Arts Plastiques

Sa m pa wè yo ! Mutisme et mystères dans l’imaginaire de Haïtiens

Dimanche 20 août 2017 à 10 h à la Fondation Clément

Conférence balade poétique avec Jean-Durosier Desrivières

Il s’agit d’une invitation à se balader l’espace de l’exposition(In)visibilité ostentatoire et à travers certains faits et gestes sociaux, politiques et artistiques de l’univers haïtien. Cette balade triangulaire s’inspirera à la fois de certaines données hors du champ de l’exposition et des échos de celle-ci. Le parti-pris de Jean-Durosier Desrivières consiste à traiter du mutisme et des mystères tels qu’ils se manifestent dans l’histoire – sous la dictature de Duvalier père notamment, dans la vie sociale et artistique des haïtiens. Et de montrer la vivacité et l’emprise de l’invisible ou des invisibles en Haïti via des gestes rituels visibles, conscients et d’autres plutôt coutumiers, quotidiens, souvent inconscients ; de montrer aussi comment écrivains et peintres investissent le champ des gestes et des signes – du vodou en l’occurrence, dans une perspective vacillant entre esthétique et exorcisme: une manière sans doute de brandir la création comme forme de résistance à toutes formes d’oppression et d’ordre préétabli.…

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Le MNAC, un musée à découvrir

— Par Selim Lander —

Barcelone est une ville à la mode, particulièrement chez les Français. Les touristes qui viennent ici en cohortes aiment arpenter les Ramblas, errer dans les rues étroites du Barri Gótic, s’étonner devant les édifices construits par l’architecte Gaudi. Ils sont bien peu nombreux, pourtant, ceux qui ayant escaladé les pentes du parc Monjuic pour contempler la ville d’en haut ont l’idée de pénétrer à l’intérieur du Palais National qui clôt la perspective depuis la place d’Espagne. On y accède à partir de cette même place par l’avenue de la reine Marie-Christine, un ensemble monumental  qui fait se succéder deux gigantesques tours vénitiennes, une vaste fontaine, quatre colonnes géantes, enfin une cascade artificielle. L’avenue est flanquée de part et d’autre par les bâtiments de la foire de Barcelone qui furent construits à l’occasion de l’exposition universelle de 1929, de même que le palais qui en constitue le couronnement et qui abrite désormais le Musée National d’Art de Catalogne.…

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Habdaphaï : « Prière de ne pas effacer »

— Par Dominique Daeschler —

Exposition de dessins et de livres sculptures

Nourri par une culture syncrétique, Habdaphaï conte sur les murs et des objets singuliers des histoires en séries déclinant la problématique identitaire et ses cheminements. Sautant de flaque en sillon, avec plus d’un tour dans sa besace, il sème pour entrer en résistance, prendre son envol ? s’insérer dans l’espace -temps pour nous inviter au partage.

Les dessins en noir et blanc, à l’encre et au feutre, offrent un tracé précis, à même la peau, avec talent de dentellière. Un personnage, bien campé sur ses jambes, porte comme un fardeau et comme une victoire, au-dessus de sa tête « l’autre » et « l’entre-soi » pour traverser l’histoire bouleversée des hommes. Territoires à conquérir et à apprivoiser : la marche est longue et le chemin est labyrinthe.

Les livres-sculptures rendent noblesse aux éléments voués au rebut. Habdaphaï s’amuse avec le détournement, taille, incruste, creuse, transpose. Naissent des livres écrits d’ailes d’oiseaux, de ramures et d’alphabet perdu.…

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Un art de la lumière et des couleurs explosif, pensé et réfléchi

« Célébration » Llewellyn Xavier à la Fondation Clément

— Par Roland Sabra —

Sa peinture et/est sa vie. Difficile de démêler l’une de l’autre. Et pourquoi le ferait-on ? L’œuvre d’un artiste ne s’explique pas par la biographie du créateur. Et pourtant puisque l’une ne va pas sans l’autre, elles dialoguent, s’apostrophent, se confondent, se font l’amour.

