Arts Plastiques

Antillanité, Caribéanité dans l’œuvre de Marie Gauthier.

Par Michèle Arrechte

Marie Gauthier « Y » 30 x30 cm. Photo © Michèle Arretche

30 ans. De l’arrivée en Martinique en 1987, pour sa carrière d’enseignante en Arts Plastiques, à 2017, choix de son lieu de résidence pour sa retraite, en passant par la Guyane et le Vénézuela, 30 ans d’ancrage dans l’imaginaire du lieu, dirait Patrick Chamoiseau, 30 ans dans la Caraïbe, 30 ans d’Antillanité.

Mais qu’entend-on par Antillanité ou Caribéanité en matière d’Art ?

Le concept d’Antillanité a été développé par Edouard Glissant : l’Antillanité est une volonté de réparer les déchirures sociales, de combler les trous de la mémoire collective et d’établir des relations. L’Antillanité est une spécificité ouverte et plurielle.

Derek Walcott parle d’un « naufrage de fragments ».

Marsha Pearce dans « Cartographie de la Caribéanité » parle d’ « une forme composée de plusieurs couches ; une forme pourvue de la richesse, associée à la douleur et la promesse nées des efforts de créer des synthèses d’un ensemble de morceaux et de pièces.…

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Élodie Barthélémy, « Un lieu en liens » : aux confins de l’image

— Par Christian Antourel —

L’exposition proposée par Tropiques Atrium apparait telle un dispositif multiple, à l’image de la façon dont s’organise et se déploie le travail d’Elodie Barthélémy. « Après plusieurs expérimentations artistiques, elle s’oriente actuellement vers des œuvres performatives qui témoignent de ses rencontres et multiplicités humaines et culturelles dont son œuvre est l’écho. »

Ce travail veut s’offrir au spectateur à la fois pareil à un livre ouvert et comme performance. Cette double forme est représentative de la pratique de l’artiste. La collecte des documents, des informations et des objets, leur mise en relation dans l’espace, que ce soit l’espace réel ou les pages imaginées d’un document imprimé constituant les étapes fondamentales de ce travail, qui interroge les pouvoirs sémantiques et esthétiques du montage au sens large du terme : assemblage, confrontation, hybridation , juxtaposition des agencements sont chez Elodie Barthélémy des dispositifs et des inventions de performance qui reflètent le monde tel qu’il est, contemporain· Loin de toute configuration incohérente, le sens des œuvres d’Elodie Barthélémy suit une logique qui lui est propre, à travers les nombreux entrelacs qui l’enchâssent comme un diamant.…

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« Zhou Shichao » de Claude Darras

ZHOU SHICHAO
Claude DARRAS
Préface : Guy Toubon
Iconographie : Plus de 200 reproductions d’oeuvres

24 x 32 cm – 288 pages
Paru le 19/01/2017 – ISBN 9782357202528

Zhou Shichao divise la matière, disloque la lumière du prisme et fait éclater les couleurs. Né en 1965 à Qingdao (Shandong), le peintre chinois est rebelle à toute tyrannie d’école. De Pékin à Florence, de la Côte d’Azur à la Californie, il restitue sur la toile de lin ou le vergé du papier les sensations subtiles de coups de foudre, les impressions fugitives de visions prophétiques, l’intensité d’une imagination souveraine. Dans ses gouaches comme dans ses huiles se mêlent la puissance d’un souffle ancestral issu des profondeurs de la civilisation millénaire de l’empire du Milieu et les influences des impressionnistes du XIXe siècle.

Devenu professeur à l’université de Jinan (Shandong), il expose à Pékin, Shanghai et Hong Kong entre 1998 et 2000, puis à Marseille en 2010 et en 2013, invité à l’occasion de Marseille Provence 2013 Capitale européenne de la culture.…

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Une nouvelle vie pour la Fondation Dapper

Avons-nous atteint notre but premier : « promouvoir les arts traditionnels de l’Afrique subsaharienne » ? Telle était la mission définie par Michel Leveau lorsqu’il créa la Fondation Dapper en 1983.

Aujourd’hui, nous répondons oui.

Nous avons oeuvré, depuis le début, pour la réalisation de cet objectif, tout en sachant élargir notre domaine d’intervention.

