Archives du Mois: août 2018

Inscriptions aux ateliers du SERMAC

Les 2 et 9 septembre 2018 de 8h 30 à 14h.

Les équipes du SERMAC vous accueillent à l‘Espace Camille Darsières  pour les inscriptions aux ateliers. Théâtre, Tanbou Bèlè, Piano, Danse, Poterie,…. cette année encore vous avez le choix parmi de très nombreuses d’activités.

Dimanche 2 septembre 2018

Arts Visuels

– Création numérique (dès 14 ans)

– Dessin peinture (dès 7 ans )

– Gravure sur calebasse (adulte)
-Masques (adultes)
-Photo (adulte)
-Sculpture sur ponce (adulte)

Arts scéniques
– Danse contemporaine (dès 6 ans)
– Hip-hop (dès 7 ans)
-Jazz dance hall (dès 7 ans)
Danse indienne…

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Quelle liste de fournitures scolaires pour la rentrée 2018 ?

Cahiers, protège-cahiers, classeurs, crayons de couleur… les familles doivent faire face aux dépenses de fournitures scolaires pour la prochaine rentrée qui s’effectuera le lundi 3 septembre 2018. Pour réduire ces dépenses, le ministère de l’Éducation nationale a établi une liste-modèle devant servir de référence aux enseignants et aux directeurs d’école par exemple.

Il revient ainsi aux directeurs d’école et chefs d’établissement de limiter et d’harmoniser les demandes des enseignants, d’organiser un échelonnement des achats et d’engager des achats groupés de fournitures.

Concernant les cahiers et livres, la liste modèle préconise le matériel suivant :…

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« La démission de Nicolas Hulot est une invitation à changer de cap »

10 associations écologistes lancent un appel à Emmanuel Macron

La Fondation pour la Nature et l’Homme, Agir pour l’environnement, France nature environnement, Générations futures, Les Amis de la Terre, Réseau sortir du nucléaire, l’Action des citoyens pour le désarmement nucléaire, l’Association pour la protection des animaux sauvages, Virage énergies et la Société nationale de protection de la nature réagissent, jeudi 30 août, à la démission du ministre d’État.

La démission de Nicolas Hulot a surpris par sa soudaineté. Quinze mois durant, l’ancien ministre a buté sur les résistances institutionnelles et des arbitrages politiques trop souvent perdus. L’orientation politique du chef de l’Etat ne laissait que peu de place à une véritable transition écologique et solidaire. Malgré l’ambition affichée du ministre de l’Ecologie, la volonté d’Emmanuel Macron de ménager la chèvre écologique et le chou productiviste n’a pas contribué à créer la condition d’une politique écologique lisible et cohérente.

La superficialité de l’engagement écologique d’Emmanuel Macron implicitement révélée

De la non-interdiction du glyphosate aux multiples décisions favorables à la construction de nouvelles autoroutes, du non-choix en matière de transition énergétique à l’importation d’huile de palme, des ultimes cadeaux faits au lobby de la chasse en passant par le Ceta, la longue liste des petits arrangements et grands renoncements a rythmé l’année ministérielle de Nicolas Hulot.…

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Des petits pas…sans bottes*. Ou Électrochoc Politique ! (A.P)

— Par Lucien Cidalise Montaise —

Nous n’allons pas sous-estimer en l’oubliant, l’atmosphère Jupitérienne qui a clôturé, après l’avoir emportée, la victoire électorale du Jouvenceau, surtout ceux qui avaient prétention de douter de son « Programme ». Eliminons les politiciens qui collent à nos T.V. et qui chargent nos consciences de leurs inquiétudes. Aujourd’hui, «  la cocotte explose ». Notre environnement se peint d’interrogations prenant des allures de Doute. Drapés dans un remue-ménage dénonciateur de Ruse, d’Hypocrisie, de Suffisance, nous ne pouvons que constater que le Président Jupiter a des trous à ses vêtements. Les arguties qu’il utilise à l’adresse des Peuples du Monde, comme des jouets à rire ne remplissent plus leur fonction. L’un d’eux, celui du Constat de la faillite, bien qu’œuvre de Tous- mais surtout pas de lui (sic !)- s’avère aujourd’hui obsolète, artificiel, démagogique, mensonger.