Le Sieur Llewellyn Xavier, troisième d’une fratrie de six enfants, est né en 1945 à Sainte-Lucie d’une mère métisse revendiquant du sang à la fois de noblesse française et de souche caribéenne dans ses veines , et d’un père, dont on sait peu de choses, si ce n’est que coureur de jupons il fût retrouvé mort, découpé en morceaux quand Llewellyn atteignit ses quatorze ans. Le Peintre Llewellyn Xavier est né à la Barbade au tout début des années soixante, quand le jeune homme du même nom alors agé de seize ans et employé chez un agriculteur spécialisé dans les agrumes et de nombreuses variétés d’hibiscus, reçoit en cadeau de la part d’un co-locataire une boite de peinture.…

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Exposition « Célébration » de Llewellyn Xavier

Du 4 août au 27 septembre 2017

— Dossier de presse —
Avec Célébration de Llewellyn Xavier, la Fondation Clément vous invite à approfondir votre expérience de la peinture abstraite. Après la cinquantaine d’œuvres historiques et muséales de l’exposition Le Geste et la Matière, présentée au mois de janvier dernier en partenariat avec le Centre Pompidou, vous êtes conviés à découvrir les créations récentes de Llewellyn Xavier qui s’inscrivent, quant à elles, dans l’abstraction caribéenne. L’itinéraire de l’artiste l’a conduit de Sainte – Lucie à Londres, Toronto, New – York et certaines de ses œuvres figurent aujourd’hui dans de prestigieuses collections comme celles du Metropolitan Museum of Art de New York, du Museum of Modern Art de New York, du Victoria and Albert Museum de Londres entre autres. De retour dans son pays natal, il se consacre désormais à la glorification et la sublimation de la nature caribéenne à travers une abstraction matiériste. Il explore en effet plusieurs procédés de traitement de la toile, de la large touche gestuelle et fluide à la manière d’un Paul Jenkins aux surfaces lourdement structurées par des matières épaisses.…

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SOS KRIZ, ou de l’urgence d’agir

— par Janine Bailly —

Ce vendredi 7 juillet 2017, le festival de Fort-de-France bat son plein. En fin d’après-midi, on converge en nombre vers la Savane, où aura lieu le concert gratuit du jour. Mais d’autres s’acheminent avec empressement vers la Mairie de la ville, où l’association SOS KRIZ convie à la soirée de clôture de ses Deuxièmes Rencontres. Salle au sixième étage du bâtiment, salle où plane, sur les murs écrite, l’ombre de Césaire, salle vite comble, preuve que les deux manifestations ne sont pas antinomiques, comme déjà le suggérait l’intitulé proposé par les organisateurs : « Kilti pou djéri bles ? La culture peut-elle aider à la guérison ? ». Comme aussi le dit l’intitulé retenu pour le Festival de cette année : « La culture essentielle ». Oui, ce Festival, populaire et festif, aux propositions diverses, aptes à réjouir le plus grand nombre d’adeptes de tous âges, fait bien partie intégrante de cette culture martiniquaise, avec vocation d’aider, en ce début de vacances, à la guérison de nos blessures.…

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(In)visibilité ostentatoire : exposition collective

Du 7 juillet au 30 août 2017. Fondation Clément

Panorama de la création contemporaine d’Haïti et de sa diaspora l’exposition (In)visibilité Ostentatoire, en référence aux silences assourdissants de l’Histoire, présente le travail d’une dizaine d’artistes qui explorent les non-dits sur des faits d’hier et d’aujourd’hui ou des événements que la mémoire a oublié ou choisi d’oublier. En relatant certains faits historiques passés sous silence à leur époque, elle évoque les mécanismes à l’oeuvre, les amnésies collectives ou les tabous sociaux qui influencent nos choix et nos silences. (In)visibilité Ostentatoire donne aussi à voir le travail de certains artistes qui puisent leur inspiration dans le monde Invisible, celui des «mistè» (esprits) qui semblent tirer les ficelles de la réalité haïtienne. Ce monde invisible et son cohorte de croyances populaires est, pour nombre d’entre eux, une source d’inspiration. L’exposition explore « l’invisibilité ostentatoire » d’Haïti lors des grands rendez-vous internationaux, en insistant sur la visibilité de ce qui aurait dû être évident.