C’est ainsi que nous avons quitté le premier établissement muséal ouvert en 1986 pour nous doter, en 2000, d’un outil plus adapté à nos ambitions et évolutions : l’espace de la rue Paul Valéry. Notre ouverture à l’art contemporain et à d’autres formes d’expressions artistiques nous a permis de devenir un lieu d’échanges pour des cultures qui avaient très peu de visibilité.

Plus récemment, notre action a su, une nouvelle fois, évoluer pour revêtir une dimension internationale avec les premières expositions organisées en 2012 au Sénégal, à Gorée, suivies de manifestations d’envergure qui ont pris place toujours à Gorée en 2014 et 2017.

Cependant, à Paris, la fréquentation du musée ne s’est pas suffisamment diversifiée et stagne malgré quelques remontées liées aux sujets abordés.…

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L’exposition « Photographies Habitées », de Jean-Luc de Laguarigue

— par Janine Bailly —

L’exposition Photographies habitées, qui se tient en ce moment à la Fondation Clément, n’a pour moi qu’un seul défaut, celui de nous laisser sur notre faim, puisqu’au sortir de ce superbe lieu qu’est le nouveau musée, nous voici hantés par certains des clichés de Jean-Luc de Laguarigue, et de ce fait désireux d’en pouvoir découvrir davantage. Certes, il existe en librairie de beaux ouvrages à consulter ou à se procurer, mais rien ne vaudra jamais la confrontation de son propre corps aux œuvres exposées, dans toute leur nudité, sur les murs des salles dédiées.

Pour ne pas être grande spécialiste en la matière, et parce qu’aussi le film et le livret accompagnant la manifestation disent tout et fort bien de ce qu’il faut comprendre, des analyses que fait Guillaume Pigeart de Gurbert commissaire de l’exposition à la présentation dite par Patrick Chamoiseau, en passant par les confidences du photographe lui-même, pour ces raisons je dirai en toute simplicité mon ressenti, espérant vous inviter à aller, toutes affaires cessantes, vous imprégner d’une vision particulière et authentique de l’âme martiniquaise.…

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Habdaphaï et le Territoire des Migrants

Habdaphaï expose jusqu’au 23 juin à l’Espace d’art Contemporain T &T en Guadeloupe, la série Territoire.

— Par Matilde dos Santos Ferreira —
Comme toujours l’artiste s’intéresse à la transculturalité propre aux poussières d’îles caribéennes. Ce formidable creuset de races, langues, religions, a forgé des peuples multiculturels dont le langage véritable est encore en construction, car les parties désaxées de ce tout n’ont pas fini de s’ajuster et l’être syncrétique est toujours en gestation.

Cette gestation est l’objet de sa réflexion. Tantôt sur la forme de réminiscences, tantôt sur la forme d’une d’état des lieux- inventaire d’une perception forcément fragmentaire de la réalité. Dans cet espace fragmenté Habdaphaï confronte les strates successifs et concomitants de cultures diverses, irrémédiablement imbriquées et pourtant antagoniques, ignoreuses les unes des autres.

Lire aussi sur Madinin’Art : Habdaphaï

Le syncrétisme pictural
Son processus de création part toujours de cette fusion qui se perpetue dans le temps et dans l’espace, et où l’origine, le passage, le présent et l’avenir ne cessent de se melanger.…

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Recherches en esthétique n° 22

16 mai 2017 18h à l’ESPE

7° et dernière conférence du CEREAP,
en lien avec le CRILLASH, de cette année universitaire,
le mardi 16 mai, à 18h, salle polyvalente de l’ESPE (ex IUFM)
Présentation du nouveau numéro de la revue Recherches en Esthétique, sur « Art et hasard »
Intervenants : Widad Amra, Dominique Berthet, Lise Brossard, Manuel Norvat

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« Art et hasard » conférence du CEREAP
Mardi 21 février 2017 , à 18 h ESPE (Route du phare, Fort-de-France)

« Art et hasard » 21e colloque du CEREAP
26 & 27 novembre 2016 au Mémorial ACTe…

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Le Mai de Saint-Pierre 2017

Du dimanche 7 mai (au 30 juin)
« Terre et Espace » / C.D.S.T.
Exposition philatélique et cartophile
Lundi 8 mai 8 h à 17 h
Table en fête / Domaine du Fort
Expositions, évangélisation, déjeuner festif, marché local, animations organisée par la Communauté du Chemin Neuf
8 h 15
Mémoire et renaissance / Place Monuments aux Morts
Dépôt de gerbes, 8 mai 1945
8 h 30 Messe commémorative célébrée par Mgr David MACAIRE / Cathédrale
10 h Procession à l’Ossuaire / Cathédrale
11 h
Ouverture de l’exposition
« La Catastrophe de 1902, la Martinique se souvient » / Place BERTIN
organisée par l’association AMARHISFA
12 h
Célébration du centenaire de la statue « La Renaissance » de Madeleine de Jouvray
19 h Concert / Place Bertin
La Pastorale des Artistes
19 h
Les premières de la mode / Château Depaz (entrée 30 euros)
organisées par l’association les Premières de la Mode
Mercredi 10 mai : Journée Porte ouverte du R.S.M.A.…

