Archives du Jour:

Gauguin – Voyage de Tahiti : la pédophilie est moins grave sous les tropiques

— Par Léo Pajon —

Manao Tupapo, un des tableaux peints par Paul Gauguin lors de premier voyage à Tahiti en 1862.

Dans un film sur Gauguin, le réalisateur Edouard Deluc passe sous silence la nature des relations sexuelles de l’artiste à Tahiti. Et révèle la difficulté des Français à penser la violence dans leurs anciennes colonies.

L’image est si sauvagement excitante. Une Tahitienne danse seins nus, lascive, devant un grand feu, tandis que résonne le chant envoûtant de la tribu. Cette femme aux formes pleines, c’est Tehura. Dans son film Gauguin – Voyage de Tahiti, le réalisateur Edouard Deluc nous raconte comment elle a hypnotisé le peintre français et inspiré quelques-unes de ses plus belles toiles. On les voit tous deux enlacés sur un cheval, jouant sur une plage, et fatalement faisant l’amour à la lumière des bougies.

Ce film pourrait être un biopic convenu de plus consacré aux maîtres de la peinture, mais des ellipses opportunes dans le scénario en font une œuvre au mieux incroyablement maladroite, au pire parfaitement abjecte.…

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L’enseigne « Le Nègre Joyeux », rappel de l’esclavage, va quitter le Ve à Paris

L’enseigne « Le Nègre Joyeux », ultime vestige d’une ancienne chocolaterie parisienne et rappel des « crimes de l’esclavage », va devoir quitter sa façade du Ve arrondissement pour entrer au musée, a décidé aujourd’hui le Conseil de Paris.

La peinture sur toile représentant un Noir debout, serviteur ou esclave, et une Blanche de la haute société, objet de polémiques récurrentes, va être enlevée du 14 rue Mouffetard pour être rénovée puis exposée au musée Carnavalet, musée de la Ville de Paris.

Le Conseil de Paris, très partagé, a voté cette décision proposée par le groupe communiste qui a dénoncé une « présence insultante et blessante » sur l’espace public, qui rappelle les « crimes de l’esclavage », selon Raphaëlle Primet. Le groupe demande également la création d’un musée de l’esclavage.

» Lire aussi – Le slogan «Y’a bon Banania» devant le tribunal

Bruno Julliard, Premier adjoint de la maire PS de Paris Anne Hidalgo, a appelé à voter l’amendement communiste, de crainte d’une éventuelle « instrumentalisation » d’un rejet de la proposition.…

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« An konmès » : exposition de Gilles Élie-Dit-Cosaque

Tropiques-Atrium du 2 octobre au 11 novembre 2017

Tout devra disparaitre dans le « konmès » que l’artiste engage avec le public. 
« An konmès », un titre en créole pour cette exposition personnelle qui a pour ambition de pro­voquer, partager des émotions, créer des atmosphères et inviter à faire un pas de côté. Dans « Konmès », il y a la notion d’échange, marchand ou pas, équitable ou pas…, mais aussi de bazar, de désordre, de capharnaüm… « Sa ki konmès ta la ? » (en créole, « c’est quoi ce bazar ? »), « Arété épi konmès ou ! » (« arrête ce bazar ! »). « Faire du commerce », une expression bien connue des en­fants aux Antilles, et que Gilles Elie-Dit-Cosaque a beaucoup entendue dans ses plus jeunes années.
« Je crois que je continue à faire du commerce. J’aime cette idée de toucher à tout. Le lien entre mes différentes activités de photographe, graphiste, réalisateur, auteur, est, je crois, mon désir de raconter des histoires.…

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Drépanositoz sé zafè nou tout

Drépaction Martinique, c’est parti !!!
Notre association, l’APIPD (Association Pour l’Information et la Prévention de la Drépanocytose), agit pour les malades et au nom des malades depuis près de 30 ans en apportant au quotidien aide, soutien, conseils, information et réconfort moral aux malades, enfants malades et à leurs familles.

Notre priorité est de sensibiliser la population, mais surtout les jeunes gens en âge de procréer. Cette pathologie génétique, très répandue en Martinique, est paradoxalement si mal connue de la plupart de nos concitoyens. Même si elle est la plus dépistée, les chiffres les plus récents sont particulièrement alarmants : 2000 Martiniquais sont touchés par ce fléau ; près de 40 000 porteurs sains donc des transmetteurs ont été recensés ; 1 couple sur 60 a un risque de mettre au monde un enfant malade.

Dans le monde, plus de 50 millions de personnes sont concernées, ce qui a fait de la drépanocytose un véritable problème de santé publique.
Elle a été classée en quatrième priorité de santé publique et une journée mondiale lui a été consacrée, pourtant on en parle peu et la maladie continue inlassablement de faire des ravages.…

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Khokho René-Corail: un artiste En Marge !

— Par Roland Sabra —

Le mot est de Victor Permal lors de sa conférence donnée dimanche 24 septembre 2017 à La Fondation Clément devant une salle archi-comble. Les amis, les proches, les connaisseurs de l’œuvre de l’artiste étaient grandement majoritaires. Ils ont interpellé, commenté , et même complété sous la forme d’un conte créole les dires de l’orateur, ravi d’une telle complicité.

L’exposition est une ébauche d’une rétrospective souhaitée pour un avenir proche. Elle donne à voir un bel aperçu, forcément fragmentaire de l’œuvre foisonnante, tourbillonnante, protéiforme, d’un homme épris avant tout de liberté. Sans Dieu, ni maître ? A celui qui le dira, ou l’écrira dans ce pays où la pensée magique a encore de beaux restes, on opposera la participation de l’artiste à l’iconographie religieuse. On citera à comparaître comme témoins les « Christ », guérillero ou pas, « La  Sainte Famille », «  La Sainte Face », « Les âmes du Purgatoire », « Le Cœur Immaculé de Marie » etc. A Victor Permal qui dit que KhoKho Corail s’il n’était pas religieux était au moins croyant on pourrait proposer le terme de mystique, défini comme une production psychique, révélatrice des conflits à travers lesquels se constitue l’identité de chacun dans le rapport que l’existence du Sujet entretient avec la limite et la mort.…

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