GISCARD BOUCHOTTE
Giscard Bouchotte est un commissaire d’exposition indépendant, critique et entrepreneur social.…

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À la galerie 14°N 61°W, « Shadow Projector »

— par Janine Bailly —

Après nous avoir fait redécouvrir Louisa Marajo, talentueuse enfant du pays présentement “exilée” en Europe, la petite galerie 14°N 61°W — petite par la taille, mais non par l’action — ouvre son espace immaculé à l’ici et à l’ailleurs, à l’au-delà des mers, par la présence sur l’île d’une exposition collaborative intitulée Shadow Projector, exposition de Ariane Müller et Martin Ebner, tous deux artistes autrichiens basés à Berlin.

S’il porte un nom fait des coordonnées géographiques de la Martinique, cet espace d’art contemporain, abrité à l’étage de l’espace Camille Darsières après avoir été initié par Caryl Ivrisse-Crochemar dans une sorte de hangar aménagé de plaisante façon à Dillon, cet espace se veut bien une plateforme d’échanges, en ce sens qu’il peut à la fois « envoyer d’ici à l’extérieur, et recevoir à l’intérieur ce qui vient de l’extérieur », l’art ayant pour fonction première de voyager de par le monde, et de s’offrir à tous, sous tous les cieux.…

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31è congrès mondial du C.I.É.F.

Du 26 juin au 2 juillet 2017  au Campus de Schoelcher

31e Congrès mondial Conseil International d’Études Francophones

Édouard Glissant : « écrire en présence de toutes les langues du monde » : anthologie de la poésie du Tout- Monde.

*Président : Jean-Pol MADOU, Université de Savoie Mont-Blanc

Secrétaire : Hugues AZÉRAD, Université de Cambridge

Vendredi  30 juin de 10:45 à 12:15   Amphi Hellène Sellaye 

*Intervenants :
« Quand le maître et l’esclave se raturent », Alexandre LEUPIN, Louisiana State University

« Ce que poésie veut dire », Manuel NORVAT, Université des Antilles

« Poétiques de l’Utopie chez Édouard Glissant », Hugues AZÉRAD, Université de Cambridge

« Le Livre-archipel : Rien n’est Vrai, tout est vivant », Jean-Pol MADOU, Université de Savoie Mont-Blanc

 

PRÉSIDENTE
Yolaine PARISOT
Université Rennes 2
CELLAM
Département des Lettres Place du Recteur Henri Le Moal CS 24307
35043 Cedex Rennes, France
presidente@cief.org
http://www.cief.org
DIRECTRICE GÉNÉRALE
Eileen LOHKA
Université de Calgary
directrice@cief.org
CO-DIRECTEUR GÉNÉRAL
Thierry LÉGER.…

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« Abord psychanalytique du concept de créolisation chez Édouard Glissant »

Mercredi  21 juin 2017 à 18h 30 à la Bibliothèque Schoelcher

  • Conférence de Jeanne Wiltord, psychiatre, psychanalyste
  • Des corps et des voix : textes de Monchoachi, poète, écrivain, philosophe, lus par Clément Relouzat, professeur agrégé de Lettres
  • Glissant sur la trace : « La trace c’est la manière opaque d’apprendre la branche et le vent : être soi, dérivé à l’autre. » Texte d’Édouard Glissant, mise en espace par Hervé Deluge, comédien, metteur en scène, mis en musique par Luther François, déclamé par Nicole Ozier-Lafontaine et Hervé Deluge

 