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RPLL, Carte blanche : Lucette Salibur passe le relai à Gaël Octavia

Rencontres Pour Le Lendemain ( RPLL ) : Gaël Octavia le 16 mai 2017

L’esprit de l’amitié, l’esprit du courage, l’esprit de la persévérance…d’autres encore, tout aussi forts et sincères, ont imprégné la soirée des  Rencontres Pour Le Lendemain  à la Médiathèque Alfred Melon Degras du St Esprit. Exceptionnellement elle n’a pas eu lieu le dernier mardi du mois et les habitués, moins nombreux, peuvent se trouver frustrés de n’avoir pu profiter de la qualité de la prestation que Lucette Salibur et ses invités (Catherine Julien, Marlène Piejos, Lisette Salomon, Jean-Michel Dubray, Alex Donote, Daniel Talbot, Véronique Dorwling-Carter et José Exélis) nous ont offerte.

C’est avec simplicité et authenticité que, en retraçant la biographie de Lucette, nous avons vu se dérouler toute l’histoire du théâtre populaire martiniquais du XXème siècle jusqu’à nos jours. Sa diversité (de ses expériences balbutiantes à ses réussites), son « internationalité » (Afrique, Canada, Europe), sa spécificité caribéenne.

Lucette Salibur nous a projeté toute une série de photographies illustrant les différentes pièces ou films dans lesquels elle a travaillé.…

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« Nous sommes des nains sur les épaules d’un géant : Aimé Césaire »

Jeudi 18 mai 2017 à 18h

Salle de conférence du Crédit Agricole au Lamentin
Une contribution à une approche militante de la pensée et de la pratique politiques de CÉSAIRE, l’homme le plus célèbre et, de loin,
le plus important de notre vie publique.
L’historien et homme politique martiniquais Édouard de LÉPINE nous convie ici à réfléchir sur notre identité de Martiniquais, sur la reconnaissance de la personnalité collective du peuple martiniquais, sur notre droit à l’initiative historique et à la responsabilité.

Vous êtes invités à découvrir cet ouvrage

Introduction de l’historien et de ses ouvrages par Michel PONAMAH, homme de lettres, proviseur honoraire

Présentation simultanée des « Écrits politiques d’Aimé CÉSAIRE » : 400 textes et discours politiques de 1935 à 2008 en 5 volumes !…

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« Violences, Racisme et Religions en Amérique. Cornel West, une Pensée Rebelle », de Mahamadou Lamine Sagna

10 mai 2017  16h 45 à la BU du Campus Shoelcher

Le chercheur Mahamadou Lamine Sagna à la BU Campus Schoelcher leMercredi 10 mai, de 16h45 à 18h30, dans le cadre de l’édition 2017 du festival Lire et dire pour le plaisir organisé par l’association Virgul’, la BU du campus de Schoelcher, partenaire de l’opération, recevra le chercheur Mahamadou Lamine Sagna pour une rencontre-débat autour de son dernier ouvrage : « Violences, Racisme et Religions en Amérique. Cornel West, une Pensée Rebelle« .

Le chercheur Mahamadou Lamine Sagna à la BU Campus Schoelcher le 10 mai

Mercredi 10 mai, de 16h45 à 18h30, dans le cadre de l’édition 2017 du festival Lire et dire pour le plaisir organisé par l’association Virgul’, la BU du campus de Schoelcher, partenaire de l’opération, recevra le chercheur Mahamadou Lamine Sagna pour une rencontre-débat autour de son dernier ouvrage : « Violences, Racisme et Religions en Amérique. Cornel West, une Pensée Rebelle ».
Que pouvons-nous entendre de ce qui nous arrive d’Amérique ?…

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« La liberté de la presse est-elle immuable ? »

