Les trois lignes
de bâtiments avec la
reconstruction d'une
horloge--Photos gracieusement
fournies par le Conseil Régional
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Les voeux des
enseignants de la section
théâtre ont été entendus : la
salle Aimé Césaire aura bien
deux configurations. La première
conforme à la tradition du
théâtre à occidental dite à
l'italienne, et la seconde
conforme aux arts de la Caraïbe,
en demi cercle. On se souvient
de « l'autisme » de l'équipe
précédente incapable prendre en
compte cette demande élémentaire
: former des générations
d'élèves aux arts de la scène
caribéenne!
Restait pour la
communauté scolaire l'épineux
problème de la transition entre
l'ancien et le nouveau lycée.
Alors que Marie-Jeanne prévoyait
la disparition progressive du
lycée, le nouveau président de
Région s'est engagé non
seulement sur le maintien de la
structure pédagogique actuelle
mais aussi sur son élargissement
à d'autres sections post-bac,
avec un objectif d'accueillir à
terme 1450 élèves. Le
déplacement transitoire, pendant
les travaux de reconstruction,
de la communauté vers les
anciens locaux de la maternité
de Redoute qui seraient rénovés,
pour recevoir la communauté
scolaire a été évoqué. A terme
ces locaux seraient destinés à
devenir une résidence
universitaire pour loger les
étudiants et/ou un lieu
d’hébergement pour personnes
âgées. Cette proposition du
Président de Région, qui ferait
gagner deux ans au chantier, si
elle n'a pas soulevé un
enthousiasme délirant, na pas
rencontré non plus d'opposition
forcenée.
Madinin'Art l'a
déjà écrit : les choix
architecturaux de ceux qui nous
gouvernent sont le symptôme de
leurs choix politiques. Le choix
de l'équipe précédente écrivions
nous était un choix médiocre, au
sens étymologique du terme, une
position plus ou moins de repli
identitaire, une incapacité à
prendre en considération
l'altérité, autrement que sous
l'aspect d'une menace,
caractéristique du
positionnement idéologique de
son chef. A un très bel objet
architectural, mais venu de
l'autre coté de l'Atlantique il
avait préféré un projet bien
moins réussi mais antillais. Ce
que nous propose Serge Letchimy
est aussi à l'image de ce que
l'on peut deviner de son
positionnement, de sa façon de
ménager la chèvre et le chou, de
sa recherche du compromis, mais
plus encore de la diversité,
pour ne pas dire plus, de la
majorité qui le soutient au
Conseil Régional.
Après tout l'idée
d'une nécessaire unité
architecturale est discutable,
elle peut faire l'objet d'un
débat, tout comme celle d'une
deuxième ligne de bâtiments qui
pastiche sans le parodier pour
autant l'art-moderniste et qui
assure une transition avec une
troisième ligne dont le style..
reste à définir! Après tout
pourquoi l'architecture du lycée
Schoelcher ne pourrait-elle pas
être le reflet de la diversité,
voire de l'hétérogénéité de la
société martiniquaise?
Pour paraphraser
l'architecte martiniquais
Gustavo Torrès, on pourrait dire
qu'une ville est un texte dont
la beauté vient de l'agencement
grammatical de milliers de mots
différents, la rue est une
phrase, le bâtiment est un mot.
Le remplacement d'un mot par un
autre, même s'il est plus juste,
peut bousculer l'harmonie de la
phrase...
L'équipe Nicolas-Torrès s'est
livrée à un travail de suture
sur l'existant, elle s'est
attachée avec une certaine
réussite à recoudre une
esthétique urbaine que les choix
de ses commanditaires actuels
dans d'autres fonctions que
celles qui sont les leurs
aujourd'hui avaient contribué, à
entacher.
Roland
Sabra, le 10/09/10, à
Fort-de-France
Consulter le dossier sur la
reconstruction du lycée
Schoelcher