Le concept de créolisation, élaboré par Édouard Glissant n’est pas à confondre avec la notion de métissage, il n’inscrit pas l’identité dans une visée de l’être, ni dans la recherche d’une origine ou d’une racine. Jeanne WILTORD interrogera ces conséquences, à partir de ce qu’enseigne la psychanalyse avec des femmes et des hommes dont l’histoire personnelle a eu à s’inscrire dans l’histoire de l’expérience première de la créolisation, puis dans l’expérience de l’assimilation : conséquences subjectives sur ce qui fonde l’identité ; conséquences sur le fonctionnement du lien social.…

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Deuxième Journée Internationale du Yoga

Dimanche 18 juin 2017 à Saint-Pierre au chateau Depaz

Organisée par la ville de Saint-Pierre

Sous le Haut-Patronage de l’Ambassade de l’Inde

Qu’est-ce que le Yoga ?

Pratiqué en Inde depuis les temps anciens, le yoga est une discipline à la fois physique, spirituelle et mentale. Le terme “yoga”, qu’on retrouve dans des textes sacrés dès le 15ème siècle avant Jésus-Christ, dérive d’un mot sanskrit qui signifie “union”. Le yoga est une pratique qui tend à l’unité de la conscience et du corps. Pour y parvenir, il associe des mouvements du corps, des exercices de respiration et de méditation.

C’est entre le 2ème siècle avant J-C et le 5ème siècle que furent fixées les bases du yoga par le penseur indien Patanjali. Au départ philosophie, le yoga est aujourd’hui un art de vivre. De nombreuses personnalités telles que Swami Vivekananda, Sri Aurobindo, Paramhansa Yogananda, Sri Sri Ravishankar, B.K.S. Iyengar et tant d’autres encore ont joué un rôle fondamental dans la promotion du yoga au-delà des frontières de l’Inde.…

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En noir et blanc et en couleurs : Jean-Luc de Laguarigue et Michel Rovélas s’exposent à la Fondation Clément

— Par Selim Lander —

Les expositions qui se succèdent à la Fondation Clément permettent au public de l’île et aux nombreux touristes venus visiter l’Habitation du même nom de découvrir les œuvres d’artistes le plus souvent connus et reconnus, ce qui est un gage de qualité. Si tous les Martiniquais connaissent les photographies en noir et blanc de Jean-Luc de Laguarigue, parions qu’ils n’ont encore jamais eu l’occasion d’admirer autant de celles-ci en grand format, dans des tirages de qualité parfaite, et qui, au-delà de leur évident mérite esthétique, construisent la mémoire d’une Martinique proche dans le temps mais paraissant infiniment lointaine, tant les changements furent rapides au cours des dernières décennies.

Contempler les portraits de J-L de Laguarigue (né en 1956), c’est plonger en effet dans un passé que les plus jeunes doivent juger reculé au moins jusqu’au temps mythique de l’amiral Robert, alors que les plus anciens remontent seulement à 1974. Les photographies ne trompent pas : force est de constater combien les gens des campagnes vivaient précairement dans les années 70 du siècle dernier, et même au-delà, avant la généralisation des droits sociaux.…

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« C’est pas de l’amour » : projection suivie d’un débat organisé par l’UFM

Vendredi 16 Juin à 18h à la salle de délibérations de Saint Pierre

« Violences conjugales: Quelles formes? Comment reconnaître les pièges pour s’en sortir »

C’est pas de l’amour
De Jérôme Cornuau
Avec Déborah François, Marie Guillard, Patrick Catalifo
Genre Drame
Nationalité français

Synopsis:
Laëtitia, mère au foyer, vit à la campagne, où elle s’ennuie souvent. Son mari part régulièrement en déplacement, la laissant seule avec son enfant. La jeune femme est bouleversée quand elle découvre que sa voisine Hélène est victime de violence conjugale. Harcelée mentalement et physiquement par son mari, un médecin en apparence charmant, celle-ci refuse d’accepter son statut de victime et va jusqu’à se considérer coupable. Malgré ce déni douloureux, Laëtitia ne veut pas rester sans réagir. Témoin chaque jour d’actes insupportables, elle est bien décidée à agir pour tenter de sauver Hélène de l’enfer de la violence conjugale…

