|

|
L'architecture dans tous
ses éclats à Venise

A la 12e Biennale, les
architectes se jouent
des contraintes, ou les
ignorent, pour laisser
parler leur imagination
Le palmarès
Le jury de la 12e
Biennale d'architecture
de Venise, présidée par
l'historienne espagnole
Beatriz Colomina, a
attribué, samedi 28
août, le Lion d'or de la
meilleure participation
nationale au royaume de
Bahreïn (commissaires :
Noura Al-Sayeh et Fuad
Al-Ansari). Le Lion d'or
du meilleur projet est
allé au Japonais Junya
Ishigami. Un Lion
d'argent récompense
Office, jeune agence
belge et néerlandaise
considérée comme la plus
prometteuse de cette
biennale. Trois mentions
ont été décernées :
Amateur architecture
studio, représenté par
Wang Shu (Chine), le
Studio Mumbai (Inde) et
le paysagiste
néerlandais Piet Oudolf.
Sur proposition de
Kazuyo Sejima, qui
dirige cette Biennale
2010, un Lion d'or a été
attribué, en juillet, au
Néerlandais Rem Koolhaas
pour l'ensemble de sa
carrière, ainsi qu'au
Japonais Kazuo Shinohara,
mort en 2006, à titre
posthume.
Lire la suite |
|
Le nouveau Lycée
Schoelcher
De l'art du
ravaudage!

Vue d'ensemble du nouveau
projet de lycée --Photos gracieusement
fournies par le Conseil Régional - Droits
réservés
par Roland Sabra
On
se souvient du débat autour du choix
architectural retenu pour la reconstruction
du Lycée Schoelcher avant que l'ancienne
équipe en charge de la Région ne décide
purement et simplement de renoncer à ce
projet. Le Lycée devait donc mourir, lui et
le nom honni qu'il porte. La défaite de
Marie-Jeanne et donc la victoire de Letchimy
ont sauvé le Lycée. On peut même
raisonnablement penser que l'affaire du
Lycée Schoelcher n'est pas tout à fait
étrangère à ce résultat. Mais la défaite des
« indépendantistes » au profit des »
autonomistes » laissait entière la question
du choix esthétique à faire. Fallait-il
reconstruire à l'identique le lycée, comme
le souhaitaient certains passéistes, proches
du Président de Région, qui ne voyaient pas
le ridicule qu'il y avait dans cette
tentative de construire un Dysneyland de
l'Art moderniste? Fallait-il valider le
projet initialement retenu par l'équipe
précédente, au risque de faire passer pour
des manœuvres politiciennes le refus par la
mairie de Fort-de-France du permis de
construire? Fallait-il relancer toute la
procédure d'un concours, perdre de
nombreuses années, ranimer la flamme de
l'amertume chez ceux qui avaient choisi,
sans être entendus le bel objet
architectural, présenté par une équipe
franco-française? Il était entendu que la
sur-couverture et le sur-toit qui donnaient
la fâcheuse impression d'une barre de 210
mètres de longs, tout droit venue de la cité
des 4000 de la Courneuve étaient condamnés.
A cela venait s'ajouter la nécessaire prise
en compte de la satisfaction partielle par
l’État de la demande du conseil municipal de
Fort-de-France de faire classer l'ensemble
des bâtiments du lycée. Ne sera finalement
inscrite au patrimoine que la première ligne
de bâtiments.
Lire la suite
|
|
L’architecte et le
patrimoine
Par
HENRI-PIERRE JEUDY Philosophe