L’Écologie qui a pour mission de dénoncer, après les avoir admis, les tares biologiques ou autres de notre Société, s’avère n’être que fantôme, ectoplasme. Témoin Majeur de cette réalité.…

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Petit conte de la haine domestiquée..

Par Roland Tell —

Au retour des vacances, il est ici, chaque jour, quelque chaos, parmi les nouvelles qui tombent ! C’est le temps des faits divers crapuleux, où se relatent les derniers crimes, hélas, de plus en plus impunis. Délinquance domestiquée aussi sur le terrain politique, où la Martinique, devenue de plus en plus petite, est en train de se payer deux congrès du MIM, au profit des derniers présidents les plus vieux. Car, de part et d’autre, de jouissances ils ont besoin, au sein de leurs troupes aguerries, où doit se sélectionner une nouvelle engeance, susceptible de fonder la énième indépendance. Pour quelle morale politique ? Pour quel destin des Martiniquais ? Certes, dans les discours entendus, à toute gueule ne convient pas toute parole … d’alliance ! Certes, les deux MIM commencent leur dernière migration politique, ici, sous la protection vigilante de la justice, là, sous le regard nostalgique de la droite.

Que faire ? Faut-il abandonner la CTM, où il est de plus en plus dur de vivre, même si, tout compte fait, le travail territorial, devient plus récréatif, depuis que le TCSP fait rêver les vaches des pâturages lamentinois !

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Pour votre bien, ne buvez plus de jus de fruits

— Par Raïnat Aliloiffa —
Pauvres en fibres, riches en sucres, les jus de fruits, qu’ils soient faits «maison» ou industriels, ne sont pas si sains qu’on le pense. Deux spécialistes de la nutrition nous en expliquent les raisons.

Vous n’avez pas le temps ou l’envie de manger un fruit, alors vous optez pour un jus, pensant respecter religieusement le célèbre conseil du Programme national nutrition santé (PNNS), «manger cinq fruits et légumes par jour». Fausse bonne idée. Même s’il est fait maison, un jus n’apporte pas les mêmes bienfaits que l’aliment dans son état brut. Et souvent, le jus de fruits, notamment industriel, est tout autant, voire plus sucré qu’un soda.

Une grande partie des bénéfices du fruit en moins
Un fruit est riche en vitamines, en minéraux, en fructose et en fibres. Lorsqu’il est transformé en jus, il perd une majorité de ses apports nutritionnels, essentiels à l’organisme. «La plus grande perte concerne les fibres, qui contribuent au bon fonctionnement du transit intestinal, stimulent son immunité, et éliminent une partie du cholestérol.…

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« L’homosexualité n’est pas une pathologie »

Réaction du Syndicat des psychiatres français après les propos du pape sur l’orientation sexuelle des enfants

Le président du Syndicat des psychiatres français réagit aux déclarations du pape François, qui a recommandé le recours à la psychiatrie lorsque des parents constatent des « tendances homosexuelles » chez leurs enfants.

Sa déclaration a suscité l’ire des associations LGBT+. Le pape François a recommandé le recours à la psychiatrie lorsque des parents constatent des « tendances homosexuelles » chez leur enfant, dimanche 26 août, au cours d’une conférence de presse dans l’avion qui le ramenait d’Irlande à Rome. « Quand cela se manifeste dès l’enfance, il y a beaucoup de choses à faire, par la psychiatrie, pour voir comment sont les choses. C’est autre chose quand cela se manifeste après 20 ans », a estimé le souverain pontife.

Une déclaration retirée du verbatim du pape par le Vatican, lundi. « Avec ce mot, il n’avait pas l’intention de dire qu’il s’agissait d’une maladie psychiatrique, mais que peut-être il fallait voir comment sont les choses au niveau psychologique », a expliqué une porte-parole du Vatican.…

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Requiem pour un arbre…

— Par Julie Bessard —

Fond Bernier,
quartier littoral de Schœlcher, mon quartier serré dans la boucle entre la mer et la route de Saint-Pierre. Quartier dense et enchevêtré grimpant vers la colline.

Un terrain municipal central : parking, stockage, manœuvres, rencontres .
Au milieu s’élève notre majestueux tamarinier centenaire et plus, comme une respiration dans l’enchevêtrement des maisons serrées du littoral.