Récompenses : Prix de la meilleure réalisation à Jérôme Cornuau et prix d’interprétation féminine à Marie Guillard au festival de fiction de la Rochelle en 2013

La presse en parle :

Téléstar par Arabelle Combet
Lors de sa première diffusion le 5 février 2014 sur France 2, le téléfilm avait bouleversé 3,6 millions de téléspectateurs.…

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Tokyo-Paris Chefs-d’œuvre du Bridgestone Museum of Art, Collection Ishibashi Foundation

Les chefs-d’œuvre de la collection du musée Bridgestone sont issus du goût pour l’art de trois générations de la dynastie industrielle des Ishibashi.
Le fondateur de l’entreprise Bridgestone, Shojiro Ishibashi (1889-1976), se singularise très tôt par sa passion pour les arts et notamment pour les arts occidentaux qu’il commence à collectionner dès la fin des années 1930. Il fait édifier un musée pour sa collection au cœur de Tokyo en 1952. Celui-ci propose au public des œuvres de la période impressionniste ainsi que des œuvres d’art moderne occidentales et japonaises. La collection a ensuite continué d’être enrichie par les nouvelles générations. La fondation Ishibashi conserve aujourd’hui plus de 2600 œuvres.
À l’occasion des travaux de l’actuel musée et en attendant la livraison de nouveaux bâtiments, les chefs-d’œuvre de la collection seront montrés lors d’une unique étape occidentale au musée de l’Orangerie au printemps et à l’été 2017. Le parcours mettra notamment à l’honneur les œuvres de l’impressionnisme jusqu’à l’abstraction occidentale et orientale d’après-guerre, de Monet, Renoir et Caillebotte à Cézanne, Matisse, Picasso, Pollock et Shiraga.…

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« État des lieux! » : Elbia Polanca expose

Du 10 juin au 18 juin 2017 à la Villa Chanteclerc

Gravures, installations et céramiques contre statistiques globalisantes,réseaux (a)sociaux et paroles asséchées!
!
Dans un monde abasourdi par une population humaine omniprésente, où certaines majorités (les femmes!) restent opprimées et où, a fortiori, de nombreuses minorités sont stigmatisées, maltraitées voire éliminées, ELBIA POLANCA propose aujourd’hui, grâce à la Collectivité Territoriale de la Martinique à la Villa Chanteclerc de Fort-de-France, un arrêt sur image.! !
Cette graveure qui sait le temps qu’il faut pour imprimer une trace, même modeste, dans la chair du papier et dans l’âme des gens, nous propose aujourd’hui un état des lieux sinistre et poétique de notre planète, un cri esthétique à la monochromie colorée, une stance pour nos enfants et pour notre beau pays.!

Voir : www.elbia.org



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« Art et hasard »

Vendredi 9 juin 2017 – 18h30 – à la Bibliothèque Schoelcher (Fort-de-France)

Dominique Berthet, Laurette Célestine, Hugues Henri, Frédéric Lefrançois et Sentier.

 «Le processus créateur est souvent comparé à une lutte entre une intention, une prévision, une volonté et l’irruption de l’imprévu, de l’aléa, de l’incontrôlé.

La création ne se fait pas dans la sérénité, mais dans la recherche, l’expérimentation, l’exploration ; bref, dans l’incertitude, dans l’intranquillité.

« La création n’est qu’une série d’hésitations. S’il n’y a pas d’hésitations, d’inquiétude, d’interrogation, ce ne serait plus que de l’habilité » disait Édouard Pignon avant d’ajouter : « C’est dans la découverte, dans le frémissement de l’inquiétude, dans le frémissement de l’hésitation qu’on cueille les fleurs de la création ».

La création artistique nous plonge dans une constante oscillation entre intention et hasard, projet et inconnu, dessein et surprise. Il s’agit d’un saut dans l’inconnu. Dans le cas contraire, la création ne serait que de l’habilité, du savoir-faire, de la technique.