Comment
les architectes sont-ils en mesure de penser
le futur d’une ville ? La légende raconte
que l’architecte brésilien Lucio Costa a
proposé son projet de Brasília en dessinant
un avion sur un bout de papier. Imaginer le
futur d’une mégapole ex nihilo permet de ne
point se heurter à ce qui est déjà là. Dans
les projets du Grand Paris, les architectes,
malgré leur fascination pour le vide,
semblent au contraire s’évertuer à vouloir
«optimiser l’existant» tout en augmentant la
densité. Leur but n’est pas de se retrancher
derrière ce qui est susceptible de «faire
patrimoine», il est de construire une
nouvelle morphologie de l’espace urbain à
partir de ses potentialités. Plus que
jamais, il faut que l’accomplissement de
l’œuvre architecturale et urbanistique
représente une idée du futur, de ce que
devrait être «la cité de demain». Peut-on
continuer à croire au génie de l’architecte,
génie dont les intentions visionnaires font
souvent peur parce qu’elles engagent le
destin des habitants d’une ville ?
lire la suite
|
|
Pourquoi
le lycée Schoelcher doit-il disparaître?
Le
Recteur de l'Académie de Martinique a réuni
les personnels du lycée Schoelcher pour
faire le point de la situation le 1 er
décembre 2009. Il confirme que c'est bien
sur une "commande" de la Région que ses
services ont été amenés à envisager le
transfert des classes de Sciences et
Techniques de Gestion vers le lycée Joseph
Gaillard et la fermeture de cinq classes de
seconde. Il a aussi préciser que la demande
initiale de la Région portait bien sur la
fermeture définitive du Lycée Schoelcher et
qu'il a opposé une fin de non recevoir à
cette demande. Il a été dit tout aussi
clairement qu'une seconde demande portait
sur la réduction à 500 élèves et qu'il s'y
était opposé parce que ces effectifs
conduisaient inexorablement à terme, à la
disparition de la communauté scolaire. Il
est apparu au cours de cette réunion que
les différentes demandes de la Région ne
reposaient sur aucun élément solide. Les
arguments qu'ils soient démographiques, une
baisse des effectifs d'élèves martiniquais
l'an prochain, pédagogiques, un regroupement
ségrégationniste de filières au Lycée Joseph
Gaillard, ni même sécuritaires ne sont
nullement fondés. Par exemple aucune étude
de dangerosité du lycée en cas de séisme
n'a été faite jusqu'à présent!! D'autres
établissements de Martinique semblent en
plus mauvais état. La région envisage de
faire faire, dans les mois qui viennent une
expertise "spectrale" des bâtiments. Ce qui
revient à dire que la demande de réduction
des effectifs et de fermetures de classes a
été formulée sans être étayée par une étude
scientifique et que rien ne permet de
déterminer la capacité d'accueil du Lycée.
Alors pourquoi une réduction à 700 élèves
plutôt qu'une autre à 900 ou à 1000 élèves?
Les enseignants ont
proposé une autre solution qui se résume en
en trois points :
Maintien de la communauté
scolaire du lycée Schoelcher dans sa
structure pédagogique actuelle.
Déménagement dans un
lycée urbain de transit sur le terrain de
l'ancien hôpital civil
Reconstruction du Lycée
Schoelcher
Il semble que la pression
soit en train de monter et que des actions
ponctuelles et spectaculaires soient en
préparation.
R.S.
|
|
Sous quel régime
vivons-nous ?

par
Charles Savannah
L’article
74 n’a pas encore voté que nous sommes déjà
contraints de nous demander quel régime nous
régit. Il semble pourtant que nous sommes
toujours régit par les lois de la
République, et que les élus ont été désignés
pour répondre aux besoins et aux vœux d’une
population....
Le Lycée Schœlcher doit disparaître
Il doit disparaître pour des raisons
idéologiques et parce qu’il est l’enjeu
d’une lutte politique dans laquelle ses
utilisateurs - professeurs, personnels
techniques et élèves - n’ont pas accepté de
prendre parti !
Des Arguments contradictoires
Lire la site
|
|
La question du
lycée Schoelcher :
Un
révélateur du comportement de monsieur
Alfred Marie-Jeanne
par Karl Paolo