Victorieux des cyclones, poumon vert semé d’oiseaux, identité du quartier, aucun arbre littoral comparable de Ducos à Saint-Pierre.Identité.

Ils sont venus, ils l’ont détruit, git la mangrove de ses branches mortes.
Fin de l’histoire.

Pourquoi ?
Rumeurs d’insécurité pressées et sans experts. Frénésie des tronçonneuses endiablées.
Trop de beauté.

Le quartier est comme une bouche édentée qui crie son arbre disparu, béance ,mutilation.
Le soleil frappe en retour la nudité de ces maisons maintenant si exposées.
Plus d’oiseaux, plus de danse verte au vent.
Comme des charognards autour du moignon martyr, les carcasses de voitures abandonnées sont réapparues.
Quartier banal de béton et de tôles.…

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Une « exposition d’expérimentation » d’Edouard Duval-Carrié : Décolonisons le raffinement.

— Par Michèle Arretche —

Édouard DUVAL-CARRIE est un peintre sculpteur haïtien né à Port-au-Prince en 1954, qui réside actuellement à Miami. Très connu à l’étranger il a exposé aux Etats Unis, au Mexique et en Europe. En 2014 il a été un des plasticiens à l’exposition « Haïti deux siècles de création artistique » au Grand Palais à Paris.

Son art est profondément ancré dans l’univers symbolique de l’Haïtien ordinaire, il a appris avec des maîtres de l’art haïtien au Centre d’Art de Port-au-Prince.

Il nous l’affirme lors de son interview avec Anthony BOGUES (1), il voulait quelque chose de nouveau, mais comme on ne peut pas réinventer la roue, il reprend des choses qu’il déjà faites, déjà peintes et les rénove, les revoit au prisme d’internet, les modifie, joue avec elles, leur fait subir toutes sortes de métamorphoses grâce à de nouveaux supports et nous présente cette exposition qui réunit ses anciennes réflexions avec un fort parfum de modernisme.

Et c’est effectivement un émerveillement raffiné qui nous attend dans la « Nef » de la Fondation Clément.…

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« Décolonisons le raffinement » : de la culture et du sucre…

Du 24 août au 17 octobre 2018 à la Fondation Clément

«Décolonisons le raffinement» Pour ne pas le laisser aux colons ? Pour se l’approprier ? Pour en inventer une autre vision ? Une autre forme ? On peut lire ainsi le titre de l’exposition d’Édouard Duval-Carrié visible jusqu’au 17 octobre 2018 à la Fondation Clément, tant la méticulosité dont l’artiste fait preuve dans la composition de ses œuvres est une évidence. Un travail soigné, une grande précision, exigeant dans le moindre détail, englobant dans le tableau une attention particulière au cadre sont des caractéristiques du travail d’ Édouard Duval-Carrié. Il en est d’autres plus essentielles. Raffinement ? Le mot émerge dans la langue au moment où la source principale de la richesse européenne provient de la culture de la canne. Sucre et culture raffinés procéderaient-ils d’une même origine ?

Né à Port-au-Prince, sa famille fuit le régime de Duvalier, se réfugie à Porto Rico puis au Canada où il obtient un baccalauréat es art avant de s’exiler à Paris où il s’inscrit à l’ École nationale supérieure des beaux-arts de Paris en 1988.

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À Bussang « Les Molière de Vitez », version Gwenaël Morin

— par Janine Bailly —

En 1978, au Festival d’Avignon, Antoine Vitez créait l’événement en présentant, au Cloître des Carmes, quatre parmi les pièces majeures de Molière, quatre qui ont pour point commun de saisir les personnages à un moment crucial de leur vie, quand tout s’exacerbe et mène à un dénouement inévitable : L’École des Femmes, où se décide le destin de la jeune Agnès ; Tartuffe ou l’Imposteur, où se joue l’avenir de toute une famille ; Dom Juan ou le Festin de Pierre, à l’heure où le héros iconoclaste et libre doit faire le choix de rentrer ou non dans le rang, et Le Misanthrope ou l’Atrabilaire amoureux, qui pareillement est placé et place l’autre dans une cruelle alternative.