Questionner la présence et le rôle du hasard dans l’art, c’est découvrir les voies inattendues explorées par les artistes.…

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L’œuvre de Césaire à l’espace Niemeyer

— Par Fara C —
Débat et concert Debout dans les cordages, avec le duo Zone libre et le rappeur Marc Nammour.

Dans le cadre du cycle Des lendemains qui chantent, fêtant les 80 ans du Front populaire et conjuguant patrimoines musicaux, poésie et histoire, l’espace Niemeyer accueille un débat-lecture présenté par Zebrock et célébrant l’œuvre d’Aimé Césaire, essentiel initiateur du concept de la négritude. En prologue du concert-poésie Debout dans les cordages, initié en 2013 par Serge Teyssot-Gay (guitariste, cofondateur de Noir Désir), un débat (« À quoi la poésie et la chanson nous engagent-elles ? »), animé par Rosa Moussaoui, journaliste à l’Humanité, convie Bertrand Dicale, spécialiste de la chanson, Francis Combes, poète-éditeur, et le rappeur de la Canaille, Marc Nammour.

Avec Debout dans les cordages, Serge Teyssot-Gay, Marc Nammour et le batteur Cyril Bilbeaud s’emparent avec brio de Cahier d’un retour au pays natal, de Césaire. « Ce texte, publié en 1939, est plus que jamais nécessaire en ces temps troubles où on nous impose de rentrer dans des moules, nous confie Serge Teyssot-Gay.…

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« Nous sommes plus grands que nous » : le texte-manifeste du festival Étonnants Voyageurs

— Par collectif —
Le festival international du livre et du film Étonnants Voyageurs se tient à Saint-Malo du 3 au 5 juin 2017. Depuis 1990 il explore les littératures d’Orient, d’Amérique latine, d’Afrique. Chaque année, deux cents écrivains de différents pays se retrouvent à Saint-Malo pour trois jours de rencontres, débats, lectures, cafés littéraires, dans 25 lieux de la ville.

Le texte-manifeste du festival:

Chaque jour nous le rappelle, s’il en était besoin : il n’est pas de question plus urgente, ici, au plus près de nous, comme à l’échelle du monde, que celle de la démocratie. Partout menacée, comme si nous avions perdu ce qui lui donnait sens, et qu’il s’agit de retrouver, pour la défendre. Parce qu’elle engage une idée de l’être humain et de sa liberté.

Pourquoi les fanatiques, s’acharnent-ils à détruire, à Palmyre et ailleurs, les manifestations du génie créateur de l’être humain? Parce qu’elles témoignent d’une dimension, en nous, qu’ils veulent à toute force nier et dans laquelle la plus immense diversité exprime une immense unité.…

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Michel Rovélas | Or et Peaux, Nouvelles Mythologies

2 juin – 26 juillet 2017 Fondation Clément

Conférence de Michel Rovélas

Dimanche 4 juin Juin 2017 à 10H

Ce dimanche,

La Fondation Clément vous invite à découvrir l’exposition Or et peaux, nouvelles mythologies à travers une conférence de l’artiste.

« Depuis tantôt déjà sur les bancs des écoles de Guadeloupe et d’ailleurs, en Blanc, Noir, Rouge et Jaune, dans des expositions en Caraïbes, en Martinique, à Santo Domingo, Porto-Rico, ou Haïti, en plein Paris, Marseille, Strasbourg, Barcelone, Valence ou Madrid, New York, Taiwan, Portugal, Corée du sud et dans le regard plein d’étoiles des Marie Galantais, des Guadeloupéens, j’ai donné à voir ce qui fit tressaillir mon esprit, partout où l’homme était la proie de l’homme; j’ai cherché l’essence droite de l’Homme, sa plénitude, celle de la Femme, pour la consolider de toutes les couleurs de L’Humain. »

Michel Rovelas

« Il y a le ciel, il y a la terre et, il y a ce peuple Rouge, Noir, Jaune, Blanc, labouré par l’histoire, dont l’écume, nourrie mon âme.…

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« Jean-Luc de Lagarigue : photographie habitées ». À la recherche du temps perdu

Jusqu’au 28 juin 2017 à Fondation Clément

— Par Christian Antourel & Ysa de Saint-Auret —

Avec ses photos les plus emblématiques prises depuis plusieurs décennies, comme apparues de sa « machine magique » photographique, surprenante. Images lumineuses. Jean-Luc de Lagarigue s’offre une exposition en grand, il livre son art et habille les murs de La Cuverie-La salle carrée à l’Habitation Clément. De son univers jaillit un package d’images acidulées.

