidien, papier journal, papier peint, faux bois, faux marbre, etc.…

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«Fantômes Caraïbes». Fiction artistique

— Par Christian Antourel & Ysa de Saint-Auret —

Comment un jour devient on fasciné par les civilisations méso-américaines précolombiennes Olmèques, Toltèques, Mayas, Aztèques. Cette relation aux Amérindiens strictement
muséographique et personnelle, sans pulsion de recherche anthropologique, ethnographique ou archéologique.

Depuis des études universitaires, de cheminement en découvertes , de rencontres en étonnement en surprises en France d’abord puis en Guadeloupe, en Martinique, rencontres avec des passionnes ayants la connaissances de l’Histoire précolombienne et la richesse des lieux : Les fonds archéologiques du Musée Edgard Clair du Moule et surtout le parc des Roches Gravées de Trois Rivières. Un autre lieux magique est la coulisse, entre les monts Caraïbes et la mer. Là se trouve quantité de pétroglyphes encore méconnus et une grande roche gravée volontairement inclinée qui trempe sa base dans la rivière représente une femme qui accouche.
Le trouble comme la passion s’insinues par touches successives par degrés exagérés. Par la photo la peinture, et le dessin Hugues Henri a fixé les premières mémoires de son Musée imaginaire.…

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Jérôme Sainte-Luce : « Lespwineg »

— Par Christian Antourel & Ysa de Saint-Auret —
Le plasticien cisèle une exposition sur un thème qui peut inquiéter, chaotique, mais fantastique sur les esprits, les morts et les âmes, leur chemin de lumière et leur héritage. Son
œuvre pose la question de savoir comment transcrire par la peinture le ressenti des choses
Comment les rendre visibles au spectateur.

« Lespwineg » titre de cette nouvelle exposition de Jérôme Sainte-Luce présente une série de tableaux , étranges, inspirés des gravures amérindiennes et abordant le thème omniprésent dans son œuvre de la symbolique de l’âme. L’iconographie en est simplifiée mais aux traits dessinés gravés telle une empreinte. Elle présente des taches de couleurs floutées tout en transparence où le jaune d’or est comme happé par sa propre lumière. Visiblement les couleurs sont songeuses, comme vues au travers d’un halo de brume. Bleu aquatique, orange de feu, vert espérance,…la danse allégorique des nuances s’en donne à cœur joie dans ce traitement tout en subtilité de personnages récurrents et transparents : les âmes des morts pas encore parties.…

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Les jaunes lumineux des âmes perdues de Jérôme Sainte-Luce

Cave-galerie le Vin, l’Art et Vous à Ducos jusqu’au 31 octobre 2018.

— Par Michèle Arretche —

Jérôme Sainte-Luce est né en 1981, il a étudié les Arts appliqués et les arts plastiques en Guadeloupe et en Europe. Originaire de Trois Rivières, haut lieu archéologique, réputé pour ses roches gravées, on retrouve dans ses œuvres un mélange d’art abstrait et de symboles pré colombiens.
Sur son site il nous dit qu’il s’inspire de la thématique Amérindienne pour nourrir son monde imaginaire, il peint des « esprits », « des morts qui ne sont pas partis encore… », « des âmes errants à la recherche de lumière » sur des bouts de tissus récupérés, tissus coupés, déchirés et recousus ou bien des papiers arrachés.
L’artiste scrute inlassablement les parois de l’au-delà, parsemant ses toiles de signes, de questionnements…
Comment faire passer une entité de l’ombre à la lumière? Comment ressentir l’invisible?
Autant de questions que ce plasticien aborde dans ses séries de peinture et de dessins.…

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Fantômes Caraïbes par Hugues Henri

Du 19 au 28 octobre 2018 à la Villa Chanteclerc à Fort-de-France

La Collectivité Territoriale de Martinique a le plaisir de vous inviter à cette exposition d’Hugues HENRI, qui aura lieu à Fort-de-France du 19 au 28 octobre 2018, à la villa Chanteclerc, (route de Didier). Cette exposition perpétue la recherche par cet artiste d’un retour des Caraïbes, ces « Indiens » ethnnocidés, pour la plupart disparus à l’exception des survivants dans la réserve de la Dominique et des îles Karifugas le long du Belize. Il s’agit d’une fiction artistique, non d’une reconstitution basée sur des recherches scientifiques, historiques, archéologiques, ethnologiques et anthropologiques.

Les moyens utilisés par Hugues Henri sont traditionnellement plastiques et picturaux pour les 30 toiles sur chassis peintes à l’acrylique et à l’huile, mais aussi composites à travers les séries de 30 photomontages numériques imprimés sur toile.

La finalité n’est pas de fabriquer des images postmodernes vides de sens, mais de permettre ce « retour fictif mais sensible » des Fantômes caraïbes.…

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Le PABE en ses tribulations archipéliques – exposition collective à l’Atrium

— Par Selim Lander —

Le « PABE » – pour Plastik ArtBand Experimental, une association de plasticien.ne.s non-conformistes – occupe le paysage culturel martiniquais depuis une bonne dizaine d’années. Au fil des expositions de ce groupe à majorité féminine, on a pu découvrir des sensibilités artistiques très diverses, savantes ou naïves, des techniques sophistiquées ou plus frustes mais chez tous.tes le même enthousiasme, la même envie de laisser s’exprimer sa créativité. Ces artistes ont l’habitude de travailler ensemble depuis suffisamment longtemps pour faire groupe, ce qui n’empêche pas qui les a un peu fréquenté.e.s de reconnaître immédiatement la patte de chacun.e.