Les
vociférations qui ont émaillées la venue des
jeunes du lycée Schœlcher à la simple
évocation du nom de Serge LETCHIMY ont mis
au devant de la scène, un des aspects
majeurs du comportement comme des pratiques
d’Alfred MARIE-JEANNE que certains avaient
sans doute oublié.
Pourtant et contrairement
à ce que certains journalistes ont prétendu,
il ne s’agit pas d’une perte de contrôle qui
aurait été provoquée lors d’un échange un
peu vif avec d’autres interlocuteurs. Même
dans ce cas, un élu, un « décideur », un
responsable politique, l’exécutif d’une des
deux principales assemblées locale, se doit
de garder son self contrôle et de tenir, en
toute circonstance, un langage et des propos
exempts d’agressivité.
Il ne s’agit pas
davantage d’un brusque coup de fièvre qui
aurait été provoqué par la question d’un
professeur, dont le seul objet était de
débloquer la situation : « Ne pourriez pas
rencontrer Monsieur LETCHIMY pour débloquer
la situation ? »
Il s’agit d’un dérapage
calculé, volontaire, destiné à impressionner
son auditoire, à jouer des muscles comme le
ferait un major de quartier devant une table
de « serbi », dérapage d’une agressivité
incroyable et totalement inqualifiable de la
part d’un élu, qui, de surcroit, occupe les
fonctions de président du conseil régional
et de parlementaire.
Il s’agit d’un dérapage
tellement volontaire que son auteur le
revendique devant ses troupes réunies le28
novembre au Robert en disant : « Un homme
venu d’ailleurs, militant du PPM, m’a posé
une question. MWEN VOYEW AILLE CHIE »
lire la suite
|
|
La tragi-comédie de
Letchimy et Marie-Jeanne

Serge Letchimy a invité le 25 novembre 2009
les personnels de la communauté scolaire du
lycée Schoelcher a une séance d'explication
à propos de son refus de délivrer le permis
de construire du nouveau lycée. Après avoir
distribué une épaisse brochure au public il
a fait une lecture commentée de l'article
11-UA du Plan d'urbanisme Local ( PLU) de la
ville, sur lequel il s'appuie pour motiver
son refus. Il s'est attardé sur l'alinéa
intitulé « Restauration, rénovation,
extension de constructions existantes » qui
précise : « Les interventions doivent
notamment respecter la typologie
architecturale,, les matériaux d'origine, la
composition des façades ( reprise des
proportions, du rythme et des éléments de
modénature) les pentes et la volumétrie des
toitures. » Il va de soi que le projet
retenu par la Région ne répond pas à ces
exigences. La question est de savoir si cet
alinéa invoqué est propre à soutenir le
refus de permis. « Restauration, rénovation
ou l' extension de constructions existantes
sont une chose, la reconstruction en est une
autre. C'est ce que soutiennent les services
juridiques de la SODEM et les deux
architectes, Nicolas et Torres, comme l'a
reconnu à regret Serge Letchimy qui semble
tenir deux discours différents et
incompatibles. D'une part il se dit
favorable à un arrangement avec la Région,
sous réserves de modifications mineures du
projet ou du PLU ou les deux à la fois.
D'autre part il soutient, et son conseil
municipal avec, la demande auprès des
Monuments historiques de classement des
bâtiments de façade du lycée, ce qui
rendrait caduc le projet de la Région. En
effet même si la demande ne porte pas sur
l'ensemble des bâtiments, comme celle d'Aimé
Césaire, seuls les bâtiments d'arrière-plan
seraient détruits, la décision de classement
préserverait trop d'éléments pour que le
nouveau lycée puisse y trouver place.
Comment soutenir une position qui à pour
conséquence d'annuler la totalité du projet
déposé et dans le même temps prétendre que
l'on est favorable à ce projet s'il est
aménagé?
Lire la suite
|
|
Penser le patrimoine : le
patrimoine, promesse d’avenir
par Elisabeth Landi
« de tout paysage garder intense
la transe du passage … »
Aimé Césaire, Moi, Laminaire…
La démolition et la
reconstruction programmée du Lycée Schœlcher
suscitent un débat dans la population de la
Martinique. Un collectif s’est constitué
pour la sauvegarde de ce lycée en tant que
patrimoine architectural et culturel de la
Martinique. Qu’il y ait débat montre que la
perception patrimoniale ne va pas de soi.
Comme il y a une perception morale ou une
perception esthétique, il y a une perception
patrimoniale qui est évolutive et propre à
chaque société. Pour certains, le lycée est
un fleuron de l’architecture contemporaine
dite « moderniste » qu’il faut conserver à
tout prix. C’est le symbole de la mémoire de
la construction de l’espace public, de la
conquête du droit à l’éducation pour
lesquels les familles martiniquaises se sont
battues depuis deux siècles. Pour d’autres,
le bâtiment est vieux, dangereux pour les
usagers et ne comporte aucun intérêt
esthétique particulier. Il y a bien là le
signe d’un malaise, d’une interrogation face
à la question de la perception patrimoniale.
Quels obstacles empêchent de considérer le
lycée comme faisant partie du patrimoine
martiniquais ? A partir de quoi un « objet »
devient patrimonial ? Quels en sont les
critères ?
Lire la suite |
Vue
d'architecte du projet de mosquée dans
les quartiers nord de Marseille.
Le permis de construire
délivré, reste à boucler le financement du
plus grand édifice musulman de France.