04 mai 2017 de 16h 30 à 18h BU du Campus Schoelcher

Le Club de la presse Martinique organise, jeudi, en partenariat avec la Bibliothèque Universitaire, une conférence sur le thème : « La liberté de la presse est-elle immuable ? » Deux invités sont attendus pour développer ce thème. En premier lieu, Maître Christelle Petit développera les fondements juridiques de la liberté de la presse. Dans un deuxième temps, Olivier Pulvar, maître de conférences en sciences de la communication, parlera des relations avec les réseaux sociaux. La rencontre est ouverte à tous.
– Conférence jeudi 4 mai, de 16 h 30 à 18 heures à la Bibliothèque Universitaire, campus de Schoelcher. Entrée libre et gratuite.

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La liberté de la presse est l’un des principes fondamentaux des systèmes démocratiques qui repose sur la liberté d’opinion et la liberté d’expression.

Ainsi, l’article 11 de la Déclaration française des droits de l’homme et du citoyen de 1789 dispose : « La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l’Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre à l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.…

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« Une si longue lettre d’amour – Et d’autres paroles », de José Robelot

5 mai 2017 à 16h 45, à la BU du Campus, Schoelcher

L’écrivain José Robelot sera présent à la BU du campus de Schoelcher vendredi 5 mai à 16h45 pour une rencontre/signature autour de son dernier ouvrage, Une si longue lettre d’amour – Et d’autres paroles (L’Harmattan, 2016).

Dans la lignée de ses prédécesseurs, poètes et écrivains marqueurs de la Parole caraïbe, José Robelot dresse le portrait sans concession d’une terre, d’un pays habité d’hommes et de femmes partagés entre la tentation de l’immobilisme et le désir de changement.
Ouvrage à la fois polémique, didactique, lyrique, épique, Une si longue lettre d’amour est un voyage au chaud de la réalité caribéenne dans ce qu’elle a de complexe, de dérangeant et de beau : le vivre ensemble. L’auteur se livre à un décryptage du pays aussi implacable que salutaire et revisite à sa manière les questions de mémoire, de « race », de liberté, de réparations, de partage de richesses, de pouvoir ou de protection de l’environnement.



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« Art/Afrique, le nouvel atelier » à la Fondation Vuitton.

Du 26 avril au 28 août 2017

A côté d’expositions monographiques, la Fondation présente des expositions collectives de scènes moins connues dans leurs développements les plus actuels : après « Bentu, des artistes chinois dans la turbulence des mutations » (janvier/mai 2016), « Art/ Afrique, le nouvel atelier » réunira deux expositions, pensées comme des focus, adossées à un choix d’oeuvres de la Collec­tion de la Fondation :

I) « Les Initiés », un choix d’œuvres (1989-2009) de la collection d’art contemporain africain de Jean Pigozzi

— Galeries 1-2 (rez-de-bassin)

II) « Être là », Afrique du Sud, une scène contemporaine

— Galeries 4 (niveau 0), 5-6-7 (niveau 1)

III) « Collection de la Fondation Louis Vuitton : une sélection d’oeuvres africaines » — Galeries 8-9-10-11 (niveau 2)I) « Les Initiés », un choix d’oeuvres (19892009) de la collection d’art contemporain africain de Jean Pigozzi — Galeries 1-2 (rez-de-bassin)

L’exposition Les Initiés réunit une sélection d’oeuvres de quinze artistes emblématiques de la collection d’art contemporain africain de Jean Pigozzi, présentée pour la première fois à Paris.…

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« Photographies habitées » : Jean-Luc de Laguarigue à la Fondation Clément

Du 5 mai au 28 juin 2017

Rêve d’enfance, 145 x 153,7cm, 2010 (détail)

Voilà un photographe pour qui l’essentiel en art ne se passe pas dans l’atelier mais dans la rencontre de l’autre. C’est par la photographie que Laguarigue a quitté le pays hanté de son enfance, coupé par une vitre invisible. L’appareil au cou, il a inlassablement arpenté les cases, les champs de canne, les usines, à la rencontre des gens. Jusqu’au jour où est enfin arrivée pour le photographe l’heure tant espérée du portrait. Doté d’un oeil qu’on doit bien dire photo-sensible, Laguarigue a révélé, sous la galerie des « faces insonores » figées par l’Histoire, la beauté inédite d’un peuple de visages. Saisissant l’harmonie secrète et à chaque fois singulière du regard et des mains, en authentique photographe caribéen, Laguarigue a créé des portraits qui ne sont pas des objets que l’on toise, mais des intensités qui nous regardent. Comme l’a si bien dit Chamoiseau, « Jean-Luc de Laguarigue ne fait pas des portraits mais dégage des présences… La force de ces présences c’est l’effet d’humanité.…