De cette expérience, qui consistait à faire jouer les quatre pièces par les mêmes jeunes acteurs, dans un décor unique mais en costumes d’époque, le metteur en scène Gwenaël Morin, directeur du Théâtre du Point du Jour, garde l’idée d’une seule troupe pétillante de jeunesse puisqu’il met sur scène, pour interpréter dans leur ordre chronologique d’écriture « Les Molière de Vitez », dix comédiennes et comédiens pris dans la même promotion du Conservatoire Régional d’Art Dramatique de Lyon.…

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Les Impromptus de treize heures au théâtre de Bussang

— par Janine Bailly —

L’impromptu est un genre théâtral qui se doit d’être spontané et éphémère. L’impromptu est aussi quelque chose que l’on fait « sur le champ, sans préméditation ». Est-ce le hasard seul qui a voulu que se nomment « Impromptus » les manifestations courtes offertes à treize heures, au jour le jour, dont on ne connaît pas par avance le programme et qui se donnent sur le podium à l’ombre des arbres, ou dans la petite salle nommée Salle Camille (en souvenir de l’épouse de Maurice Pottecher créateur du lieu) ? Ou faut-il y voir une connivence avec la troupe de Gwenaël Morin venue de Lyon nous donner Les Molière de Vitez ? On sait aussi de Molière L’impromptu de Versailles, petite comédie qu’il écrivit à la demande pressante du roi, Molière qui dans Les Précieuses Ridicules fait dire à Cathos que « L’impromptu est justement la pierre de touche de l’esprit ». Des Impromptus proposés au début de ce mois d’août, je n’ai pu voir hélas qu’un seul film et assister à une seule rencontre.…

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Le Rapport Brazza. Le premier secret d’État de la « Françafrique »

Le Rapport Brazza
Le premier secret d’État de la « Françafrique »
Un récit de Tristan Thil. Dessin de Vincent Bailly
Première parution : 07/06/2018

195 x 265 mm
144 pages
Prix de vente : 20 €
Code Sodis : 790551
ISBN : 9782754816649

Au XXe siècle naissant, l’Afrique est un enjeu majeur pour les puissances européennes et les grandes entreprises privées. Alors que le bassin du Congo devient le théâtre de tensions internationales croissantes, la presse se fait l’écho de crimes commis envers les populations locales.
Quelque part au nord de Bangui (actuelle Centrafrique), deux administrateurs coloniaux français assassinent un homme dans un raffinement de cruauté. Révélée par la presse le 15 février 1905, ce qui devient rapidement « l’affaire Gaud et Toqué » est un véritable choc pour l’opinion. Pour le gouvernement, l’urgence est d’en démontrer le caractère isolé. Sous la pression parlementaire, une mission d’enquête est envoyée au Congo sous la direction d’un explorateur à la réputation d’honnêteté et d’humaniste incontestée : Pierre Savorgnan de Brazza.…

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Tranmanntè

— Par Daniel M. Berté —

Tè troublé
Tè tjannsé
Té tranblé
Tjééé !!! Tranmanntè !!!

Tè tewbolizé
Tè tanngé
Tè touné
Wop !!! Tranmanntè !!!

Moun makaté
Moun matjilpaté
Moun mélé
Manmay !!! Tranmanntè !!!

Moun molpiyé
Moun matjilpé
Moun mawtirizé
Anmwé !!! Tranmanntè !!!…

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Au Théâtre du Peuple, les méandres de Wajdi Mouawad

— Par Janine Bailly —

Wajdi Mouawad, artiste libano-canadien aujourd’hui à la tête du Théâtre de la Colline à Paris, a donné à voir dans la Cour d’Honneur du Palais des Papes, en 2009 au Festival d’Avignon, les trois premières pièces de sa tétralogie : Littoral (l’eau), Incendies (le feu), Forêts (l’air et la terre). Trois tragédies pour parler de la guerre et de l’exil, de la quête de soi et de ses racines. Du quatrième opus, représenté la même année au Parc des Expositions, le dramaturge dira qu’il vient contredire le propos, Ciels étant « une chose différente… quelque chose qui pourrait affirmer que le passé et les origines ne sont pas nécessaires pour avancer dans la vie ».