Le projet de la grande mosquée de
Marseille fait aujourd'hui un pas
symbolique. Le sénateur-maire UMP,
Jean-Claude Gaudin, a remis à la
communauté musulmane le permis de
construire de ce lieu de culte qui sera
édifié dans les quartiers nord. L'élu,
d'abord opposé au projet, a estimé, en
2001, qu'il ne pouvait priver d'un lieu
de culte décent les 200 000 Marseillais
musulmans, soit le quart de la
population. Le sujet est sensible et
l'extrême droite, en perte de vitesse, a
fait de son opposition totale à «la
mosquée cathédrale» son principal cheval
de bataille.
Lire la suite
|
|
Le lycée Schoelcher veut
vivre!

Vendredi 09 octobre la Région
organisait une réunion de la communauté scolaire du lycée
Schoelcher pour « faire le point »
sur le projet de reconstruction du Lycée Schoelcher
après le refus du permis de construire par la ville de
Fort-de-France. Jean-Claude Soumbo chargé de l'Education au
sein de la Région présidait la séance. Le contenu de son
intervention se résumait à reporter sur Serge Letchimy
l'entière responsabilité de l'impasse dans laquelle le
projet se trouve aujourd'hui. Ce qui est vrai est la
mauvaise argumentation, le mauvais prétexte du maire de
Fort-de-France qui s'appuie sur un article réglementaire
traitant de la rénovation et de l'extension de bâtiments
pour refuser le permis, or il est manifeste qu'il s'agit de
bien plus que cela : démolition et reconstruction du lycée.
Ce n'est pas tout à fait la même chose! Jean-Claude Soumbo
dira regretter l'absence de dialogue avec les édiles
foyalais. La mauvaise volonté ne serait pas de son côté.
Pourtant un courrier de la municipalité adressé le 10 juin
2009 et proposant une concertation a essuyé le jour même un
refus du Président du Conseil Régional. Si la municipalité a
des questions qu'elle les pose, la région répondra! Drôle de
conception de la négociation! La mauvaise foi est bien
partagée dans cette malheureuse affaire. La réunion
avait-elle pour objet l'information de la communauté ou
s'agissait-il plutôt de prendre le pouls des usagers avant
d'annoncer la disparition du lycée? On peut se poser la
question puisque Alfred Marie-Jeanne après avoir demandé au
recteur la dispersion des élèves et des professeurs au plus
tard à la rentrée 2010, sollicite la commission de sécurité
pour qu'elle rende son avis sur la continuation de
l'activité du lycée. Compte tenu de l'état des bâtiments
l'avis ne peut-être que négatif. Le Conseil Régional aura
beau jeu de s'abriter derrière ce énième rapport défavorable
et de réclamer, pour des raisons de « sécurité », la fermeture
de l'établissement.
Des
enseignants ont fait remarquer qu'il y avait quelque
paradoxe de la part des élus à solliciter le 17 janvier
prochain une extension de leurs domaines de
responsabilité dans la gestion de la Martinique au moment où
la classe politique faisait étalage de son incapacité à
s'entendre sur un projet aussi élémentaire que la
reconstruction du lycée Schoelcher. Un appel à la
constitution d'un Comité de défense du lycée a été lancé et
plusieurs organisations représentatives des membres de la Communauté
scolaire se sont déclarées parties prenantes de cette démarche,
conscientes qu'après les élections de mars 2010, le combat
pour la survie du lycée sera plus difficile.
R.S. |
|
|
|
|
|
Lycée Schœlcher : quels sont les enjeux ?
par
Serge Letchimy
|
La
reconstruction du lycée Schoelcher ou le bal
des hypocrites (suite)