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Écritures caribéennes : un lieu en liens

Du 24 avril 2017 au 27 mai 2017. Tropiques-Atrium

— Par Sophie d’Ingianni, commissaire de l’exposition —

Tout être naît, grandit, s’épanouit  grâce aux liens qu’il établit avec son environnement. Ces liens tissés par le temps avec un arbre, un oiseau, l’océan, le silence de la nuit, les membres d’une famille, les amis, mais aussi une matière, un objet…en viennent à structurer l’imaginaire et à singulariser le langage. Ces liens qui nous constituent sont des veines qui irriguent tout le corps en charriant pareillement tout Le vivant d’une odyssée qui traverse le sang et la sueur pour trouver où « ça » vit et comment « ça » fonctionne. « ça » : grouillement de causes qui bougent pour déceler partout une volonté de dire ; dessin, peinture, sculpture, installations, performances, toutes collaborations faites de rencontres amies avec un peintre, un poète, une musicienne, une acrobate aérienne, des anonymes, où débouche, sur le sens, une formation des liens.

Élodie Barthélemy

 

A la fois peintre, sculptrice et performeuse, donc artiste pluridisciplinaire,  l’œuvre Élodie Barthélemy se développe autour du relationnel qu’elle vit avec des personnes qu’elle rencontre et les lieux qu’elle arpente.…

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« Révolution, dictature, résistance dans le monde américano-caraïbe »

 Journées d’études du CRILLASH : 27 & 28 avril 2017

Programme Jour 1

8 h 30 : Accueil des participants
8 h 45 : Ouverture officielle avec Mme Odile FRANCOIS-HAUGRIN, VP Pôle Martinique et Mme Cécile BERTIN-ELISABETH, Doyen de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines, Mr Dominique BERTHET, Directeur de l’École doctorale 588.
9 h 15 : Ouverture scientifique avec Cécile BERTIN-ELISABETH, PR, UA et Dominique BERTHET, PR, UA, co-organisateurs
10 h 00 : pause-café
10 h 15 : Richard MARIN, PR émérite Université de Toulouse : Ty-pologie des dictatures latino-américaines.
11 h 00 Gérald DESERT, PRCE, UA : Gringo Viejo de Carlos Fuentes : un roman épique de la Révolution mexicaine.
11 h 45 Pause-déjeuner…

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Au-delà des étoiles. Le paysage mystique de Monet à Kandinsky

14 mars – 25 juin 2017 Musée d’Orsay.

Rechercher un ordre situé au-delà des apparences physiques, dépasser les réalités matérielles pour approcher les mystères de l’existence, expérimenter l’oubli de soi-même dans l’unité parfaite avec le cosmos… L’expérience mystique a tout particulièrement inspiré les artistes symbolistes de la fin du XIXe siècle qui, en réaction au culte de la science et au naturalisme, ont choisi de suggérer l’émotion et le mystère.
Le paysage apparaît alors aux artistes comme le support privilégié de leur quête, lieu par excellence de la contemplation et de l’expression des sentiments intérieurs.

Ainsi, l’exposition, organisée en partenariat avec l’Art Gallery of Ontario de Toronto, explore le genre du paysage, à travers les oeuvres de Paul Gauguin, Maurice Denis, Ferdinand Hodler, Vincent Van Gogh notamment, mais présente aussi des peintres d’Amérique du Nord comme Giorgia O’Keeffe ou Emily Carr, moins connus du public français.
La contemplation, l’épreuve de la nuit ou de la guerre, la fusion de l’individu dans le cosmos, l’expérience des forces transcendantes de la nature : autant d’étapes d’un cheminement mystique que l’exposition suggère de parcourir.…

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Ti’ Iwan Couchili , « Imprégnation animale » : une artiste indienne Teko remonte le temps

Du 24 avril au 27 mai 2017 à Tropiques-Atrium

— Par Christian Antourel —

Née à Saut Tampack village Teko d’Amazonie situé dans la commune de Maripasoula sur la rivière Alawa. Fille de chamane et musicien, elle a été élevée entre deux cultures Teko et Wayana. Son travail se nourrit de ces deux identités graphiques. L’artiste se consacre à la création artistique des arts premiers de Guyane, sur la commune de Macouria-Tonate Elle est plasticienne professionnelle depuis une vingtaine d’années.