En cet été 2018, c’est Littoral que, metteur en scène et comédien, Simon Delétang a élu pour subir son baptême du feu en tant que nouveau directeur du Théâtre du Peuple de Bussang. Au cours de l’année, et pour respecter la tradition, des stages de formation ont permis à douze comédiens amateurs de se préparer à rejoindre six de leurs confrères professionnels, et bien malin qui saurait dire au vu du spectacle qui appartient à l’un ou l’autre groupe !…

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Les années BUMIDOM en Martinique

— Par Yves-Léopold Monthieux —

Parler aujourd’hui du BUMIDOM, cet organisme qui a encadré la migration de nombreux Antillais vers la métropole dans les années 1963 à 1981, c’est se risquer sur un terrain miné. Miné par l’idéologie qui veut imposer une lecture univoque, misérabiliste et anticolonialiste du destin de ces personnes de tous âges qui, pour beaucoup, se sont réalisées et même épanouies en métropole ; bien loin d’un exil imposé, voire d’une déportation subie.

Une interprétation plus objective et peu soucieuse de s’inscrire dans un roman nationaliste, soulignera au contraire que le moment du BUMIDOM a correspondu à une phase de développement pour la Martinique. Loin d’être saignée et de dépérir, la Martinique a vu sa population continuer de croître, ses organismes de formation se multiplier (du SMA à l‘Université) accroissant ainsi les compétences et les potentialités…. Bref, ces années furent une manière d’asseoir la départementalisation tant honnie par les idéologues bien installés dans leur statut.

Il est important d’établir un bilan sur le BUMIDOM au moment où la Martinique se trouve à un moment important de son histoire.…

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« Décolonisons le raffinement » exposition d’Édouard Duval-Carrié

Du 24 août au 17 octobre 2018 à la Fondation Clément

Dans la Caraïbe, les affrontements, les reconfigurations et l’invention de la nouveauté ont façonné l’existence.
Édouard Duval-Carrié bouleverse cette logique avec une pratique profondément ancrée dans l’univers symbolique haïtien mais qui peut être aussi vue comme « la réinvention de la nouveauté » faite de répétitions, d’adaptations, de ruptures mais aussi de multiplicité. Les œuvres présentées dans cette exposition participent au bouleversement du passé délibérément créé par l’artiste dans une tentative de créer un vocabulaire visuel distinct afin de produire une histoire visuelle de la Caraïbe. Cette histoire n’est pas un fardeau mais une mémoire active et une libération qui nous permettent d’affronter le présent.
Édouard Duval-Carrié s’intéresse aussi à la façon dont l’entité humaine est devenue le siège de sa propre destruction.
Il présente des hommes hybrides, dépourvus de chair humaine, avec des plantes leur poussant sur la tête. Ce sont des adaptations du soukougnan, une créature maléfique de la mythologie caribéenne qui se débarrasse de sa peau pour rechercher ses victimes.…

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Un atelier pour répondre aux besoins spécifiques des femmes en recherche d’emploi

Mercredi 29, jeudi 30 et vendredi 31 août de 8h30 à 12h30.

C’est avec ces chiffres à l’esprit que l’association féministe Culture Egalité a décidé de proposer aux Martiniquaises en recherche d’emploi un atelier de 3 heures conçu pour répondre aux problèmes spécifiques que rencontrent les femmes lorsqu’elles doivent valoriser et « vendre » leurs qualités et compétences.

En Martinique la majorité des chômeurs sont des chômeuses et les femmes ont 2,5 fois plus de chance que les hommes d’occuper un emploi précaire (INSEE, Flash Martinique du 7/3/2108 ). 

Cet atelier est ouvert, sur inscription, à toute femme en recherche d’emploi ou de reconversion. Une participation symbolique de 3 euros est demandée.

Les premiers ateliers auront lieu le mercredi 29, le jeudi 30 et le vendredi 31 août de 8h30 à 12h30.

8 femmes maximum par atelier.

Inscriptions : asso.culture.egalite@gmail.com ou SMS au 0696 97 08 01 – 

Objet : ATELIER EMPLOI SEPT. 2018 



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« Ces personnes sont nos frères, nos sœurs, nos parents »

Nous publions la lettre que vient de remettre au préfet (photo ci-dessus) le Collectif des étudiants étrangers de Mayotte exigeant l’application de l’Etat de droit.

Monsieur le Préfet,

« Nous, le Collectif des étudiants étrangers de Mayotte, vous adressons une requête en urgence en vue de trouver une solution à la situation dramatique qui s’abat sur Mayotte.

