Archives du Jour:

En Martinique, l’incorrection et l’obscénité sont devenues la règle du « politiquement correct »

— Par Yves-Léopold Monthieux —

Le comportement déplorable d’Alfred Marie-Jeanne à Ste Luce ne surprend que ceux qui le veulent bien. Sauf qu’arrivée en fin de piste, il a des difficultés à tenir la route. En effet, le parcours politique du « président des Martiniquais » a été jalonné d’outrances qui ont porté jusqu’aux qualités intrinsèques des personnes auxquels il en voulait. Les Pilotins l’ont expérimenté à leurs dépens, ou certains d’entre eux, leur ancien maire n’ayant pas craint de mettre le doigt y compris sur les handicaps physiques de ses opposants. Une famille connue de la commune en aurait fait les frais, dans un climat d’assouvissement des bas-instinct du peuple qui semble en redemander.
En effet, l’électorat étant friand des attaques portées en- dessous de la ceinture, on peut reprocher à l’homme « vertical » son penchant pour le populisme auquel il doit tout et de n’avoir jamais découragé la soif de vulgarité qu’il semble partager avec une partie de ce peuple. Cette vulgarité n’est-elle pas l’un des ressorts essentiels du populisme « marie-jeannien » qui l’a mené au plus haut niveau de la politique martiniquaise.…

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À Sons d’hiver, le jazz se créolise en toute liberté

— Par Fara C. —

Luther François, l’émérite saxophoniste de Sainte-Lucie, a dirigé le légendaire West Indies Big Band au cours de la décennie 1990. Michel Le Ray

La Cie Lubat invitant Alfred Varasse et Luther François puis Omar Sosa avec Jacques Schwarz-Bart incarnent avec force la créolisation d’Édouard Glissant.

Christian Favier, président du conseil du Val-de-Marne, défend avec force Sons d’hiver, « carrefour de cultures, où création rime avec transmission et émancipation ». Les bâtisseurs antillais d’un jazz prenant en compte la richesse de leur culture – ancestrale autant que moderne – restent iniquement sous-exposés dans l’Hexagone. Ils sont insuffisamment programmés et récompensés par les divers prix. De ce point de vue, Sons d’hiver propose deux rendez-vous cardinaux. D’abord, la Cie Lubat (le 3, « Enjazzement libre »), avec le maître du tambour bélé martiniquais Alfred Varasse et Luther François, émérite saxophoniste de Sainte-Lucie. Puis le pianiste cubain Omar Sosa et le saxophoniste guadeloupéen établi à New York Jacques Schwarz-Bart (le 9, « Creole Spirits »).…

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Osi bel ki larenn Saba té bel

— Par Térez Léotin —

Si ni an neg toutt moun ka di ki té kont koulè lapo’y sé té bien Michaël Jackson. Moun di pou éséyé konprann li, sé an maladi ki té mété’y koulè a i té vini an : an koulè gri kondi yo di.

An fanm kontel Naomi Campbell, i pito toupòtré an moun blan ki penn an nwè. I bel i ni chivé’y féré, ki ta’y oben ki pa ta’y an manniè natif-natal, men ki ka rivé jik an do’y, kon sé fanm blan an antouka, é sé koulè nwè a selman i ni. Pitett sé pousa ki pabò lafen lézanné 1980, i té o top dé pli bel fanm. Pou ba lenprésion sé moun an pa rasiss ek pou mété an ti koulè nwè asou podionm lan. I nwè men i kon an blan

Bòkay nou, nou ni Mounia, i bel, i an fòm kon an gita, nen’y pa ka manjé fidji’y, kon yo ka di pou tiré méprizasion ba sa ki ka sanm neg, i ni chivé’y féré, i ka riprézanté model neg la, blan an enmen wè a, tala yo pa ka kriyé makak, magré i ka fè toutt bagay pou sanm blan an.…

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