Le projet X-TU non retenu et
qui avait la faveur des enseignants du
Lycée (Photo Madinin-Art)
par Roland Sabra
Voilà ce que nous écrivions il y treize
mois de cela. Serge Letchimy a donc
refusé d'accorder le permis de
construire. Aussitôt Alfred Marie-Jeanne
a écrit au recteur de l'Académie pour le
demander dans les plus brefs délais la
dispersion de la communauté scolaire sur
les trois autres lycées de
Fort-de-France, pour des "raisons de
sécurité". Il est vrai que la commission
de sécurité de la ville de
Fort-de-France a depuis longtemps émis
un avis semblable. La Région a cru
pendant longtemps pouvoir se passer de
l'avis de la municipalité de
Fort-de-France, en s'appuyant sur un
texte juridique accordant à la
collectivité territoriale chargée de la
gestion du bâtiment de déposer un permis
de construire auprès du Préfet de
Région. La municipalité, collectivité
territoriale de rang inférieur par
rapport à la Région ne pouvait avoir le
dernier mot. Ce qui pourrait expliquer
une certaine arrogance régionale vis à
vis des édiles de la ville capitale qui
n'ont été que peu ou pas consultés sur
le projet. Seulement la Loi a été
modifiée il y a peu et le dernier mot
revient dorénavant au maire de
Fort-de-France, qui, pour des raisons
d'esthétique, lui qui autorisé la
construction de cette verrue, l'immeuble
Almadies face au Lycée, a donc décidé de
s'opposer au projet de reconstruction.
Les photos que nous publions attestent
que le projet retenu n'était pas certes
le plus bel objet architectural. La
question de "favoriser", quoiqu'en
disent les élus régionaux qui
soutiennent mordicus que le choix
s'est fait dans l'anonymat le plus
grand, une équipe locale au détriment
d'une équipe parisienne reste entière.
Doit-on renoncer à ce qui ce fait de
mieux au motif que ce n'est pas assez "
martiniquais"? Technologies locales
vs technologies mondiales. Toutes
proportions gardées c'est la thématique
du "grand bond en avant" maoïste et
criminel qui est là en filigrane. Nous
ne sommes pas loin du débat sur le 73 ou
le 74. C'est donc la survie du lycée qui
est en jeu et il semble qu'une
conjonction d'intérêts hétéroclites
participe plus ou moins activement à sa
disparition.
Lire la suite et l'ensemble du dossier
|
|
Le lycée
Schoelcher et les "schoelchéristes" tardifs

La maquette du
projet non retenu
Pour le PALIMA,
Francis CAROLE Clément
CHARPENTIER-TITY
Le mardi 29 juillet 2008, la Région entamait la
destruction du bâtiment G du lycée Schoelcher.
Le jeudi 31, le Conseil Municipal PPM de
Fort-de-France dénonçait cette démolition ; un
collectif pour la "sauvegarde" était créé, une
pétition mise en circulation. France-Antilles du
vendredi 1er août 2008 titrait :
"Serge
Letchimy part en guerre", et mettait
en exergue le
"oui, je
m'oppose à la démolition du lycée Schoelcher"
du maire. Assez étonnamment, il se trouve que
c'est le même Serge Letchimy qui, peu de temps
auparavant, avait donné un avis favorable à
cette opération de destruction !
S'il est légitime que des points de vue
différents s'expriment sur l'avenir de cet
ensemble architectural datant des années 1930, l
'observateur simplement attentif n'aura
néanmoins pas manqué de s'interroger sur les
silences, les absences, les incohérences et les
insuffisances du PPM dans ce dossier.
L'exemplarité douteuse de la "ville-capitale" en
matière de politique patrimoniale et les
effluves d'un schoelchérisme tardif dans la
posture actuelle des
letchimistes n'auront pas non plus
échappé à sa vigilance.
Lire la suite
|
|
Mike Davis
Prophète de
malheur