Depuis le mois de mars, le bureau de l’immigration et de l’intégration de la Préfecture s’est plié aux pressions d’un groupuscule qui a pris les étrangers pour cible. Depuis fin juillet, le service est totalement fermé si bien que nous pouvons prévoir que dans moins d’une année, toute la population d’origine étrangère vivant sur Mayotte sera en situation irrégulière. Ne pouvant renouveler leur titre de séjour, les étrangers malades ont perdu leur droit à la Sécurité Sociale, les étrangers salariés ont perdu leur travail et sont condamnés à l’emploi dissimulé et à l’exploitation.

Ces personnes sont nos frères, nos sœurs, nos parents. Nous-mêmes, jeunes majeurs et nouveaux bacheliers, nous sommes dans l’incapacité matérielle de finaliser nos dossiers de poursuite d’études malgré les engagements passés.…

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Le bel et le vivace été, au Théâtre du Peuple de Bussang

— par Janine Bailly —

Bussang : un bourg paisible ancré tout au bout de la vallée de la Moselle, au cœur du Massif Vosgien. Bussang qui, comme la Belle au Bois Dormant, sommeille mais tout soudain se réveille quand revient avec l’été son beau Prince, charmant et fidèle, le Théâtre.

Le bâtiment lui-même où se donnent les spectacles, souvent comparé à une nef inversée, résiste depuis plus de cent vingt ans à toutes les intempéries, celles du temps, du froid et de la neige, celles des deux guerres mondiales qu’il a vaillamment traversées, celles aussi de controverses quant à sa destination et à ses programmations. Construite à la fin du dix-neuvième siècle par les gens du village, à l’instigation de Maurice Pottecher, enfant du pays revenu de Paris où il n’avait pu concrétiser ses rêves, la structure s’est érigée peu à peu, faite du bois de la forêt proche et selon le savoir-faire des artisans du lieu. À l’origine simple scène de plein air, ouverte après que les villageois eurent prouvé leur désir de théâtre en venant en foule assister à une représentation de Molière donnée sur la place, aujourd’hui véritable salle couverte, le Théâtre du Peuple racheté par l’État et classé Monument Historique depuis 1976 garde, il faut bien le dire, un petit air kitch et désuet, qui sans nul doute ajoute à son attrait.…

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21 août 1968 : fin du « Printemps de Prague »

Le Printemps de Prague (en tchèque : Pražské jaro, en slovaque : Pražská jar, nommé ainsi en référence au Printemps des peuples) est une période de l’histoire de la République socialiste tchécoslovaque durant laquelle le Parti communiste tchécoslovaque introduit le « socialisme à visage humain » et prône une relative libéralisation. Il débute le 5 janvier 1968, avec l’arrivée au pouvoir du réformateur Alexander Dubček et s’achève le 21 août 1968 avec l’invasion du pays par les troupes du Pacte de Varsovie.

Dubček introduit la liberté de la presse, d’expression et de circulation, dans la vie politique la démocratisation et enclenche une décentralisation de l’économie. Il dote le pays d’une nouvelle Constitution qui reconnaît l’égalité des nations tchèque et slovaque au sein d’une république désormais fédérale. Cette innovation politique sera la seule à survivre à l’intervention soviétique.

Le Printemps de Prague provoque la réaction de l’URSS qui, après l’échec des négociations, envoie tanks et soldats pour imposer une « normalisation ».…

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Lubaina Himid, la traite derrière la beauté abstraite

Lauréate en 2017 du prestigieux Turner Prize, l’œuvre de Lubaina Himid questionne l’identité de la diaspora africaine et son invisibilité dans le champ social, politique et artistique. Dans une esthétique séduisante et colorée, où affleure constamment son intérêt pour le théâtre et la mise en scène, l’artiste explore la question de l’esclavage, du colonialisme et de la représentation des africains dans l’histoire de la peinture européenne.