Ti’ Iwan Couchili a jeté son dévolu sur l’élaboration, réalisation de ciels de kaz (case) L’artisanat, creuset culturel de la Guyane, reflet de son métissage sociétal raconte la mémoire de chacune des composantes du peuple de Guyane. Le ciel de case ou Maluwana en amérindien est une œuvre d’art authentique fabriquée dans le contrefort du fromager, l’élément essentiel du carbet communautaire gravé de créatures des temps anciens réels ou mythiques. Il est installé au centre du dôme du grand carbet circulaire que compte chaque grand village (le Tuksipan).Il protège ce lieu de vie collective et d’échanges et tous ceux qui s’y rassemblent, rappelle l’histoire de la communauté, défend la fraternité, le respect, l’alliance entre les hommes.…

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Louisa Marajo, à la recherche de « Point de Chute »

— par Janine Bailly —

Au 14°N 61°W, espace qui a pris ses quartiers dans une aile du bâtiment Camille Darsières à Fort-de-France, et qui devient à l’occasion « musée miniature », avait lieu ce vendredi quatorze avril le vernissage d’une étrange exposition, « Point de chute », de la jeune et talentueuse artiste martiniquaise, Louisa Marajo. Serait-ce à dire que, partagée entre la France et son île natale, elle-même est à la recherche de son « point de chute ? ».

Comme un écho à la rétrospective « Le Geste et la Matière », venue de Beaubourg à l’habitation Clément, il nous est proposé une œuvre singulière et labyrinthique, qui ne se donne pas au premier coup d’œil, qui enferme ses mystères et demande, pour être ressentie, que l’on s’y immerge et se laisse bousculer dans ses certitudes. Une œuvre éminemment contemporaine, qui s’inscrit dans le fil des jours et l’évolution des arts. Ici pas de couleurs, dont l’artiste pour cette création aurait, dit-elle, craint la « joliesse », mais une déclinaison à l’infini des blancs, des gris et des noirs, sur des matériaux composites, toile, bois, papier, papier bristol, aluminium brossé…

Entre accrochages et installations en conformité avec le lieu, le regard cherche et trouve le « point de chute », morceau de bois peint tombé au pied de cette série de petits tableaux figurant, au long d’une planche — rampe adjointe au mur — la descente d’un escalier (« Détails dans l’Escalier »).

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Gorée – Regards sur cours – Entre ambition et émotion

29 avril – 1er mai 2017

Pour sa onzième édition, Gorée – Regards sur cours s’enrichit de deux événements majeurs : la présence de la Fondation Dapper, avec deux expositions, et un hommage à Ousmane Sow, relayé à l’international par les Instituts français et les Alliances françaises.

Initiée et organisée par des Goréens de souche et de coeur, la manifestation Gorée – Regards sur cours compte désormais parmi les événements artistiques majeurs du Sénégal et se déroulera sur trois jours, les 29, 30 avril et 1er mai. Elle doit sa vitalité à la passion d’une poignée de bénévoles pour leur île et pour l’art. Une passion qui les amène à vouloir cette édition plus ambitieuse. Une ambition en partie portée cette année par la Fondation Dapper.
Tout en restant fidèle à sa tradition de présenter, dans une cinquantaine de maisons ouvertes au public, les oeuvres d’artistes connus ou inconnus, Gorée – Regards sur cours sera placée sous un thème, « L’eau et l’ailleurs ».…

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FIAP17 : Festival International d’Art Performance, 1ère édition

Du 17 au 23 avril 2017 à Fort-de-France

A l’initiative d’Artincidence l’association d’Annabel Guérédrat et Henri Tauliaut, va se tenir en Martinique le 1er Festival International d’Art Performance. Des « performeuses » et des « performeurs » venusdu bassin caribéen, des Etats-Unis, d’Amérique du Sud et d’Europe vont se rencontrer et aller à la rencontre du public martiniquais pendant trois jours à l’Hotel Impératrice de Fort-de-France mais aussi « hors les murs », in situ, dans la rue piétone de la ville capitale, aux alentours de la bibliothèque Schoelcher… Performance live en continu, tables rondes avec des spécialistes venus de différents horizons, exposition photo, projections de films vont animer ces trois jours dans un esprit d’ouverture au grand public.