S'il le pouvait, Mike
Davis emmènerait tous les déshérités de la Terre
dans son arche. Les travailleurs exploités, les
immigrés sans papiers, les pauvres des
bidonvilles... Une fois à bord, que feraient-ils ?
Un tour du monde sans doute, pour observer la folie
des hommes et cet étrange décor qui déshumanise la
planète : au hasard du diaporama, l'architecture
délirante et excluante de Dubaï, les collines
d'ordures de Manille, les banlieues chics et fermées
du nord de Pékin, la " zone verte " de Bagdad.
L'Américain Mike Davis
ne se prend pas pour Noé, et pourtant... Ce
chercheur et militant rêve de sauver l'humanité
d'une catastrophe urbaine qui la guette : à ses
yeux, la société tend à devenir une multitude de
zones protégées pour nantis, entre lesquels les
populations précaires survivent comme elles peuvent.
Allure robuste et barbe drue, cet homme de 62 ans
est connu dans le monde entier pour ses travaux
radicaux et précurseurs sur l'urbanisme.
Lire la suite |
|
Rudy Ricciotti, révélateur des
malaises de sa profession

E n 2006,
Rudy Ricciotti, architecte et ingénieur, né en 1952 à
Alger et désormais établi à Bandol (Var), publiait un
pamphlet assassin sur la haute qualité environnementale.
Titre : HQE (éd. Transbordeurs). Texte court,
violent, profus. Pas une démonstration technique, plutôt
une prise de position que résume la phrase suivante :
" L'exigence environnementale mérite mieux qu'une farce
cachant à peine une redistribution des pouvoirs pour
nous refaire le film Main basse sur la ville - de
Francesco Rosi - . Il n'y a pas d'expert HQE, qu'on
se le dise, et beaucoup de charlatanisme sur une
question majeure, qui doit être autre chose encore une
fois qu'une machine à fabriquer du pouvoir, et en
navigant à vue, saquer l'architecte et l'architecture. "
Lire la
suite |
|
Relier les
architectes au monde qui les entoure

" La ville s'est toujours constituée
par addition et transformation ",
affirme Yves Lion, qui estime que la
profession doit s'approprier les
vides de l'espace urbain pour le
réinventer. Et pourquoi ne pas
imaginer des tours qui feraient le
lien entre Paris et les villes
limitrophes ?
Auteur du palais de justice de Lyon
(1995) et de l'ambassade de France à
Beyrouth, (2003), Yves Lion a reçu,
mardi 18 décembre, à 62 ans, le
Grand Prix de l'urbanisme 2007,
décerné par le ministère de
l'écologie, de l'aménagement et du
développement durable. Il est devenu
une figure de l'aménagement urbain,
depuis son travail sur le projet de
la Plaine-Saint-Denis dans les
années 1990 jusqu'à la définition d'EuroMéditerranée,
à Marseille, aujourd'hui.
Lire la suite
|
|
LA RECONSTRUCTION DU LYCEE SCHOELCHER
|
|
|
Oscar Niemeyer
Propos recueillis
par Axel Gyldén

Il est, avec le «roi Pelé», le plus
grand mythe vivant du Brésil. C'est
un monstre sacré dont l'architecture
aux courbes sensuelles a
révolutionné l'art de la
construction. Le mois prochain,
«l'architecte de Brasilia» (et du
siège du Parti communiste français)
fêtera ses... 100 ans! Un vieil
homme, donc? Pas vraiment: veuf, Dom
Oscar s'est remarié l'année dernière
avec Vera, son assistante
sexagénaire. Et il travaille encore
tous les jours à son bureau de Rio
de Janeiro.
Lire la suite
|
|
Niemeyer, maître de la courbe, a 100
ans |
|

Les prix de l'Equerre d'argent
confirment l'émergence d'une
nouvelle génération de
constructeurs, avec l'Europe
pour vivier .Les prix de
L'Equerre d'argent 2006, remis
le 29 janvier au Grand Palais, à
Paris, par les éditions du
Moniteur, sont un bon
observatoire des constructions
marquantes de l'année en France.
Le lauréat est à voir à
Marseille, où l'architecte
Franck Hammoutène a conçu une
extension en sous-sol à l'hôtel
de ville et une esplanade.
Lire la suite
|
| |
Consultez
les archives de Madinin'Art |