Née en 1954 en Tanzanie, d’un père comorien et d’une mère anglaise, installée en Angleterre depuis l’âge de six ans, Lubaina Himid, artiste, commissaire d’exposition et théoricienne, est une figure du Black Art Mouvement, particulièrement actif dans les années 1980 en Angleterre. Historiquement, le développement du Black Art Mouvement est étroitement lié aux lois anti-immigration établies par Margaret Thatcher, qui ont suscité de nombreuses réponses artistiques et sociales passant par des révoltes populaires dans les banlieues des métropoles anglaises. À cette époque, Lubaina Himid accompagne et promeut le travail d’artistes telles que Sonia Boyce ou Claudette Johnson et organise des expositions qui feront date comme Five Black Women (1983, Africa Centre, Londres), Unrecorded Truths (1986, Elbow Room, Londres) mais également The Thin Black Line (1985, ICA Londres), qui fera l’objet d’une réédition à la Tate Britain en 2011.…

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Dans le cadre du forum « Bod lanmè », le mur d’images entre savoirs, savoir-faire et savoir être

— Par Christian Antourel & Ysa de Saint-Auret —

L’Agence des 50 pas géométriques a contacté Philippe Bourgade pour être le président d’un concours photos, en effet qui mieux que lui, photographe de talent comme chacun sait pouvait tenir ce rôle. Jusque-là tout était parfait sinon que pour le photographe philosophe a ses heures et quelque peu sociologue «  le concours sépare et le mur rassemble ». Les représentants de l’agence , Amandine Limouzin et Didier Yokessa ont pu adhérer à l’idée et ainsi Philippe Bourgade à été chargé d’organiser la création du mur en étroite collaboration avec Amadine Limouzin. Le mot d’ordre : photographier le littoral martiniquais en soulignant la présence humaine( activités, habitat…)L’agence des 50 pas œuvre pour la mise en valeur des espaces urbains, cette réserve est faite entre autres pour que chacun ait un passage libre au long de la mer , car sans cela des habitants voudraient empêcher par des clôtures et des oppositions qui tous les jours auraient causé des procès et des querelles parmi eux.…

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Plaidoyer pour les droits linguistiques en Haïti : entrevue avec le linguiste Robert Berrouët-Oriol

Le nouveau livre du linguiste Robert Berrouët-Oriol, « Plaidoyer pour les droits linguistiques en Haïti / Pledwaye pou dwa lengwistik ann Ayiti », sera en vente-signature à Montréal le 18 août 2018 lors de la Journée du livre haïtien du Centre N a rive. Pour l’occasion Le National a interrogé l’auteur qui répond aux questions de Jean-Euphèle Milcé.

Le National (LN) : Robert Berrouët-Oriol, quel est le projet éditorial du « Plaidoyer pour les droits linguistiques en Haïti » ?

Robert Berrouët-Oriol (RBO) : Le « Plaidoyer pour les droits linguistiques en Haïti / Pledwaye pou dwa lengwistik ann Ayiti », qui fait 133 pages, paraît le 18 août 2018 au Canada et il sera disponible en Haïti à la rentrée. Cette nouvelle publication est une coédition du Cidihca (Canada) et des Éditions Zémès (Haïti). Pour mémoire je rappelle que ces deux maisons d’édition ont coédité, en juin 2017, le livre que j’ai coécrit avec le linguiste Hugues Saint-Fort, « La question linguistique haïtienne / Textes choisis ».…

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Jik An bout : séminaire de formation à l’école Îlet Charles des Trois-îlets.

Organisée par Jik An bout, en partenariat avec Radio Fréquence Atlantique (RFA) et l’association AM4.

Programme et Thèmes

  • Vendredi 24 août

8 h 30 : Accueil des participants

9 h – 10 h 30 : Thème 1 – L’économie  au-delà des mots

Modérateur : Olivier CAREME, Responsable du réseau VIV (Village des Initiatives Volontaires)

* Contribution de Robert Roffalet, responsable de coopérative agricole : Les différentes définitions  de l’économie

* Contribution de Antoine Maxime, psycho thérapeute :   Economie et émancipation humaine

10 h 30- 10 h 45 : Pause

10 h 45 – 12 h 30 : Thème 2- Politique  et citoyenneté

Modératrice : Gracienne LAURENCE, militante

* Contribution de Jean ABAUL, Président du Conseil National des Comités Populaires : Les partis politiques et l’idéologie sont-ils obsolètes ?

* Contribution de Olivier JEAN-MARIE, animateur de mouvements citoyens : Qu’en est-il des mouvements citoyens ?

*  Contribution de Steve GADET, Universitaire : Les NTIC, support à l’émancipation ou au conditionnement de l’opinion ?

* Contribution de Alain LIMERY, Porte – Parole du CNCP : Quelles formes de lutte pour la transformation sociale ?

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