L’exposition collective qui vient de s’ouvrir à Tropiques- Atrium sous l’intitulé Tribulations archipéliques et qui se prolongera jusqu’au 10 novembre confirme cette diversité qui fait la richesse du groupe. Emmenés par les peintres Michèle Arretche et Marie Gauthier dont on connaît le métier, les « pabistes » ont abordé le thème de l’île en utilisant tous les procédés possibles, du tableau peint à l’ancienne sur une toile jusqu’à la vidéo en passant par la sculpture, la céramique, l’installation, le collage, la photo.…

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Banksy ou le paradoxe de la critique du capitalisme

— Par Romaric Godin —

L’artiste britannique Banksy a voulu procéder à un acte suprême de rébellion face à la marchandisation de l’art : la destruction de sa propre œuvre. Mais s’il a échoué à détruire de la valeur, il a réussi à montrer les tares du capitalisme moderne.

Banksy est aujourd’hui plus qu’un artiste reconnu. C’est une star, dont le caractère mystérieux renforce encore l’attrait. Il est recherché et ses œuvres sont recherchées. Et chacun de ses actes crée l’événement. Lorsque l’artiste de Bristol a, en juin dernier, peint sur les murs parisiens, l’effervescence s’est emparée de toute la capitale française. Mais Banksy est aussi un « rebelle » qui se veut critique du capitalisme. Son dernier coup d’éclat a été, de ce point de vue, la destruction partielle de son œuvre, « La jeune fille au ballon », quelques minutes après son adjudication pour 860 000 livres sterling chez le célèbre groupe londonien Sotheby’s, qui rassemble des sociétés internationales de vente aux enchères d’œuvres d’art.…

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Tribulations archipéliques

— Par Marie Gauthier —
De ces îles qui parsèment les mers et les océans, Gilles Deleuze1 distingue les continentales, nées d’une fracture, d’une séparation du continent, et les océaniques surgies des fonds marins. Deux types d’îles, de pensées et de regards. Les premières, accidentelles, les secondes, originaires. Ces dernières émergent à la surface dans un surgissement géologique qui signale la permanente évolution de la Terre dans les profondeurs sous-marines. Ce qui est sous la surface visible est vivant. L’île, plus mythique que géographique, nous mène à penser l’île créatrice, matricielle. Saint-John Perse évoque l’image d’une « mer utérine de nos songes… »2. Rêver des îles, c’est imaginer un départ vers un ailleurs, inattendu, libre, nu, pour renaître à soi. L’île est le signe idéal de la solitude ontologique, une dimension largement explorée par Patrick Chamoiseau dans L’empreinte à Crusoé3, dont le récit participe de la poétique insulaire.
Aujourd’hui, l’archipel est plutôt défini comme un groupe d’îles, des terres discontinues au milieu de la mer.…

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Avec l’autodestruction de son œuvre, « Banksy va marquer l’histoire de l’art pendant très longtemps »

— Recueilli par Juliette Campion —

Pour Nicolas Laugero Lasserre, spécialiste du street-art contacté par franceinfo, ce canular du mystérieux artiste britannique est un « coup de génie ».

« Il semblerait que nous venions d’être ‘banksiés’. » Dans un communiqué (en anglais), Alex Branczik, directeur du département d’art contemporain à Sotheby’s, ne cache pas sa surprise face à l’incroyable mise en scène orchestrée par Banksy vendredi 5 octobre. Lors d’une vente aux enchères à Londres, une version sur toile de sa Fille au ballon est sortie de son cadre en passant par une déchiqueteuse, dissimulée dans celui-ci. Stupéfait, le public a mitraillé le dispositif, pour tenter d’immortaliser le moment. Pour Nicolas Laugero Lasserre, directeur de l’Icart et spécialiste du street-art, Banksy « va devenir l’artiste le plus coté au monde ».

Franceinfo : Pour vous, est-ce un coup de pub réussi ?

Nicolas Laugero Lasserre : Ce n’est pas un coup de pub, c’est un coup de génie ! Cela fait quinze ans que Banksy mène une critique au vitriol du marché de l’art.…

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L’art cubain contemporain à la Fondation Clément

—Par Selim Lander —

Grâce à une politique de formation très active, avec des écoles d’art disséminées dans les provinces, dont les meilleurs éléments se retrouvent ensuite à l’Institut Supérieur des Arts de La Havane, Cuba est une pépinière de plasticiens de grand talent. Aussi n’était-ce que justice, de la part de la Fondation Clément, que de faire connaître quelques-uns d’entre eux à son public. C’est chose faite avec l’exposition Buena Vista – art contemporain de Cuba qui présente les œuvres de dix-huit créateurs en mettant l’accent sur leur diversité, de l’abstraction à la vidéo d’animation. Notons que certains d’entre eux (Abel Barroso, Sandra Ramos, Lazaro Saavedra, Toirac) étaient déjà regroupés lors de la 12e Biennale d’art contemporain de la Havane, en mai-juin 2015, dans l’exposition intitulée El pendulo de Foucault[i] et qu’Abel Barroso avait en outre été le sujet d’une exposition individuelle à la Fondation Clément au tout début 2015.…

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