Inventée par les dadaïstes il y a un siècle, cette forme d’art éphémère, où le corps du performeur est au centre de l’œuvre laisse peu d’objets derrière lui. Elle est essentiellement connue par ses traces : des photographies, le plus souvent, et parfois des films et des témoignages. (…) son l’origine se situe sans doute dans la pratique des rituels ou rites de passage observés depuis l’origine de l’Homme.…

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Le Geste et La Matière, une abstraction «autre», Paris 1945 – 1965 : clôture le 16/04/2017

Conférence de Jean-Marie Louise dimanche 16/04/2017 à 10h

22 janvier – 16 avril 2017 -9h – 18h30 tous les jours
Pour clôturer l’exposition Le Geste et La Matière, une abstraction «autre», Paris 1945 – 1965, conçue et réalisée par le Centre Pompidou à l’occasion de son 40ème anniversaire, la Fondation Clément propose des événements gratuits et sans réservation ce dimanche 16 avril 2017.

DIMANCHE 16 AVRIL | 10H

Conférence de Jean-Marie Louise

Valeur expressive, pouvoir de signification, contenu spirituel de l’œuvre abstraite.

Il s’agit d’approcher l’art abstrait à travers ses dimensions sensible, intelligible et spirituelle. L’art abstrait ne cherche pas à représenter la réalité des choses. C’est un art sans image identifiable. Un art qui cherche à atteindre l’essence de l’objet et en donner une expression parfaite simple et pure. La quête de cette expression très pure et non figurative passe par la définition d’un langage plastique

basé sur la fonction expressive et (ou) symbolique des lignes, des formes, des couleurs, des mouvements, des rythmes, du geste, des outils, du support …

DIMANCHE 16 AVRIL | 11H ET 15H

VISITES COMMENTÉES DE L’EXPOSITION

Ces visites, dédiées à la découverte de l’abstraction non-géométrique, donnent les clés pour aborder ce mouvement.…

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« Point de chute » : une exposition de Louisa Marajo

15 Avril – 27 Mai 2017 au 14°N 61°W

caryl* ivrisse-crochemar & [creative renegades society] ont le plaisir de vous présenter l’exposition “Point de chute”, de l’artiste Louisa Marajo.

Née en Martinique en 1987, Louisa Marajo a intégré l’Ecole Supérieure d’art et de Design de Saint-Etienne en 2005. A cette époque l’aventure Erasmus lui a permis de suivre la classe de la peintre suisse Silvia Bächli à la Kunstakademie de Karlsruhe, en Allemagne avant de revenir à Saint Etienne.

2010, diplôme en poche, elle poursuivra ses études par un Master d’arts plastiques à la Sorbonne à Paris,pour théoriser ses expérimentations. Depuis elle vit et travaille à Paris.

« On peut, avec un but, détruire un monde et, par la connaissance des possibilités, construire un monde avec des débris… » Kurt Schwitter

Ce sont par ces mots que l’artiste décrit sa démarche, ses travaux, partition visuelle chaotique où évoluent et se transforment des formes incertaines.

L’exposition « Point de chute » retrace une narration fragmentaire qui se déploie habituellement dans son atelier.…

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Une pensée pour la culture

— Par Magali Jauffret —

I Love you = UNO, 2000, fleurs en tissu peintes, dimensions variables. Franck Scurti, artiste

A quelques jours du premier tour, le Palais de Tokyo se mobilise, en partenariat avec le Quotidien de l’art, et invite artistes, intellectuels, professionnels du monde de la culture et associatif, ainsi que tous les amateurs d’art à produire « une pensée pour la culture ».

Les organisateurs de cette initiative déclarent : « Oubliée, instrumentalisée ou diabolisée, la culture est l’un des angles morts de cette campagne présidentielle. Absente de la plupart des débats, reléguée par certains à une fonction d’animation, conspuée par d’autres pour qui elle rime avec « marché de la spéculation » ou « idéologie de l’absurde », la culture, aujourd’hui en France, a besoin de tout notre soutien.

Le mépris et les méprises dont elle fait parfois l’objet ne doivent pas pour autant nous faire oublier l’extraordinaire vitalité des artistes, des metteurs en scène, des chorégraphes, des écrivains, des cinéastes ou des musiciens qui tissent chaque jour un épais maillage intellectuel et artistique, mais surtout participent depuis toujours à l’invention de notre langue commune.…

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