L’exposition a été conçue autour d’une scénographie composite, souvenirs d’enfance, du quotidien , une mosaïque d’archives, des collections. Dans un va-et-vient incessant entre témoignage personnel et mémoire collective, vérité historique et émotion. Lagarigue encore aujourd’hui tire le fil de d’une œuvre qui se résume de plus en plus en un va-et–vient entre soi et soi. Entre hasards et nécessités, il file les notes ténues de sa partition autobiographique et construit pareillement des portraits qui désignent autant le monde créole que sa vision de ce monde. Photos de l’impossible de l’impalpable, est-ce si peu de dire que ces photos ont une âme ?’Comme les primitifs qui croyaient qu’on leur volait leur être quant on photographiait leur image, on se plait , se surprend même à penser que peut-être Jean-Luc de Lagarigsue capture la présence de ce qui est absent ou suggéré, son essence…fantômes impalpables d’un passé peut-être révolu , il se dégage de ses images mille impressions qui soulèvent l’émotion fugace d’une histoire multiple d’aujourd’hui, racontée comme « an tan lontan »par ce chasseur de l’instant.…

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« Village des Initiatives Volontaires »

3 juin 2017  à partir de 7h à la Maison des Syndicats à Foyal

Composée de volontaires, bénévoles, petits artisans, socioprofessionnels, artistes, producteurs, etc., aux ressources de taille humaine, qui proposent des services, produisent ou fabriquent selon leurs inspirations des objets divers à partir de matériaux locaux de tous genres ainsi que des activités variées.

Originaires de toutes les communes de MARTINIQUE, ils ont pour objectifs de montrer leur savoir-faire, promouvoir leurs productions traditionnelles et désirent avoir une meilleure visibilité.

Leur première action publique se tiendra le samedi 3 juin 2017 à la Maison des Syndicats- Bd Général de Gaulle à Fort-de-france de 7 h 00 à 16 h 00.
Tout le monde est convié pour participer aux nombreux stands et attractions et a porter sa solidarité à cette initiative originale.
Pour tous renseignements complémentaires écrire au mail suivant : reseauviv@gmail.com
Téléphone : 0696 29 21 46 /0696 93 57 32/0696 39 92 63/0696 86 01 21…

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Journées d’étude sur la danse et le genre en Martinique

Mardi 30 et mercredi 31 mai 2017. Campus & Tropiques-Atrium.

  Placées sous la direction scientifique de Karine Bénac-Giroux et de Christine Bénavidès, maitres de conférences à l’Université des Antilles, ces journées, ouvertes à tous, s’inscrivent dans la dynamique de recherche du groupe « Genre et Société aux Antilles » réuni au sein du laboratoire LC2S. Conférences, débats, échanges et prestations artistiques sont au programme de ces deux journées d’activités réparties sur deux sites : le campus universitaire de Schoelcher et Tropiques Atrium Scène Nationale.

La Bibliothèque universitaire du campus de Schoelcher s’associe à cet évènement en accueillant, mardi 30 mai à 18h30, une table ronde intitulée « Genre et violence dans la danse, la danse/théâtre et la performance ». Conduit par Karine Bénac-Giroux, cet échange réunira Joëlle Kabyle et Roger Cantacuzène, membres des équipes de recherche du LC2S, ainsi que les danseurs et/ou chorégraphes Jean-Hugues Miredin et Laurent Troudart (cie Art&Fact), et Agnès Dru (ADCompagnie).

