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« Départ » de Stéphane Martelly. José Exélis met en scène Jann Beaudry.

— Par Selim Lander —

Tropiques-Atrium-Scène Nationale contribue de plusieurs manières à la création théâtrale. Une fois par trimestre, ou à peu près, le metteur en scène José Exélis présente l’ébauche d’un spectacle qui sera appelé ou non à devenir une production à part entière. Mise en lecture, mise en espace ou davantage comme dans le cas de Départ, qui, en dehors du fait que Jann Beaudry lit une partie de son texte, lequel texte n’est que la fin de la pièce de Stéphane Martelly, apparaît déjà très abouti.

Disons tout de suite que nous fûmes constamment sous le charme de l’interprète déjà citée, J. Beaudry, qui démontre ici qu’elle est une comédienne complète, capable de montrer aussi bien la colère que la séduction, capable également de nous émouvoir en faisant sonner quelques notes sur un piano ou, dans un tout autre genre, de camper une chanteuse de music-hall accrochée à son micro dans une pose quelque peu équivoque. Dans une simple robe blanche qui pourrait être une chemise de nuit, jouant de sa longue chevelure blonde et bouclée, elle se livre devant nous à la comédie de la mort.

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« Les Jeux du dissemblable. Folie, marge et féminin en littérature haïtienne contemporaine »

 Un livre majeur et de grande érudition de Stéphane Martelly

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— Par Robert Berrouët-Oriol —

Stéphane Martelly, –poète, peintre et chercheure postdoctorale en recherche-création à l’Université Concordia–, a fait paraître, le 30 novembre 2016 à la Librairie Gallimard de Montréal, « Les jeux du dissemblable. Folie, marge et féminin en littérature haïtienne contemporaine » (Éditions Nota bene). Ce livre est issu de sa thèse de doctorat soutenue en mai 2014 à l’Université de Montréal.

Déjà connue à l’échelle internationale pour avoir publié le livre qui, selon mon analyse, est la plus exhaustive et méthodique étude de l’œuvre du poète Magloire Saint-Aude –« Le sujet opaque – Une lecture de l’oeuvre poétique de Magloire-Saint-Aude », Paris : L’Harmattan, 2001–, Stéphane Martelly offre aujourd’hui à tous ceux qui s’intéressent à la littérature haïtienne contemporaine un livre majeur et de grande érudition, une référence analytique fort bien documentée qui fera date dans la réception critique de cette littérature.

Le livre « Les jeux du dissemblable. Folie, marge et féminin en littérature haïtienne contemporaine » se déploie sur 379 pages dans une langue de grande clarté argumentative.

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« Départ » : excellent José Exelis !

par Selim Lander —

au théâtre de Fort-de-France

« Je t’ouvrirai les ailes battantes de

mon cœur impudique », S. Martelly.

José Exelis et la compagnie « les Enfants de la mer » ont présenté les 20 et 21 avril un spectacle d’une rare qualité dans un théâtre hélas presque vide. Il est permis d’espérer que l’absence des amateurs habituels s’explique par la concurrence, ces soirs-là, d’autres manifestations culturelles apparemment mieux achalandées. On sait déjà que le public martiniquais n’est pas suffisamment nombreux pour que les organisateurs de spectacle puissent se faire concurrence. Quoi qu’il en soit, il est dommage que DÉPART n’ait pas été vu par davantage de spectateurs, car les occasions de découvrir un théâtre à la fois non conventionnel et réussi ne sont pas si fréquentes.

On sait la fonction du théâtre : divertir, nous sortir de nous-même, de nos difficultés quotidiennes en nous donnant à rire (la comédie) ou à trembler (la tragédie) au spectacle des ridicules ou des malheurs de personnages mythiques ou inventés. Mais, bien sûr, la condition humaine étant ce qu’elle est, les sentiments joués par les acteurs nous renvoient finalement quelque part à nous-même… Pour réussir son entreprise paradoxale, le théâtre joue normalement sur l’intrigue qui fait le lien entre les divers personnages.

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« Wopso » et « Départs » : les audaces maîtrisées de José Exélis

— Par Roland Sabra —

José Exélis est un homme d’aventure. Aventure littéraire et théâtrale il va de soi. José Exélis aime les femmes. La féminité très exactement. Il manifeste un profond respect et une sourde admiration pour le genre féminin, dont il pense à juste titre qu’il est capable d’ intelligence et de subtilité bien supérieures à celles des hommes, et bien évidemment tout cela perle dans son travail de metteur en scène. Dans « Les enfants de la mer », pièce éponyme de sa compagnie, c’est peu dire qu »il aime les femmes, elles sont sept sur scène, à nous donner une leçon de courage, de ténacité, d’entraide et d’espoir au coeur sombre des dictatures dans une forme théâtrale de déconstruction des genres. Quand il se confronte à l’Othello de Shakespeare il cristallise la haine et l’envie sur le seul Iago pour en faire le parangon des humaines passions et nous tient en haleine en convoquant sur scène, sur les épaules d’un seul, la troupe entière du Théâtre du Globe.

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Haïti a-t-elle choisi son nouveau président ?

— Par Stéphane Louis-Gustave, Martiniquais ami d’Haïti —
A première vue, tout porte à le croire et, après plus d’un an de crise électorale et de blocage institutionnel, cela ressemble à une bonne nouvelle.
Cet extrait du « Monde » du 29 novembre 2016, dont tous les points sont avérés et incontestables, tendrait à le confirmer.
« En Haïti, Jovenel Moïse remporte la présidentielle au premier tour. Le candidat choisi par l’ancien chef de l’Etat Michel Martelly recueille 55,67%, selon les résultats officiels dévoilés lundi soir. Selon les observateurs nationaux et internationaux, les opérations de vote se sont déroulées dans des conditions satisfaisantes. Beaucoup mieux que le scrutin du 25 octobre 2015 qui avait été annulé à la suite d’une commission d’enquête faisant état de « fraudes massives » . Epuisée par une crise qui n’a cessé de s’aggraver et découragée par un processus démocratique chaotique et sans résultat concret, la population a largement boudé les urnes. La participation n’a été que de 21,69% » .
Les faits sont là, et a priori tout est dit!

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