Dans un second temps, Agnès Dru, dont la démarche créatrice explore  » tout ce qui touche aux questions de la créolisation, de la différence culturelle et de la relation à l’ Autre » , nous proposera une conférence dansée.



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Antillanité, Caribéanité dans l’œuvre de Marie Gauthier.

Par Michèle Arrechte

Marie Gauthier « Y » 30 x30 cm. Photo © Michèle Arretche

30 ans. De l’arrivée en Martinique en 1987, pour sa carrière d’enseignante en Arts Plastiques, à 2017, choix de son lieu de résidence pour sa retraite, en passant par la Guyane et le Vénézuela, 30 ans d’ancrage dans l’imaginaire du lieu, dirait Patrick Chamoiseau, 30 ans dans la Caraïbe, 30 ans d’Antillanité.

Mais qu’entend-on par Antillanité ou Caribéanité en matière d’Art ?

Le concept d’Antillanité a été développé par Edouard Glissant : l’Antillanité est une volonté de réparer les déchirures sociales, de combler les trous de la mémoire collective et d’établir des relations. L’Antillanité est une spécificité ouverte et plurielle.

Derek Walcott parle d’un « naufrage de fragments ».

Marsha Pearce dans « Cartographie de la Caribéanité » parle d’ « une forme composée de plusieurs couches ; une forme pourvue de la richesse, associée à la douleur et la promesse nées des efforts de créer des synthèses d’un ensemble de morceaux et de pièces.…

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Élodie Barthélémy, « Un lieu en liens » : aux confins de l’image

— Par Christian Antourel —

L’exposition proposée par Tropiques Atrium apparait telle un dispositif multiple, à l’image de la façon dont s’organise et se déploie le travail d’Elodie Barthélémy. « Après plusieurs expérimentations artistiques, elle s’oriente actuellement vers des œuvres performatives qui témoignent de ses rencontres et multiplicités humaines et culturelles dont son œuvre est l’écho. »

Ce travail veut s’offrir au spectateur à la fois pareil à un livre ouvert et comme performance. Cette double forme est représentative de la pratique de l’artiste. La collecte des documents, des informations et des objets, leur mise en relation dans l’espace, que ce soit l’espace réel ou les pages imaginées d’un document imprimé constituant les étapes fondamentales de ce travail, qui interroge les pouvoirs sémantiques et esthétiques du montage au sens large du terme : assemblage, confrontation, hybridation , juxtaposition des agencements sont chez Elodie Barthélémy des dispositifs et des inventions de performance qui reflètent le monde tel qu’il est, contemporain· Loin de toute configuration incohérente, le sens des œuvres d’Elodie Barthélémy suit une logique qui lui est propre, à travers les nombreux entrelacs qui l’enchâssent comme un diamant.…

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« Zhou Shichao » de Claude Darras

ZHOU SHICHAO
Claude DARRAS
Préface : Guy Toubon
Iconographie : Plus de 200 reproductions d’oeuvres

24 x 32 cm – 288 pages
Paru le 19/01/2017 – ISBN 9782357202528

Zhou Shichao divise la matière, disloque la lumière du prisme et fait éclater les couleurs. Né en 1965 à Qingdao (Shandong), le peintre chinois est rebelle à toute tyrannie d’école. De Pékin à Florence, de la Côte d’Azur à la Californie, il restitue sur la toile de lin ou le vergé du papier les sensations subtiles de coups de foudre, les impressions fugitives de visions prophétiques, l’intensité d’une imagination souveraine. Dans ses gouaches comme dans ses huiles se mêlent la puissance d’un souffle ancestral issu des profondeurs de la civilisation millénaire de l’empire du Milieu et les influences des impressionnistes du XIXe siècle.

Devenu professeur à l’université de Jinan (Shandong), il expose à Pékin, Shanghai et Hong Kong entre 1998 et 2000, puis à Marseille en 2010 et en 2013, invité à l’occasion de Marseille Provence 2013 Capitale européenne de la culture.…

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